Charles Meynier

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Charles Meynier

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Louis-Léopold Boilly, Portrait du peintre Charles Meynier (détail), Palais des beaux-arts de Lille[1].

Naissance 1768
Paris
Décès 1832
Paris
Nationalité Drapeau de la France France

Charles Meynier, né à Paris le [2] et mort à Paris le , est un peintre néo-classique français.

Élève de François-André Vincent, il remporta en 1789 un second premier grand prix de Rome. On lui doit des dessins pour les bas-reliefs et statues de l'arc de Triomphe du Carrousel.

Il fut membre de l'Académie des beaux-arts dès 1816.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peintre d'histoire, Charles Meynier naquit à Paris le . Enfant d'une famille nombreuse, son père le destinait à la profession de tailleur, mais se sentant du goût pour les arts du dessin, il préféra entrer chez le graveur en taille-douce Pierre-Philippe Choffard. Quoi qu'il y fit de rapides progrès, son plus grand désir était de devenir peintre. L'un de ses frères aînés, Maynier-Saint-Phal, acteur de la Comédie-Française, se chargea de le placer à ses frais dans l'atelier de l'académicien François-André Vincent, qui jouissait alors d'une brillante réputation. Plein de zèle et de constance, Meynier mit si heureusement à profit les leçons de son maître, qu'au bout de quatre ans, en 1789, il remporta le second premier grand prix de Rome en peinture[3], ce qui lui valut de partir pour Rome en qualité de « pensionnaire du Roi ». Ce fut durant son séjour dans cette ville, qu'il dessina avec une fidélité scrupuleuse des ouvrages de sculpture antique, et il fit de ces études une grande collection, dont il ne voulut jamais se défaire.

De retour en France, à l'époque de la Terreur, il passa une partie de cette période à composer un grand nombre d'esquisses, dans l'intention d'en faire un jour de grand tableaux. Après le 9 thermidor, ne craignant plus autant les dénonciations auxquelles les élèves de Vincent étaient en butte, il s'empressa de mettre à exécution une partie de ses projets.

Le talent de Meynier consistait en une parfaite connaissance des formes anatomiques, un grand art de peindre les nus et une excellente maîtrise de la peinture de plafond, tant sous le rapport de la disposition pittoresque que sous celui de la perspective aérienne.

Meynier n'a pas eu la renommée qu'il aurait méritée. Il tenait un chez lui un atelier de peinture exclusivement consacré aux femmes, et il comptait notamment parmi ses élèves Madame Hersent. Il fut nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris, le en remplacement de Louis Jean François Lagrenée l'Aîné et eu pour successeur Merry-Joseph Blondel, en 1832[4].

Il est mort le , victime du choléra, tout comme sa femme qui venait elle aussi d'en être frappée quelques jours plus tôt.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Détail : Napoléon sur l'île de la Lobau.
Les Nymphes de Parthénope emportant leurs pénates sur les bords de la Seine (1827), Paris, musée du Louvre.
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Un ensemble de neuf toiles représentant les Muses fut conservé en Suisse au château de Wallenreid, (Jura)[5].

  • Le 76e de ligne retrouvant ses drapeaux dans l'arsenal d'Inspruck (Versailles)
  • L'Entrée des Français dans Berlin (Versailles)
  • Les Français dans l'île de Lobau (Versailles)
  • Dédicace de l'Église de Saint-Denis en présence de Charlemagne (dans la sacristie de cette même église)
  • Phorbas présentant œdipe à la reine de Corinthe (Louvre)
  • Saint-Vincent-de-Paul (à l'Église de Saint-Jean à Lyon)
  • Alexandre et Campaspe (au Musée de Rennes)
  • Le Triomphe de saint Michel sur le démon (possesseur en 1843 : l'hospice de Saint-Mandé)
  • Portrait du Cardinal Joseph Fesch (1806; ministère des finances puis château de Versailles)
  • Rome donnant à la terre donnât le Code de Justinien (plafond au musée du Louvre)
  • La France protégeant les beaux-arts sous les auspices de paix (ibidem)
  • Le Génie préservant de la faux du temps des chefs-d'œuvre de nos grands maîtres (ibidem)
  • Les Nymphes de Parthénope emportant leurs pénates sur les bords de la Seine (plafond du musée Charles X, Musée du Louvre, 1827)
  • Job sur le fumier ou Job raillé par sa femme, Musée Muséum départemental des Hautes-Alpes.
  • Ensemble de grisailles représentant les villes de France, complétée d'une frise représentant les différentes bourses d'Europe (Palais Brongniart)

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Mayer-Michalon, Charles Meynier 1763-1832, Paris, Arthena, 2008, 328 p. (ISBN 978-2-903239-39-8)
  • Biographie Universelle Supplément

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice sur le site de la RMN
  2. Certaines sources indiquent la date de 1763.
  3. Réserve de 1786, année sans prix.
  4. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts ( 1794-1873) », dans Romantisme, 1996, no 93, p. 95-101.
  5. Ghislain de Diesbach, « Un nid de souvenirs en Suisse », in Connaissance des Arts, no 192, février 1968, p. 62–67.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Article sur une exposition organisée à Boulogne-Billancourt du 14 mars au 21 juin 2008, puis à Dijon, au Musée Magnin, du 11 juillet au 12 octobre 2008, consultable sur le site de La Tribune de l'Art