Hérode Antipas

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Monnaie d'Hérode Antipas. An 34.

Hérode Antipas II, ou Hérode Antipater, en hébreu הורדוס אנטיפס, en grec Ἡρῴδης Ἀντίπατρος, « Hêrôdês Antipatros » (21 av. J.-C.39 ap. J.-C.), fils d'Hérode le Grand et de la Samaritaine Malthace, sa quatrième femme, est tétrarque de Galilée et de Pérée (région située au nord-est de la mer Morte, à l'est du Jourdain) de 4 av. J.-C. à 39.

Il construit la ville de Tibériade, sur le lac de Galilée, en l'honneur de l'empereur Tibère.

Antipas épouse d'abord la Nabatéenne Phasaelis, fille d'Arétas IV de Pétra, qu'il répudie pour épouser Hérodiade, sa propre nièce, fille de son demi-frère Aristobule IV, et donc petite-fille d'Hérode le Grand. Hérodiade est alors la femme du demi-frère d'Antipas Hérode Boëthos, qu'elle quitte de son vivant, ce qui fait scandale. Elle est la mère de Salomé que, très tôt, la tradition chrétienne[1] assimile à une fille anonyme d'Hérodiade présente dans un épisode néotestamentaire[S 1]. C'est précisément à l'instigation d'Hérodiade et de sa fille que, selon les évangiles de Matthieu et de Marc, Antipas aurait fait décapiter Jean le Baptiste.

Vaincu par son premier beau-père, Arétas IV, lors d'une bataille où il perd son armée, Antipas est destitué par l'empereur Caligula en 39. Les Romains, irrités par le pouvoir excessif d'Antipas, décident de l'exiler dans le sud de la Gaule à Saint-Bertrand de Comminges[N 1]. Hérodiade choisit de le suivre.

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

L'héritage d'Hérode le Grand[modifier | modifier le code]

À la mort de son père en 4 av. J.-C., Hérode Antipas reçoit le titre de tétrarque de Galilée et de Pérée. En 6 apr. J.-C., lorsque l'empereur Auguste révoque son frère Archélaos, Antipas, qui espère récupérer les territoires de son frère, est bien déçu[2]. L'exil d'Archélaos à Vienne ne change rien pour lui et son demi-frère Philippe, car Auguste préfère transformer les territoires d'Archélaos en une province romaine de Judée. Il obtient toutefois une maigre consolation : après la destitution de son frère, c'est lui qui devient l'intendant du Temple de Jérusalem[2]. Il a un droit de regard sur tout ce qui s'y passe, notamment sur les jugements prononcés par le sanhédrin. De plus, le préfet romain consulte Antipas au sujet de toutes les affaires qui concernent le culte, la religion et les traditions juives[2].

Tirant probablement les conclusions de la destitution de son frère, Antipas ne manquera aucune occasion de manifester sa soumission à Rome[3].

Une succession convoitée[modifier | modifier le code]

À la mort d'Hérode le Grand, le territoire de son royaume est partagé par Auguste entre trois des fils d'Hérode ainsi qu'une de ses parentes. Philippe obtient pour sa part « la Batanée, avec la Trachonitide et l’Auranitide, une partie de ce qu’on appela le domaine de Zénodore[S 2],[4] ».

Une partie de ces territoires sont frontaliers de la Nabathée. Le territoire de Zénodore ayant été source de conflit. En effet, les Nabathéens avaient acheté l'Auranitide, une partie de ce territoire, pour cinquante talents, mais les Romains en avaient décidé tout autrement, donnant l'ensemble du royaume de Zénodore à Hérode le Grand. Les Nabatéens étant frustrés à la fois du territoire acheté et de leur argent.

En 34, Philippe meurt, « la trente-septième année de son règne sur la Trachonitide, la Gaulanitide et le peuple de Batanée[S 3],[5] ». « Comme il était mort sans enfants, Tibère hérita de ses possessions et les annexa à la province de Syrie, mais en ordonnant que les impôts levés dans sa tétrarchie y fussent affectés[S 3],[5] ».

