Charolles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Charolles
Image illustrative de l'article Charolles
Blason de Charolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Charolles (chef-lieu)
Canton Charolles (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Charolais
Maire
Mandat
Pierre Berthier
2014-2020
Code postal 71120
Code commune 71106
Démographie
Population
municipale
2 781 hab. (2011)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 04″ N 4° 16′ 31″ E / 46.4344444444, 4.27527777778 ()46° 26′ 04″ Nord 4° 16′ 31″ Est / 46.4344444444, 4.27527777778 ()  
Altitude Min. 272 m – Max. 355 m
Superficie 19,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Charolles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Charolles

Charolles (Tsarolles en charolais) est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Charollais et Charollaises[1].

La ville a donné son nom au pays du Charolais, et est ainsi emblématique de la race bovine charolaise. Charolles est également connue pour ses faïences. Située au confluent de deux rivières, la ville est parsemée de nombreux canaux à l'origine de son surnom de Venise du Charolais.

Capitale du comté de Charolais au XIIIe siècle, Charolles a appartenu aux ducs de Bourgogne, notamment Charles le Téméraire. Au XVe siècle, la ville est passée aux rois d'Espagne, et ne fut intégrée au domaine royal français qu'au XVIIIe siècle. Bien que Charolles ait été désignée sous-préfecture de la Saône-et-Loire, elle n'a pas connu au XIXe siècle l'essor industriel de ses proches voisines Paray-le-Monial et Digoin, et a conservé son charme de petite ville rurale.

La commune de Charolles est labellisée Village étape depuis 2006.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Charolles est située dans le sud-ouest du département de Saône-et-Loire. Située à la même latitude que Mâcon, elle est une des villes les plus méridionales de la région Bourgogne. À vol d'oiseau, elle se trouve à 90 km au nord-ouest de Lyon, et 120 km au nord-est de Clermont-Ferrand.

Charolles est la capitale historique du Charolais, et fait partie de l'actuel Pays Charolais Brionnais. La ville est placée sur l'une des principales rivières du Charolais, l'Arconce.

Communes limitrophes de Charolles
Champlecy Baron, Fontenay Viry
Champlecy
Changy
Charolles Vendenesse-lès-Charolles
Changy Marcilly-la-Gueurce Vaudebarrier

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Située au cœur du pays Charollais, la commune en présente les caractéristiques paysagères principales : des collines couvertes d'un bocage dédié principalement à l'élevage bovin (notamment de vaches charolaises), alternant avec des forêts.

Avec une superficie de 1 998 hectares, la commune est plus étendue que la moyenne des communes françaises (1 448 hectares[2]). Si dans sa partie méridionale elle est quasiment réduite à la ville de Charolles, la commune s'étend surtout au nord. Elle englobe une partie de la forêt domaniale de Charolles, au nord-ouest de la ville.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le confluent entre le premier bras de la Semence (à gauche) et l'Arconce (à droite), vu depuis le pont de la rue de Champagny

Charolles est située au confluent de l'Arconce et de la Semence, petite rivière prenant sa source près de Verosvres.

Au niveau de la place de la Balance, la Semence se divise en deux bras. Le premier bras effectue une boucle derrière l'église, avant de se jeter dans l'Arconce au niveau du pont de la rue de Champagny. Le second bras passe entre l'avenue de la Libération et la rue des Marais, et se jette dans l'Arconce à l'extrémité sud du Pré Saint-Nicolas.

L'Arconce et le premier bras de la Semence délimitent une presqu'île sur laquelle s'est installée la ville : on y trouve en hauteur le château de Charolles, l'ancien couvent des Clarisses, et dans la partie basse l'église.
Dans la partie sud de la ville, les deux bras de la Semence et l'Arconce délimitent une île, où s'étend notamment le Pré Saint-Nicolas.

