Gauche unitaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Gauche Unitaire
Image illustrative de l'article Gauche unitaire
Logo officiel
Présentation
Direction Collégiale
Fondation 14 mars 2009
Positionnement gauche / Extrême gauche
Idéologie Anticapitalisme, socialisme, internationalisme
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Coalition Front de gauche
Couleurs Rouge
Site web www.gauche-unitaire.fr

Gauche unitaire (GU) est une organisation politique française, membre du Front de gauche.

Son porte-parole est Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et ancien animateur de l'association Unir[1] jusqu'à leurs dissolutions respectives.

Sommaire

Historique [modifier]

Gauche unitaire est issue de la scission du courant Unir de l'ex-LCR (dont une partie des membres a fait un passage éphémère au NPA), favorable à une participation commune avec le PCF et le PG pour les élections européennes de 2009 dans le cadre du Front de gauche. La motion présentée au conseil politique national du NPA n'ayant alors recueilli que 3,7 % des voix[2].

L'autre partie du courant Unir, opposée à la constitution de Gauche unitaire, s'engage alors dans la construction d'un courant interne au NPA, « Convergences et alternative », officiellement créé le 17 mai 2009[3].

Création [modifier]

Au moment de la décision du Conseil politique national du NPA de ne pas poursuivre les discussions avec le PCF et le PG[2], quatre anciens dirigeants de la LCR, Alain Faradji, Céline Malaisé, Christian Picquet et Francis Sitel, lancent le 8 mars 2009 Gauche unitaire, appelant leurs camarades et tous ceux qui se reconnaissent dans leur démarche à rejoindre le Front de gauche.

Christian Picquet annonce alors la création de la GU le 8 mars 2009, lors du meeting de lancement du Front de gauche pour changer d'Europe au Zénith de Paris[4] jusqu'à leurs dissolution respective

Élections européennes 2009 [modifier]

Aucun des candidates et candidats de la GU présents dans plusieurs circonscriptions sur les listes du Front de gauche n'est élu : Christian Picquet, numéro trois en Île-de-France ; Michelle Ernis, numéro deux dans le Nord-Ouest ; Annick Monot, dans l’Ouest ; Armand Creus, dans le Sud-Est ; Céline Malaisé, dans le Grand-Est.

Élections régionales 2010 [modifier]

La GU a participé aux listes du Front de gauche et a obtenu 7 élus[5] :

Idéologie [modifier]

Dans sa déclaration constitutive, Gauche unitaire se donne pour objectif « de faire émerger, dans l’avenir, un parti large et pluraliste, rassemblant l’ensemble des forces, courants et militants souhaitant défendre ensemble la perspective d’un socialisme démocratique [...] afin de créer les conditions d’un gouvernement qui prenne de réelles mesures de rupture avec les logiques capitalistes et libérales, se distinguant ainsi radicalement des alternances du passé. »

Selon les statuts adoptés à la même occasion, la « rupture nécessaire [...] ne se fera probablement pas selon le schéma d’une généralisation des luttes conduisant à un unique et bref affrontement avec le pouvoir central » mais « sur un double processus de mobilisations sociales prolongées et de consultations populaires ».

Gauche unitaire déclare s'adresser aux militants du NPA, mais aussi à ceux « d’autres formations politiques, qu’ils soient syndicalistes ou animateurs du mouvement associatif »[6].

Rapport au Front de gauche [modifier]

Gauche unitaire considère que les dernières séquences électorales ont été l'occasion pour le Front de gauche d'incarner une première ébauche d'alternative politique à la droite et au « social-libéralisme » incarné par le PS et qu'il est possible pour le Front de gauche de devenir majoritaire à gauche. La GU estime qu'il est pour cela nécessaire d'enraciner et de développer le Front de gauche[évasif].

Pour cela, Gauche unitaire participe au processus de « Programme partagé » du Front de gauche lancé à la Fête de l'Humanité 2010.

Gauche unitaire porte également l'exigence de tenir des « Assises du Front de gauche » pour faire le bilan politique de l'apparition du Front de gauche et des initiatives locales prises par les comités du Front de gauche, dans le but d'œuvrer à son ancrage et à sa visibilité[précision nécessaire].

Depuis début 2013, la Gauche unitaire mène un processus de discussions politiques avec Convergences et alternative, la FASE, la Gauche anticapitaliste, Les Alternatifs et République et socialisme. Ces discussions ont pour but d'étudier les convergences possibles entre ces organisations au sein du Front de Gauche, et au-delà de débattre collectivement de ce qui doit être porté au sein de la gauche française. Un bulletin d'information et de débat commun intitulé Trait d'union a été créé, et son premier numéro est sorti en janvier 2013[7].

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]