Charles Meynier

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Charles Meynier

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Portrait par Louis-Léopold Boily

Naissance 1768
Paris
Décès 1832
Paris
Nationalité Drapeau de la France France

Charles Meynier est un peintre néo-classique français, né à Paris le 24 novembre 1768[1] et mort à Paris le 6 septembre 1832, âgé de 64 ans.

Élève de François-André Vincent, il remporta en 1789 un second premier grand prix au prix de Rome. On lui doit des dessins pour les bas-reliefs et statues de l'Arc de Triomphe du Carrousel.

Il fut membre dès 1816 de l'Académie des beaux-arts.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peintre d'histoire, il naquit à Paris le 24 novembre 1768. Enfant d'une famille nombreuse, son père le destinait à la profession de tailleur, mais le jeune Charles, se sentant du goût pour les arts du dessin, préféra entrer chez un graveur en taille-douce, un nommé Choffard. Quoi qu'il y fit de rapides progrès, son plus grand désir était de devenir peintre. L'un de ses frères aînés, Maynier-Saint-Phal, acteur de la Comédie-Française se chargea de le placer à ses frais dans l'atelier de l'académicien Vincent, qui jouissait alors d'une brillante réputation. Plein de zèle et de constance, Meynier mit si heureusement à profit les leçons de son maître, qu'au bout de quatre ans, en 1789, il remporta le second Premier Grand prix de Rome de peinture[2], ce qui lui valut de partir pour Rome en qualité de « pensionnaire du Roi ». Ce fut durant son séjour dans cette ville, qu'il dessina avec une fidélité scrupuleuse de très beaux ouvrages de sculpture antique, et il fit de ces études une grande collection, dont il ne voulut jamais se défaire . De retour en France, à l'époque de la Terreur, il passa une partie de cette période à composer en silence un grand nombre d'esquisses, dans l'intention d'en faire un jour de grand tableaux, et après le 9 thermidor, ne craignant plus autant les dénonciations auxquelles les élèves de Vincent étaient en butte, il s'empressa de mettre à exécution une partie de ses projets.

Le talent de Meynier consistait en une parfaite connaissance des formes anatomiques, un grand art de peindre les nus et une excellente maîtrise de la peinture de plafond, tant sous le rapport de la disposition pittoresque que sous celui de la perspective aérienne.

Meynier n'a pas eu la renommée qu'il aurait méritée. Il tenait un chez lui un atelier de peinture exclusivement consacré aux dames, et il comptait notamment parmi ses élèves Madame Hersent. Il fut nommé professeur à l'École des Beaux-Arts de Paris, le 7 novembre 1819 en remplacement de Louis Jean François Lagrenée l' Aîné et aura pour successeur Merry-Joseph Blondel, en 1832[3].

Il est mort le 6 septembre 1832, victime du choléra, tout comme sa femme qui venait elle aussi d'en être frappée quelques jours plus tôt.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Détail : Napoléon sur l'île de la Lobau
Les Nymphes de Parthénope emportant leurs pénates sur les bords de la Seine, 1827, Musée du Louvre, Paris

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Un ensemble de neuf toiles représentant les Muses fut conservé en Suisse au château de Wallenreid, (Jura)[4].

C'est lors d'un séjour à Paris que le général Castella de Berlens acheta ses œuvres commandées par Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède.

Quelques Œuvres :

  • Androclès reconnu par le lion
  • Milon de Crotone
  • Télémaque dans l'île de Calipso
  • Apollon, Uranie, Clio, Polymnie, Erato et Calliope (tableaux commandés par Boyer-Frondréde de Toulouse)
  • Le 76e de ligne retrouvant ses drapeaux dans l'arsenal d'Inspruck (Versailles)
  • L'Entrée des Français dans Berlin (Versailles)
  • Les Français dans l'île de Lobau (Versailles)
  • Dédicace de l'Église de Saint-Denis en présence de Charlemagne (dans la sacristie de cette même église)
  • La Sagesse préservant l'adolescence des traits de l'Amour (cette allégorie a appartenu à M. Sommariva)
  • Les cendres de Phocion
  • Phorbas présentant œdipe à la reine de Corinthe (Louvre)
  • Naissance de Louis XIV (sujet allégorique)
  • Saint-Louis recevant le viatique
  • Saint-Vincent-de-Paul (à l'Église de Saint-Jean à Lyon)
  • Alexandre et Campaspe (au Musée de Rennes)
  • La Mort de Procris (possesseur en 1843 : M. Le Comte de Schomborn à Tréves)
  • Le Triomphe de saint Michel sur le démon (possesseur en 1843 : l'hospice de Saint-Mandé)
  • Portrait du Cardinal Joseph Fesch (1806; ministère des finances puis château de Versailles)
  • Rome donnant à la terre donnât le Code de Justinien (plafond au musée du Louvre)
  • La France protégeant les beaux-arts sous les auspices de paix (ibidem)
  • Le Génie préservant de la faux du temps des chefs-d'œuvre de nos grands maîtres (ibidem)
  • Les Nymphes de Parthénope emportant leurs pénates sur les bords de la Seine (plafond du musée Charles X, Musée du Louvre, 1827)
  • Job sur le fumier ou Job raillé par sa femme, Musée Muséum départemental des Hautes-Alpes.

Gravures[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Galeries, expositions[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Certaines sources indiquent la date de 1763.
  2. Réserve de 1786, année sans prix
  3. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts ( 1794-1873), dans Romantisme, 1996. n°93. pp. 95-101
  4. Ghislain de Diesbach, « Un nid de souvenirs en Suisse », Connaissance des Arts, no 192, février 1968, p. 62–67.
  • Biographie Universelle Supplément
  • Article sur une exposition organisée à Boulogne-Billancourt du 14 mars au 21 juin 2008, puis à Dijon, au Musée Magnin, du 11 juillet au 12 octobre 2008, consultable sur le site de La Tribune de l'Art.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Mayer-Michalon, Charles Meynier 1763-1832, Paris, Arthena, 2008, 328 p. (ISBN 978-2-903239-39-8)

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