Cathédrale Saint-Louis de Versailles

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Cathédrale Saint-Louis
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Louis de Versailles
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale depuis 1843
Rattachement Diocèse de Versailles
Début de la construction 1742
Fin des travaux 1754
Style dominant Architecture classique
Protection Logo monument historique Classée MH (1906)
Site web www.cathedrale-versailles.org/index.php
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Commune Versailles
Coordonnées 48° 47′ 54″ N 2° 07′ 27″ E / 48.798333, 2.12416748° 47′ 54″ Nord 2° 07′ 27″ Est / 48.798333, 2.124167  

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Cathédrale Saint-Louis

La cathédrale Saint-Louis de Versailles est une église de style rocaille construite à Versailles (Yvelines) par l'architecte Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne. Elle fut bénie en août 1754, choisie comme cathédrale à la Révolution française et finalement consacrée cathédrale en 1843. La façade, ornée de colonnes doriques et corinthiennes, est flanquée de deux campaniles. Un dôme coiffé d'une flèche en forme de balustre est posé au-dessus de la croisée du transept.

Origines de la paroisse[modifier | modifier le code]

L'église du village de Versailles, avant la construction du château, était dédiée à saint Julien de Brioude. Cette église fut démolie en 1681. Sur son emplacement fut construit le grand commun du château. L'église Saint-Julien fut reconstruite dans la ville neuve. Elle eut d'ailleurs une existence éphémère. En 1684, Louis XIV posa la première pierre d'un nouvel édifice : la paroisse Notre-Dame qui donna son nom au quartier.

La Cathédrale Saint-Louis, avec le château de Versailles dans le fond.

Les habitants du vieux Versailles, du Parc aux Cerfs et des rues voisines, au nombre d'environ quatre mille cinquante, ne disposaient plus d'aucun lieu de culte. Notre-Dame était loin et son accès difficile, puisqu'il fallait alors traverser la place d'armes pour s'y rendre. Quand, à la fin du XVIIe siècle, cette partie de la ville prit de l'extension, les architectes chargés de dresser les plans ne manquèrent pas de prévoir une église. Dès 1725, on avait bâti à l'angle des rues de Satory et d'Anjou, près du Potager du roi, une chapelle provisoire longue d'une trentaine de mètres, flanquée d'un collatéral et entourée d'un cimetière. On commença à y enterrer au mois d'avril 1727, à y baptiser le 17 mai 1728.

Ce n'était qu'une succursale de la paroisse Notre-Dame. Elle était desservie par deux chapelains, prêtres de la Mission, comme ceux de l'église mère. À mesure que le quartier se développait, il fallut songer à lui donner de l'autonomie religieuse. Par décret de Mgr de Vintimille, archevêque de Paris, en date du 4 juin 1730, la chapelle fut érigée en paroisse sous le patronage de saint Louis.

Les habitants durent se contenter de cette chapelle pendant plusieurs années. Ils étaient pourtant de plus en plus nombreux. Enfin, vers 1740, on résolut de bâtir une véritable église. Mais on ne voulut pas changer les habitudes que les paroissiens avaient prises. Il fut donc décidé que le monument serait construit à côté de la chapelle, et presque en vis-à-vis. Il y avait là une vaste place qui paraissait parfaitement convenir à cette destination.

La construction de l'église[modifier | modifier le code]

Louis XV désigna en mai 1742 Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, petit-fils de l'architecte de Louis XIV, au grand mécontentement d'Ange-Jacques Gabriel, architecte officiel du roi qui espérait bien recevoir la commande.

Les fondations furent entamées en juin 1742. Les entrepreneurs Letellier et Rondel se heurtèrent à un sol spongieux qui nécessita l'établissement de solides fondations à l'aide d'un vaste radier de pierres de taille couvrant toute la surface de l'église.

Maison (Hôtel) des lazaristes

La première pierre fut solennellement posée par l'archevêque de Paris le 12 juin 1743. Louis XV plaça lui-même dans une cavité creusée à cet effet une médaille d'or et quatre médailles d'argent, puis procéda au scellement de la pierre d'assise.

La construction fut très lente. L'église Saint-Louis ne fut en effet terminée que douze ans plus tard. L'inauguration se passa sans éclats le 24 août 1754, sans la présence de la famille royale car la dauphine, Marie-Josèphe de Saxe, avait accouché la veille d'un fils (le futur Louis XVI). L'année suivante le roi fit don de six cloches qui eurent pour marraines la reine (Marie), la dauphine (Joséphine), et les quatre filles de Louis XV : Adélaïde, Victoire, Sophie et Louise. L'ancienne chapelle fut détruite. Le presbytère mitoyen fut construit en même temps que la chapelle par Robert de Cotte. Ce bâtiment fit office d'évêché au XIXe siècle jusqu'en 1905.

