Quingey

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Quingey
Place de la Mairie.
Place de la Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Arrondissement de Besançon
Canton Canton de Quingey
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Quingey
Maire
Mandat
Jacques Breuil
2014-2020
Code postal 25440
Code commune 25475
Démographie
Population
municipale
1 361 hab. (2011)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 15″ N 5° 53′ 01″ E / 47.1042, 5.883647° 06′ 15″ Nord 5° 53′ 01″ Est / 47.1042, 5.8836  
Altitude Min. 259 m – Max. 522 m
Superficie 8,55 km2
Localisation

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Quingey

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Quingey

Quingey est une commune française située dans le département du Doubs, en région Franche-Comté. Les habitants sont nommés 'les Quingeois et les Quingeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Quingiaco en 1135 ; Quingiacum en 1160 ; Quingey en 1165 ; Quingeio en 1239 ; Quinge en 1240 ; Quenge en 1249 ; Quingy en 1312 ; Quingey depuis 1363[1].

Située sur la rivière La Loue, Quingey se trouve à une vingtaine de kilomètres de Besançon, sur la route de Lons-le-Saunier et de Lyon. Autrefois traversée par la route nationale 83, elle bénéficie maintenant d'une déviation qui a donné lieu à la construction d'un viaduc impressionnant surplombant la vallée (inauguration en juillet 1999).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Boussières Rose des vents
Abbans-Dessus
Byans-sur-Doubs
N Chouzelot
O    Quingey    E
S
Lombard Lavans-Quingey Cessey

Histoire[modifier | modifier le code]

Quingey est une ville régie par un maire depuis 1610 (l’année de l’assassinat du roi Henri IV, événement que la Franche-Comté salua : c'était alors une province ultra catholique réunie à l’Espagne et ayant une certaine autonomie, elle ne devint réellement française qu’en 1678).

Quingey aurait obtenu son titre de « ville » au dix-septième siècle au fait « qu’elle est constituée d’un assemblage de maisons organisées par rues et entourées d’enceintes, de remparts et de fossés ». Son blason comporte quatre tours : les quatre tours de l’ancien château. Il est décrit comme suit : « de gueules à la croix d’argent cantonnée de quatre tours de même ».

blason de Quingey

La carte de Cassini, réalisée sous Louis XV en 1747, fait état d’un fourneau, d’un moulin et d’une forge à Quingey. Le moulin de Saint Renobert y apparaît également. Il y avait pas moins de vingt roues à aube à Chouzelot et Quingey dont celle de Saint Renobert.

L'étymologie de « Quingey » est celtique : QUIN qui signifie « beau » et GY qui signifie « séjour ». Au cours des siècles et jusqu’au Moyen Âge, Quingey, dont les habitations étaient pour la plupart en bois, a été détruit trois fois par des incendies.

Quingey a toujours occupé une place importante sur le plan administratif et plus particulièrement depuis la Révolution de 1789 lorsque la ville est devenue chef-lieu de district.

C’est Girard de Roussillon qui aurait fait construire le château de Quingey (an VIII de notre ère), château très prisé par les comtes de Bourgogne dont le père du Pape Calixte II, né à Quingey en 1060, de son vrai nom Gui de Bourgogne. Sur la place des Rives de la Loue où il se situait, ont été construites : la poste inaugurée en 1995, et la perception, ce après la destruction de l’usine de Quingey devenue vétuste et dangereuse et qui fut successivement clouterie du début du vingtième siècle jusqu’en 1930, puis sparterie (tissage de fibres végétales : nattes, tapis-brosse) pendant quelques années, et, enfin, fabrique de couverts et de plats en inox du temps de Jean Simon.

Carte postale représentant la place de la Mairie de Quingey, datée de 1919

L’usine Simon a été rebâtie dans la zone artisanale de La Blanchotte en 1988 après avoir été reprise par Guy Degrenne, puis par le groupe PSP Peugeot (Peugeot Salières Poivrières). Il a été impossible en 1988 de retrouver les traces du château enfoui sous des tonnes de béton sur lesquelles reposaient, en particulier, les presses de l’usine.

L’ancien Hospice Dornier a été considérablement agrandi pour devenir aujourd’hui un centre hospitalier composé de la maison de retraite, du centre de rééducation fonctionnelle et du centre de long séjour. Avec la MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) construite un peu plus loin, ce sont les plus gros employeurs de la région avec deux cent cinquante à trois cents salariés.

L’association T.R.I [2] (Traitement Recyclage Insertion), née en 1994, a pour vocation la collecte et la revalorisation des recyclables et du réutilisable, l'éducation à l'environnement et la blanchisserie. Elle emploie aujourd’hui entre soixante et soixante-dix salarié(e)s[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Jacques Breuil[4] PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 361 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
987 1 110 1 050 878 801 982 991 1 038 1 210
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 157 1 154 1 210 1 060 1 042 958 945 897 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
887 865 867 719 718 723 664 843 830
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
836 854 936 920 980 1 049 1 217 1 361 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lieu de naissance de Calixte II (Gui de Bourgogne) (Quingey 1050 - Vatican 1124) : archevêque puis pape (1119-1124). On peut voir la tour où il est né.
  • Simon de Quingey (1448-1523).
  • Félix-Henri Giacomotti, peintre, né à Quingey en 1828, décédé à Besançon en 1909. Il a peint, entre autres, une fresque dans le chœur de l'église de Quingey : saint Martin partageant son manteau ; on peut aussi trouver dans l'église son tableau Le Martyre de Saint-Sébastien.
  • Charles-Georges Fenouillot de Falbaire de Quingey, auteur dramatique français.
  • André Oudet. Né à Myon le 8 janvier 1942, mort à Besançon le 6 juillet 1999. Peintre influencé par Picasso et Manessier. Il remporta en 1964 le concours de la réalisation d'une fresque à l'école du village[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1986
  2. http://association-TRI.com/
  3. http://pagesperso-orange.fr/quingey-dalmau/
  4. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. www.racinescomtoises.net

Liens externes[modifier | modifier le code]

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