Halite

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Halite
Catégorie III : halogénures[1]
Halite - Mine de Wieliczka, Pologne - (16×13 cm)

Halite - Mine de Wieliczka, Pologne - (16×13 cm)
Général
Numéro CAS 14762-51-7
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute ClNaNaCl
Identification
Masse formulaire[2] 58,443 ± 0,002 uma
Cl 60,66 %, Na 39,34 %,
Couleur incolore, blanc, jaune, orange, rougeâtre, bleu, violet, grisâtre, rosâtre rouge orange
Classe cristalline et groupe d'espace hexoctahedral, Fm3m
Système cristallin cubique
Réseau de Bravais faces centrées F
Clivage parfait, sur {100}, {010}, {001}
Cassure conchoïdale
Habitus cristaux fréquents {100}, en masse, en croutes…
Échelle de Mohs 2
Trait blanc
Éclat vitreux
Propriétés optiques
Pléochroïsme faible
Biréfringence δ = 0,000
Fluorescence ultraviolet en fonction des impuretés
Transparence transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité 2,16
Solubilité soluble dans l'eau
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité très rare, halite se présente bleue
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La halite est un minéral composé de chlorure de sodium de formule NaCl avec des traces d'iode, brome, fluor, fer, oxygène et silicium. Pure, elle est incolore si les cristaux sont bien formés, ou blanche. La présence d'impuretés lui donne parfois une couleur grise, jaunâtre à rougeâtre, brunâtre, ou bleue en cas de radioactivité.

Sommaire

[modifier] Historique de la description et appellations

[modifier] Inventeur et étymologie

Connue depuis la préhistoire, l'inventeur « moderne » est Ernst Friedrich Glocker en 1847, qui lui a attribué le nom de « halites ». Ce mot vient du grec ἃλς hals = sel, et λίθος lithos = pierre. C'est James Dwight Dana qui lui donnera son nom définitif en enlevant le « s » final[3].

[modifier] Synonymes

Il existe pour cette espèce de nombreux synonymes[4] :

  • β-halite ;
  • cachi ; du quechua kallchi qui signifie « sel » en référence aux lagunes saumâtres du Nord-Est de l'Argentine ;
  • halites (Glocker) ;
  • martinsite (Karsten 1845 )[5] ;
  • soude muriatée ;
  • sel gemme.

[modifier] Caractéristiques physico-chimiques

[modifier] Mélange

La natrikalite fut d'abord décrite comme une espèce minérale par Gilbert Joseph Adam en 1869, puis déclassée comme mélange de halite et de sylvite[6].

[modifier] Cristallochimie

La halite se présente sous forme d'un réseau cubique d'ions hexacoordonnés, c'est-à-dire que chaque anion est entouré de façon octaédrique par six cations, et réciproquement.

  • Elle sert de chef de file à un groupe de minéraux isostructuraux
Groupe de la halite
Groupe de la halite
Minéral Formule Groupe ponctuel Groupe d'espace
Carobbiite KF 4/m 3 2/m Fm3m
Griceite LiF 4/m 3 2/m Fm3m
Halite NaCl 4/m 3 2/m Fm3m
Sylvine KCl 4/m 3 2/m Fm3m
Villiaumite NaF 4/m 3 2/m Fm3m

[modifier] Cristallographie

La halite cristallise dans le système cristallin cubique, avec le groupe d'espace Fm3m (Z = 4 unités formulaires par maille conventionnelle)[7].

  • Paramètre de la maille conventionnelle : a = 5,6402 Å (volume de la maille V = 179,43 Å3)
  • Masse volumique calculée = 2,16 g/cm3

La structure de la halite correspond à deux sous réseaux cubiques à face centrée d'ions, décalés de la moitié du côté de la maille selon l'une des directions des côtés de la maille.

Les ions Na+ et Cl ont chacun une coordinence 6 : que n'importe quel ion Cl est entouré de 6 ions Na+, formant un octaèdre autour du Cl. Et vice versa, autour de chaque ion Na+ se trouvent comme plus proches voisins 6 ions Cl formant aussi un octaèdre.

[modifier] Gîtes et gisements

[modifier] Gîtologie et minéraux associés

La halite est un composant de nombreuses roches évaporitiques, provenant de l'évaporation de lacs ou mers salés. Elle peut se rencontrer en couches importantes dans les dépôts sédimentaires et en efflorescences en régions arides. La halite est associée à divers chlorures, carbonates et sulfates (gypse, sylvine, polyhalite, carnalliteetc.).

[modifier] Gisements producteurs de specimens remarquables

  • France
Varangéville en Meurthe-et-Moselle
  • Pologne
Mines de sel de Wieliczka, Wieliczka, Małopolskie - Mine ouverte dès le XIIIe siècle, classée au patrimoine de l’UNESCO

[modifier] Exploitation des gisements

Ses principales utilisations sont :

[modifier] Galerie

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[modifier] Notes et références

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz.
  2. Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007 sur www.chem.qmul.ac.uk
  3. (en) Dana (1868), System of Mineralogy, 5e éd., p. 112
  4. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  5. (de) Karsten, « Der Martinsit, ein im Steinsalzlager zu Stassfurth aufgefundenes Salz », dans J. Prakt. Chem., vol. 36, no 1, 1845, p. 127 (ISSN 0941-1216) [lien DOI] 
  6. Adam, M. (1869) Tableau minéralogique, Paris: 69
  7. ICSD No. 61 662 ; (en) J.E. Nickels, M.A. Fineman et W.E. Wallace, « X-ray diffraction studies of sodium chloride-sodium bromide solid solutions », dans Journal of Physical Chemistry, vol. 53, no 5, 1949, p. 625-628 [lien DOI] 

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