En 1764, l'architecte Louis-François Trouard éleva au-delà du bras gauche du transept une chapelle dite « du charnier » (parce qu'elle était destinée à recevoir les corps des défunts décédés au château. Elle prit ensuite le nom de chapelle de la Providence. Des travaux intérieurs de sculpture furent également entrepris en 1764. Ils ne furent jamais terminés.

L'histoire de l'édifice[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Louis subit peu de transformations jusqu'à la Révolution et son histoire est dénuée d'événements majeurs, la paroisse royale restant Notre-Dame. Cependant quand s'ouvrirent les États généraux de 1789, ce fut à Saint-Louis que la procession solennelle (partie de Notre-Dame) se rendit et c'est de la chaire de l'église que l'évêque de Nancy dénonça les abus de la Cour. Plusieurs séances des États se tinrent également à Saint-Louis au mois de juin. Le 22, le Serment du Jeu de paume y fut renouvelé.

En 1790, Versailles devint siège d'un évêché. Le premier évêque constitutionnel, Monseigneur Avoine, choisit Notre-Dame pour cathédrale[1]. Par la suite, l'église Saint-Louis fut fermée et, la plupart des objets de culte ayant été confisqués, transformée en temple de l'Abondance. On lui en figura les attributs, sur la façade un laboureur fut même peint, sur le frontispice de l'église. Dès que le culte catholique fut rétabli, l'évêque constitutionnel qui avait succédé à Monseigneur Avoine, Mgr Clément, préféra Saint-Louis à Notre-Dame et c'est ainsi que l'église devint définitivement cathédrale. Le 3 janvier 1805, le pape Pie VII, venu à Paris pour le sacre de l'empereur Napoléon Ier, fut accueilli en la cathédrale Saint-Louis par le premier évêque concordataire, Monseigneur Charrier.

Louis XVIII et Charles X n'eurent pas l'occasion de se rendre dans la cathédrale. En revanche Louis-Philippe assista à un Te Deum chanté en 1837 à la suite de la prise de Constantine.

En 1843, Mgr Blanquart de Bailleul consacre la cathédrale qui n’avait été que bénie lors de son inauguration.

La cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 octobre 1906[1].

Pendant la Révolution, l'église avait subi d'assez graves dégâts qui furent tous effacés peu à peu.

Commentaires architecturaux[modifier | modifier le code]

L'extérieur[modifier | modifier le code]

La façade de la cathédrale
Le dôme de la cathédrale, hauteur du bulbe : 65 m

Mansart de Sagonne a adopté le plan traditionnel en croix latine de tradition gothique avec nef centrale, collatéraux flanqués de chapelles, transept saillant, chœur entouré d'un déambulatoire interrompu par la chapelle axiale dédiée à la Vierge. Les bras du transept sont à pans concaves suivant la tradition de Francesco Borromini, célèbre architecte italien, alors en vigueur dans l'architecture française depuis la fin du XVIIe siècle. L'église est orientée nord-sud,en pendant à celle de Notre-Dame, et ce depuis que le Concile de Trente n'imposait plus l'orientation traditionnelle est-ouest. Le maître autel était autrefois placé au fond du chœur, constituant le sanctuaire. L'emplacement actuel se veut plus conforme au concile de Vatican II, le prêtre officiant face aux fidèles et non plus le dos tourné. Les aménagements effectués en 2002 sont inspirés d'un projet de Robert de Cotte non réalisé ; le nouvel autel a été conçu et réalisé par Philippe Kaeppelin[2], et consacré par Monseigneur Eric Aumonier, le 7 avril 2002. Une vue intérieure de l'église au XVIIIe siècle, conservée au Musée Lambinet de la ville, montre qu'une grille fermait le chœur à cet endroit.

La façade est située sur un emmarchement de huit degrés et comporte deux niveaux. Le niveau inférieur est percé de trois portes. La principale est flanquée de six colonnes doriques ; les deux portes latérales de deux colonnes du même ordre. Le second niveau, qui ne règne que sur la partie centrale, répète exactement la disposition du rez-de-chaussée. Il ouvre sur une baie plein cintre dans la partie supérieure de laquelle on a placé une horloge. Deux larges volutes contre-butent le motif.

Au-dessus, la façade est couronné d'un fronton triangulaire sommé d'une croix dorée. Il est orné d'un blason royal ailé dont les lys ont été martelés à la Révolution.