Bien entendu, ce territoire qui n'est « donné » à personne attire les convoitises, parmi lesquelles celles d'Antipas, et probablement aussi celles du roi de Nabatée Arétas IV (« roi de Pétra »), mais il devait y avoir d'autres prétendants.

La stratégie d'Antipas[modifier | modifier le code]

Le partage du royaume d'Hérode le Grand :

Antipas, pour sa part, estime probablement que ce territoire, administré jusque là par son frère[6], lui revient de droit[7]. Depuis trente-sept ans, il gère correctement les territoires qui lui ont été donnés à la mort de son père, le roi Hérode le Grand, et Auguste avait même promis la royauté à un autre de ses frères, Archélaos, si ce dernier s'en montrait digne[8]. Celui-ci a été démis et exilé en Gaule à cause de ses erreurs, tandis qu'Antipas estime ne pas avoir démérité. Il espère que le titre royal qui avait été promis à son frère lui sera remis un jour par l'empereur[7]. « Dans les mois qui suivent la mort de Philippe, Antipas croit que son heure est enfin venue[7]. »

Il commence par organiser « des obsèques somptueuses[S 3] » pour son frère, qu'il préside probablement, puis se prépare à aller à Rome pour rencontrer Tibère[7],[9]. Pour être nommé à la tête de la tétrarchie de Philippe par l'empereur, Antipas a imaginé conforter sa position en se mariant avec Hérodiade[9], pourtant mariée à son demi-frère Hérode Boëthos[7]. « Partant pour Rome », là où tout se décide, il fait étape au début du voyage chez son demi-frère Hérode Boëthos – appelé aussi par les historiens modernes Hérode Philippe Ier ou Hérode, fils de Mariamne II, la fille du grand-prêtre Simon Boëthos – qui l'héberge dans sa demeure[7]. « Obéissant à des motivations purement dynastiques[10] », il en profite pour proposer à Hérodiade, la femme de ce dernier, de se marier avec lui[7],[11]. Ils conviennent « qu'elle cohabiterait avec lui dès son retour de Rome[7] et qu'il répudierait la fille d'Arétas[S 4],[12],[10] ». Hérodiade s'empresse d'accepter ce projet de mariage, mais celui-ci doit rester secret, au moins jusqu'à ce qu'Antipas revienne de Rome[S 4]. Ce mariage fera scandale, car il a lieu alors qu'Hérode Boëthos est encore vivant[10].

En tout cas, la manœuvre est habile, car Hérodiade est non seulement une descendante des Hasmonéens, la dynastie légitime, et la sœur du futur Agrippa Ier, adversaire potentiel, qui d'ailleurs gagnera finalement ce combat d'influence. « Il est donc possible qu'Antipas n'ait pas été séduit par son charme, mais plutôt par son rang[7]. » Antipas passe quelques mois à Rome, mais ne parvient pas à séduire suffisamment l'empereur Tibère, qui « contrairement à Auguste, n'est pas favorable au maintien des États clients[7]. » Il rentre dans ses territoires, mais rien n'est encore perdu.

Agrippa, du reste, s'est ruiné dans la vie luxueuse de Rome. Rentré en Palestine, « il se retira dans un fort à Malatha d'Idumée[13] » et pense même « à se tuer[14],[S 5] » Toutefois, sa femme Cypros va s'entendre avec Hérodiade, sœur d'Agrippa, pour qu'Antipas lui donne une fonction assez bien rémunérée[15], probablement après le retour de Rome d'Antipas, vers 34-35.

