Louis-Jacques-Maurice de Bonald

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Louis-Jacques-Maurice de Bonald
Image illustrative de l'article Louis-Jacques-Maurice de Bonald
Biographie
Naissance
à Millau (France)
Ordination sacerdotale 1811
Décès
à Lyon (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal

par Grégoire XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de la Trinité-des-Monts
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 1823
Archevêque de Lyon, Primat des Gaules
18391870
Précédent Joseph Fesch Jacques-Marie-Achille Ginoulhiac Suivant
Évêque du Puy-en-Velay
18231840

Blason
Prima sedes Gallarium
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Louis-Jacques-Maurice de Bonald, né le à Millau (Aveyron) et mort le à Lyon, était un homme d'Église français, archevêque de Lyon de 1839 à 1870. Il était l'un des plus fervents défenseurs de l'ultramontanisme contre le vieux gallicanisme français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de l'abbé de Bonald par Ingres

Louis-Jacques-Maurice de Bonald était fils de l'écrivain Louis-Gabriel de Bonald (1754-1840), auteur de la Législation primitive, et d'Élisabeth de Guibal de Combescure.

De retour de l'émigration après le 18 fructidor, il est placé dans une pension à Lyon. Ses études terminées, il entre au séminaire Saint-Sulpice où il est remarqué pour son ardente piété. Une fois ordonné prêtre en 1811, il est remarqué par l'archevêque de Besançon, Gabriel Cortois de Pressigny, qui le prend comme secrétaire dans une mission difficile et délicate qui avait pour objet la conclusion du concordat, et l'emmena à Rome avec lui.

En 1817, il devient grand vicaire et archidiacre de Monseigneur de Latil, évêque de Chartres. En 1823, il est nommé évêque du Puy (évêché nouvellement restauré par ordonnance royale). Il se montra désormais un défenseur zélé des droits de l'Église. Le il est promu archevêque de Lyon, Primat des Gaules.

Il est créé cardinal lors du consistoire du , et il reçoit le chapeau des mains du Pape le 22 mai 1843, au titre de la Sainte-Trinité-des-Monts.

En 1844, il condamne le Manuel de droit ecclésiastique, ouvrage de M. Dupin aîné, procureur général à la Cour de cassation, estimant que cet ouvrage contient « des doctrines propres à ruiner les véritables libertés de l'Église pour mettre à leur place de honteuses servitudes... ».

En 1848, il est l'un des premiers à saluer la Révolution de 1848, dont la devise Liberté, Égalité, Fraternité lui paraît favorable aux intérêts de l'Église. Avant 1848, déjà[1], il avait dénoncé la misère ouvrière d'une nouvelle sorte causée par les structures économiques de la grande industrie[2].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Stern, La Salette, documents authentiques, t. 2, Éd. du Cerf, 1984, p. 146, qui renvoie à une conférence de Mme Muller au Centre régional interuniversitaire d'Histoire religieuse de Lyon en date du 11 avril 1979 et à A. Rivet, « Maurice de Bonald, évêque du Puy, et la politique », dans Mélanges offerts à M. le doyen André Latreille, Lyon, Audin, 1972.
  2. Le discours social de l'Église catholique, De Léon XIII à Benoit XVI, 20p , 2009 Éditions Bayard(ISBN 978-2-227-47904-3)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]