Les deux tours latérales sont scandées de pilastres doriques formant saillie, surmontées de vases en pierre. Elles sont coiffées de bulbes suivant la tradition rococo pour couvrir les clochers (cas similaires sur le lanternon - disparu - de la chapelle de Versailles ou le clocher de la chapelle du Petit Trianon).

L'intérieur[modifier | modifier le code]

La nef de la cathédrale
Coupole du chœur

L'intérieur reflète cette noblesse un peu froide, adoucie par la délicatesse du style en honneur sous Louis XV. La nef, à cinq travées, est scandée de pilastres engagés d'un relief assez mince, amortis par des chapiteaux corinthiens. On admirera la beauté des cartouches qui marquent la clef de chacune des grandes arcades. Ils sont encadrés de guirlandes de roses. Au revers de la façade, la tribune de pierre est supportée par un grand arc qui s'appuie de chaque côté sur une console. Elle se relève en accolade pour porter le buffet d'orgue de Clicquot.

Au-dessus des grandes arcades, l'église est éclairée par des baies à lunettes dont les voûtes pénètrent dans celles de la nef, selon le procédé habituel employé à cette époque. Longue de 93 mètres, haute de 23, la nef est en effet couverte d'une voûte à pénétration dont les doubleaux incorporés sont appareillés avec les claveaux des berceaux et atteignent près d'un mètre d'épaisseur. Les voûtes des collatéraux retombent sur des piliers aux chapiteaux corinthiens.

Le carré du transept est couvert d'une coupole sur pendentifs sculptés. Elle est elle-même surmontée d'une seconde calotte au dôme surbaissé dont les sculptures ne furent jamais terminées, comme l'établit la présence des pierres en bossage.

Chaque bras du transept s'achève en hémicycle, un autel étant placé contre le mur gouttereau (i.e. supportant une gouttière). Cet autel est flanqué de deux belles portes de chêne sculpté. Au-dessus de chacune de ces portes se trouvent des tribunes. Selon la tradition, celles-ci auraient été réservées aux hôtes du palais quand ils assistaient aux offices de Saint-Louis et, sous le Premier Empire, aux personnages officiels invités aux cérémonies publiques.

Le chœur, circulaire, comporte trois travées et une abside. Les piliers, comme la corniche, sont à l'identiques de ceux de la nef. Le déambulatoire qui entoure le chœur s'arrête, à la hauteur de la chapelle axiale. On prétend que c'est par mesure d'économie qu'il fut ainsi édifié. La chapelle axiale, qui s'achève par une abside, s'ouvre donc directement derrière le maître-autel.

Le chœur et le maître-autel

Le nouvel autel, « autel revêtu d'étain repoussé et surmonté d'une table de marbre gris », et décoré de « fines feuilles d'or : à l'avant trois soleils rayonnants symbolisant la Sainte Trinité, des anges Cathédrale St Louis - Autelsaisis en plein vol sur les côtés et à l'arrière la couronne d'épines en hommage à Saint-Louis »[2], a été conçu et réalisé par Philippe Kaeppelin et consacré par Monseigneur Eric Aumonier, le 7 avril 2002.

Les chapelles qui flanquent les collatéraux et le déambulatoire sont dédiées, du côté gauche, à saint Julien, aux Trépassés, à sainte Geneviève et à saint Pierre. Au-delà du bras gauche du transept, on retrouve la chapelle de l'Ecce Homo, celles de saint François, de saint Vincent de Paul, du Sacré Cœur et de saint Joseph. Du côté droit, se présente d'abord la chapelle des fonts baptismaux, puis celles de la Présentation de la très sainte Vierge et de saint Charles (qui occupe deux travées). Au-delà du transept, les trois chapelles qui entourent le chœur sont dédiées au bon pasteur, à saint Louis, et à saint Jean-Baptiste.

La chapelle de la Providence jouxte, à gauche les chapelles de l'Ecce Homo et de saint François. On y pénètre par l'intérieur. C'est un édifice rectangulaire formé d'une salle centrale, dont le dôme est voûté de caissons couronnés d'un oculus qui laisse entrer le jour, et de deux autres salles plus petites qui flanquaient jadis le maître autel. Il est éclairé par quatre fenêtres surmontées de bas-reliefs réalisés par le sculpteur Augustin Pajou. Un autre bas relief se trouve au-dessus de la porte centrale. Des médaillons également dus à Pajou, décorent les murs.

