Le Dominiquin

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Jean l'Évangéliste, c. 1621–29

Domenico Zampieri, dit Le Dominiquin, né le 21 octobre 1581 à Bologne, mort le 15 avril 1641 à Naples, est un peintre italien du mouvement baroque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Christ montant au Calvaire'
L'Adoration des bergers

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un cordonnier, en apprentissage auprès de Denis Calvaert à Bologne, ce dernier l'ayant surpris à copier des gravures d'Agostino Carracci, le chassa de son atelier en 1595 et le Dominiquin trouva accueil auprès d'Agostino et de Ludovico Carracci dans l'Académie bolonaise des Incamminati, en l'absence d'Annibale Carracci qui œuvrait alors à Rome. Il est formé auprès d'eux à Bologne, puis poursuit à Rome, où il collabore avec Annibale Carracci à la galerie Farnèse.

Le peintre[modifier | modifier le code]

Ce fut à Rome qu'il exécuta son premier ouvrage : Adonis tué par un sanglier. Peu de temps après il peignit son tableau de la Flagellation de saint André, qu'il composa en rivalité avec le Guide, et sa Communion de saint Jérôme, à Rome, où il resta fidèle au principe de son maître Annibal Carracci, qui n'admettait pas plus de douze figures dans une composition.

Le Dominiquin exécuta ensuite à Bologne la Vierge du Rosaire et le Martyre de sainte Agnès ; puis il revint à Rome, où il produisit de nouveaux chefs-d'œuvre. Ses succès lui valurent de puissants protecteurs, entre autres le cardinal Aldobrandini, mais soulevèrent aussi contre lui une foule d'envieux. Appelé à Naples pour orner à fresque la chapelle du trésor, il essuya dans cette ville de la part de ses envieux les mortifications les plus humiliantes, et il y mourut empoisonné, selon quelques historiens.

Style et principales œuvres[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

On refuse au Dominiquin d'avoir fait preuve d'invention ; mais il s'est placé, par son dessin exact et expressif, par ses coloris vrais, au premier rang après Raphaël, le Corrège et le Titien. On estime surtout ses peintures à fresque. Admirateur de l'art de Raphaël, son style s'affirme dans la réalisation de retables (Communion de saint Jérôme, pinacothèque du Vatican) et de fresques (Villa Aldobrandini, Frascati ; Vie de saint Nilo et Bartholomé, abbaye de Grottaferrata ; église Saint-Louis-des-Français, Rome), caractérisé par une évocation apaisée et lumineuse de l'art de la Renaissance.

Ses contemporains l'avaient surnommé le Bœuf, à cause de son travail lent et opiniâtre. Le musée du Louvre possède plusieurs tableaux de ce maître.

Son œuvre a été recueillie par Landon en 158 planches. Le Dominiquin réussissait aussi dans l'architecture et la sculpture.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sainte Cécile avec un ange (1617-1618), musée du Louvre.
La sibylle de Cumes, 1617, Musées du Capitole
  • Adonis tué par un sanglier
  • Flagellation de Saint- André
  • Communion de Saint Jérôme, 1614, Rome, Musées du Vatican.
  • Vierge du Rosaire
  • Dieu réprimant Adam et Eve, musée de Grenoble.
  • Martyre de Sainte Agnès
  • Diane et ses nymphes (1616-1617)
  • Vie de saint Nilo et Bartholomé
  • David jouant de la harpe, Paris, musée du Louvre.
  • Fuite en Égypte, musée du Louvre.
  • Ravissement de Saint Paul, musée du Louvre.
  • Sainte Cécile, musée du Louvre.
  • Énée et Anchise, musée du Louvre.
  • Triomphe de l'Amour, musée du Louvre.
  • Pieta, tableau maniériste
  • Hercule tirant Cacus, musée du Louvre.
  • Portrait du pape Grégoire XV et son neveu le cardinal Ludovico Ludovisi, Béziers, musée des Beaux-Arts.
  • La Lapidation de saint Étienne (1605-1607), Chantilly, musée Condé.
  • Saint Georges et le dragon, (v. 1610), huile sur bois, 52,7 × 61,8 cm, Londres, National Gallery.
  • La chasse de Diane (1617-1617), Galerie Borghèse, Rome.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) J. Pope-Hennessy, The Drawings of Domenichino at Windsor Castle, Londres, 1948.
  • (it) Alberto Neppi , Gli affreschi del Domenichino a Roma, Rome, Istituto di studi romani, 1958.
  • (it) M. Fagiolo Dell'Arco, Domenichino ovvero Classicismo del Primo-Seicento, Rome, 1963.
  • (it) E. Borea, Domenichino, Milan, 1965.
  • (en) R. E. Spear, Studies in the Early Art of Domenichino, thèse de maîtrise, Princeton University, 1965.
  • (en) R. E. Spear, Domenichino, Yale-New Haven-Londres, 1982, tomes I et II.
  • (it) Domenichino 1581-1641, catalogue d'exposition, Milan, 1996.