Augerolles

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Augerolles
Image illustrative de l'article Augerolles
Blason de Augerolles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers
Canton Courpière
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Courpière
Maire
Mandat
Ludovic Combe
2014-2020
Code postal 63930
Code commune 63016
Démographie
Population
municipale
862 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 25″ N 3° 37′ 03″ E / 45.7236111111, 3.6175 ()45° 43′ 25″ Nord 3° 37′ 03″ Est / 45.7236111111, 3.6175 ()  
Altitude Min. 377 m – Max. 995 m
Superficie 33,01 km2
Localisation

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Augerolles

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Augerolles
Eglise et monument aux morts

Augerolles est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L’église, monument classé a été maintes fois remaniée entre le XIe et le XIVe siècle, ce qui explique l'amalgame de style roman et gothique. Le clocher haut de 35 mètres fut démoli pendant la Révolution et les cloches furent fondues, puis il fut reconstruit en 1844 avec deux nouvelles cloches. Sous le chœur sont inhumés, dans une crypte mortuaire, les châtelains et prieurs des châteaux de Frédeville et des Grimardies.

Les seigneurs[modifier | modifier le code]

Deux familles importantes se succèdent dans l'histoire d'Augerolles :

  • pendant près de cinq siècles, les « Frédeville », qui doivent leur nom à un hameau du même nom. Leur château est aujourd'hui en ruines ;
  • les « Provenchères », qui ont fait fortune dans le commerce du bois entre l'Auvergne et Paris et qui habitent depuis trois siècles le château des Grimardies, construit dans sa structure actuelle dans les années 1700 par agrandissement d'un domaine et qui conserve une belle allure.

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

1790

Le 1er février : la commune est divisée en deux parties : Le Bourg et Frédeville. Cette même année, et jusqu'en 1800, la commune est chef-lieu de canton et regroupe Aubusson, Augerolles et Olmet.

1793

Le clocher de l'église en forme de flèche est démoli, sur ordre du commissaire du peuple Couthon, par un maréchal ferrant du bourg qui s'appropria les cercles qui reliaient les tours. La destruction fut interrompue par l'intervention énergique d'un menuisier de la Renaudie. C'est en 1803 que le Conseil municipal décida de réédifier le clocher et de réparer l'église. Le château de Frédeville est lui aussi démoli sur ordre du directoire de Thiers. Il ne sera jamais remis en état. En décembre, le calendrier républicain se substitue au calendrier grégorien : Les ouvriers travaillent dimanches et jours fériés.

1807

Réalisation du premier plan parcellaire de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Roger Chapet Apparenté PCF  
mars 2014 en cours Ludovic Combe[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 862 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 774 2 795 2 969 3 141 3 522 2 689 2 730 2 739 2 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 495 2 472 2 501 2 603 2 706 2 634 2 464 2 288 2 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 200 2 139 2 064 1 759 1 744 1 666 1 567 1 444 1 271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 292 1 239 1 160 967 894 889 908 862 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille des princes Torlonia de Rome est issue d'Augerolles.

Le 17 janvier 1725 naît à Augerolles Marin Tourlonias. Dans les années 1745, il entre comme valet de chambre au service de l'abbé de Montgon, exilé dans ses terres d'Auvergne. L'abbé de Montgon s'enfuit d'Auvergne accompagné de Marin ; ils arrivent à Rome en 1750 et s'installent Casa Zuccari. Après le décès de l'abbé de Montgon le 7 février 1767, Marin Tourlonias, devenu Marino Torlonia, ouvre une boutique de draperies et soieries sur le Corso. Avec l'aide de son fils Giovanni, il ouvre, en 1780, une banque toujours sur le Corso. Marino décède le 21 mars 1785, son fils Giovanni poursuit l'affaire de banquier et fait une fortune considérable au temps de la Révolution française en finançant la noblesse romaine et le pape lourdement taxés par Bonaparte. Banquier du pape, il devient successivement marquis de Roma Vecchia (1797), duc de Bracciano (1809), prince de Civitella Cesi (1814). Il meurt en 1829 ; son fils Alessandro Torlonia (1800-1886) lui succède. Ce dernier assèchera le lac Fucino ce qui lui vaut en 1875 le titre de prince Torlonia. Sa fille Anna Maria est considérée comme la plus riche héritière d'Europe ; elle épouse Giulio Borghese qui, pour cela, doit changer son nom en Torlonia.

Parmi les descendants actuels, Marco Alfonso, prince de Civitella Cesi, cousin germain de Juan Carlos d'Espagne et l'actrice américaine Brooke Shields.

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Nicolas Petit, Prosopographie génovéfaine, répertoire biographique des chanoines réguliers de Saint-Augustin de la Congrégation de France 1624-1789, Librairie Droz, 2008, 596 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Brunel, Le vouloir-vivre et la force des choses : Augerolles en Livradois-Forez du XVIIe au XIXe siècle, Clermont-Ferrand, Institut d'études du Massif central, 1992, 512 p. ill. (ISBN 2-87741-059-5)
  • Henri Ponchon, Mémoire d'Augerolles et la Renaudie, Mille ans d'histoire, Éditions de la Montmarie, 2007.
  • Henri Ponchon, L'incroyable saga des Torlonia, des Monts du Forez aux Palais romains, Éditions de la Montmarie, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]