Cathédrale Saint-André de Bordeaux

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Cathédrale Saint-André
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-André de Bordeaux
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Bordeaux (siège)
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant Gothique angevin
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
 Patrimoine mondial (1998)
Site web www.cathedrale-bordeaux.fr
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Commune Bordeaux
Coordonnées 44° 50′ 16″ N 0° 34′ 40″ O / 44.83778, -0.5777844° 50′ 16″ Nord 0° 34′ 40″ Ouest / 44.83778, -0.57778  

Géolocalisation sur la carte : Bordeaux

(Voir situation sur carte : Bordeaux)
Cathédrale Saint-André

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(Voir situation sur carte : France)
Cathédrale Saint-André

La cathédrale Saint-André de Bordeaux, située sur la place Pey-Berland, est le lieu de culte le plus imposant de Bordeaux. Elle fut consacrée en 1096 par le pape Urbain II. Elle a été reconstruite dans le style gothique du XIIe au XVIe siècle. Dans cette église fut célébré, en 1137, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine, alors âgée de quinze ans, avec le futur Louis VII, roi des Francs.

Ce site est desservi par la ligne A et la ligne B du tramway : station Hôtel de Ville.

Présentation[modifier | modifier le code]

La nef, de style gothique angevin, date du XIIe siècle et fut modifiée au XIIIe siècle. Le déambulatoire, entrepris vers 1280, fut raccordé à la nef vers 1330. Le chœur et les chapelles rayonnantes ont été réalisés au XIVe siècle. C’est aussi à cette époque que furent érigées les façades des bras du transept. Le gros-œuvre était alors entièrement réalisé. Le clocher, les tours et les flèches du transept sud furent terminés au XVe siècle. On commença aussi à pourvoir l’édifice d’une ceinture d’arcs-boutants, achevée au siècle suivant. À l’extérieur, l’impossibilité d’établir un portail sur la façade occidentale explique le dépouillement de celle-ci ; en revanche, les façades latérales au niveau du transept ont connu un développement important. Sur la façade nord, la Porte Royale est réalisée vers 1250. Le contrefort de Gramont marque le début de la Renaissance à Bordeaux. La façade nord est surmontée de deux tours de 81 mètres de hauteur.

La cathédrale est flanquée d'une tour du XVe siècle à l'est du chevet : le clocher ou tour Pey-Berland, construite sur ordre de l'archevêque du même nom. Par ses lettres patentes, Louis XI confirme les privilèges de cette église, d'abord après son sacre en 1461[1], puis, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère, en 1472 [2].

Le 2 décembre 1998, l'Assemblée Générale de l'UNESCO, réunie à Kyōto (Japon) a adopté la proposition d'inscrire sur la liste du patrimoine mondial, les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France. Parmi 71 monuments associés au pèlerinage et retenus par la commission, 19 figurent en Aquitaine, dont trois à Bordeaux :

Le tympan[modifier | modifier le code]

Le tympan du portail nord de la cathédrale de Bordeaux se décompose pour Jacques Gardelles en trois registres. En bas, sur le linteau est représentée la Cène. Un nébulé, c'est-à-dire un cordon de nuage sépare ce registre du suivant, qui présente un ascension du Christ au milieu des douze apôtres. Aux pieds du Christ figure un mont des oliviers symbolique. Au sommet de ce tympan, Dieu le père est représenté sous les traits d'un Christ trônant entre deux anges. L'un tient un linceul, l'autre une couronne d'épine. Les deux anges qui encadrent ce tympan portent une lune et un soleil comme on a coutume de faire dans les jugements derniers.

Les orgues[modifier | modifier le code]

Les grandes orgues[modifier | modifier le code]

L'orgue de tribune.

