Fratrie

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Deux sœurs forment une fratrie
(peinture de William Bouguereau - XIXe siècle)

Les frères et sœurs sont des personnes (de sexe, respectivement, masculin et féminin) ayant différents liens familiaux. Ils sont le plus souvent des enfants issus d'un même couple et par extension des enfants ayant un seul parent en commun (pour préciser cette relation monoparentale, les mots demi-frères et demi-sœurs sont généralement employés). Ils désignent également des personnes ayant des liens d'adoption (les parents n'ont pas de lien biologique).

L'ensemble de ces personnes est également désigné par le nom fratrie (du latin fratria). La fratrie, qui est une des composantes de la famille, est une notion découlant des liens affectifs tissés entre les membres qui la composent.

Selon l'ordre de naissance[modifier | modifier le code]

Aîné[modifier | modifier le code]

L'aîné est l'enfant de la famille qui est né en premier.

Entre deux personnes sans lien de fratrie, désigne le plus âgé.

La place de l’aîné est particulièrement importante au sein de la fratrie [1] . Le « droit d'aînesse » hier, mais aussi l'espoir que l'on porte sur lui encore font que l’aîné garde un sentiment de responsabilité sur ses cadet(e)s. Inconsciemment, la place de chacun des frères et sœurs au sein de la fratrie se trouve comme structurée selon le sexe des plus jeunes ou des plus vieux ainsi que leur nombre. Les liens affectifs et moraux qui unissent une fratrie sont exacerbés lorsqu'il s'agit de jumeaux ou jumelles. De fraternité, on en parle alors comme d'une fusion.

Cadet[modifier | modifier le code]

Relativement parlant, cadet ou cadette désigne le frère ou la sœur né immédiatement après la personne dont on parle. Dans cette utilisation, il est considéré comme un synonyme du mot puîné, qui n'est plus guère utilisé.

En parlant de l'ensemble des enfants, le cadet désigne l'enfant qui vient après l'aîné.

Un cadet peut désigner un gentilhomme qui est éduqué à l'art de la guerre.

Cadet désigne une personne plus jeune que celui dont on parle dans un corps ou parfois une chose moindre dans un texte (« le cadet de mes soucis »).

Article détaillé : Cadet.

Benjamin[modifier | modifier le code]

Benjamin ou benjamine désigne le dernier enfant d'une fratrie. Il désigne également parfois l'enfant préféré des parents par rapport à ses frères ou sœurs[1].

Ce mot prend son origine du personnage biblique Benjamin, dernier fils de Jacob.

Selon le lien de parenté[modifier | modifier le code]

Demi-frère et demi-sœur[modifier | modifier le code]

Les frères ou les sœurs n'ayant qu'un seul de leurs parents en commun sont dits « demi-frères ou demi-sœurs ».

Les termes qui suivent permettent de préciser quel est la parenté exacte, mais ils sont en désuétude :

  • Les frères ou les sœurs de même père mais de mères différentes sont dits « frères consanguins ou sœurs consanguines »[2].
  • Les frères ou les sœurs de même mère mais de pères différents sont dits « frères utérins ou sœurs utérines »[3].
  • Les frères ou les sœurs de même mère et de même père sont dits « frères germains ou sœurs germaines »[4].

Frère ou sœur de lait[modifier | modifier le code]

Des frères ou sœurs de lait sont des enfants nourris par une même femme, laquelle est distincte de la mère biologique d'au moins un de ces enfants. Ce terme de « de lait » réfère à ce que les enfants étaient nourris au sein. On désigne cette femme par le terme de « nourrice ». Il s'agissait d'une pratique autrefois répandue et tombée en désuétude. "Avoir été élevé à la couenne" en est la métaphore canadienne.

Familles recomposées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille recomposée.

Dans les familles recomposées, quand les parents ont des enfants d'avec leurs précédents conjoints, leurs enfants sont regroupés, sans lien biologique ni souvent légal. Les termes frérâtre et sœurâtre deviennent de plus en plus rare. L'usage hésite entre demi-frère/sœur (courant, mais prête à confusion car habituellement utilisé quand un parent est commun) et quasi-frère/sœur.

La société hésite beaucoup sur la façon de considérer ces liens. En particulier, si les « quasi » frère et sœur ont des relations amoureuses, cela peut être vu comme de l'inceste par l'entourage. Le monde de la psychanalyse considère également ces relations comme malsaines. À noter que le sentiment d'être frères ou sœur est renforcé si les enfants de famille recomposée ont des demi-frères ou sœurs communs (c'est-à-dire si les parents remariés ont un enfant ensemble)[5].

Synonymes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Rufo, Frères et sœurs, une maladie d'amour, en collaboration avec Christine Schilte, Fayard, 04-2002
  • Maryse Vaillant et Sophie Carquain, Entre sœurs : une question de féminité, Albin Michel, 2008

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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