Jules Marcou

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Jules Marcou

Naissance 20 avril 1824
Salins, Jura (France)
Décès 17 avril 1898
Cambridge, Massachusetts (Drapeau des États-Unis États-Unis)
Domicile France, États-Unis
Nationalité Française
Champs Géologie
Institutions Société géologique de France
École polytechnique fédérale de Zurich
American Academy of Arts and Sciences
Renommé pour Première carte géologique des États-Unis, première carte géologique du monde
Distinctions Croix de la Légion d'honneur

Jules Marcou (20 avril 182417 avril 1898) est un géologue français connu pour avoir osé publier, le premier, une carte géologique de l'ensemble des États-Unis, ainsi qu'une carte géologique mondiale. Connu pour son caractère abrupt et son franc-parler, il se fera beaucoup d'ennemis dans les milieux de la géologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Il naît à Salins, dans le Jura français, où son père était secrétaire de mairie.

Au cours de ses études à Besançon et au collège Saint-Louis, à Paris, il est souvent malade et en échec scolaire. Dès l'âge de 21 ans, il fait la connaissance de Jules Thurmann, Louis Agassiz et Jean Deluc.

Travaux et vie privée[modifier | modifier le code]

Il travaille avec Jules Thurmann à la géologie des monts du Jura. En 1846 et en 1847, il travaille successivement avec Gabriel Delafosse à la Sorbonne, puis avec Louis Cordier au Muséum national d'histoire naturelle. En janvier 1848, il part en Amérique en qualité de géologue itinérant pour le compte du Jardin des plantes, à l'initiative de Louis Cordier. L'année suivante, il rejoint Louis Agassiz à Boston, et l'accompagne dans la région des Grands Lacs.

Son mariage en 1850 avec Jane, fille de l'historien Jeremy Belknap, lui donne une grande aisance financière. Délivré du souci de gagner sa vie, il va faire de nombreuses courses géologiques en Amérique, et au Panama, avec de nombreuses maladies.

En 1856 il est nommé professeur à la chaire de géologie et paléontologie de l'École polytechnique fédérale de Zurich, dont il démissionnera 2 ans plus tard pour raison de santé.

Après un séjour à Salins, il retourne aux États-Unis en 1860, et devient membre de l'American Academy of Arts and Sciences en 1861. Il fait de nouvelles campagnes géologiques dans les régions les plus dangereuses en pleine Guerre de Sécession.

De 1864 à 1881, il fait des aller-retours entre la France et les États-Unis. À partir de 1881, il vit seulement dans les États-Unis, près de Boston.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Recherches géologiques sur le Jura salinois, [Paris], Société géologique de France,‎ 1846 (lire en ligne)
  • Lettres sur les roches du Jura et leur distribution géographique dans les deux hémisphères, Paris, F. Klincksieck,‎ 1860 (lire en ligne)
  • Explication d'une seconde édition de la Carte géologique de la terre, Zurich, Wurster,‎ 1875 (lire en ligne)

Grands amis et grands ennemis[modifier | modifier le code]

Ses très grands amis furent Louis Pasteur[1], Louis Agassiz et Joachim Barrande. Il écrivit leurs biographies. Il épaula Louis Agassiz dans le cadre du Musée de zoologie comparative que ce dernier créa à Harvard en 1859.

Il attaqua très violemment un certain nombre de personnes ou d'institutions : Edmond Hébert (censé diriger sur le plan scientifique la géologie française), l'Académie des sciences (qui avait un positionnement décalé par rapport à la science vivante et n'accueillait pas suffisamment de jeunes scientifiques), le Corps des ingénieurs des mines (qui monopolisait la fabrication de la Carte géologique de France), le Muséum national d'histoire naturelle, le Geological Survey of America, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pasteur fit décorer Marcou de la Légion d'honneur en 1867

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Durand-Delga et Richard Moreau, Jules Marcou (1824-1898) précurseur français de la géologie nord-américaine, L'Harmattan, 200 pages, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]