Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Étienne (homonymie).
Page d'aide sur l'homonymie Cette cathédrale n’est pas la seule cathédrale Saint-Étienne.
Cathédrale
Saint-Étienne de Toulouse
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Toulouse
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Style dominant Gothique et Roman
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
Site web cathedrale.toulouse.free.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Commune Toulouse
Coordonnées 43° 36′ 00″ N 1° 27′ 01″ E / 43.5999, 1.450443° 36′ 00″ Nord 1° 27′ 01″ Est / 43.5999, 1.4504  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
CathédraleSaint-Étienne de Toulouse

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
CathédraleSaint-Étienne de Toulouse

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
CathédraleSaint-Étienne de Toulouse

La cathédrale Saint-Étienne de Toulouse est une cathédrale catholique romaine située près du Grand-Rond, à Toulouse, dans le département de la Haute-Garonne. On ne connaît pas les origines de la cathédrale. Ses premières traces datent de 1071, quand l'évêque Isarn décida de reconstruire l'édifice, alors en ruine. Son architecture est particulière car elle est composée d'éléments architecturaux de diverses époques. La cathédrale jouxte l'ancien palais épiscopal, aujourd'hui occupé par la préfecture.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après certains historiens[Lesquels ?], elle aurait été bâtie sur les fondations d'une chapelle construite par saint Saturnin, au IIIe siècle, et reconstruite par saint Exupère, cent cinquante ans plus tard. Il est difficile de juger aujourd'hui en l'absence de fouilles. L'histoire de cette église est tellement émaillée de modifications, de rénovations et de reconstructions qu'on pourrait la surnommer la « cathédrale inachevée ».

Jusqu'au XIIIe siècle, les plans de l'église romane furent sans cesse modifiés. Ainsi, une révision de la hauteur prévue de l'édifice est visible par la coupe des fenêtres sur le mur sud, tandis que le mur nord, construit plus tard, ne présente pas cette anomalie. On reconnaîtra sur le mur occidental une rosace, directement inspirée de celle Notre-Dame de Paris.

La principale originalité de l'édifice est de présenter deux parties très distinctes : une partie romane à l'arrière du vaisseau, la nef raimondine, et une partie gothique, le chœur. Ces deux églises ont été reliées au XVIe siècle par le futur cardinal Jean d'Orléans. Le chœur est deux fois plus large que la nef romane, si bien que l'allée centrale est en ligne brisée. Le mur roman sud a été prolongé par l'église gothique. Ce projet gigantesque a débuté en 1272, sous l'égide de l'évêque Bertrand-de-L'Isle. À l'instar de sa petite jumelle, l'église gothique a subi de nombreux ajouts, et a donné lieu à de nombreux projets, souvent abandonnés en cours de route.

En 1609, l'architecte Pierre Levesville se résout à mettre une voûte au chœur dont le toit venait de brûler. Le projet initial prévoyait une hauteur de plafond de 40 mètres, la voûte n'est aujourd'hui que de 28 mètres, et n'en est pas moins impressionnante. On dote aussi la cathédrale d'un nouveau mobilier mariant le baroque au gothique pour remplacer l'ancien mobilier brûlé.

En 1794, le bourdon majestueux de 12 ou 13 tonnes, la « Cardailhac », est jeté du haut du clocher, s'enfonce profondément dans la terre et se brise, malgré plusieurs couches de paille disposées sur le parvis. Ce n'est qu'au début des années 2000 que la maçonnerie de cette fenêtre est refaite, tout comme le pignon devant la rosace romane. Malheureusement, la pollution urbaine et les pneus brûlés devant la Préfecture ont eu tôt fait de noircir à nouveau la pierre restaurée, en quelques années à peine. Ce n'est qu'en 1938 que l'État achève la dernière transformation remarquable, par la réalisation de la façade du transept nord inachevé, rendue nécessaire par la destruction du moulon de la rue des Cloches, et le dégagement du parvis gothique et du square Saliège.

Le clocher roman fortifié abrite un carillon[1] de 17 cloches au clavier et 5 en volée.

Comme toutes les cathédrales, Saint-Étienne est le siège de l'évêque du lieu (à Toulouse, c'est un archevêque). Elle est aussi une paroisse[2] vivante, qui rassemble entre 200 et 500 paroissiens chaque dimanche, et environ 2 000 chrétiens du diocèse pour les grandes célébrations (ordinations, accueil de l'évêque…).

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862[3].

L’extérieur[modifier | modifier le code]

L'entrée Nord

Le carillon[modifier | modifier le code]

Le clocher roman renferme 17 cloches sacrées, auxquelles il faut ajouter 3 cloches civiles d'horloge en montre au sommet, une cloche du chapitre dans le campanile sur la nef gothique et une petite cloche de sacristie[4].

Le carillon, fondu à la Révolution, a été reconstitué par étapes. En 1922, après l'apport de 6 cloches coulées par A. Vinel (à Toulouse), on jouait 13 cloches au clavier et 6 au banc du sonneur. Ces deux modes manuels ont été abandonnés dans les années 1960 lors de la deuxième grande électrification. Les cloches de volée ont été portées au nombre de 5 en 1992, par l'apport de 2 cloches Paccard (à Annecy). Aujourd'hui, on peut encore jouer le carillon par le biais d'un petit clavier électrique, depuis la sacristie située à l'autre extrémité de la cathédrale.

