Montholier

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Montholier
Montholier - église du XVIIe siècle et son clocher franc-comtois à croix de Malte.
Montholier - église du XVIIe siècle et son clocher franc-comtois à croix de Malte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Poligny
Intercommunalité Communauté de communes du comté de Grimont
Maire
Mandat
Marie-Ange Capron
2014-2020
Code postal 39800
Code commune 39354
Démographie
Gentilé Barouchins[1]
Population
municipale
332 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 55″ N 5° 38′ 54″ E / 46.8986111111, 5.6483333333346° 53′ 55″ Nord 5° 38′ 54″ Est / 46.8986111111, 5.64833333333  
Altitude 300 m (min. : 228 m) (max. : 310 m)
Superficie 7,99 km2
Localisation

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Montholier est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé dans le vignoble jurassien à 8 km de Poligny (capitale du comté), 12 km d'Arbois, 25 min de Lons-le-Saunier, 30 min de Dole et 50 min de Besançon. Le village est à 5 km du péage-échangeur de l'A39 à Bersaillin. La future LGV qui va longer l'A39 mettra deux gares TGV à trente minutes de Montholier. Une première gare sera construite près de Dole (Choisey) et une seconde près de Lons-le-Saunier (Courlaoux). L'expansion attendue de l'aéroport de Franche-Comté à Tavaux-Dole achève le décompte des moyens d'ouverture du village sur l'extérieur.

Sa superficie est de 799 ha dont 458 en surface agricole utile (prairie, céréales, oléagineux et quelques vignes). L'élevage bovin est dominant (AOC Comté ou viande). La vigne, qui a atteint une centaine d'hectares en 1870, a quasiment disparu. Il reste seulement une petite production familiale chez les quelques seniors du village (Bon, Jacquot, Maraux, Seroz...). Deux forêts (La Rochette et Foras) produisent des bois de bonne qualité (chênes et hêtres). La population bénéficie de très nombreuses coupes de bois afin de fournir le bois de chauffage. (MS)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Aumont Abergement-le-Grand Rose des vents
Neuvilley N Grozon
O    Montholier    E
S
Brainans Tourmont

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces les plus anciennes remontent à la période pré-romaine avec la présence sur le site des Millières d'un enclos, identifié par des prises de vues aériennes.(DRAC) Le village à l'époque gallo-romaine se trouve entre les riches plaines doloises et la cité de Grozon ainsi que près de la villa de Tourmont. C'est ainsi que divers vestiges ont été retrouvés dans divers lieux du village (tessons, tuiles, éclats de poteries.... malheureusement tout cela a été perdu). Rabeur est le lieu de rencontre de trois voies romaines (Chevalier, Rousset et divers relevés actuels).

Le village apparaît dans les documents au XIe siècle où il est rattaché à la Terre de Colonne. Il fait partie du comté de Bourgogne, lui-même dépendant du Saint-Empire romain germanique.(ADSL) Il était à l'origine une ferme dépendant de Grozon. Les chartes de l'abbaye de Rosières (La Ferté) commencent à mentionner Montholier dès le XIIe siècle. Montholier (d'après Rousset) est dès cette époque le chef-lieu de l'un des quatre bâtis de la terre de Colonne. On l'appelait Bâtis d'outre-bois (par rapport au bois de Foras) et il avait sous sa dépendance Rathier, Neuvilley, les Millières, le moulin des Charpys et le Moulin Banigot. Le prévôt de Colonne y exerçait la justice haute, moyenne et basse. L’ensemble du Revermont a été saccagé par les Grandes compagnies au XIVe siècle, donc il semble plus que probable que Montholier ait été une cible comme une autre pour ces pillards. Rousset, dans son Dictionnaire des communes, mais aussi l'historien Chevalier (XVIIIe siècle) affirment que le château de Montholier (on parlera de maison-forte) a été détruit par Louis XI en 1480, lors d'une première tentative d'invasion. Il aurait été la propriété d'un certain seigneur ou chevalier de la Baroche. D'où le nom actuel des habitants de Montholier, les Barochins (prononcé Barouchins).

