Charolles
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| Charolles | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Saône-et-Loire (sous-préfecture) | |
| Arrondissement | Charolles (chef-lieu) | |
| Canton | Charolles (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de Communes du Canton de Charolles | |
| Maire Mandat |
Jean Drevon 2008-2014 |
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| Code postal | 71120 | |
| Code commune | 71106 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 794 hab. (2010) | |
| Densité | 140 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 272 m — Max. 355 m | |
| Superficie | 19,98 km2 | |
| Localisation | ||
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Charolles est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Charollais et Charollaises[1].
La ville a donné son nom au pays du Charolais, et est ainsi emblématique de la race bovine charolaise. Charolles est également connue pour ses faïences. Située au confluent de deux rivières, la ville est parsemée de nombreux canaux à l'origine de son surnom de Venise du Charolais.
Capitale du comté de Charolais au XIIIe siècle, Charolles a appartenu aux ducs de Bourgogne, notamment Charles le Téméraire. Au XVe siècle, la ville est passée aux rois d'Espagne, et ne fut intégrée au domaine royal français qu'au XVIIIe siècle. Bien que Charolles ait été désignée sous-préfecture de la Saône-et-Loire, elle n'a pas connu au XIXe siècle l'essor industriel de ses proches voisines Paray-le-Monial et Digoin, et a conservé son charme de petite ville rurale.
La commune de Charolles est labellisée Village étape depuis 2006.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Charolles est située dans le sud-ouest du département de Saône-et-Loire. Située à la même latitude que Mâcon, elle est une des villes les plus méridionales de la région Bourgogne. À vol d'oiseau, elle se trouve à 90 km au nord-ouest de Lyon, et 120 km au nord-est de Clermont-Ferrand.
Charolles est la capitale historique du Charolais, et fait partie de l'actuel Pays Charolais Brionnais. La ville est placée sur l'une des principales rivières du Charolais, l'Arconce.
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
Située au cœur du pays Charollais, la commune en présente les caractéristiques paysagères principales : des collines couvertes d'un bocage dédié principalement à l'élevage bovin (notamment de vaches charolaises), alternant avec des forêts.
Avec une superficie de 1 998 hectares, la commune est plus étendue que la moyenne des communes françaises (1 448 hectares[2]). Si dans sa partie méridionale elle est quasiment réduite à la ville de Charolles, la commune s'étend surtout au nord. Elle englobe une partie de la forêt domaniale de Charolles, au nord-ouest de la ville.
Hydrographie [modifier]
Charolles est située au confluent de l'Arconce et de la Semence, petite rivière prenant sa source près de Verosvres.
Au niveau de la place de la Balance, la Semence se divise en deux bras. Le premier bras effectue une boucle derrière l'église, avant de se jeter dans l'Arconce au niveau du pont de la rue de Champagny. Le second bras passe entre l'avenue de la Libération et la rue des Marais, et se jette dans l'Arconce à l'extrémité sud du Pré Saint-Nicolas.
L'Arconce et le premier bras de la Semence délimitent une presqu'île sur laquelle s'est installée la ville : on y trouve en hauteur le château de Charolles, l'ancien couvent des Clarisses, et dans la partie basse l'église.
Dans la partie sud de la ville, les deux bras de la Semence et l'Arconce délimitent une île, où s'étend notamment le Pré Saint-Nicolas.
Ce réseau de cours d'eau dans la ville entraîne la présence de nombreux ponts routiers (trois sur l'Arconce, cinq sur la Semence), et de nombreuses passerelles piétonnes (les unes ouvertes au public, les autres permettant d'accéder aux habitations). De là vient le surnom de Venise du Charolais.
