Louis Jean François Lagrenée

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Louis Jean-François Lagrenée

Description de cette image, également commentée ci-après

Louis Jean François Lagrenée, autoportrait.

Naissance
Paris
Décès
Paris
Activités Peintre
Formation École royale des enfants protégés
Maîtres Carle van Loo
Élèves Antoine-Denis Chaudet
Pierre Peyron

Louis Jean-François Lagrenée, connu sous le nom de Lagrenée l'Ainé, né le à Paris où il est mort le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Carle van Loo, il est admis en mars 1744 à l' École royale des élèves protégés et envoyé à Rome. Il est agréé en 1753.

Il est reçu membre de l'Académie royale le 31 mai 1755 avec l’Enlèvement de Déjanire. Il devient successivement, adjoint-professeur, professeur, directeur de l'Académie de France à Rome, recteur, conservateur et administrateur honoraire du Musée. Le il est nommé professeur de peinture à l'École des Beaux-Arts de Paris en remplacement de Bouchardon. Il aura pour successeur Antoine-Denis Chaudet en 1810[1].

En 1804, Napoléon lui donna la Légion d'honneur. Son jeune frère Jean-Jacques, dit Lagrenée le Jeune, fut son élève. Il mourut au Louvre.

Diderot portait un jugement sévère sur Lagrenée : « Mon ami, tu es plein de grâce, tu peins, tu dessines à merveille, mais tu n'as ni imagination, ni esprit ; tu sais étudier la nature, mais tu ignores le cœur humain. Sans l'excellence de ton faire, tu serais au dernier rang. Encore y aurait-il lieu à dire sur ce faire. Il est gras, empâté, séduisant ; mais en sortira-t-il jamais une vérité forte, un effet qui réponde à celui du pinceau de Rubens, de Van Dyck ? » 1767.

Son fils Anthelme-François Lagrenée fut également peintre et son gendre, Antoine-Laurent-Thomas Vaudoyer, architecte.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Cartons de tapisseries[modifier | modifier le code]

  • 1759 - Tenture des sujets mythologiques composée de six peintures, acquises par l'administration royale pour la manufacture d'Aubusson[2] :
    • a. Aurore enlève Céphale (carton et tissage toujours inconnus à ce jour)
    • b. Jupiter transformé en taureau enlève Europe (carton conservé aux Arts Décoratifs, Paris ; n° d'inventaire PE 222)
    • c. Vénus aux forges de Lemnos (carton décrit par Denis Diderot lors du salon de 1759 ; une tapisserie acquise par la Cité de la tapisserie, Aubusson en novembre 2012 avec l'aide du FRAM Limousin)
      Tapisserie de Louis Lagrenée (1724-1805), tapisserie de basse lisse, laine et soie, vers 1760, 3 x 5,90 m. Collection du musée d'Aubusson, acquisition 2012 avec l'aide du FRAM Limousin,
    • d. Borée enlève Orythie
    • e. Thétys reçoit Apollon (carton aux arts décoratifs, Paris ; n° d'inventaire PE 223)
    • f. Mercure apporte Bacchus aux nymphes de Nysa, dit aussi la Naissance de Bacchus (une tapisserie conservée au Mobilier National, Paris)

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans: Romantisme, 1996. N°93.pp. 95-101.
  2. Pascal-François BERTRAND, 2013. Aubusson, tapisseries des Lumières ; Paris : Snoeck / Aubusson : Cité de la tapisserie. voir pp. 201-211.