Cathédrale de Lausanne
| Cathédrale Notre-Dame de Lausanne | |||||
Vue nord de la cathédrale |
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| Présentation | |||||
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| Culte | Réformé | ||||
| Rattachement | Église évangélique réformée EERV | ||||
| Style dominant | Gothique | ||||
| Protection | Bien culturel d'importance nationale | ||||
| Site web | www.cathedrale-lausanne.ch | ||||
| Géographie | |||||
| Pays | Suisse | ||||
| District | District de Lausanne | ||||
| Canton | canton de Vaud | ||||
| Commune | Lausanne | ||||
| Coordonnées | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Lausanne Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud Géolocalisation sur la carte : Suisse |
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La cathédrale protestante Notre-Dame de Lausanne est une cathédrale située dans la ville vaudoise de Lausanne, en Suisse.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Fondation [modifier]
La cathédrale Notre-Dame est un bâtiment édifié en pierre de taille (molasse), de style majoritairement gothique, commencé sous l'épiscopat de Landry de Durnes, entre 1160 et 1178, et achevé vers le milieu du XIIIe siècle, soit à l'époque où la région, exceptée la ville qui dépendait de l'évêché, était rattachée au comté de Savoie[1]. Elle fut consacrée à la Sainte Vierge Marie sous le vocable « Notre-Dame » le 20 octobre 1275 en la présence du pape Grégoire X, de l'évêque de Lausanne Guillaume de Champvent et de l'empereur Rodolphe de Habsbourg. Son plan inhabituel, avec l'abside légèrement inclinée par rapport à l'axe de la nef, devait en effet reproduire Marie penchant la tête sur son enfant. Au Moyen Âge, elle fut ainsi un haut lieu de pèlerinage marial : 70 000 personnes environ s'y rendaient chaque année pour vénérer la statue miraculeuse de la Vierge, alors que Lausanne ne comptait que quelque 7 000 habitants.
La construction de la cathédrale Notre-Dame eut lieu de 1170 à 1235 environ[2]. C'est la grande époque des constructions de cathédrales en Europe occidentale : l'une des plus célèbres, celle de Chartres (1194-1220), est ainsi contemporaine de la cathédrale de Lausanne. Si les premiers travaux furent effectués dans le style roman, les maîtres d'œuvre successifs adoptèrent très rapidement pendant les décennies qui suivirent le style gothique, plus conforme à l'évolution de l'architecture du temps.
L'antipape Félix V y est intronisé le 23 juillet 1440.
Quelques évêques importants de l'Église aventicienne [modifier]
- Saint Maure d'Autun (Saint Maire ou Sanctus Marius) : 573- vers 594[3].
- Saint Prex (Saint Prothais ou Sanctus Prothasius) : vers 652.
- Saint Henri de Lenzbourg : 985-1019.
- Saint Amédée de Clermont : 1145-1159.
- Landri de Durnes : 1160-1178.
Réforme [modifier]
À l'arrivée des Bernois et avec l'adoption de la Réforme protestante, l'édifice fut dédié en 1536 au culte calviniste. Il connut à cette époque des déprédations importantes, dont notamment la destruction du cloître et de la plupart du mobilier précieux du chœur et des chapelles : citons le rétable d'argent peint du maître-autel et surtout la statue miraculeuse en argent doré[4] de la « Vierge trônant avec l'Enfant » (XIIe siècle) donnée par l'évêque Benoît de Montferrand (1476-1491)[5], dont seuls les deux angelots sculptés qui se tenaient à ses côtés ont survécu (Musée d'histoire de Berne). Ces deux pièces majeures furent fondues en juin 1537 à Berne.
L'église du Saint-Rédempteur à Lausanne possède cependant une copie assez fidèle du XVe siècle de cette statue, en bois polychrome[6], sauvée par les chartreux de la Valsainte. Les douze statues en argent des apôtres du narthex ont également été fondues. Quant au maître-autel de marbre noir poli de Saint-Triphon, il fut emporté en hiver 1561 à la Collégiale protestante Saint-Vincent de Berne où il se trouve aujourd'hui encore. Les riches tapisseries furent également confisquées (Musée d'histoire de Berne). Enfin, le jubé en marbre noir (seules 7 colonnes ont subsisté) ainsi que la plus grande partie des stalles sculptées furent détruits dans le premier tiers du XIXe siècle. L'ensemble de la statuaire en pierre fut par contre bien conservé. Il reste même des vestiges de polychromie architecturale à l'intérieur (notamment dans la chapelle Notre-Dame) et surtout dans le « portail peint » (XIIIe siècle) dont la restauration des statues polychromes fut achevée en 2007. Le bâtiment est inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale[7].
Cathédrale contemporaine [modifier]
Dès 1874, l'édifice a fait l'objet d'une restauration conduite par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, dont ce fut le dernier chantier (l'architecte mourut d'ailleurs dans la ville en 1879)[8]. Un nouveau cycle de restauration de l'édifice est lancé au début des années 2010 pour une durée de cinq ans et un coût de vingt millions de francs ; la tour inachevée, le chœur et la toiture de la cathédrale sont en particulier concernés par ces travaux[9].
Rattachée désormais à la paroisse Chailly-Cathédrale de Lausanne, la cathédrale protestante Notre-Dame accueille régulièrement des célébrations œcuméniques, ainsi que des manifestations culturelles (concerts). Quelques messes ont été également autorisées et célébrées ces dernières années.
