Mont Poupet

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Mont Poupet
Vue de la face sud du mont Poupet depuis la montagne Saint-André
Vue de la face sud du mont Poupet depuis la montagne Saint-André
Géographie
Altitude 851 m
Massif Jura
Coordonnées 46° 58′ 20″ N 5° 53′ 13″ E / 46.97222, 5.88694446° 58′ 20″ Nord 5° 53′ 13″ Est / 46.97222, 5.886944  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Géologie
Roches Calcaires et marnes

Géolocalisation sur la carte : Jura

(Voir situation sur carte : Jura)
Mont Poupet

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Mont Poupet

Le mont Poupet est une montagne s'élevant à 851 mètres d’altitude située en France, dans le département du Jura. Site naturel, touristique et sportif, il s'agit du point culminant du Jura externe.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Le mont Poupet est situé sur le territoire des communes de Saint-Thiébaud, Salins-les-Bains et Ivrey. Le sommet se trouve au lieu-dit le Signal, sur la commune de Saint-Thiébaud.

Le mont domine la vallée de la Furieuse dont il offre un beau panorama. Le mont Blanc y est bien visible par temps clair. D'autres points de vue intéressants existent, donnant notamment sur la plaine doloise. Une croix et une table d'orientation ornent la face sud du mont.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

L'intérêt floristique et faunistique du mont Poupet en fait une ZNIEFF de type I. En particulier, la présence de hêtres tors près du sommet est à signaler. Par ailleurs, une espèce florale rare et protégée, la vulnéraire des montagnes, est localement appelée le « pompon du Poupet ». Elle servait autrefois de base à une infusion, le « thé du Poupet ».

Quelques espèces d'intérêt faunistique sont présentes sur le mont, comme le faucon crécerelle ou l'orvet commun.

Géologie[modifier | modifier le code]

Orogenèse[modifier | modifier le code]

Le mont Poupet est situé à l'extrême sud-ouest du faisceau salinois, là où le plateau de Levier chevauche le faisceau de Quingey, que le mont domine de plus de 400 mètres. Le mont Poupet a donc été formé lors de la formation du Jura, la poussée des Alpes sur le massif jurassien ayant entrainé le chevauchement, qui a lui-même soulevé les terrains pour donner naissance au faisceau salinois ainsi qu'au mont Poupet.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le sud du mont Poupet est formé de petites falaises, produits de l'érosion de la rivière en contrebas, la Furieuse. Les calcaires du sommet du mont sont faillés par trois failles, bien visibles sur la face Sud.

Pétrologie[modifier | modifier le code]

Le chevauchement qui a formé la montagne a provoqué la remontée de calcaires du Jurassique moyen qui forment aujourd'hui la partie haute de la montagne. La partie basse est, quant à elle, formée de marnes grises du Lias et la base de la montagne est composée de marnes irisées du Trias.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le site abritait le château des Sires de Poupet, dont Guigone de Salins, fondatrice des Hospices de Beaune, faisait partie.

Lieu d'expérimentation historique[modifier | modifier le code]

Le mont Poupet entre dans l'histoire avec l'expérience que Louis Pasteur y conduisit sur la génération spontanée. Pour le savant, les microbes ne pouvaient pas naître spontanément. Il entreprit donc de le démontrer en faisant pénétrer de l'air dans des ballons remplis sous vide de levures. Ayant compris que la pureté de l'air augmentait avec l'altitude, il réalisa cette expérience sur le mont (851 mètres) le mercredi 3 octobre 1860, après l'avoir mise en œuvre une première fois à Arbois (250 mètres). Sur vingt ballons, seuls cinq fermentèrent, ce qui contribua à réfuter la théorie de la génération spontanée.

Activités[modifier | modifier le code]

Randonnée[modifier | modifier le code]

Il est possible de grimper le mont Poupet à pied par des sentiers de randonnée. Le GR 59 traverse notamment le site. Son tracé se confond pour partie avec celui du chemin de l'Âne, qui relie la D 492 au belvédère de la Croix. Il mène ensuite au sommet du mont, au lieu-dit le Signal (où se trouvent les relais de télécommunication), puis à la cascade du Gour de Conche. Un autre sentier existe au départ de la place de l'église de Saint-Thiébaud, qui rejoint la Corne de Saint-Thiébaud où sont situées de nombreuses aires d'envol.

L'accès est également possible en voiture jusqu'au sommet du mont.

Autres activités sportives[modifier | modifier le code]

Grâce à son potentiel thermique et à son large choix de décollage, le mont Poupet est un site phare pour la pratique du parapente dans la région. Six aires d'envol y sont établies.

Il accueille aussi tous les ans la célèbre « montée du Poupet », course à pied de 17,5 kilomètres reliant le centre-ville de Salins (340 m) au lieu-dit de la côte Guillaume (745 m). Créée en 1985, cette compétition a dépassé le millier de participants en 2009, avec la présence d'athlètes de niveau international.

La Coupe de France de rallye prend également ses quartiers autour du mont avec le « rallye des Lacs ».

Perspectives[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du pays de Salins-les-Bains valorise actuellement le site pour accroître son potentiel touristique en le rendant notamment plus accessible (rénovation du réseau routier, création d'un belvédère accessible aux personnes à mobilité réduite, installation de matériel de pique-nique pour les familles...).

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Trois antenne-relais sont installées au sommet du mont Poupet, principalement de téléphonie mobile et de radio. Le pylône le plus haut culmine à 50 mètres au-dessus du sol[1].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

On raconte que le jour de la Trinité, trois ou quatre soleils se lèvent simultanément derrière la montagne. Mais seules les âmes totalement innocentes pourraient assister à ce spectacle. Saint-Claude lui-même, au VIIe siècle, ne parvint pas à les voir.

Des légendes de géants, ou même d'extraterrestres, entourent également l'histoire du mont Poupet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pylône haubané SFR, 50 m. Pylône autostable Orange/France Télécom, 41 m. D'après Cartoradio, consulté le 11 mai 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Vincent Bichet, Michel Campy, Montagnes du Jura. Géologie et paysages, NEO éditions, 2008, pp. 202 à 205.

Lien externe[modifier | modifier le code]