En 1535 et selon un chroniqueur anglais : « Dans la cathédrale Saint André, se trouvent les plus belles et les plus grandes orgues de toute la chrétienté. » Malheureusement, sous la révolution, les orgues sont vendues et les tuyaux fondus pour l'armée. En 1804, l'orgue de la Réole, œuvre du facteur toulousain Jean-Baptiste Micot (1766), est transféré à Saint-André. Mais cet orgue s'avère insuffisant pour la Primatiale. En 1810, cet instrument est à nouveau démonté afin de permettre la réfection de la tribune et l'on songe à échanger l'intérieur de cet orgue avec celui de l'abbatiale Sainte-Croix construit par Dom Bedos de Celles en 1748. L'échange est décidé définitivement un an plus tard.

Les buffets restent cependant à leur place respectives. À cette occasion le buffet de Micot installé à la Cathédrale est modifié pour permettre la l'instrument de Dom-Bedos d'y prendre place. Le résultat est extrêmement décevant : autant l'orgue de Dom Bedos sonnait magnifiquement à Sainte-Croix, autant l'instrument transféré à la cathédrale semble perdu dans cette grande nef d'un volume de huit à dix fois supérieur.

De 1837 à 1841, le facteur Henry effectue une nouvelle restauration et remplace les deux ailes convexes du grand buffet par les deux ailes concaves actuelles. Entre 1875 et 1877, le facteur Georges Wenner remplace l'ancien récit de deux jeux par un grand récit expressif de 14 jeux et substitue la mécanique directe du clavier du grand orgue et celle des basses du récit par des machines pneumatiques Barker.

Par la suite, l'orgue est modifié à plusieurs reprises tout au long du XXe siècle avant que la restitution du Dom-Bedos à Sainte-Croix, et la construction d'un orgue neuf à la Cathédrale ne soient décidés.

les nouvelles grandes orgues, construites par la Société Danion-Gonzalez dans le buffet ancien restauré sont inagurées en 1982. L'imposant buffet, classé Monument Historique, compte parmi les plus grands de France, avec une envergure de 15 mètres.

L'orgue de chœur[modifier | modifier le code]

L'orgue de chœur a été construit en 1873 par Georges Wenner. Il fut électrifié par Joseph Beuchet en 1970 et réharmonisé par Claude Berger en 1992.

Dimensions[modifier | modifier le code]

  • Longueur intérieure : 124 mètres.
  • La nef unique sans collatéral a 18 mètres de large au transept.
  • La hauteur sous voûte est de 23 mètres dans le nef et de 29 mètres dans le chœur.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lettres patentes de Louis XI, Paris, le 28 septembre 1461, [lire en ligne]
  2. Lettres patentes de Louis XI, Abbaye Saint-Florent-lèz-Saumur, juin 1472, [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse (Tome III-B), Robert Laffont, Paris, p. 26–33 ;
  • Philippe Araguas, La cathédrale Saint-André de Bordeaux, Monum, éditions du patrimoine, Paris, 2001, (ISBN 2-85822-363-7) ;
  • François Collombet, Les plus belles cathédrales de France, Sélection du Readers Digest, Paris, 1997, (ISBN 2-7098-0888-9), p. 88–89.
  • Jacques Gardelles, Aquitaine gothique, Picard, Paris, 1992, (ISBN 2-7084-0421-0), p. 69-86 ;
  • Jacques Gardelles, Bordeaux, cité médiévale, L'horizon chimérique, 1989, p. 33-96.
  • Corbin, Raimond, La Cathédrale de Bordeaux : Etude historique et archéologique par un prêtre du diocèse, Bordeaux, Typ. Vve J. Dupuy,‎ 1864, 230 p. (lire en ligne)
  • Brutails, Jean-Auguste, La Nef de la cathédrale Saint-André : Notes archéologiques, Bordeaux, impr. de G. Gounouilhou,‎ 1903, 8 p. (lire en ligne)
  • Meaudre de Lapouyade, Maurice 1870-19??, La statue de Clément V à la cathédrale Saint-André, Bordeaux, Imprimerie G. Gounouilhou,‎ 1912, 16 p. (lire en ligne)
  • Leroux, Alfred, Les trois énigmes du portail Saint-André de Bordeaux, [Bordeaux], [Impr. Gounouilhou],‎ [1913], 19 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]