Dore (rivière)

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46° 00′ 34″ N 3° 28′ 26″ E / 46.00944, 3.47389

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La Dore
La rivière Dore en amont d'Olliergues
La rivière Dore en amont d'Olliergues
Caractéristiques
Longueur 140,4 km [1]
Bassin 1 523 km2
Bassin collecteur la Loire
Débit moyen 20,3 m3/s (Dorat)
Nombre de Strahler 5[2]
Régime pluvio-nival
Cours
Source au lieu-dit « Bois de Berny »
· Localisation Saint-Bonnet-le-Bourg
· Altitude 1 065 m
· Coordonnées 45° 28′ 32″ N 3° 34′ 56″ E / 45.4756, 3.5821 (Source - La Dore)  
Confluence l' Allier
· Localisation Ris
· Altitude 266 m
· Coordonnées 46° 00′ 35″ N 3° 28′ 25″ E / 46.0096, 3.4737 (Confluence - La Dore)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Puy-de-Dôme
Régions traversées Auvergne

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Dore est une rivière française dont la majeure partie du bassin est située dans le département du Puy-de-Dôme. Longue d'environ 140 km, elle est l'un des trois principaux affluents de l'Allier (avec la Sioule et l'Alagnon). Elle prend sa source dans les monts du Livradois et se jette dans l'Allier en rive droite quelques centaines de mètres après son entrée dans le département du même nom.

Apparenté à celui du Douro (Espagne, Portugal) et des Doire (Dora) du Piémont (Italie), son nom provient de la racine hydronymique Dur/Dora, très fréquente en France dans les Alpes et le Massif Central : Doré, Dorre, Dour, Dure, Duire, Doron, Duriès... Thur en Suisse...). On peut de ce fait la traduire 'torrent'. Cette racine est celtique ou pré-indo-européenne (ligure) ; si elle est celtique, elle est liée au gaulois dubro-n, 'cours d'eau'.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sa vallée sépare les monts du Forez, à l'est, et les monts du Livradois, à l'ouest.

Sa source officielle se trouve sur le territoire de Saint-Bonnet-le-Bourg, au lieu-dit « Bois de Berny », à 1 065 m d'altitude. Elle est d'abord appelée ruisseau de Berny puis ruisseau d'Aubianges avant de prendre son nom définitif à son arrivée sur le territoire de Doranges lorsque les eaux de celui-ci se mêlent à celles du ruisseau prenant sa source dans l'étang de Marchaud. Dans ses premiers kilomètres, elle coule dans une direction nord-sud puis s'infléchit radicalement au niveau de Saint-Alyre-d'Arlanc pour prendre une direction sud-nord et emprunter la Limagne d'Ambert. Cet infléchissement, semblable à celui du cours de la Dolore, un de ses principaux affluents, est aussi caractéristique de nombreux cours d'eau dans le Massif Central, y compris la Loire.

Elle traverse Ambert à l'écart de son bourg et Courpière juste en dehors de son centre historique, et passe de plus à proximité immédiate de Sauviat, Néronde, Peschadoires, Thiers, Noalhat, Dorat et Puy-Guillaume.

Son confluent avec l'Allier se trouve à la hauteur de Ris en amont de Saint-Yorre (près de Vichy) et en aval de Puy-Guillaume.

Deux centrales hydro-électriques ont été construites pour bénéficier de son débit : centrale dite de Sauviat (à cheval sur la commune de Saint-Flour) et centrale d'Olliergues.

La Dore constitue la véritable épine dorsale du parc naturel régional Livradois-Forez. Son débit a fortement diminué depuis le XIXe siècle, par suite du reboisement intensif pratiqué dans les monts du Livradois et du Forez, consacrés pendant de longs siècles à des activités de pâturage. La diminution de ce débit a ainsi entraîné la disparition de centaines de moulins situés sur la Dore et ses affluents, accélérant ainsi la disparition, dans l'arrondissement d'Ambert, de l'industrie papetière, jadis réputée dans la France entière.

Affluents[modifier | modifier le code]

Pont sur la Dore qui mène au village de Saint-Gervais-sous-Meymont.

La Dore compte 65 affluents référencés[1]. Les plus importants sont les suivants :

Rive gauche Rive droite

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit moyen annuel de la Dore, calculé sur 18 ans à Dorat (de 1991 à 2008), est de 20,3 m3⋅/s pour une surface de bassin de 1 523 km2. La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit, avec des crues d'hiver-printemps de 26,0 à 31,0 m3, de décembre à avril inclus et affichant deux sommets, le premier, un peu plus important, en janvier, et le second, lié entre autres à la fonte des neiges, en avril. L'étiage a lieu à la fin de l'été et au début de l'automne, de juillet à septembre, et est caractérisé par une baisse du débit moyen mensuel atteignant 5,78 m3⋅/s au mois d'août (ref [3]:).

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Dorat
(Données calculées sur 18 ans[3])

Étiage

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque 0,82 m3⋅/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 820 litres par seconde, ce qui n'est pas trop sévère, et normal comparé à la moyenne des cours d'eau du bassin de la Loire.

Crues

Les crues peuvent être importantes, mais sans trop d'excès comme c'est souvent le cas des affluents occidentaux de la Loire ou, pire, des cours d'eau cévenols. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 190 et 250 m3⋅/s. Le QIX 10 est de 300 m3⋅/s, le QIX 20 de 340 m3⋅/s, tandis que le QIX 50 n'a pas été calculé faute de durée d'observation suffisante pour le déterminer valablement.

Le débit instantané maximal enregistré à Dorat durant cette période, a été de 356 m3⋅/s le 17 avril 2005, tandis que le débit journalier maximal enregistré était de 296 m3⋅/s le 3 décembre 2003. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il apparaît que cette crue était d'ordre vicennal, et donc guère exceptionnelle.

La lame d'eau écoulée dans le bassin de la Dore est de 415 millimètres annuellement, ce qui est relativement élevé en France et nettement supérieur à la moyenne d'ensemble du bassin versant de la Loire (243 millimètres). Le débit spécifique (Qsp) atteint 13,1 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Steinbrecher et Louis Passelaigue, la Belle Époque de la Dore en pays d'Ambert, Olliergues : Éditions de la Montmarie, juillet 2004, 184 pages grand format. Recueil de cartes postales anciennes accompagnées de textes. Sera suivi ultérieurement d'un second volume analogue sur la Dore en pays thiernois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - la Dore (K2--0190) » (consulté le 14 avril 2013)
  2. Hervé Cubizolle, La Dore et sa vallée : approche géohistorique des relations homme-milieu fluvial, Université de Saint-Étienne,‎ 1997, 393 p. (ISBN 2862721042), p. 23
  3. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - (K2981910) » (consulté le 14 avril 2013)