Climatologie [modifier]
Climat tempéré à légère tendance continentale. Les tableaux climatiques de Mâcon et Roanne car Charolles est situé entre ces deux villes :
Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -0,6 | 0,7 | 2,5 | 5,2 | 8,9 | 12,3 | 12,4 | 13,9 | 11,1 | 7,5 | 2,9 | 0,1 | 6,6 |
| Température moyenne (°C) | 2,1 | 4 | 6,8 | 10 | 13,9 | 17,5 | 20,1 | 19,4 | 16,4 | 11,7 | 6 | 2,7 | 10,9 |
| Température maximale moyenne (°C) | 4,9 | 7,3 | 11,1 | 14,8 | 18,9 | 22,8 | 25,7 | 24,9 | 21,7 | 15,9 | 9,1 | 5,3 | 15,2 |
| Précipitations (mm) | 66,3 | 60,9 | 58,7 | 69,4 | 85,9 | 74,7 | 58,1 | 77,1 | 75,7 | 71,7 | 72,7 | 70,4 | 841,4 |
Pour la ville de Roanne :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (sous abri, normales) °C | 3,1 | 4,6 | 6,9 | 9,7 | 13,7 | 17,1 | 19,6 | 18,9 | 16,2 | 12,0 | 6,7 | 3,6 | 11,0 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 42 | 40 | 42 | 55 | 88 | 74 | 73 | 73 | 69 | 63 | 51 | 48 | 718 |
| Source: Météo France et Météociel[4] | |||||||||||||
Voies de communication et transports [modifier]
Charolles est située sur la RN 79, axe international appartenant à la RCEA (Route Centre-Europe Atlantique). Depuis 1987[5], la RN 79 contourne Charolles grâce au viaduc de Maupré.
La RCEA, progressivement aménagée en 2x2 voies, permet de rejoindre aisément l'autoroute A6 à Mâcon (60 km), ou à Chalon-sur-Saône (80 km). À l'ouest, elle rejoint la RN 7 à Moulins (80 km), puis l'autoroute A71 (115 km).
Charolles est également traversée par la RD 985 nommée Route Buissonnière, qui forme l'artère principale du centre-ville (rue de Champagny et avenue de la Libération). Cette route se dirige au nord vers Génelard (où elle rejoint la branche nord de la RCEA), et au sud vers La Clayette, Chauffailles, et Lyon par la vallée de l'Azergues.
| Paris | Lyon | Dijon | Clermont-Ferrand | Moulins | Roanne | Chalon-sur-Saône | Mâcon | Montceau-les-Mines | Paray-le-Monial | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Distance | 390 km | 120 km | 150 km | 170 km | 80 km | 60 km | 80 km | 60 km | 35 km | 12 km |
| Temps de parcours | 4 h | 1 h 15 | 1 h 45 | 2 h 15 | 1 h | 1 h | 1 h | 45 min | 35 min | 15 min |
Charolles est desservie par des autocars TER, en direction de Paray-le-Monial et Digoin d'un côté, Lozanne et Lyon de l'autre. La gare ferroviaire la plus proche est celle de Paray-le-Monial, à 12 km, elle-même reliée à la gare du Creusot TGV. La gare de Charolles, aujourd'hui désaffectée, était située sur la ligne Moulins - Mâcon.
Un service départemental d'autocar (« Buscéphale ») permet également de rejoindre Mâcon.
L'aéroport du charolais est situé à une vingtaine de kilomètres, à Saint-Yan.
