Trept

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Trept
Image illustrative de l'article Trept
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton Crémieu
Intercommunalité Communauté de communes Les Balmes Dauphinoises
Maire
Mandat
Martine Bert
2014-2020
Code postal 38460
Code commune 38515
Démographie
Population
municipale
1 807 hab. (2011)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 14″ N 5° 19′ 14″ E / 45.6872222222, 5.3205555555645° 41′ 14″ Nord 5° 19′ 14″ Est / 45.6872222222, 5.32055555556  
Altitude Min. 219 m – Max. 360 m
Superficie 15,87 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

Trept est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Les habitants sont appelés les Treptois et Treptoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 45 minutes de Lyon, à 1 heure de Grenoble, Trept est aux portes des grandes villes. Le village est à 20 minutes des autoroutes A43 (Lyon/Chambéry) et A48 (Grenoble) et à 30 minutes de l'Aéroport Lyon-Saint-Exupéry. Il est implanté entre Bourgoin-Jallieu (14 km), Crémieu (9 km) et Morestel (13 km). À une heure des pistes de ski, Trept reste un village au cœur de la campagne, à proximité des grands centres urbains et du tourisme montagnard.

Le village compte 1 774 habitants (au 1er janvier 2010) et on y trouve tous les principaux commerces (boulangeries, épicerie, coiffeur, tabac/journaux, cafés, restaurants), des professions libérales (pharmacie, médecin, dentiste, kinésithérapeute, vétérinaire, experts comptables), des artisans (liste sur le plan de Trept et disponible en Mairie), une société de taxis, une agence immobilière et une zone de loisirs avec camping.

Admirable petite bourgade de l'Isle Crémieu, aux façades de maisons en pierres apparentes jointes à la chaux, Trept dispose d'un patrimoine de haute tenue. Hormis la kyrielle de fours banaux, de lavoirs et de fontaines, les mystérieux blocs erratiques de la pierre du Bon Dieu et de la pierre du Diable gardent jalousement leur secret. L'imposant château de Serrières avec ses austères remparts et sa cour carrée est un bel exemple de l'architecture militaire du Moyen Âge.

À quelques kilomètres, la charmante chapelle Saint Didier érigée au XVe siècle domine le hameau de Cozance. La contrée treptoise, jadis fief des compagnons tailleurs de pierre, est aujourd'hui un havre de paix pour les pêcheurs avec ses nombreux étangs et pour les randonneurs, ses sentiers balisés. À voir également la richesse du patrimoine naturel qui recèle quelques espèces remarquables et des pelouses sèches.[non neutre]

Le nom du village aurait deux origines: celle d'un territoire d'où jaillissent trois sources ou celle d'une région située au-delà des eaux ; d'autres prétendent que Trept signifie "très peu de terre".[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé au nord du Dauphiné, au milieu d'un paysage vallonné, Trept est riche de son passé. Le village est sur la route de petites villes pittoresques comme la cité médiévale de Crémieu, la cité des peintres de Morestel, Hières sur Amby et son site archéologique de Larina, Saint-Chef et son abbatiale. Partie intégrante de l'Isle Crémieu, Trept prend appui sur le plateau rocheux dont la pierre à lauze est réputée, et se situe au pied d’une vallée harmonieuse où scintillent les marais au cœur de la terre noire. Trept et sa région sont d'un intérêt particulier pour la faune et la flore qui abritent des espèces rares. Dans la douceur des couleurs, sous la brume matinale, Trept se dévoile avec en toile de fond le Mont-Blanc majestueux et éclatant dans le soleil levant et les massifs montagneux du Vercors et de la Chartreuse. À noter l’anticonformisme des inscriptions  :

  • sur le fronton de la Mairie : ‘‘Travail, Paix, Liberté’’
  • sur le monument aux morts : ‘‘Trept, À ses enfants morts à la guerre’’.

