Michel-Philibert Genod

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Michel-Philibert Genod, Michel Genod, est un peintre français né à Lyon le 20 septembre 1796, mort à Lyon le 24 juillet 1862.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pharamond élevé sur le pavois
Tableau commencé par Pierre Revoil et terminé par Michel-Philibert Genod

Il était né à Lyon peu après le siège de la ville. Il fut l'élève de Pierre Revoil. Il présenta ses premiers tableaux au Salon, à Paris, dès 1819. Ces deux premiers envois, La bonne mère, intérieur de cuisine et Le petit malade, sont remarqués et achetés par le duc de Berry et le roi Louis XVIII lui fit ce compliment : «Non seulement vous parlez aux yeux, mais vous parlez surtout au cœur». Il remporte pour ces tableaux la médaille de 2e classe. Il remporta ensuite plusieurs médailles. Il a peint des scènes de genre familiales qui l'ont fait souvent appeler le Greuze lyonnais.

En 1839, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Lyon et le reste jusqu'à sa mort.

Il a terminé en 1845 les tableaux commencés en 1841 par son maître Pierre Revoil sur l'histoire de Pharamond, en particulier le tableau Pharamond élevé sur le pavois.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • La bonne mère, intérieur de cuisine, Salon de 1819,
  • Le petit malade, Salon de 1819,
  • Le vestibule où sont les antiquités, Salon de 1819,
  • Mariage de deux Bressans, béni par leur aïeul, Salon de 1822, acheté par Louis XVIII et placé au Musée du Luxembourg,
  • Chasseur qui a blessé son chien, Salon de 1822,
  • Intérieur de salon, portraits de famille, Salon de 1822,
  • Sœur hospitalière donnant ses soins à un enfant malade, Salon de 1822,
  • Les adieux d'un militaire français, Salon de 1824 (musée de Lyon),
  • Scène de l'armée d'observation sur les Pyrénées, Salon de 1824,
  • Une jeune veuve qui vient de perdre son enfant, pleure devant son berceau vide, Salon de 1824,
  • Moine des Pyrénées, acheté en 1825 par Charles X et placé au Musée du Luxembourg,
  • Une femme d'Arles, revenant des champs, Salon de 1824,
  • L'Amour éveillant Psyché, 1827, localisation actuelle inconnue (vente Christie's Londres, 7 juillet 2010, n°270)
  • Il est sauvé !, Salon de 1833,
  • Un tirailleur de la vieille garde pansé par sa femme, Salon de 1835,
  • Un prisonnier d'État sous Louis XIII', Salon de 1835,
  • La fête du bisaïeul, Salon de 1839,
  • Saint Laurent et les richesses de l'Église, Salon de 1848,
  • Fête de famille, la cinquantaine, Salon 1855 et Exposition universelle de 1855,
  • Une scène de l'inondation des Brotteaux (Lyon) en 1856, Salon de 1857, acheté par Napoléon III (musée de Lyon),
  • Un prisonnier et l'impitoyable consigne, Salon de 1857,
  • Le roi boit, Salon de 1861,
  • Un apprenti peintre, Salon de 1861.

Des tableaux avec sujets religieux :

  • Sainte Thérèse donnant son manteau à un pauvre, église Saint-Nizier à Lyon,
  • Saint Polycarpe refusant de sacrifier aux faux dieux, palais archiépiscopal de Lyon.

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Décoration[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, p. 633, Librairie Renouard, Paris, 1882 Gallica
  • Léon Boitel, Genod, p. 230-236, dans Revue du Lyonnais, Tome VI, 1853 Texte
  • Doctaur Fraisse, Discours prononcé le 26 juillet 1862 sur la tombe de M. Genod Texte

Lien externe[modifier | modifier le code]