Œuvres d'art[modifier | modifier le code]

Le mobilier[modifier | modifier le code]

La chaire 
Elle est contemporaine de la construction de l'église.
Le banc d'œuvre 
En bois sculpté, style Louis XV. Sans doute pour les hôtes de marque.
Les bénitiers 
En marbre blanc, sculptés en 1780 par Hersent.
Le reliquaire de Saint Louis 
L'autel 
le nouvel autel, « autel revêtu d'étain repoussé et surmonté d'une table de marbre gris »[2], et décoré de « fines feuilles d'or : à l'avant trois soleils rayonnants symbolisant la Sainte Trinité, des anges Cathédrale St Louis - Autelsaisis en plein vol sur les côtés et à l'arrière la couronne d'épines en hommage à Saint Louis »[2], a été conçu et réalisé par Philippe Kaeppelin et consacré par Monseigneur Eric Aumonier, le 7 avril 2002.

Les tableaux[modifier | modifier le code]

Les statues[modifier | modifier le code]

Buste de Saint Louis 
œuvre de Catherine Cairn, artiste contemporaine, installée depuis novembre 2005 dans le déambulatoire, devant la chapelle de Saint-Louis.

Les orgues[modifier | modifier le code]

Nef et Grand Orgue de la cathédrale par Clicquot.

Le Grand Orgue Historique commandé en 1759 sur l'ordre de Louis XV à Louis-Alexandre Clicquot fut achevé en 1761 par François-Henri Clicquot (son fils). Béni la veille de la Toussaint 1761, il va traverser indemne la période révolutionnaire, ne subissant, grâce à l'intelligence du sieur Bêche de la Municipalité de Versailles, que l'ablation de trois grosses fleurs de lys en bois sur le buffet du Positif (juillet 1793). Il possède alors 45 jeux sur 4 claviers et un pédalier à grand ravalement. Le 4 mai 1789 il participe à la messe des États Généraux convoqués par Louis XVI.

  • 1829 : Réparations effectuées par Louis-Paul Dallery qui ajoute la Bombarde au clavier de Grand'Orgue.
  • 1840 : Intervention de John Abbey, nouvellement installé à Versailles : une soufflerie neuve remplace les six soufflets cunéiformes des Clicquot.
  • 1861 : Aristide Cavaillé-Coll propose en 1863 une cure de rajeunissement en le transformant quelque peu : perte du quatrième clavier au profit d'un Récit romantique et expressif de huit jeux, ajout de registres d'esthétique symphonique au détriment de quelques mutations et mixtures, mais en respectant les parties restantes; la transmission mécanique se trouve allégée par l'installation du levier Barker au Grand'Orgue et l'indépendance de l'organiste renforcée par la mise en place de pédales de combinaisons, une soufflerie modernisée présente diverses pressions.
  • 12 octobre 1987 : démontage complet de l'instrument. Toutes les parties sont transportées en atelier, descendues de la tribune par treuil électrique et à la corde. La restauration confiée par l’État à Théo Haerpfer (Manufacture Lorraine de Grandes Orgues) dura deux ans. Le remontage s'effectue à partir de janvier 1989 pendant le lavage complet de l'intérieur de la cathédrale (2 janvier au 15 février 1989)

Le grand orgue H = 12,14m, L = 10,91m, situé à 15 mètres du sol, pèse environ 53 tonnes et compte 3 131 tuyaux répartis en 46 jeux sur 3 claviers et pédalier.

La sonorité de l'instrument avait été louée par le roi Louis XV venu l'entendre le 11 juin 1762 et la Gazette de l'époque qui le comparait à son frère de Saint-Roch à Paris, s'étonnait de la magnificence de sa seule bombarde de pédale qui sonnait « comme s'il y en avoit deux, comme à St Roch ».

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Cathédrale Saint-Louis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a, b, c et d « Philippe Kaeppelin a marqué la cathédrale saint Louis de Versailles », site Arts, Cultures et Foi de Versailles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Cachau - Xavier Salmon : La cathédrale Saint-Louis de Versailles. Un grand chantier royal du règne de Louis XV, éd. Somogy, Paris, 2009 cf. http://philippecachau.e-monsite.com
  • Bussière, Roselyne, Versailles. La cathédrale Saint-Louis, Monum, éditions du Patrimoine, Paris (France), (ISBN 2-85822-366-1), 2000.
  • Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome IV-D), Robert Laffont, Paris (France) ; p. 170.
  • La cathédrale Saint-Louis de Versailles, Lyon, Imprimerie Lescuyer, 54 p.
    Maquette R. Basquin, Photographies noir et couleur Guillet-Lescuyer

Liens externes[modifier | modifier le code]

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