Fêtes de la Croix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Icône russe de l'Exaltation de la Croix. (Icône de Iaroslavl par Gouri Nikitine (en), 1680. Galerie Tretiakov, Moscou).

Les calendriers liturgiques chrétiens comportent différentes Fêtes de la Croix qui célèbrent toutes la Croix ayant servi à la crucifixion de Jésus-Christ. Alors que le Vendredi saint commémore la Passion du Christ et sa crucifixion, ces jours de fête honorent la Croix elle-même comme instrument du Salut.

Exaltation de la Sainte-Croix, 14 septembre[modifier | modifier le code]

Cette fête s'appelle en grec ancien : Ὕψωσις τοῦ Τιμίου καὶ Ζωοποιοῦ Σταυροῦ, « Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix »[1] et en latin : Exaltatio Sanctae Crucis.

Selon une tradition largement répandue, la Vraie Croix fut découverte en 326 par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin le Grand, lors d'un pèlerinage qu'elle fit à Jérusalem. Par ordre d'Hélène et de Constantin, l'église du Saint-Sépulcre fut bâtie sur le lieu de la découverte. L'église, conservant une portion de la Croix[Note 1], fut consacrée neuf ans plus tard. Une légende raconte qu'en 614, cette relique fut dérobée et emportée par les Perses. Reconquise en 618 par l'empereur byzantin Héraclius, elle fut d'abord rapportée à Constantinople puis renvoyée plus tard à Jérusalem.

La date de la fête commémore la consécration de l'église du Saint-Sépulcre en 335[2]. Ce fut alors une fête de deux jours : l'église fut consacrée le 13 septembre ; la relique de la Croix fut extraite de l'église le 14 septembre et présentée à l'adoration des fidèles.

Pratique occidentale[modifier | modifier le code]

Dans le rite de l'Église catholique romaine, le clergé arbore des habits sacerdotaux de couleur rouge. Si ce jour est un dimanche, les lecture habituelles de la messe des dimanches sont remplacées par des lectures spéciales[Note 2]. Dans l'Église d'Angleterre et autres Églises anglicanes, le rituel précise également que les vêtements sacerdotaux sont rouge le Jour de la Sainte-Croix[3].

Jusqu'en 1969, les mercredi, vendredi et samedi de la semaine suivant l'Exaltation de la Croix constituaient l'un des Quatre-Temps du cycle liturgique annuel, au cours duquel étaient prescrits un jeûne et un rituel approprié. Aujourd'hui, l'ordonnancement des célébrations est laissé à l'appréciation de la Conférence épiscopale en fonction des coutumes locales.

Le 14 septembre est la fête capitale de la Congrégation de Sainte-Croix, des Compagnons de la Croix (en) et de l'ordre monastique anglican de la Sainte-Croix (en). Cette date est le début du jeûne des Carmélites selon la règle de saint Albert de 1247, qui finit à Pâques[4]. La règle de saint Benoît prescrit cette date comme début de l'hiver des bénédictins[Note 3], lequel se termine aussi à Pâques.

Pratique du rite byzantin[modifier | modifier le code]

Croix orthodoxe exposée à la vénération pour la fête de l'Exaltation universelle de la précieuse et vivifiante Croix.

Dans rite byzantin, l’Exaltation (Elévation en grec) universelle de la Précieuse et Vivifiante Croix commémore à la fois l'invention de la Croix en 326 et sa reconquête sur les perses en 628. C'est l'une des douze grandes fêtes du cycle liturgique annuel. Le 14 septembre est un jour de jeûne : la consommation de produits carnés, de laitages et de poisson est proscrite. Il y a un jour d'avant-fête et huit jours d'apodose. Les samedi et dimanche avant[Note 4] et après[Note 5] le 14 septembre[Note 6] comportent des lectures spéciales des Épîtres et de l'Évangile.

La veille de la fête, lors des petites Vêpres, le prêtre prépare un bassin où une croix repose sur un lit de basilic ou de fleurs et la recouvre d'un aër ; il dispose ce bassin sur la table de prothèse ; puis il pose le bassin sur sa tête et, précédé de cierges et du diacre qui encense la croix, il pénètre dans le sanctuaire et dépose le bassin au centre de l'autel, où se trouve normalement le livre de l'Évangile ; celui-ci est déplacé à l'arrière de l'autel[5]. Lors des Matines qui suivent, la croix est solennellement transportée au centre de l'église et exposée à la vénération des fidèles.

Les parties des vêpres et matines qui, selon diverses coutumes locales, se tiennent normalement devant l'Icône de la fête (par exemple le chant du Polyeleos et l'Évangile des Matines[Note 7]) ont lieu devant la croix[6]. L'élévation et la cérémonie d'exaltation de la Croix ont lieu aux Matines[5].