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Dans l'antiquité Charolles est le siège ou une partie d'une terre romaine dévolue au Culte impérial des Césars et appartient de ce fait à l'Empire romain, sans propriétaires privés. De même l'ensemble du pays dit Charolais encore que ses contours soient mal dessinés. Il pouvait tout aussi bien contenir l'ensemble du Charolais et du Brionnais qu'une simple partie, réduite aux alentours de Charolles telle qu'elle apparait sous les Comtes de Chalon vers 1200. Le fait est que des bœufs blancs étaient sacrifiés depuis bien avant la conquête romaine sur les autels de Jupiter ainsi que ceux dévolus au culte particulier de Rome[7]. Il existe plusieurs espèces de bœufs blancs[8] dont une en Égypte. Mais leur transport aurait couté trop cher et le commerce avec l'Égypte se contentait de blé et non d'animaux, sinon pour l'exotisme. Les conquérants se sont arrogés des terres qu'ils ont revendu et d'autres qu'ils ont gardé pour la République[9]. Ce qui explique qu'on en trouve pas de trace sinon par les sacrifices des bêtes sur les autels de la République[10]. Le souvenir est resté de cette appartenance dans le patois latin qui désignait le pays entier, réduit ou agrandit par les diverses invasions Barbares. Les vaches blanches dans l'antiquité étaient sacrées et rappelaient directement Io la maitresse de Jupiter. Outre l'élevage des bœufs qui ne pouvait être sous mains privées parce qu'il entrait dans le domaine du culte Sacré, au même titre que les Vestales dont les lois qui les régentaient étaient des plus strictes et étaient les gardiennes du feu sacré de la durée de Rome, quand les Césars en étaient les Pontifes[11]. On y élevait aussi des chevaux pour les Légions romaines. La monté du christianisme, les différentes lois contre le paganisme, ont réduit ce souvenir avec un vague regain sous Julien vers 355 ont pu redonner vie à cette esprit[12]. Puis les invasions Barbares en lutte contre l'empire et la poursuite de l'évangélisation des campagnes l'ont fait oublier, pour ne pas dire mépriser, par les nouveaux maîtres. Les uns parce qu'il était issu des Césars,les autres parce qu'il était païen…
Avec l'avènement de l'empire Carolingien, Charolles qui signifiait encore le pays Charolais dans une étendue encore à préciser, puisqu'il fut créé de toute pièce par le Comtes de Châlon qui devait avoir de bonnes raisons, pour ainsi, lui rendre son existence, sinon de recevoir des pressions de la part de ses habitants libres ou pour contrecarrer la puissance des Abbés de Cluny. Mais pour l'heure nous n'en somme pas là. Charolles (ais) prit le nom du nouvel Empereur: Karolus Rex. C'était encore une villa romaine et les comtes de Châlon étaient fonctionnaires de l'empereur, de même qu'elle l'était sous les Burgondes[13] puis sous les Mérovingiens. Ceux-ci s'installaient dans les meubles sans rien en changer. Ils prenaient le titre de propriété des terres libres ou d'Empire, esclaves compris, ceux ci cependant étaient toute fois mieux traités d'après la Loi gombette[14] Les Carolingiens installés à l'Empire, ceux-ci poussés par le besoin de stabilité des provinces,et en guerre contre tout Paganisme se servirent du (Charolais) Tsarolles en base militaire d'élevage de chevaux en même temps qu'un carrefour pour le courrier rapide dans toutes les directions de leur puissance tout comme sous les Romains, Tsarolles était à mi-chemin entre Rome et les frontières du Nord. La villa Romaine n'était pas dépecée. Ce n'est qu'au cours de la décadence de l'empire que les terres ont été données à leurs vassaux. Puis, la fondation de Cluny ne pouvait tolérer ce souvenir païen et tentait en même temps d'en récupérer le prestige sous le giron de l'Église de même que celui proche de la butte de Suin dédiée à Mars. Nous voici rendu à la Châtellenie, des comtes de Châlon, nommée en lettres Carolines "Kadrigel ,Kadrillae,Kadrellae Quadrigea" [15] et indiquait, ce à quoi ce lieu servait, plutôt que son nom et devait rester Tsarolles dans l'esprit de ses habitants tant Serfs que libres.
Moyen Âge [modifier]
À l'époque carolingienne, le site est le siège d'une vicomté dépendant d'Autun. Au Xe siècle, le lieu est rattaché au comté de Chalon. En 1166, le comte rend hommage au roi Louis VII tout en se reconnaissant vassal du duc de Bourgogne. En 1237, la forteresse entre dans le domaine ducal lors de l'achat du comté de Chalon par Hugues IV avec établissement d'un bailli. En 1277, Charolles devient la capitale et le siège des états particuliers du comté de Charolais ; le comté regroupe six châtellenies et est inféodé à Béatrice de Bourgogne, nièce de Robert II de Bourgogne.
