Île Barbe

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Île Barbe
Église romane Notre-Dame
Église romane Notre-Dame
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Saône
Coordonnées 45° 47′ 50″ N 4° 49′ 54″ E / 45.797222, 4.83166745° 47′ 50″ N 4° 49′ 54″ E / 45.797222, 4.831667  
Point culminant 171 m
Géologie Île fluviale
Administration
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon
Autres informations

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L'Île Barbe est une île située au milieu de la Saône, dans le 9e arrondissement de Lyon, dans le quartier de Saint-Rambert-l'Île-Barbe (ancienne commune annexée en 1963). Son nom provient du latin insula barbara, « l'île sauvage », témoignant de ce qu'elle ne fut que tardivement occupée (deux siècles après les bords de Saône au pied de la colline de Fourvière).

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une abbaye est fondée sur l'île au Ve siècle. Il s'agit du premier établissement monastique de la région lyonnaise et l'un des plus anciens de la Gaule. Charlemagne la dote d'une belle bibliothèque.

Le monastère, pillé à plusieurs reprises (en 676, en 725 par les Sarrazins, en 937 par les Hongrois[1]), adopte la règle de saint Benoît au IXe siècle et gagne progressivement en richesse.

En 816, Louis le Pieux accorde au monastère:

Au début du XVIe siècle, l'abbaye passe sous le régime de la commende au bénéfice de la famille d'Albon.

En 1549, elle est sécularisée et les moines deviennent des chanoines (collégiale).

En 1562, elle est dévastée et incendiée par les troupes protestantes du baron des Adrets.

Le chapitre des chanoines est finalement supprimé en 1741, et on installe à la place un établissement pour les prêtres âgés ou infirmes, qui est supprimé à son tour en 1783. À la Révolution, tout est vendu et dispersé.

Le premier pont[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, ou en 1734, l'architecte Cotton construit un pont de bois qui permet d'arriver à l'ile Barbe[1] En 1827, un pont suspendu le remplace (c'est le plus ancien de Lyon encore en service). Il est suivi par la passerelle Masaryk et par la passerelle Saint-Vincent), enjambant l'île au niveau de sa pointe sud et permettant de la relier aux rives droite et gauche de la Saône, aux villages de Saint-Rambert (actuellement Lyon 9e) et de Caluire-et-Cuire. Pour plus d'informations sur ce pont suspendu on peut consulter la page consacrée aux Ponts de Lyon. Dans les années 1870-1880, trois clubs d'aviron réputés s'y sont installés : L'Aviron Club de Lyon-Caluire, l'Aviron Union Nautique de Lyon (6e club français) et le Cercle de l'Aviron de Lyon (5e club français).

Liste des abbés et religieux[modifier | modifier le code]

