Jeanne II de Bourgogne

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Jeanne de Bourgogne

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Jeanne de Bourgogne.

Titres

Comtesse d'Artois

27 octobre 132921 janvier 1330
(2 mois et 25 jours)

Prédécesseur Mahaut
Successeur Jeanne II

Reine consort de France et de Navarre

19 novembre 13163 janvier 1322
(5 ans, 1 mois et 15 jours)

Prédécesseur Clémence de Hongrie
Successeur Blanche de Bourgogne

Comtesse de Bourgogne

13151330

Prédécesseur Robert
Successeur Jeanne III
Biographie
Dynastie Maison d'Ivrée
Naissance v. 1291
Décès 21 janvier 1330 (à 39 ans)
Roye (France)
Sépulture Nécropole de Saint-Denis
Père Othon IV de Bourgogne
Mère Mahaut d'Artois
Conjoint Philippe V de France
Enfants Jeanne III
Marguerite Ire
Isabelle de France
Philippe de France
Blanche de France
Louis de France
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Reines consorts de France

Jeanne II de Bourgogne ou Jeanne Ire d'Artois [1] (vers 1291-21 janvier 1330 à Roye), comtesse de Bourgogne et d'Artois, elle devient reine consort de France de 1316 à 1322 en tant qu'épouse du roi Philippe V dit « Le Long ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Elle est la fille d'Othon IV de Bourgogne (av. 1248-1303), comte de Bourgogne, et de Mahaut d'Artois (v. 1268-1329) comtesse d'Artois[2].

Jeanne de Bourgogne est, de son propre chef :

Comtesse de Poitiers[modifier | modifier le code]

Le 21 janvier 1307[2], à Corbeil, elle épouse le futur Philippe V (v. 1293-1322), dit Philippe le Long, fils de Philippe IV le Bel et de la reine Jeanne Ire de Navarre[3].

En 1314, lors du procès dit de la tour de Nesle, où sa sœur Blanche de Bourgogne et sa belle-sœur Marguerite de Bourgogne, sont reconnues coupables d'adultère, elle n'est accusée que de connivence[2]. Elle est enfermée dans la forteresse de Dourdan[2]. Ne cessant de crier son innocence, elle échappe à l'accusation d'adultère, mais elle est toutefois poursuivie pour ne pas avoir dénoncé la conduite de ses belles-sœurs. Acquittée par arrêt du Parlement, elle reprend sa place à la cour en 1315[2].

L'influence de sa mère fut certainement pour beaucoup dans son retour en faveur, Mahaut d'Artois ne souhaitant pas perdre le rôle que pouvait lui procurer l'avènement de son gendre, Philippe le Long.

Reine de France[modifier | modifier le code]

En novembre 1316, à la mort de son neveu, l'héritier du trône de France, Jean le Posthume, son époux étant proclamé roi de France, elle devient reine de France. Elle est couronnée à la cathédrale Notre-Dame de Reims lors du sacre de son mari, le 6 (fête de l'Épiphanie) ou le dimanche 9 janvier 1317[4]. Elle a comme chancelier de la reine Pierre Bertrand, il sera son exécuteur testamentaire[5].

Elle meurt à 39 ans, à Roye le 21 janvier 1330[2]. Tandis que son corps est inhumé à la Paris en église du couvent des Cordeliers, son cœur est emmené à Saint-Denis près de son mari.

Ses dispositions testamentaires ordonnent la fondation du collège de Bourgogne à Paris.

Comtesse de Bourgogne-Comté[modifier | modifier le code]

Jeanne garde une attention constante pour son Comté de Bourgogne dont elle est issue ; l'épouse du roi de France Philippe V le Long, fait venir de Paris dès 1318 des tisserands et des drapiers pour y faire prospérer une nouvelle bourgeoisie à Marnay[6] et à Gray[7]. Au décès du roi, elle revient en comté de Bourgogne.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Descendance[modifier | modifier le code]

De son union avec Philippe le Long sont issus sept enfants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanne de Bourgogne sur le site Foundation for Medieval Genealogy
  2. a, b, c, d, e et f Christian Bouyer, Dictionnaire des Reines de France, Librairie Académique Perrin, 1992 (ISBN 2-262-00789-6) p. 196
  3. Jiri Louda et Michael MacLagan, Les Dynasties d’Europe, Bordas, 1995 (ISBN 2-04-027115-5), tableau 65
  4. Christian Bouyer, op.cit., p. 197
  5. GUYOT (Joseph-Nicolas). Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle. (1777), (a): p. 19; (b): p. 20.
  6. Monographie du bourg de Marnay - Léon Paget, Le Livre d'histoire - p.80
  7. Histoire de la ville de Gray - Editeur, Breitenstein-Hamey, 1851 - p.36

Liens internes[modifier | modifier le code]