Louis Jean François Lagrenée

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Louis-Jean-François Lagrenée
Lagrenée l'aîné

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Louis-Jean-François Lagrenée, Autoportrait,
Helsinki, Galerie nationale de Finlande.

Naissance 30 décembre 1724
Paris
Décès 19 juin 1805
Paris
Activités Peintre
Formation École royale des enfants protégés
Maîtres Carle van Loo
Élèves Antoine-Denis Chaudet
Pierre Peyron

Louis-Jean-François Lagrenée, dit Lagrenée l'aîné, né le 30 décembre 1724 à Paris où il est mort le 19 juin 1805, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Carle van Loo, Lagrenée est admis en mars 1744 à l'École royale des élèves protégés et envoyé à Rome. Il est agréé en 1753.

Il est reçu membre de l'Académie royale le 31 mai 1755 avec L’Enlèvement de Déjanire. Il devient successivement, adjoint-professeur, professeur, directeur de l'Académie de France à Rome, recteur, conservateur et administrateur honoraire du musée[Lequel ?]. Le 2 octobre 1762 il est nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris en remplacement d'Edmé Bouchardon. Il aura pour successeur Antoine-Denis Chaudet en 1810[1].

Napoléon lui octroie la Légion d'honneur en 1804. Son jeune frère Jean-Jacques, dit Lagrenée le Jeune, fut son élève. Son fils Anthelme-François Lagrenée fut également peintre et son gendre, Antoine-Laurent-Thomas Vaudoyer, architecte.

Diderot portait un jugement sévère sur Lagrenée : « Mon ami, tu es plein de grâce, tu peins, tu dessines à merveille, mais tu n'as ni imagination, ni esprit ; tu sais étudier la nature, mais tu ignores le cœur humain. Sans l'excellence de ton faire, tu serais au dernier rang. Encore y aurait-il lieu à dire sur ce faire. Il est gras, empâté, séduisant ; mais en sortira-t-il jamais une vérité forte, un effet qui réponde à celui du pinceau de Rubens, de Van Dyck ?[réf. nécessaire] » (1767).

Louis-Jean-François Lagrenée meurt au palais du Louvre le 19 juin 1805.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Tapisseries[modifier | modifier le code]

Vénus aux Forges (vers 1760), tapisserie de basse lisse, laine et soie, 3 x 5,90 m., musée départemental de la tapisserie d'Aubusson.
  • Ensemble de sujets mythologiques tissés d'après six peintures, acquises par l'administration royale pour la manufacture d'Aubusson, 1759[2] :
    • Aurore enlève Céphale, carton et tissage non localisés
    • Jupiter transformé en taureau enlève Europe, carton conservé aux musée des Arts décoratifs de Paris
    • Vénus aux forges de Lemnos, carton décrit par Denis Diderot lors du salon de 1759, tapisserie conservée au musée départemental de la tapisserie d'Aubusson
    • Borée enlève Orythie, non localisé
    • Thétys reçoit Apollon, carton conservé au musée des Arts décoratifs de Paris
    • Mercure apporte Bacchus aux nymphes de Nysa, dit aussi La Naissance de Bacchus, tapisserie conservée au Mobilier National à Paris

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », dans Romantisme, n°93, 1996, pp. 95-101.
  2. Pascal-François Bertrand. Aubusson, tapisseries des Lumières, Paris, Snoeck / Aubusson : Cité de la tapisserie, 2013, pp. 201-211.

Liens externes[modifier | modifier le code]