Arc-et-Senans

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Arc-et-Senans
La saline royale d'Arc-et-Senans.
La saline royale d'Arc-et-Senans.
Blason de Arc-et-Senans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Quingey
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Quingey
Maire
Mandat
Jacques Maurice
2014-2020
Code postal 25610
Code commune 25021
Démographie
Population
municipale
1 512 hab. (2011)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 59″ N 5° 46′ 45″ E / 47.0330555556, 5.7791666666747° 01′ 59″ Nord 5° 46′ 45″ Est / 47.0330555556, 5.77916666667  
Altitude Min. 226 m – Max. 292 m
Superficie 14,98 km2
Localisation

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Liens
Site web www.arc-et-senans.com

Arc-et-Senans est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté. Elle abrite la saline royale d'Arc-et-Senans inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1982.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arc-et-Senans est un gros bourg du Doubs peuplé de 1428 habitants (chiffre INSEE 2006). Il se situe entre la rivière la Loue et la forêt de Chaux à 250 mètres d'altitude. Le village est assez étendu et est composé de plusieurs hameaux : Arc, Senans et le Vernois ne font pour ainsi dire qu'une seule agglomération. Les hameaux du Deffois, du moulin Toussaint, de Roche sur Loue sont séparés. La particularité du Moulin Toussaint est qu'il faut passer par la commune voisine de Cramans sise dans le département du Jura pour y accéder. En effet, Il n'y a pas de pont pour desservir directement ce lieu-dit. La vie économique d'Arc-et-Senans est largement tournée vers le tourisme. La Saline royale attire 150 000 visiteurs par an (année 2000). En outre, une petite industrie s'y est développée, tournée principalement vers le bois et dans une moindre mesure la plasturgie. Ajoutons pour finir que la place de l'agriculture n'est pas à négliger : il y a encore près d'une dizaine d'exploitations. Traditionnellement, elle est tournée vers l'élevage de bovins laitiers et la culture céréalière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce serait le Petregium (Roche-sur-Loue) cité dans la Chronique de Saint-Bénigne. Arcum en 1049 ; Sonans en 1275 ; Cenans et Arc en Valoye en 1490 ; Arc en Vallois en 1681[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chissey-sur-Loue (Jura) Liesle Rose des vents
Chissey-sur-Loue N Champagne-sur-Loue
(Jura)
O    Arc-et-Senans    E
S
Villers-Farlay, Cramans (Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupations remontant à l'époque romaine ont été retrouvées, notamment au lieu-dit le Cretot. Des ossements ainsi que des bris de tuiles et de briques sont visibles dans le sol lors de terrassement. L'abbé Letondal, dans son livre "Arc et Senans à travers les âges" édité en 1927, relate assez complètement l'histoire communale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Vaurs    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008   Jacques Maurice[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 512 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 198 1 428 1 501 1 410 1 594 1 657 1 681 1 605 1 504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 491 1 533 1 528 1 425 1 354 1 290 1 312 1 306 1 229
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 179 1 204 1 179 1 060 1 200 1 201 1 268 1 290 1 247
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 308 1 236 1 231 1 303 1 277 1 364 1 428 1 448 1 512
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Arc-et-Senans dispose d'un riche patrimoine. Il y a d'abord l'église Saint-Bénigne. Construite au XIXe siècle dans le style classique, elle abrite plusieurs tableaux admirables. Notamment dix peintures du XVIIe siècle, classées aux monuments historiques. Le clocher a été reconstruit à l'identique en 1921, suite à un incendie dû à un orage. L'église possède deux orgues.

On y trouve aussi deux châteaux, le château de Roche-sur-Loue et celui d'Arc. Le château de Roche est le plus important. À l'origine il s'agit d'un château fort verrouillant un nœud de communication et un gué sur la Loue. En 1756, il est entièrement reconstruit par le marquis de Grammont qui entend en faire une résidence. C'est le château issu de ces travaux que l'on peut voir aujourd'hui. Le corps du bâtiment est flanqué de deux tours carrées au toit à l'impériale. En 1864, Amédée Caron le transforme une nouvelle fois et implante une activité industrielle dans le domaine. Le château est une propriété privée, il ne se visite pas. Il est classé monument historique depuis 1974.

Le château d'Arc est plus récent. Il a été construit par M. Chaudois en 1751. Le bâtiment est entouré d'un grand parc de trois hectares protégé par un mur d'enceinte. Il est classé monument historique depuis 1984. Voir une photo du château sur le site du ministère de la Culture. Il existait à Arc un troisième château fort, le Châtel-Rouillaud, mais il a brûlé en 1638. Aujourd'hui, il n'en subsiste que la motte sur laquelle il était bâti.