« Cypros [femme d'Agrippa] essayait elle-même par tous les moyens de soulager son époux sans avoir autant de ressources qu'Hérode et Hérodiade. [Ceux-ci] firent venir Agrippa, lui assignèrent comme résidence Tibériade avec une somme limitée pour vivre et l'honorèrent des fonctions d'agoranome [« inspecteur des marchés »] de Tibériade[S 5],[16]. »

Désormais, Agrippa n'est plus un danger : il est devenu un obligé d'Antipas et il est quasiment assigné en Galilée. Mais cette stratégie va quand même être mise en défaut.

Guerre, défaite et perte de Gamala[modifier | modifier le code]

Ruines de la cité fortifiée de Gamala, enjeu de la guerre entre Arétas IV et Hérode Antipas. On entrevoit, au fond, le lac de Tibériade.

« Arétas chercha un prétexte d'hostilités dans une contestation au sujet des frontières du territoire de Gamala. Tous deux réunirent leur armée en vue de la guerre et y envoyèrent à leur place des généraux. Une bataille eut lieu et toute l'armée d'Hérode fut taillée en pièces à cause de la trahison de transfuges qui, tout en appartenant à la tétrarchie de Philippe, étaient au service d'Hérode (Antipas)[S 6]. »

Les « transfuges qui, tout en appartenant à la tétrarchie de Philippe, étaient au service d'Hérode » sont probablement les habitants de la Batanée – que Flavius Josèphe appelle des souvent des Babyloniens – et qui fournissent traditionnellement une « aile » de cavalerie aux rois ou tétrarques juifs.

Le peuple voit dans la défaite des armées d’Antipas contre Arétas IV un châtiment divin sanctionnant le meurtre du Baptiste[10].

Intercesseur entre les Romains et le roi parthe Artaban III[modifier | modifier le code]

Vers l'automne 36, tous les rois de la région sont conviés à une rencontre qui a lieu sur un pont de l'Euphrate pour signer la paix générale dans la région. Vitellius, Artaban III et Mithridate d'Arménie sont là naturellement, mais tous les autres rois de la région sont probablement aussi présents. Antipas y participe, alors que ses territoires sont pourtant assez éloignés du théâtre des opérations et qu'il n'a pas pris part au conflit. Il est possible qu'un rôle d'intercesseur avait été confié au tétrarque de Galilée[17].

Monnaie de bronze d'Arètas IV, portant l'inscription « Arétas roi de Nabatée ».

Pour E. Mary Smallwood, Arétas IV et ses alliés ont justement profité de l'implication d'Antipas dans cette conférence pour déclencher l'offensive au sujet des frontières dans la région de Gamala, qui avait aussi pour but de venger l'humiliation faite à la fille d'Arétas. L'attaque d'Arétas suivant probablement de peu la conférence sur l'Euphrate[18],[19].

Cette rencontre scelle la victoire romaine sur le roi des Parthes, Artaban III, qui abandonne ses prétentions sur l'Arménie[18]. Elle marque aussi le réel succès de Lucius Vitellius, obtenu en deux années de manœuvres et aussi « deux été de guerres »[20], menées de mains de maître, en minimisant le plus possible l'intervention directe des forces romaines. Lors de cette entrevue, Artaban reconnaît le roi Mithridate d'Arménie, le candidat des Romains, aussi soutenu par son frère, le roi Pharsman Ier d'Ibérie[21],[N 2], avec lequel Vittelius vient de le réconcilier. Dans l'esprit de Vitellius, cette alliance arméno-iberne est conçue pour durer et est destinée à dominer la Transcaucasie[21]. Artaban accepte aussi d'envoyer certains de ses fils en otages à Rome. Il faut dire qu'il est, à ce moment-là, en position très difficile, puisque deux de ses fils, pressentis pour être rois d'Arménie, ont été tués dans l'aventure arménienne et que ses nobles se sont rebellés pour nommer un roi concurrent en Parthie. Cette « guerre civile en Parthie » est d'ailleurs « conçue par Rome » et secrètement soutenue par les Romains[18]. Pour E. Mary Smallwood, le problème arméno-parthe, en suspens depuis quinze ans, trouvait ainsi une solution, alors que « le roi parthe avait été suffisamment humilié pour être prêt à accepter la volonté romaine en Arménie en échange de la reconnaissance par les Romains de sa souveraineté indépendante[18]. » Cela marquait le plein succès de Vitellius.

