Chemin

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Chemin de terre, de configuration de type routière, ou "piste".
Sur les bords de chemins en dur, on observe souvent une trace marquant le passage répété des joggers et des piétons qui préfèrent courir ou marcher sur le sol naturel.
Chemin de lumière (à gauche) dans la grotte de la flûte de pan à Guilin. Dans l'obscurité le chemin doit être mieux balisé.
Le chemin de l'école - Albert Anker 1872
Autre exemple de "chemin de l'école" Emile Claus, avant 1924)
Chemin à murets et encastré (Bois de Paiolive, en Ardèche)

Un chemin est une voie, un passage (lieu de « cheminement ») destiné à la circulation humaine ou animale.

Il peut être revêtu d'une chaussée ou directement tracé sur le sol.
Les chemins forestiers sont parfois appelés layons quand il s'agit de chemins droits d'exploitation ou d'entretien sylvicole.
Dans le nord de la France, le mot sente ou « piésente » désignait aussi les petits chemins (sentiers pour piétons).

Les chemins, sentes, piésentes et sentiers sont aussi des éléments importants de la toponymie ; souvent associé à des évocations d'animaux, de lieux, de personnages ou de fonctions (ex : chemin du val au loup, Chemin du Roy, Chemin du Piedmont Sentier littoral, Sentier du cratère Dolomieu, chemin de halage...).

Chemin en pas japonais[modifier | modifier le code]

C'est un chemin artificiel, fait de plaques espacées, posées ou encastrées sur le sol, souvent décalées, pour traverser une zone herbeuse ou bouseuse sans se salir, et assurant la continuité écologique.

Histoire des chemins[modifier | modifier le code]

Pour les tracer, on utilise en priorité les chemins des crêtes où l'eau ruisselle plus facilement. Les premières armées les tracent pour observer l'horizon plus facilement. Les chariots exigent des chemins sans pentes fortes – les cheravoies – que le ruissellement creuse, formant des (x)havées, en wallon liégeois:havêye. La propriété du territoire étant fort divisée, l'entretien de ces grands chemins est quasi anarchique. Enfin, les barrières de péage se multipliant, la cupidité humaine s’organise très vite pour les contourner.

Alors que les routes pavées étaient encore relativement rares en Europe, les chemins, stratégiques, ont partout fait l'objet d'us et coutumes pour leur entretien et les servitudes.[précision nécessaire]

Près de Saint-Omer, dans le Nord de la France, on pouvait payer ses impôts en cailloux (silex) extrait de carrières qu'on apportait pour boucher les trous de routes ou chemins[1].

La largeur des chemins était souvent réglementée ou très normée. Ce fait est connu pour les voies romaines, mais - à titre d'exemple[2]- un document du 19 décembre 1462) donne en Belgique une nomen­clature des chemins, sentiers, ruelles : le chemin royal (reliant deux villes) devait mesurer deux verges de largeur et censé être entretenu par les princes. Dans la Principauté de Liège, le chemin royal a une largeur de 32 pieds (9,60 m)[3].

Dans tous les pays de nombreux sentiers et chemins parfois très anciens (Chemins médiévaux qui pour certains dataient peut-être de la préhistoire) ont disparu avec l'extension de l'agriculture intensive (et en France principalement à cause des remembrements).

Certains chemins peuvent faire partie des voies vertes du réseau européen des véloroutes et voies vertes

Les chemins et le droit[modifier | modifier le code]

Commune de Réville (Meuse). Chemins vicinaux ordinaires. Plan d'alignement des traverses. Service vicinal de l'arrondissement de Montmédy, juillet 1884.

En Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Atlas des chemins vicinaux.

En Belgique, pour ce qui concerne le droit de passage, la loi de 1841 sur les chemins vicinaux ne fait pas de distinction entre chemins et sentiers. Le code forestier wallon définit par contre le chemin comme toute « voie ouverte à la circulation du public, en terre ou empierrée, plus large qu’un sentier, qui n’est pas aménagée pour la circulation des véhicules en général »[4].

En France[modifier | modifier le code]

La loi du 21 mai 1836, dite de Thiers-Montalivet, distingue les chemins vicinaux[5], classés et gérés grâce aux subventions du Conseil général, des chemins ruraux[6].

Le décret-loi du 14 juin 1938 définit la catégorie des chemins départementaux, propriété du département et cessant alors d'être à la charge des communes.

Pour le cartographe, en France, parmi les classes ou types d'un systèmes d'information géographique (SIG), pour la BD TOPO de l'IGN, la rubrique chemin rassemble les « Chemin empierré », « Chemins », « sentiers », « escaliers » et « Piste cyclable »[7]. Dans cette même base les chemins peuvent être associés à des « bacs piéton », « gués » ou « radiers », ou encore à des « ponts » et « tunnels ».

Définitions (pour l'IGN) :

  • les chemins sont « prévus pour la circulation de véhicules ou d’engins d’exploitation. Ils ne sont pas forcément carrossables pour tous les véhicules et par tout temps (voir aussi “route empierrée”) » et peuvent comprendre des allées, laies forestières (Chemin forestier délimitant des parcelles, selon le Larousse, ou « Percée en ligne droite en général non empierrée, pratiquée à travers » selon l'association française de topographie[8]), sentier[9].
  • les sentiers sont des « Chemins étroits ne permettant pas le passage de véhicules. Seuls les principaux sentiers sont inclus (dans la BD TOPO). Passerelles supportant une allée, directement reliés au réseau routier. Les passerelles ont une position par rapport au sol supérieure à 0 »[9].

Dans les jardins[modifier | modifier le code]

Dans son jardin, on peut ajouter un chemin, par exemple pour le parcourir sans marcher dans de la terre salissante, surtout en cas d'humidité. Un exemple économique est le chemin en pas japonais : quelques petites dalles, sur lesquelles on pose un pied à la fois, légèrement décalées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Le Plateau d'Helfaut, SOS Nature, Défense des milieux humides, 1987
  2. Document sur l'histoire de Leernes, d'après Alphonse Gosseries
  3. Jean-Jacques Bolly, Charles Christians, Bruno Dumont, Étienne Hélin, Paul Joiris, René Leboutte et Jean et Madeleine Moutschen-Dahmen, Visages d'Olne : Son village, ses hameaux, Olne, Édition de la Commune d'Olne,‎ 2006, 288 p., D/2006/11.092/1
  4. Décret promulguant le nouveau code forestier (du 15 juillet 2008)
  5. Gaston Monsarrat, Les chemins vicinaux, Direction des publications administratives, Bibliothèque municipale et rurale, Paris, 1922, XXI-609 p.
  6. Gaston Monsarrat, Les chemins ruraux, publics et privés, Direction des publications administratives, Paris, 1955, XXXI-514 p.
  7. [BD TOPO® version « Pays »], version 1.2- Descriptif de livraison au format GeoConcept - mai 2006
  8. AFT, Lexique topographique (2008), Association française de topographie
  9. a et b IGN, BD TOPO® Version 2.1 – Descriptif de contenu – Octobre 2011 (Voir pages 15/172). Rem : cette base remplace GEOROUTE® de l'IGN

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]