En 1301, la ville reçoit sa charte de Robert de Clermont, époux de Béatrice de Bourgogne[16]. En 1316, le lieu est érigé en Comté[16]. En 1327, par mariage, la ville et le comté passent à la maison d'Armagnac en la personne de Jean Ier d'Armagnac. En 1391, Bernard VII d'Armagnac, petit-fils du précédent, ayant de pressants besoins d'argent, vend le comté à Philippe II de Bourgogne et la ville devient à nouveau le chef-lieu d'un bailliage.
Époque moderne [modifier]
En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, le comté est rattaché au royaume de France[16]. La ville comme le comté, extrêmement fidèles à la maison de Bourgogne, sont gravement malmenés par les troupes de Louis XI qui sont obligées de faire le siège de toutes les places fortes du Charolais et d'en tuer les habitants, enfants ,femmes vieillards et hommes périssent défenestrés, incendiés dans leur château, jetés dans les puits, ou écorchés vifs. Louis XI n'en peut rien faire et décide de le rendre à Marie de Bourgogne, femme de Maximilien Ier du Saint-Empire non sans l'avoir parfaitement ravagé afin qu'il ne puisse servir de base militaire à l'Empereur. De 1493 à 1684, Charolles est restitué à la maison d'Autriche[16] et les rois d'Espagne de cette maison.
En 1684, le prince, Louis II de Bourbon-Condé se voit attribuer le comté en paiement des dettes contractées par les Habsbourg. En 1751, la ville est rattaché aux États de Bourgogne. À la mort de Charles de Bourbon (1700-1760). Ce Comtes de Charolais qui s'était rendu odieux par ses frasques, et demeurait, un temps, à Charolles,son fief. La ville retiendra qu'il s'amusait à tirer sur les couvreurs qui réparaient les toits. À la suite d'un meurtre sans raison apparente, commis au pistolet. Louis XV de France par son tuteur Le Régent lui accorda sa grace en ces termes:"Mon cousin je vous accorde votre grâce, en même temps que je signe celle, de celui qui vous tuera." À sa mort, le comté passait à sa sœur, fille de Louis III de Bourbon-Condé. En 1771, Louis XV achète le comté à Mlle de Charolais et le réunit définitivement à la couronne[16].
Charolles était, à la veille de la Révolution, la 14e ville de la grande roue des États de Bourgogne, siège du bailliage royal de Charolles, de la maréchaussée et prévôté, du grenier à sel et de la subdélégation de Charolles. Elle comprenait en outre une église collégiale (l’église Saint-Nizier, composée théoriquement d’un Primicier-curé, d’un sacristain et de dix chanoines (en fait de trois chanoines), le prieuré de la Madeleine, un couvent de Picpus, de Clarisses et de Visitandines, un collège et un hôpital général.
Époque contemporaine [modifier]
Au XIXe siècle, la ville connaît une grande prospérité (forges, faïencerie, commerce de vins, de bois et de bestiaux). En 1896, Charolles fusionne avec la commune de Saint-Symphorien-lès-Charolles.
Toponymie [modifier]
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Charolles (en dialecte local: Tsarolles)[17]est attestée au XIe siècle sous la forme Cadrella[18]. Pour d'autres[Qui ?]; Cadrella ne signifie qu'un lieu de production de pierre, une carrière, créé par un intendant, à plus de quatre jours de marche, qui ignorait tout de la contrée et ne la connaissait pas. Plus tard,les Charollais de la Noblesse se nommaient eux mêmes Cathélensis[19].Il existe une Inis-Cathensis Irlandaise. Le Charollais ou Charolais est référencé comme "Pagus Quadrigellensis Carolum"[20] [21] [22] (On peut essayer de le traduire par pays des pousseurs des troupeaux de Charles.Quadrigellae signifiant qui maitrise les quatres chevaux mais aussi les quatre troupeaux suivant le texte.). La localité n'a pas d'existence réelle avant le X ème siècle.Ils se réfère aux différents cartulaires ou la citée apparaît sous forme romane de "Kadrigel,Kadrilae, Kadrellae "[23] Il existe une verssion qui fait de Charolles- Kadrillae le carreau ou quadrille, arme utilisée par les romains[24], une autre divise Kadr-igel en deux mots celtes et donne forteresse au milieu de l'eau, une troisième qui pourrait aussi être vraie qui fait de Quadrigelle le carrefour des quatre routes qui servait au courrier de l'empire. Elles aurait tout aussi bien pu servir à l'abreuvoir des boeufs, venus des quatre coins du pays ou être à quatre jours de marche... Le peuple aura retenu Carolum et prononcé Tsarolles certainement en souvenir de Charlemagnes "Karolus Rex" et probablement pour des raisons plus anciennes, les Boeufs comme le reste ayant existé avant l'empereur ,ormis sans doute la ville de Charolles, qui ne devait être qu'une ferme transformée en Châtellenie sous les invasions barbares, au sain d'une Latifundia beaucoup plus vaste dont le Brionnais était partie ...
