David (Bible)

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David
David tenant la tête de Goliathillustré par Le Caravage (1606-1607)Musée d'histoire de l'art de Vienne
David tenant la tête de Goliath
illustré par Le Caravage (1606-1607)
Musée d'histoire de l'art de Vienne
Titre
Roi d'Israël
vers le début du Xe siècle av. J.-C. [1]
Prédécesseur Saül
Successeur Salomon, son fils
Biographie
Dynastie Maison de David
Nom de naissance דָּוִד
Lieu de naissance Bethléem
Lieu de décès Jérusalem
Nature du décès Mort naturelle
Sépulture Tombeau de David
Nationalité Israélite de la tribu de Juda
Père Jessé
Mère Pas nommée dans la Bible mais identifiée par le Talmud comme Nitzevet, fille de Adael
Fratrie Eliav
Avinadav
Chamma
Nethanel
Raddaï
Ozem
Tsrouyah (sœur)
Conjoint Mikhal
Achinoam
Abigaïl
Maaca
Haggith
Abithal
Égla
Bethsabée
Enfant(s) Amnon
Kileab
Absalom
Adonias
Schephathia
Jithream
Salomon
Fille : Tamar
Religion Judaïsme
Résidence Palais royal de Jérusalem
Entourage : le roi Saül, son fils Jonathan
les prophètes Samuel et Nathan
le conseiller Achitophel
son ami Chusaï

David (en hébreu biblique :דָּוִיד ) est un personnage de la Bible, deuxième roi d'Israël, qui est présenté dans le récit biblique, avec son fils Salomon, comme l'un des deux fondateurs de l'ancien État israélite. Son histoire est racontée dans le premier livre de Samuel et sa vie en tant que roi dans le deuxième livre de Samuel et au début du Premier livre des Rois. La tradition fait remonter son règne au Xe siècle av. J.-C.[2], ce que des découvertes archéologiques du début des années 1990 tendent à corroborer[3] même si le portrait qui en est brossé dans les Écritures et les épisodes qu'elles rapportent semblent largement légendaires[4].

Suivant la Bible hébraïque, ce jeune berger de la tribu de Juda, fils de Jessé, est appelé aux côtés du roi Saül pour l'apaiser de ses chants. Il met en déroute les ennemis philistins en vainquant le géant Goliath à l'aide de sa fronde. Devenu le héros d'Israël, il s'attire la jalousie puis la vindicte de Saül, doit s'enfuir et prend la tête de maquisards, opérant la vengeance divine et redistribuant les butins aux pauvres[5].

À la mort de Saül, David est intronisé roi de Juda puis roi d'Israël avant d'être proclamé messie (« oint »). À la tête du royaume et de son armée, il vainc les ennemis d'Israël, conquiert Jérusalem – où il transfère l'Arche d'alliance – et fonde un vaste royaume qui s'étend des frontières de l'Égypte jusqu'à l'Euphrate, ouvrant ainsi une ère de prospérité et de paix pour Israël[6]. Dieu promet alors à David que son trône sera affermi à jamais, mais c'est à un vieillard faible et indécis que succède Salomon, le fils qu'il a eu avec Bethsabée[7].

Les chrétiens adoptent les Écritures hébraïques et font de Jésus l'héritier de la promesse messianique faite à David. Ensuite, à travers Jésus-Christ, l'héritage se transmet à tous les rois de la chrétienté[8], à l'instar de Charlemagne qui se proclame « nouveau David », faisant évoluer le mythe biblique à en devenir le prétexte à la fabrication de nombre de royaumes[9].

Plus tard, la tradition islamique (qui ne conserve du récit biblique que quelques éléments significatifs dans une optique de prédication[10]) fait, pour sa part, de « Daoud » (en arabe : Daoud ou Daoued داوُد) un grand prophète-roi[10] et un juge empreint de sagesse, accomplissant la volonté d'Allah[9].