Antipas a dû connaître un immense moment de fierté lorsqu'en tant que simple tétrarque, il a invité le Roi des Rois et tous les autres hauts personnages participants à la conférence à un grand banquet pour célébrer la signature de l'accord[18]. Le tétrarque de Galilée écrit immédiatement à Tibère pour lui faire part de ce succès diplomatique[18]. Lucius Vitellius fait de même de son côté[18], mais Tibère lui répond qu'il savait déjà tout grâce à la lettre d'Antipas. Flavius Josèphe nous indique alors que Vitellius s'inquiéta du tort que ce courrier et la présentation des faits par Antipas auraient pu lui occasionner. Il s'aperçut finalement que ce courrier ne lui était pas défavorable[22].

Fort de ce résultat, dans lequel pourtant il n'avait pas joué un rôle décisif, et de ses trente-sept années d'administration sur la Galilée et la Pérée, Antipas pense que les territoires de l'ex-tétrarchie de Philippe vont lui être confiés. Il se voit même déjà roi. C'est sans compter sur l'imbroglio que sa prétention à régner sur les territoires de Philippe a créé, tant auprès du peuple et des féodaux de cette région qu'auprès de plusieurs rois nabatéens dont Arétas IV bien sûr, mais aussi Izatès II d'Adiabène et Abgar V d'Edesse, qui sont allés jusqu'à fournir des auxiliaires à Arétas IV pour qu'il obtienne sa victoire sur Antipas.

E. Mary Smallwood estime que cet épisode est « monté à la tête d'Antipas », et que c'est « à ce moment-là, ou peu après, qu'il a préparé la voie pour sa propre déposition, en présumant de sa position favorable pour obtenir le titre de roi[18]. »

Exil et mort d'Antipas[modifier | modifier le code]

Agrippa rentre dans ses territoires en été 38, après que la situation a été éclaircie sur place par Lucius Vitellius et Marullus, envoyé par Caligula avec le titre de vice-roi. Il y a probablement eu une négociation et un accord avec les Nabatéens de Pétra et tous les rois arabes concernés, mais cela n'est pas relaté par le texte de Flavius Josèphe. Si on en croit l'une des lettres de Paul de Tarse considérée comme authentique, Arétas IV règne sur Damas lorsque Paul s'y trouve vers 37 ou peu après[N 3]. Toutefois, cette datation du passage de Paul à Damas est contestée et donne lieu à une polémique qui n'est pas près de s'éteindre. On constate toutefois que la ville de Damas n'était pas sous l'autorité du roi de Pétra auparavant[23], que la guerre prévue entre les Romains et Arétas n'a clairement pas eu lieu et que, pour autant, l'ex-tétrarchie de Philippe est bien libre de troupes arabes lorsque Agrippa vient en prendre possession.

Saint-Bertrand-de-Comminges : les ruines antiques des thermes du forum et la cathédrale médiévale.

Hérodiade voit fondre alors toutes ses ambitions et les promesses qu'Antipas lui avait faites avant son mariage. Pour elle, celui qui lui ravit « son » titre royal est son frère ruiné, qui quémandait de l'argent et un emploi, et qui était même passé par la prison. Au comble de la jalousie, elle pousse Hérode Antipas à demander à l'empereur Caligula qu'il lui accorde le même statut[24]. Celui-ci finit par céder aux demandes insistantes de sa femme et part pour Rome en 39[24]. Informé de ce voyage, Agrippa dépêche à Rome son plus fidèle affranchi, porteur d'une lettre pour Caligula[24]. Il y accuse Antipas de fomenter un complot avec les Parthes et d'avoir accumulé, sans le dire à l'Empereur, des stocks d'armes[24] dans ses arsenaux de Tibériade. La seconde accusation est vraie, mais la première est probablement fausse[24]. Il n'en reste pas moins que Caligula déchoit, bannit et exile Antipas dans le sud des Gaules (39 ap. J.-C.)[24]. Agrippa reçoit les territoires d'Antipas, la Galilée et la Pérée, ainsi que tous les biens confisqués au tétrarque et à son épouse[24].