La chapelle Bulabois possède une pierre tombale d'un certain Jehan Bulabois datée de 1577. La chapelle est élevée en 1611 sur cette pierre tombale. À cette époque, l'église de Montholier est située à Grozon, même si une petite chapelle (Saint-Michel) se trouve au pied de la colline sous l'église actuelle. C'est lors de la guerre de Dix Ans que le lieu de culte s'installe à Montholier dans cette chapelle Bulabois ou au presbytère de Grozon. Mais l'insécurité règne. Toujours lors de la guerre de Dix Ans (1634-1644), Montholier est, comme la grande majorité des villages du Bas Jura, ravagé et détruit par les troupes françaises de Louis XIII et Richelieu. Louis XIII rêve de rattacher la comté au royaume de France. Face à la violence des Français, localement, se crée un groupe de partisans, mené par le Polinois La Courvière, qui mène des coups de main contre l'occupant français dans les campagnes autour de Montholier-Oussières. À plusieurs reprises, le village sera pillé et la population anéantie, et plus particulièrement au printemps 1637. Face au succès grandissant de La Courvière, les Français et leurs soudards suédois le traquent impitoyablement. Il est finalement tué. La paix revient, la population reconstruit la région, la prospérité et le calme sont de retour. Les Français et les Suédois (les Sweds) laissent derrière eux plus de 100 000 morts dans les campagnes comtoises.

En 1654, les travaux de l'église Saint-Michel commencent et ils s'achèvent en 1659. Un clocher-porche comtois est érigé à l'Ouest. Clocher comtois dont les tuiles vernissées représentent sur les quatre faces des croix de Malte (ordre des Chevaliers de l'Hospital de Saint Jean). En 1678, nouvel assaut des Français, la Comté devient française. Montholier entre alors dans le royaume de France. Le Code forestier est appliqué dans nos forêts, ce qui n'est pas rien lorsque l'on sait que Montholier est une très riche commune forestière. Le quart de réserve entre très vite en vigueur, les fossés entourant ce quart de réserve sont visibles à la Rochette. En 1747, grâce au don de l'ancien prêtre du village (Claude Anathole Guignard) et à l'aumône des paroissiens, une cloche est installée dans le clocher. Elle est bénite par le père Jean-François-Xavier Marion de Vatagna.

La Révolution ne laisse aucune trace. En 1790, Montholier compte 258 hab., Rabeur 151 et Rathier 155. Lors des guerres d'Italie, Napoléon Bonaparte se serait arrêté dans l'auberge du village. En 1825, les villages de Montholier, Rabeur et Rathier décident de s'unir pour ne former qu'une commune. L'ensemble compte 673 habitants. En 1848, Montholier fait bâtir une maison commune qui abrite l'école fréquentée par 75 élèves. 70 élèves fréquentent l'étude du soir. En 1851, une maison-école est construite à Rathier. L'institutrice y est logée. (Rousset). En 1881, le président de la République Jules Grévy, originaire de Mont-sous-Vaudrey, obtient la réalisation d'une voie ferrée entre Dole et Poligny via Mont-sous Vaudrey. Montholier est sur le tracé et bénéficie de deux gares proches pour ses habitants (Aumont et Vacadieu-Brainans). Elle est inaugurée le 30 août 1884. Face au succès de l'automobile, elle est fermée dans les années 1950. L'eau et l'électricité arrivent dans les années 1950 et 60.

Dinosaure-Plésiosaure[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, lors des travaux sur la route impériale (nationale 5 ou départementale 1005), le squelette d'un Plesiosaurus a été retrouvé dans de la marne grise. Squelette qui est parti pour étude à Paris et qui n'a pas laissé de traces. (Rousset et Désiré Monnier, ADJ). Le plésiosaure était un grand reptile marin qui nageait dans les mers peu profondes du jurassique. Ses quatre nageoires lui permettaient de se déplacer très vite. site décrivant les plésiosaures.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1952 mars 1966 Eugène Michondard SE  
mars 1966 mars 1987 Émile Poirson SE  
mars 1987 mars 2001 Jean-Claude Viallard SE  
mars 2001 mars 2003 Guy Vionnet SE  
mars 2003 réélue en 2008[2] Marie-Ange Capron SE  

Émile Poirson fut le maire de la commune pendant 18 ans, il habitait dans le hameau de Rathier. Lui succèdent Viallard Jean Claude, Vionnet Guy et Marie-Ange Capron (l'actuelle mairesse). Viallard Jean-Claude qui est à l'origine du lotissement du Pré Dôle (normalement Pré Bôle: erreur de retranscription), lance l'étude des maisons expérimentales (chanvre et paille). Maisons dont la construction est concrétisée par Mme Capron. Depuis le lotissement est en train de s'étendre en direction du hameau de Rabeur.

École[modifier | modifier le code]

Montholier et Aumont se sont réunis pour regrouper leurs élèves. Aumont accueille les premières sections jusqu'au CE1 et Montholier accueille les CE2, CM1 et CM2.