Guerrier, musicien et poète, l'écriture de nombreux psaumes compilés dans le Livre des Psaumes lui est traditionnellement attribuée. La geste davidienne est le prétexte à une multitude de représentations et évocations artistiques de toutes natures à travers les siècles, dont les célèbres sculptures renaissantes de Donatello, Verrocchio et de Michel-Ange qui ont contribué à universaliser son image[9].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom « David », orthographié en hébreu דוד, DWD, et דָּוִיד, DWYD, en hébreu tardif[11], veut dire « bien-aimé » et est employé avec ce sens dans le Cantique des Cantiques[12].

Récit biblique[modifier | modifier le code]

Ainsi que le rappelle André Chouraqui, les livres de la Bible ne sont pas composés pour raconter l’histoire d’un point de vue littéraire ou scientifique, mais généralement dans une intention prophétisante[13].

Les principaux textes qui traitent de David sont les suivants :

  • Premier Livre de Samuel (16-31) (1Sm 16-31) ;
  • Second livre de Samuel (in extenso 1-24) (2Sm 1-24) ;
  • Premier Livre des Rois (1-2) (1R 1-2).

L'accession au trône[modifier | modifier le code]

Onction de David par Samuel, fresque sur bois, Synagogue de Doura Europos, IIe siècle

Au temps du roi Saül, Jessé, un Ephratéen très âgé de Bethléem (pays de Juda) est père de huit fils dont les trois aînés, Éliab, Abinadab et Chamma, sont des compagnons d'armes du roi. David est le plus jeune. Il a l'habitude d'aller servir Saül quelque temps, puis de revenir garder les moutons de son père, à Bethléem. Dieu envoie Samuel lui donner l'onction royale malgré son jeune âge, à la suite d'une ultime désobéissance de Saül.

Le berger David abat d'un coup de fronde le champion philistin Goliath dans la vallée d'Elah[14]. Il entre au service de Saül dont il épouse la fille, Mikhal. Sa renommée de héros va grandissant au fil des combats qu'il mène aux côtés de son maître, jusqu'à rendre jaloux ce dernier, puis haineux au point de vouloir sa mort. Mikhal couvre la fuite de son époux lors d'une des nombreuses tentatives d'assassinat commanditées par son père. À l'issue d'une bataille[15], Jonathan, fils du roi Saül, s'éprend de David[16]. C'est Jonathan qui l'aide à s'enfuir définitivement. Les deux hommes semblent entretenir dès cette rencontre une relation forte et intime, dont la nature est débattue mais dans un engagement réciproque qui se poursuit leur vie durant[17].

David prend le maquis et devient chef de bande. Il rassemble autour de lui tous les mécontents, dont Abiathar, fils d'Abimélek, prêtre de Nob, descendant d'Elie de Silo. Il erre quelque temps dans le désert de Maôn et dans la région d'Ein Gedi pour éviter les poursuites de Saül, puis loue les services de sa troupe au roi philistin de Gath, Akish. Celui-ci établit David à Ziglag, au sud de son territoire, pour contenir les Judéens et les Amalécites. David profite de sa position pour délivrer les Judéens de la pression amalécite. Après la mort de Saül et de trois de ses fils (dont Jonathan) dans la défaite de Guilboa, David se fait reconnaître roi à Hébron par les chefs des clans Judéens[18].

David, roi des Judéens, affermit sa position. Il arrête une armée israélite près de Gabaon. Il fait une politique matrimoniale, entretient des relations diplomatiques et tente de rallier Abner. L'aboutissement de ces démarches, suspendues un temps par le meurtre d'Abner, sera le ralliement des Anciens d'Israël à la mort d'Ishbaal.

Le règne[modifier | modifier le code]

Le roi David par Le Guerchin

À la mort d'Ishbaal, fils de Saül, les Anciens d'Israël choisissent David pour lui succéder sur le trône d'Israël. Les maisons de Juda et d'Israël sont réunies.

Les Philistins, inquiets de la puissance de David, leur ancien vassal, l'attaquent dans la vallée de Rephaïm, près de Jérusalem, à la jonction de Juda et d'Israël. David les repousse à deux reprises et conquiert Jébus, l'actuelle Jérusalem, dont il fait sa capitale[19]. Il fortifie la ville et en fait un site religieux en y transférant l'Arche d'alliance.