Héraldique [modifier]
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Blasonnement : de gueules, au lion à la tête contournée, d'or, armé et lampassé d'azur. Un chef cousu d'azur, chargé d'une fleur de lis d'or aurait été rajouté tardivement[25] (image de droite). S'il apparaît dans certains armoriaux[26], il semble peu usité[27]. |
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques [modifier]
Administration municipale [modifier]
Charolles est une sous-préfecture de Saône-et-Loire. Le conseil municipal est composé de 23 membres conformément à l’article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[28]. À l'issue des élections municipales de 2008, Jean Drevon a été réélu maire de Charolles.
Listes des maires [modifier]
Canton et intercommunalité [modifier]
Cette commune est le chef-lieu du canton de Charolles, comptant 6 609 habitants en 1999. En intercommunalité, elle fait partie de la Communauté de Communes du Canton de Charolles. Christian Bonnot est conseiller général de ce canton depuis 2008.
Instance judiciaire et administrative [modifier]
Dans le domaine judiciaire, la commune dépend aussi de la commune de Mâcon qui possède un tribunal d'instance et de grande instance, d'un tribunal de commerce et d'un conseil des prud'hommes. Pour le deuxième degré de juridiction, elle dépend de la cour d'appel de Dijon et de la Cour administrative d'appel de Lyon[29].
Jumelages [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 794 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramides des âges [modifier]
Enseignement [modifier]
Charolles possède une école maternelle, une école primaire et une école maternelle-primaire (privé)[32]. Cette commune possède un collège[33] et deux lycées (un LEGTP et un lycée agricole)[34]. Elle possède également un collège privé[33].
Santé [modifier]
La commune possède un centre hospitalier[35]. Il y a quatre médecins généralistes[36], deux kinésithérapeutes[37], quatre infirmières[38], quatre dentistes[39] et deux pharmacies[40] sur la commune. Il y a également une résidence pour personnes âgées (Les prés fleuris)[41].
Culte [modifier]
Culte catholique dans l'église de la commune.
Sports [modifier]
La commune possède dix associations sportives (Football, Basket-ball, Tennis, Judo, Badminton...)[42].
Écologie et recyclage [modifier]
Services administratifs [modifier]
- Sous-préfecture
- Centre des impôts
- Compagnie de gendarmerie
- Trésor public
Autres services [modifier]
La commune compte une caserne de pompier.
Économie [modifier]
L'Agriculture avec la race Charolaise et sa viande en AOC (Bœuf de Charolles).
Il y a plusieurs manifestations par rapport à ce secteur :
- Les foires et marchés à Charolles
- Le marché forains a lieu le mercredi matin, en ville.
- Un marché ovins tous les mercredis matins au Parc des Expositions (RN 79)
- Le marché aux bovins a lieu le 2e mercredi de chaque mois (transactions à 9h) de janvier à mai au Parc des expositions.
- Importante foire aux reproducteurs 4e jeudi d'octobre et le mercredi qui précède, et le mercredi qui suit la semaine du 11 novembre (transactions à 5h).
- Concours reproducteurs en principe, vendredi et samedi de la semaine du 11 novembre - 800 bovins.
