Cathédrale Saint-Corentin de Quimper
| Cathédrale Saint-Corentin de Quimper |
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| Présentation | ||
|---|---|---|
| Nom local | Iliz-Veur Kemper | |
| Culte | Catholique romain | |
| Type | Cathédrale | |
| Rattachement | Diocèse de Quimper et Léon (siège) | |
| Début de la construction | XIIIe siècle | |
| Fin des travaux | XVe siècle XIXe siècle (flèches) |
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| Style dominant | Gothique | |
| Protection | ||
| Site web | www.quimper.fr/624-la-cathedrale-saint-corentin.htm | |
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Commune | Quimper | |
| Coordonnées | ||
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La cathédrale Saint‑Corentin à Quimper (France) fut édifiée sur un ancien sanctuaire roman, l'église Notre‑Dame (XIe siècle). Elle est une des trois plus anciennes cathédrales gothiques de Bretagne, avec celles de Saint-Pol-de-Léon et de Tréguier. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[1].
Sommaire |
Histoire [modifier]
Sa construction, dont les historiens ont longtemps pensé qu'elle avait été décidée en 1239 par l'évêque Rainaud, chancelier de Pierre de Dreux, duc de Bretagne, n'a pas été entreprise avant les années 1280, sous l'épiscopat d'Even de La Forest (1283-1290). Elle avance d'abord relativement vite mais les travaux sont bientôt ralentis par des difficultés techniques, financières et politiques : le XIVe siècle est marqué par la guerre de succession et les troubles qu'elle occasionne. Le chevet, dont l'édification est bien avancée vers 1330-1340, n'est complètement voûté qu'en 1410, sous le règne de Jean V.
La première pierre de la façade est posée en 1424. Les portails nord (portail des Baptêmes) et sud (portail Sainte-Catherine) sont en place avant 1433, mais les tours ne seront pas terminées avant le XIXe siècle. À la suite de la façade, on construit la nef, puis le transept. Les voûtes de la nef ne sont complètement posées qu'entre 1486 et 1493.
Le 1er février 1620, vers les 7 heures du matin, la flèche de la cathédrale fut touchée par la foudre, mais ce n'est que dans l'après-midi, qu'on vit apparaître de la fumée, puis des flammes. La foule, accourue en grand nombre, crût voir un horrible démon vert se trémoussant dans les flammes. Les chanoines du chapitre approchèrent les saintes reliques des flammes ; peine perdue, l'incendie poursuivit ses ravages, malgré l'emploi de 150 barriques d'eau et d'une cinquantaine de charretées de fumier et le diable continuait à évoluer en haut du clocher. Pour lutter contre ce fait de sorcellerie, les chanoines décidèrent alors de jeter dans le brasier un pain de seigle renfermant une hostie et d'asperger le feu d'eau bénite mélangée à du lait de femme. Tout aussitôt, le démon quitta les flammes et le feu s'éteignit, mais le clocher était totalement ruiné. La légende affirme que le pain de seigle contenant l'hostie fut retrouvé intact au milieu des cendres. Cette anecdote est connue sous le nom du "diable de Quimper-Corentin".
Sous la Révolution, la cathédrale est transformée en temple de la Raison. Mobilier, objets sacrés et statues sont brûlés ou dispersés[2]. Le bâtiment n'est rendu à sa vocation religieuse qu'avec le Concordat. Les travaux reprennent : c'est à ce moment que sont taillés les garde-corps des galeries hautes de la nef. L'un des évêques du XIXe siècle, Mgr Graveran, décide de reprendre le projet des flèches, ébauché par Claude de Rohan. Il impose aux fidèles une contribution d'un sou annuel, et ce durant cinq ans, pour financer les travaux. À l'intérieur de la cathédrale, on « reconstitue » une atmosphère médiévale, quitte à supprimer des retables. Yan' Dargent est alors embauché pour orner les murs des chapelles. Enfin, ce n'est qu'en 1854 que les flèches sont dressées par Joseph Bigot, architecte du château de Kériolet. À noter entre celles-ci, une statue équestre de Gradlon, qui aurait été couronné roi de Cornouaille en 388. Le peintre-verrier Émile Hirsch, va créer jusqu'en 1875, 23 verrières, sous la direction de Joseph Bigot[3]
La cathédrale Saint-Corentin a fait l'objet d'opérations de rénovation durant près de vingt ans, subventionnées par le ministère de la Culture, par le biais de la Conservation régionale des Monuments historiques, service de la DRAC Bretagne[4]. Il s'agissait de consolider les structures de la cathédrale, de remplacer les pierres abîmées et de restaurer les fresques. L'inauguration du portail occidental de l'édifice, le 12 décembre 2008, a marqué la fin de ce travail de restauration.
La cathédrale de Quimper est la plus haute de Bretagne[réf. souhaitée] avec ses flèches culminant à environ 80m élevées en 1856[5], sur le modèle breton de la flèche de Pont-Croix.
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
- Notice no PA00090326, base Mérimée, ministère français de la Culture
- On retrouve ainsi un vitrail de la cathédrale au château de Castelnau-Bretenoux, dans le Lot, acquis par Jean Mouliérat, son dernier propriétaire privé. [1]
- Philippe Bonnet, Quimper, la cathédrale, Paris, Zodiaque 2003, p. 67 et passim.
- DRAC Bretagne, « Quimper, histoire d'un restauration », 2008. Consulté le 2 juillet 2010
- Cathédrale Saint-Corentin : histoire d'une restauration - Pages 5 et 6
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- René-François Le Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, Jacob, Quimper, 1877.
- Jean-Marie Pérouse de Montclos, Guide du patrimoine. Bretagne, Monum. Éditions du patrimoine, Paris (France), (ISBN 2-85822-728-4), 2002, p. 375–383.
- Philippe Bonnet, Quimper, la cathédrale, Zodiaque, Paris (France), 2003, (ISBN 2-7369-0296-3).
- Tanguy Daniel (dir.), Les vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, Rennes-Quimper, Presses Universitaires de Rennes/Société Archéologique du Finistère, 2005, (ISBN 978-2-7535-0037-2).
- Yves Gallet, « Les ducs, l'argent, les hommes ? Observations sur la date présumée du chevet rayonnant de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1239) », dans Le prince, l'argent, les hommes au Moyen Âge. Mélanges offerts à Jean Kerhervé, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008, (ISBN 978-2-7535-0602-2), p. 103-116.
- Yves Gallet, « Quimper, cathédrale Saint-Corentin. L’architecture (XIIIe ‑ XVe siècle) », Congrès Archéologique de France, session 2007 : Finistère, Paris, Société Française d'Archéologie, 2009, (ISBN 978-2-901837-34-3), p. 261-292.
Articles connexes [modifier]
- Diocèse de Quimper
- Liste des évêques de Quimper
- Liste des monuments historiques du Finistère
- Liste des cathédrales catholiques romaines de France
- Liste des cathédrales de France protégées aux monuments historiques
Liens externes [modifier]
- (fr) Fiche sur le site de la Ville de Quimper
- (fr) Fiche du ministère de la culture
- Cathédrale Saint-Corentin de Quimper en français, allemand et anglais sur le site web Structurae.
- (fr) Fiche sur Photos en lignes
- (fr) Visite virtuelle de la cathédrale Saint-Corentin