David, confiant la tête de son armée à son neveu Joab, soumet ensuite Moab au tribut.

À l'occasion de l'avènement de Hanoun, roi d'Ammon, prétextant un affront diplomatique, il engage une guerre sans merci et prend la capitale, Rabbath-Ammon. Il s'empare d'un énorme butin et ceint la couronne des Ammonites.

Les Ammonites avaient fait appel à une coalition de royaumes araméens voisins (Zoba, Beth-Rehov, Beth-Maakah et Tôb), que Joab avait dû repousser. Victorieux de Hadadézer, roi de Zoba à Hélam, David établit un préfet à Damas et soumet au tribut les vassaux araméens de Hadadézer. Le roi de Hamat, Toï, ancien ennemi de Hadadézer se reconnaît allié de David.

David conquiert aussi le royaume édomite qu'il dévaste. Il le rattache à son royaume en y établissant des préfets, tandis qu'un prince royal réussissait à se réfugier en Égypte.

Ces conquêtes sont favorisées par la faiblesse momentanée de l'Égypte et de l'Assyrie. Elle consacrent la suprématie du peuple d'Israël sur l'ensemble de la Terre d'Israël. David ne cherche cependant pas à conquérir la Philistie. Il entretient d'excellentes relations avec Hiram de Tyr, en vue de bénéficier de la technologie et du commerce phénicien.

À l'occasion d'une calamité publique, David livre sept descendants de Saül à la vindicte des Gabaonites qui les exécutent rituellement. Il reprend Mikhal, que Saül avait remariée, puis s'en sépare sans avoir eu d'enfants. Il accueille à la cour le dernier descendant de Saül, Méribaal (Méphiboshet), un estropié, pour honorer une promesse faite à son ami Jonathan.

Le deuxième livre de Samuel (3, 2-5) énumère six fils de David, de six femmes différentes : « Il naquit à David des fils à Hébron. Son premier-né fut Amnon, d’Achinoam de Jezraël; le second, Kileab, d’Abigaïl de Carmel, femme de Nabal ; le troisième, Absalom, fils de Maaca, fille de Talmaï, roi de Gueschur ; le quatrième, Adonija, fils de Haggith ; le cinquième, Schephathia, fils d’Abithal ; et le sixième, Jithream, d’Égla, femme de David. Ce sont là ceux qui naquirent à David à Hébron. » Mais son successeur sera Salomon, fils de Bethsabée.

Bethsabée et Urie le Hittite[modifier | modifier le code]

Jan Metsys, David et Bethsabée, 1562, musée du Louvre (détail)
La tombe de David sur le mont Sion (structure médiévale[20])

David envoya Joab faire le siège de Rabba. Pendant ce temps, restant à Jérusalem, David coucha avec Bethsabée, épouse d'un officier dévoué, Urie le Hittite. Bethsabée devint enceinte. Après avoir vainement tenté de masquer son adultère, David écrivit une lettre à Joab, et la fit porter par Urie le Hittite : « mettez Urie en première ligne au plus fort de la bataille puis reculez derrière lui : qu'il soit frappé et qu'il meure. » [21]

Dans le Livre de Samuel (II Samuel, XII, 1-10), le roi d'Israël, David, vint ensuite à écouter l'histoire du prophète Nathan, où un pauvre homme avait adopté une jeune brebis : « il nourrissait sa brebis (« Rachel ») et elle grandissait avec lui ainsi qu'avec ses fils, elle mangeait de son morceau de pain, elle buvait de sa coupe, elle couchait sur son sein, elle était pour lui comme une fille » : mais un homme riche en bétail vint à passer par là, qui prit sans permission, pour la manger, l'unique brebis du pauvre homme : à cette histoire, David entre dans une grande colère contre ce riche qui mérite selon lui d'être tué à son tour ; mais Nathan lui précise alors que lui-même s'est comporté comme l'infâme, en envoyant Urie à la mort, mis en première ligne d'une bataille, pour prendre sa femme.