- Festival du bœuf : concours bovins boucherie (600 bovins) et animations, le 1er week-end de décembre.
Elle compte, comme activité économique, une société coopérative agricole régionale (l'AC2B), une faïencerie artistique traditionnelle (la faïencerie Molin), des scieries (le groupe Ducerf). Elle a aussi un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire et de la Chambre d'agriculture de Saône-et-Loire.
La commune compte 33 commerces (Supermarchés, boulangerie-patisserie, bureaux de tabac, salons de coiffure, boucherie-charcuterie-traiteur...), 12 services (Banques, assureurs...), et 10 catégories d'artisans (Electricien, carreleur, menuisier...)[43]. En hébergement et restauration il y a des hôtels, des hôtels-restaurants, des restaurants, des bars-café et des gîtes[44].
Patrimoine local et culturel [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Une station paléolithique est localisée à Brèche et aux Tyrs.
- Les vestiges de l'ancien château-fort des comtes de Charolais, avec notamment la tour circulaire de Charles le Téméraire du XIVe siècle, la tour des Diamants du XIVe siècle, la porte fortifiée et les restes des murs d'enceinte, aujourd'hui aménagés en jardin public, sont visibles.
- Dans les salons de l'Hôtel de ville un panneau de faïence représentant l'entrée du duc de Bourgogne dans la ville.
- La demeure des sires de La Magdeleine : façade XVe siècle, fenêtres à meneaux, inscription médiévale. Cette demeure a abrité une faïencerie au XIXe siècle.
- Sous-préfecture, demeure XVIIIe siècle de Claude Fricaud, député du bailliage de Charolles en 1789.
- Lycée, Palais de Justice : ancien couvent des Visitandines XVIIe siècle : galerie à arcades.
- Centre hospitalier, construit entre 1843 et 1845[45]
- Ancien couvent des Clarisses XVIe siècle, où vécut sainte Marguerite-Marie Alacoque, rue Baudinot : façade à fenêtres à meneaux, escalier à vis, chemin de ronde ; charpente en carène de bateau ; cloîtres, galerie de bois de la cour intérieure.
- Ancien couvent des ursulines, place des Halles.
- Ancien prieuré bénédictin de La Madeleine XVe siècle[46] : tour octogonale XVe siècle, façade avec fenêtres à meneaux, salle capitulaire ; grande salle du rez-de-chaussée ; collection de chapiteaux XIIe siècle de l'ancienne chapelle du prieuré.
- Cadran solaire XIXe siècle vers l'ancien couvent des visitandines.
- Pont XIXe siècle sur l'Arconce : traces de deux tours d'accès.
- Moulin restauré.
- Ancienne maison forte de Corcelles XIVe siècle/XVIIe siècle, remaniée XVIIIe siècle : 2 tours carrées et portail d'entrée.
- Anciennes fermes fortifiées dans les environs.
- Église du Sacré-Cœur néo-romane XIXe siècle.
- Chapelle Saint-Roch 1600.
- La Faïencerie de Charolles fondée en 1844 par Hippolyte Prost, est toujours en activité.
- Chapelle du Gros Bon-Dieu XVIIIe siècle, vieil escalier d'accès de 38 marches.
- De nombreuses belles maisons anciennes, des ponts et des passerelles sont encore à découvrir.
- Pont de Maupré : pont à tablier mixte acier-béton réalisé, en 1987, par l'entreprise Campenon-Bernard pour le contournement de Charolles par la RCEA/RN79. La particularité de cet ouvrage vient de la réalisation des âmes en panneaux en tôles plissées. Le tablier a été mis en place par lançage[47]. Longueur du pont : 325 m - Portées : 53 m.
Autour de Charolles, à visiter [modifier]
- Arboretum de Pézanin et Galerie Européenne de la Forêt et du Bois à Dompierre-les-Ormes,
- Cluny, et son abbaye millénaire,
- Les vignobles du Mâconnais,
- Mâcon, et tout ses services,
- Paray-le-Monial et sa basilique de Paray-le-Monial,
- Le brionnais,...