Par respect pour son frère, l'empereur offre à Hérodiade la possibilité de retourner en Palestine pour vivre à la cour d'Agrippa[24] en y conservant sa fortune. Mais, dans ultime élan de noblesse ou d'orgueil[24], ou peut-être parce qu'elle n'a pas confiance en son frère, elle préfère accompagner Antipas dans son exil[25]. Dans les Antiquités judaïques, Flavius Josèphe indique qu'Antipas fut banni à Lugdunum[S 7], ce qui bien sûr fait penser à Lyon mais, dans la Guerre des Juifs, il situe ce bannissement en Hispanie[S 8]. Il est admis généralement qu'il s'agit alors de Lugdunum Convenarum, l'actuelle Saint-Bertrand de Comminges[24], située en Haute-Garonne, près de la frontière espagnole. Notons toutefois qu'Eusèbe de Césarée donne comme lieu de son exil la ville de Vienne, la même ville qu'il avait donné pour Ponce Pilate[S 9].

C'est vraisemblablement dans cette ville de Lugdunum qu'Hérode Antipas est mort, à une date inconnue.

Antipas dans la littérature chrétienne antique[modifier | modifier le code]

Dans les évangiles[modifier | modifier le code]

Jésus devant Hérode. Gravure d'Albrecht Dürer, 1509.

Le nom « Antipas » ne figure pas dans les évangiles. On n'y trouve que le seul nom d'« Hérode », qualifié par Jésus de « renard »[S 10]. Les traditions ecclésiastiques insistent pour dire que le seul Hérode que Jésus a pu rencontrer est « Hérode Antipas ». Les seuls passages des évangiles où cet « Hérode Antipas » est identifiable, grâce à la mention de Flavius Josèphe, sont ceux liés à son affrontement avec Jean le Baptiste. Ce sont notamment :

  • la relation de la décapitation de Jean le Baptiste, qui lui reprochait d’avoir épousé Hérodiade[S 11], et dont il offre la tête coupée sur un plateau à Salomé ;
  • la relation du procès de Jésus dans l'évangile attribué à LucPilate renvoie ce dernier à « Hérode » parce qu'il est galiléen[S 12] –, les traditions ecclésiastiques établies à partir du VIe siècle s'accordent pour reconnaître Antipas dans cet « Hérode » ;
  • le fragment que nous connaissons de l'évangile de Pierre, dont nous pouvons déduire, comme pour l'évangile attribué à Luc, qu'un « Hérode » participe au procès, mais celui-ci y est appelé « roi Hérode », ce qui renverrait soit à Agrippa Ier, soit à Hérode de Chalcis, ou bien encore à Agrippa II[26].

Dans les Actes des Apôtres[modifier | modifier le code]

Les Actes des Apôtres ont conservé une liste de « prophètes et de docteurs » d'Antioche : Barnabé, le lévite chypriote, Siméon Niger – ou Simon le Noir –, Lucius de Cyrène, Manaaem-Ménahem et Saül (saint Paul)[27]. Ménahem était un compagnon d'enfance d'Hérode Antipas, « preuve que le christianisme n'a pas uniquement recruté dans les basses classes de la société[27]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Flavius Josèphe dit, dans l'histoire de la Guerre des Juifs et les Antiquités judaïques, que le tétrarque fut envoyé à Lugdunum « proche de l'Espagne », autrement dit Lugdunum Convenarum.
  2. Les « Ibères » selon Tacite, ou « Ibernes » selon Flavius Josèphe, appartenaient à un royaume correspondant approximativement aux parties méridionale et orientale de l'actuelle Géorgie (pays).
  3. . Pour une raison inconnue, « l'ethnarque du roi Arétas » aurait tenté d’arrêter saint Paul à Damas, mais celui-ci réussit à s'échapper. Cfr. 2Co 11. 32-33.