Le prophète Nathan fit des reproches à David pour son péché et dit : « Pourquoi as-tu méprisé YHWH (Yahvé), et fait ce qui lui déplaît ? Tu as frappé par l'épée Urie le Hittite, sa femme, tu l'as prise pour ta femme, lui tu l'as fait périr par l'épée des Ammonites. Maintenant l'épée ne se détournera plus jamais de ta maison, par ce que tu M'as méprisé et que tu as pris la femme d'Urie le Hittite pour qu'elle devienne ta femme. »

David reconnut son péché et dit à Nathan : « j'ai péché contre YHWH ! » Alors Nathan dit à David : « De son côté, YHWH pardonne ta faute, tu ne mourras pas ».

Cependant, Dieu tua le fils en punition : « Seulement, parce que tu as outragé YHWH en cette affaire, l'enfant qui t'est né mourra. » [22]

Absalom[modifier | modifier le code]

Tamar, fille de David, violée par son demi-frère Amnon, est vengée par son frère Absalom qui fait tuer Amnon. Absalom se réfugie près de son grand-père maternel le roi de Géshour. Il se révolte contre son père David, se fait proclamer roi à Hébron par les tribus, mais sera vaincu et tué par le général Joab[23]. En Israël, profitant du départ de David de Jérusalem, un Benjaminite, Shèba, fils de Bikri, proclame l'indépendance d'Israël par rapport à David. Joab élimine son rival Amasa, qui venait d'être placé à la tête de l'armée et se lance à la poursuite de Shèba qui est exécuté après avoir été livré par les habitants d'Abel Beth-Maakah où il s'était réfugié.

À la mort d'Amnon et d'Absalom, le quatrième fils de David, Adonias, appuyé par Joab et le prêtre Abyatar, se considère comme l'héritier de David. Mais le prêtre Sadoq, le prophète Nathan et le chef de la garde de David Benayahu, tenus à l'écart, soutiennent le plus jeune fils, Salomon, fils de Bethsabée. Salomon est couronné du vivant de son père qui meurt quelque temps après.

L'organisation du royaume[modifier | modifier le code]

David organise l'administration sur le modèle des monarchies existantes en adoptant leur idéologie. Il ordonne un recensement en vue de l'établissement des impôts. Il amasse un maximum de trésors pour que son fils Salomon réalise l'une de ses ambitions : construire un temple majestueux à Dieu à Jérusalem. L'administration de Juda et d'Israël restent proche de celle pratiquée sous Saül. Les finances royales sont alimentées par les butins pris à l'ennemi et par les produits des biens de la couronne qui semblent importants et bien gérés.

À sa mort, David est à la tête d'un vaste royaume en pleine expansion économique.

La tombe de David[modifier | modifier le code]

Selon la Bible[24], il est enterré « avec ses ancêtres » dans la Cité de David. Lieu saint chrétien pendant le Moyen Âge (dans le Cénacle de Jérusalem, quartier général des Franciscains où la tradition fixe le lieu de la sépulture depuis le XIIe siècle), sa tombe devient un lieu musulman en 1552 puis juif après la Guerre israélo-arabe de 1948-1949. En janvier 2013, elle a été vandalisée par un juif ultra orthodoxe qui a détruit les mosaïques musulmanes qui tapissaient le mur séparant la chambre du cénotaphe[25].
Cependant, le Tombeau de David, sur le mont Sion est une structure médiévale et a donc tout d'une tradition folklorique sans fondement historique[20].

La religion[modifier | modifier le code]

David maintient le culte de YHWH comme unique religion nationale du royaume d'Israël. Il est secondé dans ce sens par le prêtre Abiathar, descendant d'Eli et par les prophètes Gad et Nathan. Le transfert de l'Arche à Jérusalem attire les foules en pèlerinage.

