Cathédrale Saint-Apollinaire de Valence
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| Cathédrale Saint-Apollinaire de Valence | |||
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| Présentation | |||
| Culte | Catholique romain | ||
| Type | Cathédrale | ||
| Rattaché à | Diocèse de Valence | ||
| Début de la construction | XIe siècle | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Rhône-Alpes | ||
| Département | Drôme | ||
| Ville | Valence | ||
| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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La cathédrale Saint-Apollinaire est le plus ancien monument de la ville de Valence dans le département de la Drôme. C'est l'évêque Gontard (1063-1099) qui impulse la construction de cet édifice. Elle a été consacrée le 5 août 1095 sous le triple nom de saints Cyprien, Corneille et Apollinaire par le pape Urbain II qui se rendait au concile de Clermont pour prêcher la première croisade. On peut toujours voir la pierre de dédicace dans le mur sud de la cathédrale.
En 1281, la foudre touche le clocher qui sera remplacé par une flèche en charpente recouverte d'ardoises. Au XVe siècle, une nouvelle chapelle est édifiée à la place de l'abside du transept sud (c'est l'actuelle sacristie. Détruite lors des guerres de religion, elle est reconstruite au XVIIe siècle et son clocher, qui menaçait ruine après avoir été foudroyé, est remplacé au XIXe siècle.
L'architecture de cette cathédrale l'apparente à d'autres monuments d'Auvergne et du Velay, notamment les décors en pierres polychromes. Elle possède un déambulatoire, permettant le passage des pèlerins et confirmant son rôle d'église étape sur le chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Elle a été incendiée à deux reprises, en 1562 et 1567, par les Huguenots et reconstruite à l'identique à partir de 1604.
Elle est classée monument historique depuis 1862.
Sommaire |
[modifier] Les remplois de la cathédrale
Plusieurs blocs de pierre de la cathédrale Saint-Apollinaire sont des remplois de constructions gallo-romaines de la cité de Valentia.
On peut encore voir aujourd'hui un des 22 milliaires de la via Agrippa dans le déambulatoire du chœur, 2e pilier de droite (voir photo ci-contre). Daté de 274 ou 275 apr. J.-C., il serait le IIIe mille ou IVe mille et porte l'inscription suivante[2] :
IMP(ERATOR) CAESAR L(VCIVS) DOMIT[IVS]
AVRELIANV[S] P(IVS) [F(ELIX)] INV[I]CT[VS]
[AV]G(VSTVS) P(ONTIFEX) MA(XIMVS) GER[MANIC(VS) MAX(IMVS)]
[GO]THIC(VS) MA[X(IMVS) CARPIC(VS) MAX(IMVS)] ?
[PAR]THIC(VS) MA[X(IMVS) TRIB(VNICIA) POT(ESTATE) VI CO(N)S(VL)] ?
[III] P(ATER) P(ATRIA) PROCO(N)[S(VL) PACATOR ET RES]
[TITVT]OR ORB(IS) [REFECIT ET]
[R]ESTITVIT […]
MILIA [PASSVVM]
I[I] II ?
Traduction : L'empereur César Lucius Domitien Aurélien, pieux, heureux, invicinble, auguste, souverain pontife, Germanique très grand, Gothique très grand, Carpique très grand, Parthique très grand, revêtu de la puissance tribunicienne pour la ... fois, consul ... fois, père de la patrie, proconsul, restituteur et pacificateur de l'univers, a réparé la route. 3 (ou 4 ?) milles (de Valence).
[modifier] Galerie d'images
[modifier] Notes et références
- Notice no PA00117085, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- cf. Philippe Ravit, Le paysage valentinois, de la fondation de la colonie de Valentia (Valence) au IIIe siècle apr. J.-C., Lyon 3, 2007, 202 p. (mémoire)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Guy Barruol, La cathédrale romane Saint-Apollinaire de Valence, pp. 301-315, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société Française d'Archéologie, Paris, 1995