  • 2??-??? : Dorothée[5]
  • ???-??? : Philetus
  • ???-??? : Julien
  • ???-??? : Christophe
  • ???-??? : Antoine Ier
  • ???-??? : Martin
  • ???-??? : Aigobert
  • ???-??? : Astorg Ier
  • ???-??? : Maxime
  • ???-??? : Ambroise
  • ???-??? : Loup
  • ???-??? : Maximin
  • ???-??? : Bligigaire
  • ???-??? : Vinfrid
  • ???-??? : Rotfred
  • ???-??? : Garland
  • ???-??? : Licinius
  • ???-??? : saint Benoît Ier
  • ???-??? : Campion
  • ???-??? : Alaric
  • ???-??? : Bartholomée
  • ???-??? : Argeric
  • ???-861 : Herbert
  • 861-8?? : Gundramnus
  • 8??-8?? : Norbert
  • 8??-8?? : Varengard
  • 8??-876 : Garlarin
  • 876-8?? : Léobon
  • 8??-??? : Astorg II
  • ???-??? : Étienne
  • ???-??? : Elgedis
  • ???-??? : Antoine II
  • ???-??? : Halinand
  • ???-??? : Romuald
  • ???-??? : Eudes
  • ???-971 : Cumanus
  • 971-994 : Heldebert
  • 994-1007 : Benoît II
  • 1007-1008 : Bernard
  • 1008-1055 : Garnier
  • 1055-1070 : Humbert
  • 1070-10?? : Ogier
  • 10??-1096 : Clément
  • 1096-1116 : Guy Ier
  • 1116-1128 : Girin Ier
  • 1128-11?? : Josserand
  • 11??-11?? : Hugues Ier
  • 11??-11?? : Olderic
  • 11??-1150 : Guillaume Ier
  • 1150-1152 : Girin II
  • 1152-11?? : Saturnin
  • 11??-1168 : Vicard
  • 1161 : Hugues de Tournon "Moine"
  • 1168-1183 : Hugues II
  • 1183-1198 : Guichard[6], abbé
  • 1198-1200 : Gaucerand
  • 1200-1222 : Guy II
  • 1222-1224 : Bermond
  • 1224-1243 : Guillaume II de Jarez
  • 1243-1245 : Foulques
  • 1245-1246 : Omer
  • 1246-1250 : Pierre Ier
  • 1349 : Zacharie de Talaru "Moine"
  • 1250 : Hugues de Varennes "Moine & Cellerier"
  • 1250-1261 : Geoffroy de Vertelay
  • 1256 : Zacharie de Talaru "Moine"
  • 1261 : Humbert de Vassailleu "Moine"
  • 1261-1270 : Pierre II de Vertelay
  • 1270-1296 : Girin III de Sartines
  • 1272 : Aymon de Vaux "Prieur Claustral"
  • de 1284 à 1440 : Hugues, Jean, Pierre & Pierre puis Claude de Roncherol "Moines"
  • 1284 : Robert de Ryon "Religieux"
  • 1296-1322 : André de Marzé
  • 1300 : Estienne de Vego "Moine"
  • 1309 : Guigues de Roussillon "Moine"
  • 1322-1329 : Béraud Ier de Mercœur
  • 1329-1334 : Pons de Guizeu
  • 1334-13?? : Raymond de Beaufort
  • 13??-13?? : Béraud II de La Baume
  • 13??-1345 : Galbald
  • 1345-134? : Simon de Gillans
  • 134?-1350 : Bégon de Brossan
  • 1350-1354 : Jean Ier Pilus-Fortis de Rabastens
  • 1354-1372 : Guillaume III de Landore
  • 1372-1394 : Pierre III de Villette
  • 1383 : Pierre de Verriere "Aumosnier"
  • 1394-1400 : Jean II de Sonhetto
  • 1400-1428 : Pierre IV de Thurey
  • 1401 : Pierre de Verriere "Aumosnier"
  • 1411 : Faucerand du Saix "Religieux"
  • 1419 : Antoine de Salornay "Moine"
  • 1421 : Faucerand du Saix "Religieux"
  • 1421 : Jean Rostain "Moine"
  • 1428-1436 : Aynard de Cordon
  • 1436 : Durand Vert "Moine"
  • 1436 : Berno de Vienne "Moine"
  • 1436 : Durand Vignols "Religieux"
  • 1436-1458 : Claude Ier de Sotizon
  • 1451 : Antoine de Rochefort la Valette "Moine"
  • 1452 : Jean de Vaugrigneuse "Moine"
  • 1453 : Eustache de Vaugrigneuse "Moine"
  • 1453 : Aynard de Villeneufve "Chantre"
  • 1455 : Guillaume de la Sale "Moine"
  • 1458-1485 : Edouard de Messey
  • 1464 : André le Viste "Religieux"
  • 1485-1488 : cardinal Charles de Bourbon
  • 1488-1500 : Henri de Seylac
  • 1500 : Philibert Rosset "Moine"
  • 1507 : Guyllaume de Villeneufve "Moine"
  • 1500-1515 : Antoine III d’Albon de Saint-André
  • 1500 : Jacques de Sassenage "Religieux"
  • 1505 : Guillaume de Semur "Religieux & Chamarier"
  • 1515-1525 : Antoine IV d’Albon de Saint-Forgeul
  • 1525-1562 : Antoine V d’Albon de Saint-Forgeul
  • 1550 : Claude Sautreau "Moine & Chantre"
  • 1551 : Fleury de Salemard "Religieux Cloistrier"
  • 1551 : Louis Vallier "Moine"
  • 1551 : Antoine de Vauselles "Moine"
  • 1562-1599 : Pierre V d’Espignac
  • 1599-1609 : Jean III de Châtillon
  • 1606-1613 : Claude II de Nérestang
  • 1616-1620 : Antoine VI de Nérestang
  • 1620-1693 : Camille de Neufville de Villeroy
  • 1630-1660 : Claude Le Laboureur, prévôt du chapitre
  • 1693-1741 : Antoine VII de Thélis de Saint-Cyr de Valorges

Source : Gallia Christiana

Possessions de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des possessions tenues en nom propre ou en fief par l'abbaye[7],[8] :

Lyonnais[modifier | modifier le code]

Jarez[modifier | modifier le code]

Forez[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André de Occiaco (monastère de Saint-Rambert) (971), les églises Saint-Côme (971) et Saint-Damien (1183) jusqu'à Noailleux (971)
  • La Celle-Saint-Martin en Forez et église Saint-Bonnet de Cléppé (971)
  • Eglise Sainte-Marie de Cottance (971)

L'île aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, de l'abbaye ne subsiste que l'église romane Notre-Dame. Seule la partie nord de l'île pouvant être visitée (environ la moitié) qui comprend des demeures privées anciennes et quelques vestiges des bâtiments religieux. S'y trouve également un restaurant gastronomique, de la chaîne Relais & Châteaux, l'« Auberge de l'Île ». Subsiste également : quelques restes près d'un logis reconstruit vers 1840 du château de Saint-Rambert-l'Ile-Barbe ou château du Fresnes, ainsi que du château du Chastelard du XVe siècle, reconstruit au XVIe siècle.