La croix demeure au milieu du temple tout le long de l'apodose ; les fidèles la vénèrent chaque fois qu'ils entre ou sortent de l'église. À la fin de l'apodose, le prêtre et le diacre encensent la croix et, après une dernière vénération, rapporte la croix dans le sanctuaire par les Saintes Portes. Ce rituel est reproduit au cours des autres fêtes de la Croix décrites ci-après[7].

Pratique orthodoxe orientale[modifier | modifier le code]

Église apostolique arménienne[modifier | modifier le code]

Les fidèles de l'Église apostolique arménienne observent un jeûne de cinq jours du 10 au 14 septembre en préparation de la Fête de la Sainte Église pour la Sainte-Croix. Celle-ci est célébrée le 15 septembre. Le 16 septembre commence l'Exaltation (ou élévation de la Sainte-Croix (en arménien : Khachverats), qui dure plusieurs jours. C'est l'une de cinq fêtes majeures de l'Église arménienne et la plus importante des fêtes de la Croix. Selon la tradition de l'Église arménienne, le premier à vénérer la Croix fut l'apôtre Jacques le Juste, frère du Seigneur. Le dimanche le plus proche du 14 septembre, on célèbre l’antasdan (bénédiction des coins cardinaux) au cours duquel les quatre coins de l'église et du Monde sont bénis en signe de sanctification Universelle et où une croix (généralement celle de l'Autel), ornée de basilic en signe de royauté, est sortie en procession et déposée sur une table à la vue de tous. Le prêtre asperge ensuite les basilics d'eau bénite et les diacres en distribuent une tige aux fidèles qui vénère ensuite la croix.

Le dimanche le plus proche du 28 septembre (et toujours deux semaines après l'Exaltation de la Croix), l'Église d'Arménie célèbre la Fête de la Sainte-Croix de Varak. Cette cérémonie commémore la déposition d'un morceau de la Croix dans le sol arménien à Varagavank ; elle est propre à l'Église arménienne.

Le dimanche le plus proche du 26 octobre, l'Église d'Arménie fête l'Invention de la Sainte-Croix (Kyood Khach) par sainte Hélène en 326.

Église éthiopienne orthodoxe[modifier | modifier le code]

L’Église éthiopienne orthodoxe tewahedo, l'une des Églises orthodoxes orientales, commémore l'invention de la Vraie-Croix le 17 du mois de Meskerem, en calendrier éthiopien, qui correspond au 27 septembre du calendrier Julien (ou un jour plus tard les années bissextiles). La veille de ce jour est appelée Demera, signifiant « feu de joie » en amharique. Le patriarche de l'Église éthiopienne orthodoxe allume un grand feu de joie sur la place Maskal, le plus grand espace d'Addis-Abeba, tandis que d'autres feux sont allumés dans les paroisses de tout le pays. De nombreux fidèles assistent aux chants et aux célébrations de la place Maskal dont le nom signifie Croix en Guèze. Selon la tradition, le feu de joie commémore comment, à la lumière de feux, la Reine Hélène trouva la Croix, ou bien comment, par une série de feux, elle informa son fils Constantin de sa découverte.

Église indienne orthodoxe[modifier | modifier le code]

Un service spécial est célébré en ce jour par l'Église malankare orthodoxe, en particulier dans l'église de Mor Sabor-Mor Aphroth[8] d'Akaparambu (en) (district d'Ernakulam, état du Kerala, Inde).

Invention de la Croix, 13 septembre[modifier | modifier le code]

L'Église de l'Orient (Église assyrienne de Mésopotamie) célèbre l'Invention de la Croix le 13 septembre. C'est une fête majeure de cette Église. L'Église de l'Orient tient le signe de croix pour un septième sacrement qui scelle tous les autres (il scelle en particulier le mariage, qui ne fait pas partie des sacrements de cette Église). Lors de cette fête, les fidèles se réunissent, chantent et dansent, échangent des vœux et, en certains lieux, sacrifient un mouton.

Translation d'un morceau de la vivifiante Croix de Malte à Gatchina, 12 octobre[modifier | modifier le code]

L'Église russe orthodoxe fête le 12 octobre la Translation d'un morceau de la vivifiante Croix de Malte à Gatchina[9].