Patrimoine culturel [modifier]
- Musée du Prieuré, dans l'ancien prieuré bénédictin Sainte-Madeleine, qui présente :
- -Une collection de faïences de Charolles (de 1844 à nos jours) ;
- -La salle capitulaire de l'ancien prieuré (XVe siècle) restaurée en 2003 et classée Monument Historique ;
- -Les œuvres de Jean Laronze, peintre charolais du XIXe siècle ;
- -Les œuvres de Paul-Louis Nigaud, peintre de l'avallonnais du XXe siècle ;
- -Les œuvres du sculpteur charollais René Davoine du XXe siècle ;
- -Une zone archéologique sur l'architecture de l'ancien Prieuré, Chapiteaux clunisiens du XIIe siècle classés Monuments historiques ;
- -Tous les étés, une exposition temporaire de céramique design ou contemporaine.
- Expositions temporaires à l'ancien couvent des Clarisses.
- Institut charolais : découverte de l'élevage charolais.
Associations et manifestations [modifier]
La fête patronale de la sainte Madeleine est le 22 juillet. La Fête du Tir à l'Oiseau, d'origine ancienne, avait lieu le lundi après la sainte Madeleine, en juillet jusqu'en 2005. Depuis cette année-là, cette fête se déroule le dimanche en lieu et place du lundi. L'Été musical, festival de musique de chambre a lieu en juillet. Une biennale de folklore international est organisé le 1er dimanche d'août, les années impaires. Le Concours hippique national a lieu en juillet.
La ville est le siège d'une station de monte des haras nationaux, d'un camping, de sociétés sportives (le club de football a fêté son centenaire en 2008) et musicales (Harmonie de Charolles, chorale Vocalise, groupe folklorique Les gars du Tsarollais, groupe de pirate métal Hades), du Groupement archéologique du Charolais et de la Confrérie des chevaliers du Papegault.
Espaces verts [modifier]
Charolles est une Ville fleurie (trois fleurs). La ville est agrémentée de jardins publics, tel le square Bouissoud ou la promenade Saint-Nicolas (avec ses marronniers séculaires) et est au cœur des pâturages du Charollais, berceau de la race bovine Charollaise et de la race ovine Charolaise.
Charolles est une "ville fleurie 3 fleurs", c'est une "Station Verte", un "Site remarquable du goût" et depuis peu un "village étape" animé par son Office du tourisme.
Des promenades sont possibles le long des canaux, dans la Forêt domaniale de Charolles, au bois de Boulay, dans la Vallée de l'Arconce ou encore à son confluent avec la Semence, mais également au Site du Tir à l'Oiseau : une clairière à l'entrée de la forêt de Charolles.
On peut pratiquer à Charolles les activités suivantes : pêche, chasse, cyclotourisme, équitation, randonnées pédestres.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Guillaume Des Autels (1529-années 1580), poète et polémiste.
- Jean-François Bayard, auteur dramatique.
- Marc Antoine Baudot, médecin.
- Hippolyte Prost (1827-1892), créateur de la Faïencerie de Charolles
- Charles Bouissoud (1880-1942), homme politique.
- Jean Bouveri (1865-1927), syndicaliste et homme politique.
- Michel Corringe (1946-2001), auteur-compositeur-interprète, est enterré à Charolles dans la tombe de sa famille maternelle.
- Joanny Furtin (1893-1982), auteur-compositeur-interprète, est enterré à Charolles.
- René Davoine (1888-1962), sculpteur.
- Edgar Quinet, homme politique fin XIXe.
- Charles Demôle, ministre et Sénateur sous la IIIe République.
- Joseph Archer né à Charolles en 1883. Ingénieur et ancien député de Haute-Loire. Concepteur d'une monnaie Europa (monnaie).
- Charles Griveaud né à Charolles en 1877 et mort à Digoin en 1956. Général de corps d'Armée, fut l'un des constructeurs de la ligne Maginot.
