Cathédrale Saint-Pierre de Condom

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Ancienne cathédrale
Saint-Pierre de Condom
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Pierre de Condom
Présentation
Culte Catholique romain
Type Ancienne cathédrale
Aujourd'hui, église paroissiale
Rattachement Diocèse d'Auch
Début de la construction XIVe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant Gothique méridional
Protection Logo monument historique Classée MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Commune Condom
Coordonnées 43° 57′ 28″ N 0° 22′ 22″ E / 43.957778, 0.37277843° 57′ 28″ Nord 0° 22′ 22″ Est / 43.957778, 0.372778  

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Ancienne cathédrale Saint-Pierre de Condom

La cathédrale Saint-Pierre est une ancienne cathédrale catholique romaine située sur la commune de Condom dans le département du Gers en région Midi-Pyrénées (France).

Historique[modifier | modifier le code]

La première cathédrale Saint-Pierre est complètement démolie en 1368 et rebâtie par l’évêque Bernard Alamand, qui achève les travaux vers 1400. L’actuel chevet date de cette époque. Cent ans plus tard, la cathédrale est encore en piteux état, et l’évêque Jean Marre, à qui un laudateur de l’époque — le chanoine Laguère — accorde tous les talents et toutes les vertus, entreprend de la restaurer de fond en comble. Il a déjà à son actif la restauration de plusieurs édifices religieux de la région.

Reconstruite en 1507, après que le clocher se soit effondré, par l’évêque Jean Marre et terminée par son successeur en 1531, c’est l’une des dernières réalisations du style gothique méridional, et sa nef unique amplifie puissamment le jeu de l’orgue construit en 1605. Des voûtes aux clefs ornées et dorées, de grandes baies à remplages flamboyants.

Elle aurait sûrement été rasée en 1569 par les bandes de Montgomery, chef protestant et iconoclaste, si les habitants ne s’étaient pas cotisés pour la sauver, moyennant paiement de 30 000 livres.

Description[modifier | modifier le code]

La cathédrale[modifier | modifier le code]

À l’extérieur, les énormes contreforts qui enserrent les chapelles latérales, le portail flamboyant avec des personnages et des anges sculptés dans les niches à dais ouvragés du portail donnant place Saint-Pierre (ancienne place d’Armes), et la haute tour carrée qui domine à l’ouest ne manquent pas d’allure. La chapelle axiale de la Vierge, gothique à cinq pans, paraît être un vestige de l’abbatiale du XIVe siècle.

Le cloître[modifier | modifier le code]

Sur le flanc nord, un vaste cloître aux voûtes gothiques, très éprouvé par les Guerres de religion, mais bien restauré, dessert les bâtiments de l’ancien évêché, maintenant occupés par l’hôtel de ville.

Photographies[modifier | modifier le code]

L'orgue[modifier | modifier le code]

L'orgue

L'ancien orgue de la cathédrale Saint-Pierre construit en 1605 se dressait sur la tribune. Il a été détruit en 1793[2]. Le 28 juin 1836 la fabrique de l'église passe commande à Auiguste Phébade, facteur d'orgues à Agen d'un orgue pour la tribune[3]. Le contrat prévoyait que pour 13 000 francs, le facteur d'orgues devait fournir un orgue comportant une trentaine de jeux, trois claviers (grand-orgue, positif de dos et récitatif expressif) et un pédalier de 17 notes. Le buffet d'orgue, compris dans le contrat, a été construit par le maître ébéniste Comoiras, de Condom. Auguste Phébade a commencé à placer en 1838 dans le meuble le grand soufflet, les claviers et les dix jeux du grand-orgue. Cependant le travail de construction de l'orgue de la cathédrale de Lectoure et sa mauvaise santé vont perturber l'achèvement des travaux.

Le 12 décembre 1852, la fabrique a confié l'achèvement de l'orgue à Georges Wenner et Jacques Gotty de Bordeaux. Ils ont ajouté avec leur mécanique un positif de six jeux, un positif expressif de huit jeux sur 37 notes et une pédale de cinq jeux sur 18 notes.

En 1891, les frères Magen ont ajouté au pédalier une flûte de 16 pieds.

L'orgue est modifié en 1950 en conservant les jeux d'origine.

La partie instrumentale de l'orgue a été classée au titre d'objet le 8 mars 1972[4]. Le buffet a été classé le 18 avril 1974[5].

L'orgue a été restauré par le facteur Robert Chauvin de Dax. Le travail a été terminé en 1978. La Commission des orgues lui a demandé de transformer le récit expressif en écho[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]