Colonne (Jura)

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Colonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Poligny
Intercommunalité Communauté de communes du comté de Grimont
Maire
Mandat
Éric Tourneur
2014-2020
Code postal 39800
Code commune 39159
Démographie
Gentilé Coulonnais
Population
municipale
260 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 07″ N 5° 34′ 37″ E / 46.8852777778, 5.5769444444446° 53′ 07″ Nord 5° 34′ 37″ Est / 46.8852777778, 5.57694444444  
Altitude Min. 213 m – Max. 245 m
Superficie 11,13 km2
Localisation

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Colonne

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Colonne

Colonne est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La terre de Colonne regroupait autrefois 14 villages et 20 hameaux répartis en 4 bâtis. Située entre le premier plateau calcaire du massif du Jura et la plaine bressane appelée le Finage, Colonne est une petite bourgade qui fut, autrefois plus qu'aujourd'hui, un lieu naturel d'échange et de communication. Bien que le paysage de Colonne ait récemment été drastiquement remanié par la construction de l'autoroute A39, Colonne est un village agréable où il fait bon vivre.

En ce début de millénaire, la municipalité a beaucoup travaillé à l'unité d'une structure collective rurale moderne et démocratique : l'intercommunalité du Val d'Orain. Ici, le partenariat communautaire est une tradition. Les sept agriculteurs portent leur lait à la coopérative d'Oussières. Le SIVOS du Val d'Orain (syndicat intercommunal à vocation scolaire) a été créé avec Oussières, Villers-les-Bois, Le Chateley, Biefmorin, Bersaillin, Brainans, Neuvilley pour construire un groupe scolaire à 6 classes avec garderie. La demande en logement dépasse l'offre. Colonne vit.

Colonne a été bâtie dans la partie basse d'une micro vallée dessinée par l'Orain, petite rivière qui prend sa source dans les complexes systèmes karstiques des plateaux du Jura. Son débit reste très variable, généralement calme et tranquille. Mais si jamais un orage éclate sur le plateau, quelques heures plus tard son lit se gonfle, voire déborde. En ce sens, Colonne n'est pas directement adossée à la rivière mais un petit canal, qui constitue un bras de l'Orain a été aménagé pour alimenter le village. Les maisons sont très anciennes, ainsi que l'église, totalement reconstruite au XVIIIe et dont le clocher supporte une cloche classée monument historique. Remaquons une très belle « maison-forte » du XIIe siècle offre une remarquable façade du XVe siècle. Ses 2 moulins du XIXe siècle sont encore pratiquement en état.

Finalement ce bras de l'Orain constitue le cœur du village car entre la rivière et celui-ci, la Colonne historique s'y est développée et ce autour de l'église. Les moulins qui ne sont plus en service aujourd'hui enjambent le bras de la rivière et enfin, à l'extérieur de l'enceinte naturelle, on y trouve le château ainsi que l'ancienne fromagerie tous deux grands utilisateurs d'eau.

Un œil aiguisé peut lire dans le paysage de Colonne les derniers héritages visibles du recul du plateau : les buttes témoins clairsemées dans la région. Ici on y trouve marnes bleues, argiles en tout genre. Les habitants des environs y venaient chercher la terre glaise et argileuse pour en faire des tuiles. Aujourd'hui, on peut aller se promener dans les forêts de chênes ou au bord des étangs, aux champignons et sur les sentiers de randonnées (GR).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villers-les-Bois, Oussières Rose des vents
Biefmorin
Le Chateley
N Neuvilley
O    Colonne    E
S
Chemenot La Charme Bersaillin

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Colonne fut le fief, vers 1640, du chef de bande comtois Jacques Roussel dit La Courbière. Dans le contexte ultra violent de la guerre de Dix Ans, l'émergence d'un chef relevait d'une logique implacable. En 1637, dès les premiers mouvements de l'invasion française, capitaine La Courbière qui tenait le comté entre Sellières et Dole, est à la tête d'une bande de trois cents hommes. Ils ont en 1639 contenu les troupes françaises.

La Courbière est insaisissable car autour de Colonne s'étendent des espaces marécageux coupés par d'épaisses forêts, et c'est donc depuis le château de Colonne que La Courbière dirige les Picorées : troupe qui agit jusqu'au-delà de la frontière d'alors. Les Français s'emparent néanmoins du château de Grimont, au-dessus de Poligny. C'est une forteresse clef du pays. Mais l'approvisionnement de cette tête de pont, dans un pays épuisé, dépendait complètement d'apports externes. Les convois de charretiers devaient traverser depuis la plaine doloise, le piémont jurassien. C'est au long de ce parcours que les guettait La Courbière. Cette traque permanente faite d'embuscades et faillit bien affamer Grimont.

L'épisode du Meunier Courbières ne résista guère aux démonstrations de l'artillerie des troupes de Villeroy. La Courbière déposa les armes et fut fait prisonnier. Le superbe château constitue encore aujourd'hui le cœur du village, semble bien constitué en partie, d'éléments antérieurs au XVIIe siècle.

À l'intérieur de l'enceinte du château, on peut trouver tous les attributs défensifs associés à un site d'une certaine importance. On voit encore aujourd'hui les bribes d'un large cercle fossoyé qui entourait ce bourg primitif. Cependant le bâtiment visible au centre du village ne peut être confondu avec le château qui protégeait le couvent de Colonne au Moyen Âge, lequel était consacré à la vierge Marie (Toujours fêtée à ce jour). Seul, le portail d'entrée de l'enceinte religieuse mais lui de style Renaissance, a survécu aux représailles françaises de 1639 .Rappelons que :murs et arbres ont été "rabattus" à un mètre sur une demi lieue .

Qu'en est-il alors du "château"? Un propriétaire un peu mégalomane est sans doute à l'origine de cette "bidouille" architecturale", les invraisemblances sont nombreuses, la présence d'antiques archères au-dessus d'une porte civile, construite à l'époque des armes à feu, celle d'armoiries apocryphes recreusées à hauteur d'homme, sachant que la Révolution a réalisé un bouchardage systèmatique des symboles nobiliaires, l'absence d'impacts et même de délitement, des pierres des tours, (rappelons que le village a brûlé plusieurs fois, qu'il a été l'objet d'un bombardement et que la pierre jaune est gelive)...

Sans doute du même tonneau puisque du même propriétaire, la chapelle néo-gothique en ciment moulé, technique chère à la seconde moitié du XIX me siècle où veillait encore il y a peu, un Christ aux outrages en plâtre.

F v.S Colonne.Etudes d'architecture et d'histoire & Arnaud Compas[réf. incomplète]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[1] Jean Letroublon    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375 431 354 356 622 709 734 699 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635 636 682 670 656 653 670 638 606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
575 530 522 419 426 372 358 332 281
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
281 263 248 234 235 233 253 259 260
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. a et b « Moulin 1 », base Mérimée, ministère français de la Culture