Lieu d'habitat de quelques personnes, huppé et privilégié, l'île est située à 10 minutes de bus de la gare de Vaise (bus TCL 31 et 43 côté Lyon-St Rambert), et environ 15 minutes de la Place Bellecour (bus TCL 40 côté Caluire).

L'Île est composée d'une partie publique (des terrains de terre battue pour jouer à la pétanque, un grand terrain de pelouse, un ensemble de jeux pour enfants) et d'une partie privée comportant deux chemins (l'impasse Saint-Loup longeant l'Auberge et le chemin du Bas-Port menant à la Saône). Ces deux chemins ne se rejoignent pas, l'impasse Saint-Loup se terminant sur une cour privée fermée par un portail.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

  • Lignes de bus Bus TCL Ligne 31 Ligne 40 Ligne 43
  • Stations Vélo'v : Île Barbe

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lyon Historique - L'île Barbe
  2. Louis le Pieux accorde à l’abbaye de l’Ile-Barbe la faculté de disposer en tout temps de trois navires (816). Proposition de traduction par le musée du diocèse de Lyon Lire en ligne
  3. Décret d'immunité de Louis le Pieux en faveur de l’abbaye de l’Ile-Barbe (816). Proposition de traduction par le musée du diocèse de Lyon Lire en ligne.
  4. Le roi Charles à l’abbaye de l’Ile-Barbe (861). Proposition de traduction par le musée du diocèse de Lyon Lire en ligne
  5. Vies des Saints du diocèse de Lyon par François-Zénon Collombet (1835)
  6. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain,‎ Bourg-en-Bresse et Lyon, A. Brun, 1873, p. 201 disponible en ligne sur Gallica.
  7. Les Mazures de l'abbaye royale de l'Isle-Barbe, Tome 1. p. 67 et p. 117. Lire en ligne
  8. Diplôme de Conrad roi de Bourgogne pour Heldebert, abbé de l’Ile-Barbe à Lyon, année 971. Traduction proposée par le musée du diocèse de Lyon Lire en ligne
  9. J.-E. DUFOUR, Dict. topographique du département de la Loire (1946), p. 246.
  10. Auguste Longnon, Pouillés de la province de Lyon, 1904. Lire en ligne
  11. "En 1225 la cure de Bonson avait pour collateur le prieure de Saint-Rambert". J.-E. DUFOUR, Dict. topographique du département de la Loire (1946), PUSE, 2006, p. 87.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Le Laboureur, Les masures de l'abbaye royale de l'isle Barbe lez Lyon, Lyon, 1665 disponible sur Google Livres, rééd.par M.-C. et G. Guigue, Lyon, 1887-1895.
  • Bésian Arroy, Brève et dévote histoire de l'abbaye de l'Isle Barbe, Lyon, 1668.
  • L. Niepce, L'île-Barbe. son ancienne abbaye et le bourg de Saint-Rambert, Lyon, 1890
  • M.M. Bouquet, L'abbaye de l'Ile-Barbe, des origines à la sécularisation, dans Positions de thèses de l'École des Chartes, Paris, 1938, p. 13-21
  • J. Picot, La seigneurie de l'abbaye de l'Ile-Barbe, Lyon, 1953
  • J. Picot, Ile-Barbe, DHGE, XXV, 1995, c. 811-817
  • J.-F. Reynaud, Le monastère de l'Ile-Barbe et le bourd de Saint-Rambert dans Saint-Rambert, un culte régional depuis l'époque mérovingienne. Histoire et archéologie., Paris, 1995, p. 49-60
  • Michel Rubellin, Église et société chrétienne d'Agobard à Valdès, PUL, 2003, Lyon, p. 265-275.
  • Robert Favreau, Un tympan roman à l'Île-Barbe près de Lyon, dans le Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2005, Vol. 149, no 3, p. 1007-1025
  • Mémoire de pierres : Abbaye de l'Ile-Barbe, Lyon, 1995, Musée historique de Lyon, catalogue d'exposition Septembre 1995 - Janvier 1996, (ISBN 2-901307-07-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]