Sources primaires[modifier | modifier le code]

Sources secondaires[modifier | modifier le code]

  1. Marc Bochet, Salomé : Du voilé au dévoilé : Métamorphoses littéraires et artistiques d'une figure biblique, Paris, Cerf, 2007, cité par la Revue théologique de Louvain, Louvain, UCL, 2007, vol. 38, p. 576.
  2. a, b et c Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 202.
  3. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 203.
  4. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 181 et 186.
  5. a et b Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 215.
  6. En fait, un demi-frère : ils sont nés de mères différentes.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 216.
  8. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 186.
  9. a et b Nikkos Kokkinos, « The Herodian Dynasty : Origins, Role in Society and Eclipse », dans Journal for the Study of the Pseudepigrapha Supplement Series, Sheffield, Sheffield Academic Press, 1998, p. 267-268.
  10. a, b, c et d Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 217.
  11. André Paul, « Hérodiade ou Hérodias » dans Encyclopædia Universalis.
  12. Nikkos Kokkinos, dans Jack Finegan, Chronos, Kairos, Christos : Nativity and Chronological Studies, Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 133.
  13. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 226
  14. E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 188.
  15. Heinrich Graetz, Histoire des Juifs, Chapitre XV : « Les Hérodiens : Agrippa Ier ; Hérode II (37-49) », sur le site histoiredesjuifs.com.]
  16. Voir aussi Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 226.
  17. E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 187.
  18. a, b, c, d, e, f, g et h E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 186.
  19. Le moment de l'expédition de Vitellius (printemps 37) indique que la victoire d'Arétas ne peut pas être intervenue avant la deuxième partie de l'année 36, puisque la plainte d'Antipas à Tibère est de toute évidence arrivée trop tard pour que la campagne ordonnée par Tibère ait lieu dans la même saison. Cfr. E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 186, note n° 23.
  20. D'après Tacite.
  21. a et b René Grousset, Histoire de l'Arménie des origines à 1071, Paris, Payot,‎ 1947 (réimpr. 1984, 1995, 2008) (ISBN 978-2-228-88912-4), p. 105.
  22. E. Mary Smallwood estime qu'Antipas « rendit furieux Vitellius en envoyant une lettre au sujet des succès de la conférence avant même le propre rapport du Légat de Syrie. », E. M. Smallwood, op. cit., p. 186.
  23. « Contrairement à son prédécesseur Tibère, Caligula n'hésitait pas à concéder une certaine autorité aux rois locaux […] L'absence de monnaie frappée à Damas sous l'effigie de Caligula et de Claude (37-54) laisse supposer que dès l'an 37, Damas était sous le contrôle d'Arétas. » Cfr. Jean-Marie Guillaume, Jésus-Christ en son temps, Paris, Médiaspaul, 1997, p. 78.
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 227
  25. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Paris, Pygmalion, 2011, p. 228.
  26. Le « Pilate » mentionné, alors, ne serait pas Ponce Pilate, mais un autre gouverneur lui aussi décoré d'un pilum d'or (c'est la signification de « pilatus »). Il pourrait s'agir d'un procurateur, si nous sommes après 45, car le nom Ponce Pilate n'est en effet mentionné qu'une seule fois dans un des évangiles, celui attribué à Luc, et dans un prologue : au moment du procès et de la condamnation, tous les évangiles, qu'ils soient canoniques ou apocryphes, mentionnent simplement « Pilate ».
  27. a et b François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, Paris, Cerf, 2001, p. 225.

Articles connexes[modifier | modifier le code]