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- La Saône-et-Loire. Les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 pages, (ISBN 2-915907-23-4)
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de Saône-et-Loire
- Pays Charolais Brionnais
- Village étape
- Arconce
- Art roman en Saône-et-Loire
- Société d’agriculture de Charolles
- Bœuf de Charolles
Liens externes [modifier]
- Lexique de Patois Charolais par Emile Bonnot
- Site officiel de la commune de Charolles
- Communauté de Communes du Canton de Charolles
- Fiche Station Verte de Charolles
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Pour les différences d'usage entre Charollais et Charolais, voir ici.
- D'après Commune française#Superficie
- Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990)
- Base de données météo et observations temps réelle parMéteociel et Météo France
- http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?ID=s0002973
- Données d'après Viamichelin.fr, de centre-ville à centre-ville, en novembre 2009
- La ville de Rome avait ses propres dieux et cultes dont ceux de Janus.
- Gibbon Histoire de l'Empire romain de la décadence à la chute (BNF)
- Guerre des Gaules de César.
- Terres consacrées à la prêtrise Gibbon chap XXXVIII et suivants
- Cicéron (de leg,II 7,8);Tite-Live I- 20 etc.
- Ammien Marcellin source BNF
- Zozime,Sidoine Apollinaireles décrivent parfaitement.
- La justice, concernant le mal fait à un épervier, ou un chien blessé par un homme, est édifiante suivant qu'il est libre, ou esclave. Ils avaient apporté l'art de la fauconnerie avec eux et l'épervier le faucon étaient sacrés dans leur culture (voir le Trésor de Gourdon ) .
- Cartulaire de Savigny II P152; Cartulaire de l'église d'Autun p 338; Courtépée IV p 32
- La Saône-et-Loire ; les 573 communes, Charolles, p. 55
- Lexique de patois Charolais par Émile Bonnot
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 175b
- BNF recueils de documents concernants ,incidemment le Charolais mais traitant surtout principalement des rapports de la Lorraine avec la France sous le règne de Louis XIII
- BNF Freund,Wilhelm (1808-1894).Grand dictionnaire de la langue latine, sur un nouveau plan. Traduit par N Theil... (TIII)1883-1929
- Wailly,Alfred de (1800-1869) Nouveau dictionnaire latin Français composé sur un plan méthodique et raisonné... Paris 1861 ed Périsse Frères
- Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle Français, historique, géographique,mythologique, bibliographique par P Larousse Paris 1877
- Voire référence 15
- L'Abbé Cucherat
- Site de Brian Timms
- Louis, R. : Armoiries des villes de France. Blasons des préfectures et des sous-préfectures. Paris, 1949, 92 p. (cité sur International Civic Heraldy)
- Voir l'écusson de la ville
- nombre des membres du conseil municipal des communes, sur Legifrance. Consulté le 4 septembre 2011
- Annuaire des juridictions, sur le site du ministère de la justice. Consulté le 25 octobre 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site de la commune de Charolles, page sur les écoles maternelles et primaires, consulté le 28 mars 2012
- Site de la commune de Charolles, page sur les collèges, consulté le 28 mars 2012
- Site de la commune de Charolles, page sur les lycées, consulté le 28 mars 2012
- Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Hôpitaux, p. 334.
- Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Médecin : médecine générale, p. 428.
- Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Kinésithérapeutes, p. 370.
- Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Infirmiers, p. 348.
- Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Dentistes, p. 237.
- Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Pharmacies, p. 494.
- Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Maisons de retraites, foyers logement : établissements publics, p. 406.
- Site de la commune de Charolles, page sur les associations sportives, consulté le 28 mars 2012
- Site de la commune de Charolles, page sur les commerces, services et artisans, consulté le 28 mars 2012
- Site de la commune de Charolles, page sur l'hébergement et la restauration, consulté le 28 mars 2012
- Base Mérimée : hôpital, actuellement centre hospitalier
- Fédération des sites clunisiens : Charolles - prieuré Sainte-Marie-Madeleine
- Jacques Combault - Viaduc du vallon de Maupré, à Charolles (Saône-et-Loire), dans la revue Travaux, octobre 1988, no 636