Un morceau de la Vraie-Croix, ainsi que l'icône de la Vierge de Philerme et la main droite de Jean le Baptiste étaient conservés à Malte par les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. En 1798, les troupes françaises s'emparèrent de l'île ; le grand maître de l'Ordre, Ferdinand von Hompesch zu Bolheim, fut autorisé par Bonaparte à quitter l'île avec les reliques de l'Ordre non sans préalablement les avoir dépouillées de leurs reliquaires en métal précieux. Elles étaient encore en la possession du grand maître quand celui-ci s'installa à Trieste, alors autrichienne, le 18 Juin 1798 et aussi deux mois plus tard quand il déménagea à Ljubljana. Von Hompesch abdiqua le 6 juillet 1799. Les chevaliers de l'Ordre élurent grand maître le tsar Paul Ier ; celui-ci accepta cette élection et les reliques lui furent présentées le 12 octobre 1799 dans son palais de Gatchina. Elles furent transférées un peu plus tard au Palais d'hiver de Saint-Pétersbourg, dans la chapelle consacrée à l'Icône acheiropoïète du Seigneur. La fête fut établie en 1800[10].

Invention de la précieuse Croix et des clous précieux par l'impératrice Hélène, 6 mars[modifier | modifier le code]

Selon le calendrier liturgique de l'Église de l'Orient, ce jour commémore la véritable date de l'Invention de la précieuse Croix et des clous précieux par l'impératrice Hélène, le 14 septembre commémorant la consécration de l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. C'est une fête mineure qui n'a pas les particularités du 14 septembre[11].

Recouvrement de la Croix, 3 mai[modifier | modifier le code]

Selon l'ancien rite gallican (du VIIe au IXe siècle), la Fête de la Croix était célébrée le 3 mai. Lorsque les rites gallican et romain furent fusionnés au IXe siècle, la date du 14 septembre fut instituée pour célébrer la reconquête de la croix sur les Perses. La date du 3 mai fut conservée pour commémorer le recouvrement de la Croix par sainte Hélène. En 1960, le pape Jean XXIII supprima cette fête, de sorte que le calendrier liturgique romain retint la seule date du 14 septembre. Elle demeure cependant dans le rite extraordinaire, dit rite de saint Pie V. Elle continue d'être observée, comme Fête de la Croix, notamment en Amérique du Sud et dans les territoires, comme la Westphalie, qui lui sont dédiés.

Procession de la Croix, 1er août[modifier | modifier le code]

Les Églises d'Orient — Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin — célèbrent le 1er aôut la Fête et Procession du Vénérable Bois de la Vivifiante Croix de Jésus-Christ. Ce jour marque le début du Jeûne de la Dormition. Les propres de la fête sont combinés avec ceux de la fête des Maccabées dont l'endurance semble appropriée au premier jour du jeûne de la Dormition. Au contraire du 14 septembre, cette fête est mineure ; toutefois, on y procède à l'exposition et à la vénération de la croix comme lors de l'Exaltation de la Sainte-Croix.

L'histoire de la fête commence à Constantinople. La veille, le 31 juillet, la relique de la Croix était extraite du trésor impérial et déposée sur l'autel de la Grande Église (Sainte Sophie). Le 1er août, elle était solennellement déposée au milieu de la Grand Église ; puis elle était quotidiennement déplacée en procession par la ville, à la vénération des fidèles demandant la bénédiction divine et la guérison des malades, jusqu'à la fête de la Dormition de Theotokos le 15 août ; la relique retournait alors dans le trésor impérial.

En souvenir de cette tradition, il y a fréquemment des processions de la croix. On procède également à la bénédiction de l'eau le 1er août. Cette fête est la première des trois Fêtes du Seigneur du mois d'août : les deux autres sont la Transfiguration de Jésus-Christ le 6 août et la célébration de l'Icône acheiropoïète du Christ le 16 août. À cause de la bénédiction de l'eau, cette fête est parfois appelée Sauveur des eaux. En ce jour on célèbre aussi en certains lieux le rite de Bénédiction du miel nouveau et ce jour y est appelé Sauveur du Miel.

Selon saint Nicolas d'Ochrid, cette fête fut instituée par accord entre les Églises grecque et russe pour commémorer les victoires simultanées de l'empereur byzantin Manuel Ier Comnène sur les Bulgares et du prince russe André Ier Bogolioubski sur les Sarrasins au XIIe siècle[12].

Dans l'Église russe orthodoxe, cette date commémore aussi la Baptême de la Russie (en), le 1er août 988.

Fêtes mobiles[modifier | modifier le code]

En plus des dates fixes, la Croix est célébrée à des dates mobiles, en particulier lors du grand carême du temps pascal.

Les Églises d'Orient célèbrent une Vénération de la Croix le troisième dimanche du grand carême. Le service de ce jour est adapté de la fête de l’Exaltation de la Croix du 14 septembre : la croix est portée solennellement sur l'autel lors des petites Vêpres et au centre du temple aux Matines, toutefois sans le déploiement cérémoniel du 14 septembre[13]

La croix demeure au centre du temple lors de la quatrième semaine du grand carême. Les lundi et mercredi de cette semaine, on vénère la croix à l'office de Prime. Le vendredi, la vénération a lieu après l'office de None, après laquelle le prêtre rapporte la croix au sanctuaire[14].