Dans la salle des mariages sont exposés tous les portraits des Présidents de la République.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1797 M. Jean Benoît Morel    
1801 1806 M. Louis Monin   décédé en fonction
1806 31 Décembre 1807 M. Jacque Roux-Levrat    
1 Janvier 1808 1814 M. François Christophe Ballefin    
Aout 1814 1834 M. Louis François Monin    
Janvier 1835   M. François Giroud    
1837 1840 M. Joachim Muet   décédé en fonction
1840 1845 M. Benoît Guicherd    
Avril 1845 Fevrier 1848 M. Léon Jean-Jacques David   démissionnaire
1848 1848 M. François Giroud   Notaire.président d'une commission
Septembre 1848 1852 M. François Giroud    
Aout 1852 Aout 1852 M. Alexandre Garnier   Cultivateur et Marchand révoqué par arrêt préfectoral de renouvellement du conseil municipal
1852 1861 M. Jean-Marie Louis   Propriétaire du château de Serrières.
1861 1870 M. Charles Bonnet   Notaire.
Novembre 1870 1871 M. Anatole Gagnol   président d'une commission
1871 1876 M. Joseph Cottin   Épicier.
1876 1878 M. Joseph Mathieu   Aubergiste, Maître tailleur de pierre.
1878 1884 M. Claude Guicherd   Maître Carrier.
1884 1892 M. Joseph Mathieu   Aubergiste, Maître tailleur de pierre.
1892 Novembre 1905 M. Joachim Muet   Clerc de notaire, Géomètre, Marchand de charbon et Agriculteur. démissionnaire
1905 1906 M. Louis Challier    
1906 1906 M. Pierre Piloz   Agriculteur. élu au bénéfice de l'âge
1906 1908 M. Jules Penaud   Épicier.
1908 1919 M. Joachim Muet   Clerc de notaire, Géomètre, Marchand de charbon et Agriculteur.
1919 Mars 1920 M. Joseph Moine   Tailleur de pierre. démissionnaire
1920 1929 M. Joseph Giroud   Agriculteur, Artificier.
1929 1937 M. Joachim Muet   Clerc de notaire, Géomètre, Marchand de charbon et Agriculteur. démissionnaire
1937 Novembre 1941 M. Joseph Coulon   démissionnaire
1941 1944 M. Battier    
14 Octobre 1944 1965 M. Marius Dalphinet   institué par le comité communal de libération nationale
1965 1983 M. Bouchet-Lanat    
1983 2001 M. Goulamhoussen    
2001 2005 M. Brissaud    
2005 2008 M. Dametto    
2008 2014 M. Reynaud-Dulaurier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 807 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
784 585 719 641 864 965 1 149 1 167 1 268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 354 1 339 1 310 1 290 1 333 1 387 1 579 1 615 1 722
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 732 1 666 1 527 1 323 1 251 1 139 1 065 931 874
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
817 840 853 1 039 1 164 1 540 1 688 1 807 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Trept compte 1 monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques, le Château de la Poype de Serrières[3], et 21 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[4].

Château de La Poype de Serrières

Inscrit en 1991/92 au tableau des monuments historiques, il a été longtemps détenu par la famille de la Poype. Ce château-forteresse datant des XIVe et XVe siècles est organisé autour d'un gros donjon quadrangulaire flanqué d'une tour circulaire à mâchicoulis, d'une enceinte surmontée d'un chemin de ronde, avec une élégante galerie à arcades et une loggia à fenêtres à meneaux dans la cour intérieure, une ancienne forge, un colombier ainsi que des murs de soutènement des terrasses. Une porte en plein cintre cloutée de fer, donne accès à une charmante cour intérieure renaissance où s'ouvrent de nombreuses fenêtres à meneaux. On peut voir sur certaines ouvertures l'empreinte des armes des maîtres de ce lieu.
C'est actuellement l'un des châteaux les mieux restaurés du département de l'Isère.

Celle qu'on appelait 'la maison forte de Serrières' surplombe du haut d'une terrasse naturelle la voie ancienne de Crémieu à Morestel, étale la sévérité de ses murailles et jouit d'une vue panoramique sur les monts du Bugey et de la Chartreuse. Sa dénomination de château vient du fait qu'elle était au départ 'fief ayant juridiction'. Avec ses tours et ses mâchicoulis, elle se déploie selon un plan quadrangulaire avec un vaste corps de bâtiment flanqué d'un puissant donjon carré. L'accès jadis par l'est conserve la trace d'une herse. Un chemin de ronde où l'on peut voir créneaux et bretèche atteste son rôle de défense qu'elle a longtemps exercé. Elle dispose également dans ses sous-sols d'un jeu de sept citernes se vidant les unes dans les autres, ce qui assurait l'eau en cas de long siège.

L'histoire du château de Serrières se confond avec celle d'une puissante famille dauphinoise, la famille de La Poype qui durant sept cents ans a abrité 19 générations dans ce domaine au centre d'un parc de 40 hectares, sur un domaine qui en compte environ 90. Le dernier propriétaire, Jean-François de La Poype, Comte de Serrières, Général d'Empire (1758-1851) a dû aliéner son château ancestral en 1845 et dans une période récente, le château fut acquis par Monsieur Louis et ses descendantes, Mesdemoiselles de la Rochette le vendirent à la famille Renaud en 1965. Après d'importants travaux de restauration, les frères Renaud ont transmis leur patrimoine à une fondation reconnue d'utilité publique par Décret du 8 Mars 1995, qui poursuit les aménagements pour créer un lieu d'accueil, de séminaires et un centre culturel régional (théâtre, art populaire...)[5]

  • Sa chapelle à Cozance, XIVe ‑ XVIe siècles.
  • Son église de Trept, XIXe siècle.
  • Ses fours et ses lavoirs.
  • Sa fresque.
  • École maternelle publique et école élémentaire publique.
  • Ses Communaux (Espace naturel sensible)
  • Ses pierres plantées, typiques de la région


Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le soldat Varille
  • Jean-François Cornu de La Poype, châtelain de Serrières, général républicain, beau-frère de Stanislas Fréron, député d'opposition en 1822. Doyen des généraux français en 1851.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]