Le 10 avril 2013, l'Église évangélique réformée du canton de Vaud met à jour le logo et le site internet de la cathédrale afin d'augmenter le rayonnement et la visibilité de cette dernière[10].
Dimensions [modifier]
- longueur totale hors œuvre : 99,75 m
- longueur du transept hors œuvre : 42,10 m
- hauteur de la tour du beffroi : 67,50 m
- hauteur de la tour-lanterne : 79,60 m (restaurée par Viollet-le-Duc)
Particularités [modifier]
Portail peint [modifier]
Au flanc sud de la cathédrale Notre-Dame, le portail peint constitue un joyau de la statuaire médiévale. Ancien et Nouveau Testament encadrent le couronnement de la Vierge. L'originalité du portail peint tient tant dans la conservation (relative) du décor polychrome que dans la position modeste de la Vierge, la part belle étant faite au Christ en Gloire. C'est par cette entrée latérale que les milliers de pèlerins entraient dans l'édifice, alors que d'habitude, c'est la porte principale (en bout de nef) qui est utilisée.
Il a fallu près d'un siècle de travaux pour restaurer le portail peint et le rendre au public, avec une protection issue des plus récente techniques architecturales. Les responsables de la restauration ont décidé de ne pas reproduire artificiellement toute la polychromie originale, en partie disparue, mais de préserver et renforcer celle qui subsistait.
Rose [modifier]
Les structures lapidaires de la rose de la cathédrale Notre-Dame furent mises en œuvre vers 1205, soit antérieurement aux roses de Chartres[11]. Ses vitraux du XIIIe siècle qui sont presque intégralement préservés[12]participent largement de la renommée de la cathédrale. En forme de Mappa Mundi, Pierre d'Arras les a peint entre 1231-35. Un dessin de la rose se trouve dans le recueil de Villard de Honnecourt de 1270.
Orgues [modifier]
Les grandes orgues de la Cathédrale Notre-Dame de Lausanne ont été inaugurées en décembre 2003 et forment un instrument spécifique, tant par leur conception que par leurs caractéristiques techniques (styles classiques et symphonique français, baroque et romantique allemands).
Des concerts sont organisés les jours des fêtes religieuses (Vendredi saint, Pâques, Pentecôte, Noël) et les vendredis de juin à début octobre. L'instrument précédent, un Kuhn de 1955, a été installé dans la Philharmonie de la Baltique à Gdansk (Pologne).
Le registre et composé de la manière suivante :
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Tuyaux de l'instrument principal (sans le Fernwerk): 6 737 Nombre total de rangs (sans le Fernwerk): 124
- Annotations
- Tuyaux de l′instrument Kuhn de 1955.
- Clavier flottant.
Guet [modifier]
La ville de Lausanne entretient toujours, et ceci depuis 1405 (les 600 ans du guet de Lausanne ont été fêtés en novembre 2005), un service de guet annonçant les heures, à la criée, de 22 heures à 2 heures du matin depuis le haut du beffroi[13]. De 1992 à 2001, c'est Philippe Becquelin, alias Mix & Remix, dessinateur de presse à L'Hebdo, qui était chargé de crier aux quatre points cardinaux : « C'est le guet, il a sonné [dix] ». À l'origine, le guet avait pour mission de prévenir tout début d'incendie. Depuis 2002, c'est Renato Häusler qui occupe cette fonction.
Chaque année, le 31 décembre à minuit, un spectacle son, lumière et fumigènes donne l'impression que la tour prend feu. Cette cérémonie marque le passage à la nouvelle année.
Bibliographie [modifier]
- Coll. Ch. Amsler, La Rose de la cathédrale de Lausanne : Histoire et conservation récente, éditions Payot, Lausanne, 1999.
- Coll. F. Bally, Cathédrale de Lausanne, 700e anniversaire de la consécration solennelle : catalogue de l'exposition, Musée historique de Lausanne, Lausanne, 1975.
- G. Champseix, Notre-Dame de Lausanne, Imprimerie Larpin et Coendoz, Lausanne, 1856.
- Emmanuel Dupraz, La Cathédrale de Lausanne : Etude historique, Librairie Th. Sack, Lausanne, 1906.
Notes et références [modifier]
- Canton de Vaud : site officiel : Cathédrale de Lausanne
- Canton de Vaud : site officiel : Le monument
- G. Dupraz. op. cit., p. 20-30.
- Elle pesait environ 40 kilogrammes. Elle était composée d'or pur, avec des ornements en argent et une couronne en or et en pierres précieuses.
- Coll. F. Bailly, op. cit., p. 125.
- Une image de la statue se trouve sur le site suivant
- [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud
- Eugène Viollet-le-Duc sur lartnouveau.com
- Vincent Maendly, « Travaux urgents sur le toit de la cathédrale », 24 Heures, 21 août 2012 [texte intégral]
- Cathédrale de Lausanne : un nouveau logo et un site web renouvelé., sur vd.ch, 10 avril 2013. Consulté le 12 avril 2013
- Schweizer Catherine, Stoeckli Werner, La Rose de la cathédrale de Lausanne, Payot, Lausanne, 1999, p. 7.
- Service des bâtiments - La cathédrale de Lausanne
- Canton de Vaud : site officiel : Le beffroi