Les Églises orthodoxe et catholique romaine, ainsi que certaines Églises anglicanes incluent une Adoration de la Croix lors des offices du vendredi saint.

Mercredis et vendredis[modifier | modifier le code]

En plus des célébrations décrites ci-dessus, les fidèles orthodoxes commémorent la Croix tous les mercredis et vendredis.

Pratiques de vénération de la Croix[modifier | modifier le code]

Jours de fête[modifier | modifier le code]

Dans les Églises d'Orient, lors des fêtes décrites ci-dessus, la vénération de la Croix peut avoir lieu aux Matines, après l'exposition de la croix, à la fin de la Divine Liturgie ou à la fin des Petites Heures selon la coutume locale.

Les fidèles s'avancent vers la croix, se prosternent deux fois, se signent, baisent les pieds du Christ sur la croix et se prosternent une troisième fois. Fréquemment ils reçoivent ensuite une bénédiction du prêtre et s'inclinent vers les autres fidèles de part et d'autre de l'église (pratique en vigueur surtout dans les monastères).

Fin du service[modifier | modifier le code]

À la fin de la Divine Liturgie et d'autres offices, il est courant que les fidèles s'avancent et vénèrent la Croix de bénédiction tenue en main par l'évêque ou le prêtre puis baisent la main de celui-ci. Cette pratique est aussi appelée Vénération de la Croix quoiqu'elle ne comporte pas de prostration. La Croix de bénédiction est petite (généralement haute de 25 à 40 cm) ; elle est faite de métal — or ou plaqué or — ; elle est ornée d'émaux et de pierres précieuses et tenue par à l'aide d'une étoffe ornée (pratique arménienne). L'image de Jésus (ou soma) est gravée, émaillée ou peinte sur la croix, plutôt que sculptée en relief. Ceci est dû à la préférence des Chrétiens d'Orient pour les icônes plutôt que pour les statues dans les églises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un tiers des restes de la Croix demeura à Jérusalem, un autre tiers fut envoyé à Rome et déposé à la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem et un dernier tiers fut envoyé à Constantinople
  2. Première lecture : Nombres, 21:4b-9 ; psaume 78 ; seconde lecture : Philippiens, 2:6-11 ; lecture de l'Évangile : Évangile selon Jean, 3:13-17.
  3. Lors de cette période, il y a trois nocturnes de psaumes et de lectures aux Matines.
  4. Samedi précédent : Première épître aux Corinthiens, 2:6-9 et Évangile selon Matthieu, 10:37-11:1 ; dimanche précédent : Épître aux Galates, 6:11-16 et Évangile selon Jean, 3:13-17.
  5. Samedi après : Première épître aux Corinthiens, 1:26-2:5 et Évangile selon Jean, 8:21-30 ; dimanche après : Épître aux Galates, 2:16-20 et Évangile selon Marc : 8:34-9:1.
  6. Première épître aux Corinthiens, 1:18-24, Évangile selon Jean, 19:6-11, 13-20, 25-28, 30-35.
  7. Évangile selon Jean, 12:28-36, après lequel on chante l'hymne « Ayant contemplé la Résurrection du Christ »), les dimanches et lors du temps pascal.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jerusalem Patriarchate
  2. [1] Sanctuaire du Saint-Sépulcre en anglais, consulté le 02/09/2014.
  3. Voir page 440 in PDF version en anglais.
  4. The Rule of Albert as approved by Innocent IV (1247)
  5. a et b (en) Mother Mary et Archimandrite Kallistos Ware, The Festal Menaion, Londres, Faber and Faber, Ltd.,‎ 1969 (ISBN 0-571-11137-8), pp. 131, 133, 154.
  6. [2] "Archbishop Averky &ndash ; Liturgics : The Calender – September ; consulté le 02/09/2014.
  7. Icône et Synaxaire de la fête
  8. Église de Mor Sabor-Mor Aphroth.
  9. Photo de la relique.
  10. Translation d'un morceau de la vivifiante Croix de Malte à Gatchina – Église orthodoxe d'Amérique.
  11. Icône et Synaxaire.
  12. (en) Évêque Nikolai Velimirovic, Prologue from Ochrid : August 1: The Procession of the Honorable Cross, vol. 4, Lazarica Press (ISBN 978-0-948298-02-8, lire en ligne).
  13. (ru) Тvпико́нъ сiесть уста́въ (Traduction russe du titre original en slavon d'église) : « Typicon qui est l'ordre », Москва (Moscou, Empire russe), Сvнодальная тvпографiя (L'éditeur synodial),‎ 1907 (lire en ligne), chapitre 49.
  14. Icône et Synaxaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Quatre-Temps
  • Heures canoniales

Liens externes[modifier | modifier le code]