Jacques de Létin

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Jacques de Létin

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autoportrait au musée des beaux-arts de Troyes

Naissance 1597
Troyes, Drapeau de la France France
Décès 1661
Troyes, Drapeau de la France France
Nationalité Français
Activités Peintre
Maîtres Edme Doué
Simon Vouet
Influencé par Caravage
Simon Vouet

Jacques de Létin ou Jacques Ninet de Letin (1597-1661) est un peintre français du XVIIe siècle né et mort à Troyes, âgé de 64 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques de Létin nait dans un milieu assez aisé, en tout cas sensibilisé à l'activité artistique qui se déployait encore à Troyes au début du XVIIe siècle. Son père, Jehan de Létin, tient un hôtel qui a pour nom L'Image de Saint-Christophe.

Jacques effectue sa formation auprès d'Edme Doué, un peintre qui en 1613 épouse sa sœur Simonette. Jacques de Létin partage l'idéal des jeunes peintres de son temps, sous le charme du Caravage : Rome. Il y reste trois ans, de 1622 à 1626. C'est pendant son séjour en Italie qu'il rencontre Simon Vouet, avec qui il se lie d'amitié.

Dans les années qui suivent son retour à Troyes, se succèdent les commandes importantes : en 1627, quatre tableaux pour la cathédrale; en 1628, un retable pour le couvent des cordelières de Provins; en 1629 la décoration du chœur de la collégiale Saint-Étienne... Parallèlement, il réalise nombre d'œuvres profanes, en particulier des « dessus de cheminées » mais également des tableaux dont La Mort de Virginie, conservé au musée Pouchkine à Moscou.

L'art de Jacques de Létin séduit aussi à Paris. Il y travaille régulièrement dans les années 1634-1639, mais sans avoir coupé les liens avec Troyes. Il est choisi comme peintre du « May » en 1636. Le 1er mai 1636, sa toile Saint Paul prêchant à l'Aréopage est posée au portail de Notre-Dame.

Il revient s'installer définitivement à Troyes en 1645. Ses conditions de vie sont privilégiées. Il achète des terres, se fait construire une grande maison éclairée d'une grande verrière.

Il est inhumé le 2 novembre 1661 dans l'église Saint-Nizier.

Un peintre oublié[modifier | modifier le code]

Déploration sur le Christ mort, vers 1640-45, musée des beaux-arts de Reims

Jacques de Létin fut rapidement oublié. Déjà à la fin du XVIIe siècle, les historiens de l'art le citent sans plus de commentaires dans la liste des artistes qu'il rattachent au style de Simon Vouet. Dans l'une de ces listes, une erreur de typographie a failli l'anéantir définitivement. Pendant 250 ans, Jacques de Létin a été éclipsé par un prétendu «  Nicolas Ninet de Létin  », né de l'oubli d'une virgule entre Ninet et de Létin. C'est l'historien troyen Albert Babeau qui, en 1882, a retrouvé l'identité et la biographie de Jacques de Létin.

Nombre de ses œuvres ont disparu sous la Révolution et depuis 1940. On peut voir ce qu'il reste de ses œuvres notamment dans les églises troyennes : Saint-Pantaléon, Saint-Remi, Sainte-Madeleine ainsi qu'à l'église Notre-Dame d'Aix-en-Othe et son Apparition de la Vierge à saint Robert, peinture conservée à l'église Saint-Jean-Baptiste de Chaource. Un cycle de quatre peintures monumentales sur la vie du Christ se trouve à la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans et Saint-Louis mourant de la peste à Tunis dans le bras droit du transept de l'église Saint-Paul-Saint-Louis à Paris. Mais ces dernières années, depuis que le peintre est mieux connu, de nouvelles œuvres de sa main ont pu être identifiées. Ainsi, le musée des beaux-arts de Bordeaux a acquis en 2011 deux tableaux de Jacques de Létin représentant La Grammaire et La Géométrie. Le musée départemental Georges-de-La-Tour de Vic-sur-Seille expose, quant à lui, un Sainte Praxède soignant les chrétiens suppliciés et le musée des beaux-arts de Reims une Déploration sur le Christ mort peinte entre 1640 et 1645.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Autoportrait, HST; S; Dim; H: × L: (Musée des beaux-arts de Troyes)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et régférences[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Albert Babeau Ninet de Lestin, Annuaire de l'Aube, 1882.
  • Jean-Pierre Sainte-Marie, Jacques de Létin, Troyes, 1597-1661., musée des beaux-arts, Troyes, 1976, 136 p. (ISBN 2-901635-01-6) (catalogue d'exposition)