Une cantine scolaire est à disposition à Aumont.

Un système de bus assure la navette pour les enfants.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 332 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264 299 353 257 601 598 624 673 671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600 563 573 575 575 538 518 511 470
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
464 442 424 359 381 378 361 333 290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
278 259 270 289 286 283 309 317 332
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est en constante progression grâce à la construction de plusieurs maisons au nouveau lotissement du Pré Dole. Mais aussi grâce à la rénovation d'anciennes fermes. Le lotissement du Pré Dole est en train de voir s'élever divers chalets et maisons bioclimatiques. L'esprit écologue voulu par J-C Viallard et ses maisons expérimentales est préservé. Le village attire et a une image positive à l'extérieur, en plus de cela le tissu artisanal est assez dense pour un village de cette taille. - deux électriciens - un maçon - une entreprise de TP

Festivités[modifier | modifier le code]

Montholier a été pendant de nombreuses années le lieu d'une populaire fête des jonquilles. Elle s'est éclipsée depuis quelques années.

Un concours de pétanques, a lieu le dernier week-end de septembre pour la Saint-Michel, il rassemble plus d'une cinquantaine de doublettes. Le week-end de la Saint-Jean, un repas rassemble une partie du village sur le terrain de pétanque, repas qui s'achève par un feu en l'honneur de l'été.

Biou[modifier | modifier le code]

Le biou de Montholier est relativement récent, puisqu'il est institué en 1901 par un vigneron arboisien venu s'installer à Montholier. La fête a lieu pour la Saint-Michel, le 29 septembre. Les préparateurs du biou disposent de deux moules différents, mais il semble que seul le plus important soit utilisé. La disposition des raisins a varié à plusieurs reprises. Le biou, apporté à l'église par quatre hommes, y reste suspendu une semaine et quelquefois plus longtemps. les grappes sont ensuite à la disposition du curé qui en use comme bon lui semble. D'après Vins, vignes et vignobles du Jura, Cêtre Bruno, Christian et Éric de Brisis. 1993.

Le biou est préparé dans l'ancien presbytère qui est aujourd'hui propriété de la famille De Almeida. Certains vignerons du village se réunissent le samedi de la fête pour le préparer (Jean Jacquot, M. Sinet, JC Viallard, fils Maraux, les regrettés MM Richard et Maraux). Les cépages locaux sont tous utilisés (savagnin, chardonnet, plousard et trousseau). La grappe est ensuite transportée en procession le dimanche à l'église. Le raisin est donné aux sœurs Clarisse de Poligny, qui l'utilisent en vin de messe. L'équipe a perdu beaucoup de ses membres à cause du poids des ans, quelques jeunes se greffent à l'équipe afin de perpétuer cette très noble et belle tradition. Le risque majeur est la disparition des vignes sur les coteaux du village, pourtant classés en AOC Côtes du Jura. Un groupe de musique "Les Jamois" de Tourmont accompagne la cérémonie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

21 odonymes recensés à Montholier
au 24 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Côte Passage Place Quai Rd-point Route Rue Ruelle Autres Total
0 0 0 5 0 0 0 0 1 0 0 5 6 0 4 [N 1] 21
Notes « N »
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA 39 GAJE

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Une mise en valeur du village a été effectuée dans les années 2000 : réfection d'une fontaine, parterres de fleurs, terrain de pétanque.... Le village accueille lors du week-end de la Saint-Michel, le traditionnel biou (grappe de raisins offerte par les vignerons à l'église et un concours de pétanque (quarante doublettes).

L'église du XVIIe siècle est en grande partie classée (statues, retables, autel...). Son clocher à croix de Malte est célèbre dans la campagne du comté de Grimont et se retrouve sur de nombreux clichés.

Plusieurs fontaines et statues dédiées à la Vierge ponctuent les routes et chemins.

Sur le versant est de la colline, de nombreuses cabordes et terrasses élevées lors des siècles précédents sont à voir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bulabois est avocat au Parlement de Franche-Comté à Dole, la province était autonome et sujette de Philippe IV d'Espagne. Cela au début du XVIIe siècle.
  2. Claude Adrien Jean Bulabois né en 1858 (mort en 1930) a été directeur du ministère des Affaires étrangères du gouvernement égyptien lors de la présence anglaise en Égypte. Il restera attaché à la diplomatie britannique de nombreuses années.
  3. Des cousins et de la famille de l'ancien président de République Jules Grévy (Mont-sous-Vaudrey) ont vécu à Rathier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Nom des habitants de Motholier" http://www.habitants.fr/habitants_montholier_39354.html
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]