C'est l'édifice de Toulouse qui contient le plus de cloches anciennes (antérieures à la Révolution), puisqu'il fut notamment le réceptacle des grosses cloches des couvents toulousains : Flos Carmeli, la Cordelière, l'Augustine. Ces deux dernières n'existent pourtant plus, au profit du bourdon Etienne-Florian, coulé en 1876 par Amans Lévêque (maison Louison à Toulouse) sur les deniers du futur cardinal Desprez, pour un poids de 3,9 t, un diamètre de 1,84 m et sonnant la2.

Architecture intérieure[modifier | modifier le code]

La cathédrale est la seule église de Toulouse à avoir conservé ses vitraux originaux datant du XIVe siècle pour les plus vieux. Elle possède un retable de Gervais Drouet de 1670[5]. On trouve de ce même statutaire la "Vierge de Pitié" dans la nef raimondine qui abrite aussi les fonts baptismaux. La nef gothique est entourée de chapelle.

  • La chapelle St Pierre terminée en 1286 est le siège de 24 chanoines dont le groupe a été crée en 1259. Le retable date du XVIIIe siècle et montre une toile représentant Saint Pierre guérissant un paralytique. Le retable et le tableaux du XVIIe sont inscrits au titre des monuments historique [6].
  • La chapelle St François-Xavier terminée en 1279, était initialement dédiée a St Martin qui est toujours présent sur la clef de voûte. Remaniée et restaurée de 1843 à 1846 la chapelle est alors consacrée à Saint François-Xavier. Au XIXe siècle une tableau de Fauré représentant Saint François -Xavier prêchant aux indiens. Cette oeuvre est inscrite au titre des monuments historique [7].

Les orgues[modifier | modifier le code]

L'orgue de tribune de la Cathédrale pèse environ treize tonnes. Il n'est pas posé sur un support, mais accroché sur une paroi verticale. Les boiseries sont de Béhorri et Moriso. Il a été classé Monument Historique[8]. Comme l'orgue de chœur.

Particularité[modifier | modifier le code]

Tombes et cénotaphes[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Paul Riquet, promoteur du canal du midi, repose dans une crypte, accessible sous une dalle, devant le pilier, qui porte sa stèle (classée au titre des monuments historiques [9]).
  • Louis de Froidour, défenseur de la forêt pyrénéenne, est enterré dans la cathédrale.
  • Joseph Roux de Puyvert avocat général au parlement de Toulouse mort en 1780 et Jean-François Sylvestre de Roux marquis de Puyvert président au parlement mort en 1781 ont une cénotaphe dans la chapelle Saint-Roch. Oeuvre en Marbre polychrome du sculpteur F.Lucas 3e quart du XVIIIe siècle, classé au titre des monuments historiques [10].

Reliques de Saints[modifier | modifier le code]

En 1805, les reliques de la bienheureuse Jeanne de Toulouse sont découvertes, lors de la destruction du Couvent des carmes, dans le mur de l'église, ainsi que des documents placés là en 1688 (et attestant de l'authenticité des reliques). Les reliques de la bienheureuse sont alors transférées dans la cathédrale, et placées dans la chapelle Saint Vincent de Paul. En 1893, à l'occasion de sa prochaine béatification[11], les reliques sont à nouveau exhumées et placées dans un reliquaire installé au niveau du murs de la chapelle[12].

Les Petits Chanteurs à la croix potencée[modifier | modifier le code]

L'abbé Georges Rey crée, sous la demande de Monseigneur Saliège, les chanteurs de Saint-Etienne en 1936. Ils sont environ quarante, ont entre 8 et 20 ans et chantent la messe et les vêpres. Ils portent une croix potencée, comme celle du chapitre[13]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carillon de la cathédrale Saint-Étienne
  2. Site officiel, Paroisse St Étienne, Toulouse
  3. « Cathédrale Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. École occitane de carillon Inventaire des cloches de Toulouse
  5. La Haute-Garonne, encyclopédie illustrée, Éditions Privat, p. 284, (ISBN 2-7089-5811-9)
  6. Palissy PM31001525 et Palissy PM31001526
  7. Palissy PM31001571
  8. Base Palissy PM31000758
  9. Base Palissy PM31001544
  10. Base Palissy PM31000751
  11. Jeanne de Toulouse est béatifié par le pape Léon XIII en 1895.
  12. (en) Joachim Smet, « JOAN OF TOULOUSE (XIV cent-) », sur carmelnet.org, THE CARMELITES PROVINCE OF THE MOST PURE HEART OF MARY (USA) (consulté le 15 avril 2014)
  13. Destrem, et Llabres 1994, p. 116

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. R Rey, La cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, p. 69-86, dans Congrès archéologique de France. 92e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1929, Société Française d'Archéologie, Paris, 1930
  • Marcel Durliat, Haut-Languedoc roman, p. 189-205, Éditions Zodiaque, coll. « la nuit des temps », no 49), La Pierre-Qui-Vire, 1978
  • Louis Destrem et Claude Llabres, Toulouse en noir et blanc : Les années de guerre 1939 / 1944, Editions Milan,‎ 1994 (ISBN 2-84113-010-X)
  • Quitterie Cazes, Olivier Testard, Saint-Étienne de Toulouse : de la cathédrale romane à la première cathédrale gothique, p. 199-211, dans Congrès archéologique de France. 154e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1996, Société Française d'Archéologie, Paris, 2002
  • Michèle Pradelier-Schlumberger, Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse : la cathédrale gothique, p. 213-234, dans Congrès archéologique de France. 154e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1996, Société Française d'Archéologie, Paris, 2002
  • Quitterie Cazes, préface de Léon Pressouyre, Le quartier canonial de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, p. 1-194, Archéologie du Midi médiéval, année 1998, numéro spécial no 2 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]