Le point de vue des religions monothéistes[modifier | modifier le code]

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Saint David, roi et prophète
Image illustrative de l'article David (Bible)
Le roi David en prière, de Pieter de Grebber (vers 1640).
Saint Monarque
Naissance vers 1040 avant Jésus-Christ
Bethléhem
Décès vers 970 avant Jésus-Christ  (environ 70 ans)
Jérusalem
Nationalité Israélite
Vénéré par l'Église catholique, l'Église orthodoxe
Fête 29 décembre
Attributs les Psaumes, une harpe, la tête de Goliath
Saint patron des poètes

Les chrétiens adoptent les Écritures hébraïques et font de Jésus l'héritier de la promesse messianique faite à David. Ensuite, à travers Jésus-Christ, l'héritage se transmet à tous les prêtres mais aussi dans une mesure moindre aux rois de la chrétienté[8], à l'instar de Charlemagne qui se proclame « nouveau David »[9], et même à tous les fidèles qui sont prêtres, prophètes et rois[26].

Dans l'islam[modifier | modifier le code]

Plus tard, la tradition islamique – qui ne conserve du récit biblique que quelques éléments significatifs[10] – fait, pour sa part, de « Daoud » un grand prophète-roi[10] et un juge empreint de sagesse, accomplissant la volonté d'Allah[9].

Comme pour tous les autres récits du Coran, la tradition islamique ne conserve du récit biblique que quelques éléments significatifs dans une optique de prédication[10]. Le récit coranique est, pour employer la terminologie musulmane, un « dhikr  » ou « rappel » des éléments déjà contenus dans les divers écrits religieux. Pour le Coran, de la même manière que Moïse avait reçu la Torah et Jésus l’Injil, David — « Daoud » ou « Dâwûd » — reçoit la révélation d'un texte sacré, le Zabur. Suivant le texte musulman, Dieu lui a accordé « la royauté et la sagesse »[27], une « science »[28] et la « parole décisive »[29], lui conférant une double grandeur, royale et prophétique. David, resté célèbre pour son sens de la justice, figure ainsi dans la lignée des prophètes de l'islam qui prêchent le monothéisme depuis les origines jusqu'au dernier d'entre eux, Mahomet[10].

Le Coran souligne son don pour le chant et la musique, lui conférant une fonction de l'orchestration d'une liturgie cosmique : il explique que Dieu lui a asservi les oiseaux et les montagnes afin qu'ils puissent proclamer ses louanges à Dieu[30]. Des commentateurs expliquent que la beauté de sa voix, quand il chantait les psaumes, faisait s'arrêter les oiseaux en vol pour lui répondre ou encore que les animaux étaient tellement pris par le chant du roi qu'ils pouvaient mourir de faim ou de soif[10].

En outre, le Coran rapporte que Dieu enseigne à David le secret de la fabrication des cottes de mailles afin que les hommes se protègent de leur violence[31]. Plusieurs hadiths font de David une référence concernant sa façon de prier, durant un tiers de la nuit, et de jeûner, un jour sur deux. La tradition musulmane le fait mourir en position de prosternation[10].

Article connexe : Jalout.

Influence du personnage de David[modifier | modifier le code]

Sur l'institution monarchique de la France[modifier | modifier le code]

Le roi David a été pris comme modèle de la monarchie française[32], comme idéal de justice, comme figure de pureté et de désintéressement (avec le lys)[33], dans le rituel du sacre, avec l'onction[34].

Il est aussi, à partir du début du XIIe siècle et pendant tout le Moyen Âge, une figure héroïque que l'on retrouve dans les Neuf Preux[35], d'où il passera sous Charles VIII dans les figures du jeu de cartes.

Représentations et évocations artistiques[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • David, Psaumes pénitentiels, traduits du latin par Blaise de Vigenère et accompagnés du texte hébreu, édition établie et présentée par Ghislain Sartoris, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », Paris, 1989.
  • Carlo Coccioli, Mémoires du roi David, Le Livre de Poche, 1976.
  • Histoire adaptée et transposée dans la modernité par les auteurs Ozanam et Singelin dans la bande dessinée King David en 2008, aux éditions Casterman.

