Cryothérapie

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Pistolet de cryothérapie médicale

La cryothérapie est le traitement par le froid.

Histoire de la cryothérapie[modifier | modifier le code]

La cryothérapie existe depuis l'Antiquité mais c'est seulement depuis les années 1970 que l'application de froid par vessie de glace, ou spray froid, a commencé à intéresser les scientifiques.

Les Japonais ont été les premiers à mettre au point une méthodologie scientifique permettant l'évaluation codifiée des résultats obtenus par l'abaissement de la température cutanée[réf. souhaitée].

En juin 2011, cette méthode est utilisée pour la première fois dans le milieu du cyclisme professionnel, à l'occasion du Critérium du Dauphiné libéré, qui voit les coureurs de l'équipe La Française des Jeux participer régulièrement à des séances de cryothérapie, afin de favoriser leur récupération après l'effort.

Applications[modifier | modifier le code]

Elle est utilisée pour calmer les douleurs telles que les entorses, tendinites, claquages musculaires.

Le froid a pour effet de réduire le calibre des vaisseaux (vasoconstriction), de soulager la douleur et d'aider à résorber les hématomes. Des spray de froid sont aujourd'hui couramment utilisés sur les terrains de sport pour calmer la douleur suite à un choc, de manière plus pratique qu'avec la glace.

La cryothérapie (à température beaucoup plus basse) permet également de « brûler » (en les congelant) les verrues ; par l'application d'un petite quantité d'azote liquide à -196 °C, directement sur la peau à l'aide d'un coton tige.

Chambre de cryothérapie[modifier | modifier le code]

Chambre de cryothérapie
Patient dans la phase de préparation à la cryothérapie

La cryothérapie en chambre est un traitement médical par le froid qui consiste à placer le corps du patient dans une pièce dont la température est d'environ -110 °C pendant une durée très courte (moins de 3 minutes). L'objectif est de stimuler le corps humain de façon à déclencher les réflexes de lutte contre le froid du corps humain et ceci sans blessures.

Lors d'une séance de traitement dans une chambre cryothérapique, le patient est équipé de manchons aux pieds et aux mains ainsi que de protection pour les oreilles et la bouche (les parties du corps humain les plus sensibles au froid). Au cours d'une séance, la température extérieure de la peau baisse d'environ une dizaine de degrés mais ne doit pas être en dessous de °C. La température du corps humain reste quant à elle stable durant la séance.

Au cours de la séance et en réponse au froid, le corps humain secrète des endorphines ce qui a pour effet de provoquer une analgésie.

La cryothérapie en chambre est utilisée pour traiter différent maux : stress, insomnie, rhumatismes, douleurs aux muscles et articulations, démangeaisons, psoriasis.

Cryothérapie gazeuse hyperbare[modifier | modifier le code]

La cryothérapie gazeuse hyperbare, appelée neurocryostimulation ou NCS a été mise au point par la société Cryonic Medical[1] en 1993[2], permettant de soulager les douleurs par 4 mécanismes physiologiques suivants :

  1. Anti-douleur
  2. Vasomoteur
  3. Anti-inflammatoire
  4. Relâchement musculaire

Cette technique, pratiquée par certains médecins, kinésithérapeutes et vétérinaires, consiste à appliquer pendant un temps très court sur la peau, à hauteur de l’articulation douloureuse, du dioxyde de carbone à -78 °C avec une pression de 50 bars et une fréquence de 400 Hz. Les séances peuvent être répétées à volonté[réf. nécessaire].

Autre technique[modifier | modifier le code]

L'hypothermie thérapeutique est une toute autre technique car le patient est refroidi dans sa globalité (température centrale entre 32 °C et 34 °C ) pendant plusieurs heures ou jours. Elle est utilisée en réanimation médicale notamment dans le cadre des suites de l'arrêt cardio-circulatoire.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brevet EPO, [1] Brevet 1999
  2. Marc Rozenblat, « neurocryostimulation » Le Rhumatologue 2008, 65:12-14.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]