Le patrimoine religieux de la commune est complété par plusieurs croix édifiées dans le village et par la présence de deux chapelles. La chapelle d'Arc a été construite grâce aux dons des paroissiens et consacrée en 1913. Elle est dédiée au Sacré Cœur. Le clocher a été refait, il y a près de 25 ans : les agriculteurs ont financé les travaux en donnant le produit de la vente récente de la laiterie. Une rénovation complète de l'édifice a été réalisée en 1997 par une équipe de bénévoles.

La chapelle de la Grotte des Essarts[5] a été construite après l'épidémie de choléra de 1854. L'abbé Coutteret avait fait le vœu d'édifier ce monument, si la Vierge Marie protégeait la paroisse. C'est un édifice en pierre de taille situé sur un promontoire naturel, dominant le village et la saline royale. Une procession est organisée chaque 15-Août. En 2006, la procession s'est effectuée de nuit à l'aide de flambeaux, la chapelle étant illuminée pour l'occasion, grâce à un groupe électrogène. La commune a rénové cette chapelle par le biais d'une souscription.

Arc-et-Senans possède également une gare ferroviaire SNCF desservie par des Ter de la région Franche-Comté.

Mais le monument le plus important de la commune, est la saline royale d'Arc-et-Senans, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 1982.

Article détaillé : Saline royale d'Arc-et-Senans.

La Graduation de la Saline, est elle inscrite aux monuments historiques français depuis 1991.

Article détaillé : Graduation de la Saline.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude-Nicolas Ledoux.
  • René Caron, 1861-1930, administrateur de la Banque de France, député du Doubs de 1919 à 1924, membre de la commission de l’agriculture et de celle de l’économie et des finances, président du conseil d’administration de l’Eclair Comtois, président de l’Union des catholiques de Besançon, président de l’Union des Syndicats Agricoles du Doubs, président de l’Union des Caisses Rurales et Ouvrières de France, vice-président de la caisse régionale de Bourgogne et de Franche-Comté, vice-président de l’Union Agricole du Centre Est, vice-président de la Société Forestière de l’Est, administrateur de la succursale de la Caisse épargne de Besançon à Arc-et-Senans, membre de la chambre syndicale de l’union centrale des syndicats des agriculteurs de France, membre de la chambre d’agriculture de Besançon, membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Besançon, chevalier de l’ordre pontifical de Saint Grégoire le Grand. Il épousa Anne Marie Jacquard et était le fils de Amédée Caron, ingénieur des Arts et Manufactures, sous-directeur de l'École Centrale, industriel et propriétaire foncier, et de Anne Alexandrine Nicolas de Meissas.
  • Le père Jean-François Rigaud, né en 1834 dans une famille d'agriculteurs du village. Il intégra les Missions étrangères de Paris et devint prêtre en 1861. Il partit en mission dans le Sichuan oriental (Chine actuelle). Il a été tué le 2 janvier 1869
  • Monseigneur Joseph-Auguste Chevalier, né le 16 mars 1814. Il est ordonné prêtre en 1837 et intègre les Missions étrangères de Paris. Il effectua sa mission en Inde. Le 11 novembre 1873, il fut nommé évêque d'Hiérapolis et vicaire apostolique du Maïssour. Il meurt le 25 mars 1880 d'une pleurésie et est enterré dans le chœur de la cathédrale de Bangalore en Inde.
  • Le père Pierre Poncet, né à Arc-et-Senans le 28 avril 1932. Il fit ses études secondaires à l'école de la maîtrise de la cathédrale de Besançon, puis entre au grand séminaire de cette même ville. En 1953, il fit son service militaire et demanda, en 1954, son admission aux Missions étrangères de Paris. En 1956, il fut de nouveau convoqué par l'armée, pour aller en Algérie, servir comme sous-lieutenant pendant quelques mois. Revenu à la rue du Bac à Paris - siège des Missions étrangères de Paris -, il y fut ordonné prêtre, le 2 février 1958 et reçut sa nomination pour le vicariat apostolique de Huế (Centre Viêt Nam). Il mourut à Huế d'une rafale de mitraillette le 13 février 1968, ainsi qu'un autre missionnaire, le père Cressonnier.
  • Bernard Jobin, artiste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1982
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Grotte des Essarts

Liens externes[modifier | modifier le code]