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Place dans la dynastie des rois d'Israël et de Juda[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme toutes les dates concernant les personnages bibliques de cette époque, celles-ci sont approximatives, et peuvent faire l'objet de débats entre exégètes.
  2. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 31-33
  3. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 311-318
  4. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 34
  5. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 15,16
  6. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 16
  7. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 26
  8. a et b Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 20
  9. a, b, c, d et e Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 21
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Pierre Lory, article « David » in Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, pp. 201-203
  11. (en) Mark F. Rooker, Biblical Hebrew in transition: the language of the Book of Ezekiel, éd. Continuum International Publishing Group, 1990, pp. 68-71, extrait en ligne
  12. DWDY, Dodi, « Mon bien-aimé » ; cf. Cantique des cantiques, II, 16, Ct 2. 16
  13. André Chouraqui, « Liminaire pour Shemouél » in La Bible, éd. Desclée de Brouwer, 1986, extrait en ligne
  14. * Arthur Weil, Histoire Sainte illustrée : à l'usage de la jeunesse israélite, Bâle, Victor Goldschmidt,‎ 1974, 213 p. (OCLC 10384683), p. 84
  15. 1 S 18. 1-4
  16. Thomas Römer et Loyse Bonjour, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, Labor et Fides,‎ 2005 (ISBN 9782830911657), p. 68-79
  17. Thomas Römer et Loyse Bonjour, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, Labor et Fides,‎ 2005 (ISBN 9782830911657), p. 68-70
  18. Arthur Weil 1974, p. 93
  19. Arthur Weil 1974, p. 94
  20. a et b Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman 2006, p. 319
  21. 2Sa 11. 1-15
  22. 2Sa 12. 1-15
  23. Arthur Weil 1974, p. 100&101
  24. 1 Rois, chapitre 2, verset 10
  25. Marie-Armelle Beaulieu, « La tombe du roi David vandalisée », sur TerraSanta,‎ 3 janvier 2013
  26. Cf. 1 Pierre 2,9
  27. Coran, sourate 2,251 ; cité par Pierre Lory, op. cit.
  28. Coran, sourate, 27,15 ; cité par Pierre Lory, op. cit.
  29. Coran, sourate 38,20 ; cité par Pierre Lory, op. cit.
  30. Coran, sourates 21,79 ;34, 10 ; 38, 18-19 ; cité par Pierre Lory, op. cit.
  31. Coran, sourate 21,80 ; 34, 10-11 ; cité par Pierre Lory, op. cit.
  32. Aryeh Graboïs, Un mythe fondamental de l'histoire de France au Moyen Âge : le roi David, précurseur du roi très chrétien, in Revue historique, 1992, p. 11-31
  33. Alexandre Y. Haran, Le lys et le globe : messianisme dynastique et rêve impérial en France à l'aube des temps modernes, éd. Champ Vallon, 2000, extraits en ligne
  34. Jean-Louis Matharan, Histoire du sentiment d'appartenance en France : du XIIe siècle à nos jours, éd. L'Harmattan, 2010, p. 166, extrait en ligne
  35. Sophie Cassagnes-Brouquet et Mathilde Dubesset, Héroïnes, éd. Presses universitaires du Mirail, 2009, p. 125, note 25 extrait en ligne

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jan P. Fokkelman, Narrative Art and Poetry in the Books of Samuel: A Full Interpretation Based on Stylistic and Structural Analyses, Dover, éd. Van Gorcum, 1981 (4 volumes).
  • (en) Baruch Halpern, David's secret demons : messiah, murderer, traitor, king, Grand Rapids, Mich, W.B. Eerdmans,‎ 2001 (ISBN 978-0-802-84478-1).
  • (en) Jonathan Kirsch, King David : the real life of the man who ruled Israel, New York, Ballantine Books,‎ 2000 (ISBN 978-0-345-43275-9).
  • (en) Robert Pinsky, The life of David, New York, Nextbook Schocken, coll. « Jewish encounters »,‎ 2005, 1e éd. (ISBN 978-0-805-24203-4).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]