Ce réseau de cours d'eau dans la ville entraîne la présence de nombreux ponts routiers (trois sur l'Arconce, cinq sur la Semence), et de nombreuses passerelles piétonnes (les unes ouvertes au public, les autres permettant d'accéder aux habitations). De là vient le surnom de Venise du Charolais.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Climat tempéré à légère tendance continentale. Les tableaux climatiques de Mâcon et Roanne car Charolles est situé entre ces deux villes :

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[3]


Pour la ville de Roanne :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C 3,1 4,6 6,9 9,7 13,7 17,1 19,6 18,9 16,2 12,0 6,7 3,6 11,0
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 42 40 42 55 88 74 73 73 69 63 51 48 718
Source: Météo France et Météociel[4]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Charolles est située sur la RN 79, axe international appartenant à la RCEA (Route Centre-Europe Atlantique). Depuis 1987[5], la RN 79 contourne Charolles grâce au viaduc de Maupré.

La RCEA, progressivement aménagée en 2x2 voies, permet de rejoindre aisément l'autoroute A6 à Mâcon (60 km), ou à Chalon-sur-Saône (80 km). À l'ouest, elle rejoint la RN 7 à Moulins (80 km), puis l'autoroute A71 (115 km).

Charolles est également traversée par la RD 985 nommée Route Buissonnière, qui forme l'artère principale du centre-ville (rue de Champagny et avenue de la Libération). Cette route se dirige au nord vers Génelard (où elle rejoint la branche nord de la RCEA), et au sud vers La Clayette, Chauffailles, et Lyon par la vallée de l'Azergues.

Distance et temps de parcours par la route entre Charolles et les principales villes avoisinantes[6]
Paris Lyon Dijon Clermont-Ferrand Moulins Roanne Chalon-sur-Saône Mâcon Montceau-les-Mines Paray-le-Monial
Distance 390 km 120 km 150 km 170 km 80 km 60 km 80 km 60 km 35 km 12 km
Temps de parcours 4 h 1 h 15 1 h 45 2 h 15 1 h 1 h 1 h 45 min 35 min 15 min

Charolles est desservie par des autocars TER, en direction de Paray-le-Monial et Digoin d'un côté, Lozanne et Lyon de l'autre. La gare ferroviaire la plus proche est celle de Paray-le-Monial, à 12 km, elle-même reliée à la gare du Creusot TGV. La gare de Charolles, aujourd'hui désaffectée, était située sur la ligne Moulins - Mâcon.

Un service départemental d'autocar (« Buscéphale ») permet également de rejoindre Mâcon.

L'aéroport du charolais est situé à une vingtaine de kilomètres, à Saint-Yan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'époque carolingienne, le site est le siège d'une vicomté dépendant d'Autun. Au Xe siècle, le lieu est rattaché au comté de Chalon. En 1166, le comte rend hommage au roi Louis VII tout en se reconnaissant vassal du duc de Bourgogne. En 1237, la forteresse entre dans le domaine ducal lors de l'achat du comté de Chalon par Hugues IV avec établissement d'un bailli. En 1277, Charolles devient la capitale et le siège des états particuliers du comté de Charolais ; le comté regroupe six châtellenies et est inféodé à Béatrice de Bourgogne, nièce de Robert II de Bourgogne.

En 1301, la ville reçoit sa charte de Robert de Clermont, époux de Béatrice de Bourgogne[7]. En 1316, le lieu est érigé en Comté[7]. En 1327, par mariage, la ville et le comté passent à la maison d'Armagnac en la personne de Jean Ier d'Armagnac. En 1391, Bernard VII d'Armagnac, petit-fils du précédent, ayant de pressants besoins d'argent, vend le comté à Philippe II de Bourgogne et la ville devient à nouveau le chef-lieu d'un bailliage.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, le comté est rattaché au royaume de France[7]. La ville comme le comté, extrêmement fidèles à la maison de Bourgogne, sont gravement malmenés par les troupes de Louis XI qui sont obligées de faire le siège de toutes les places fortes du Charolais et d'en tuer les habitants, enfants, femmes vieillards et hommes périssent défenestrés, incendiés dans leur château, jetés dans les puits, ou écorchés vifs. Louis XI n'en peut rien faire et décide de le rendre à Marie de Bourgogne, femme de Maximilien Ier du Saint-Empire non sans l'avoir parfaitement ravagé afin qu'il ne puisse servir de base militaire à l'Empereur. De 1493 à 1684, Charolles est restitué à la maison d'Autriche[7] et les rois d'Espagne de cette maison.

En 1684, le prince, Louis II de Bourbon-Condé se voit attribuer le comté en paiement des dettes contractées par les Habsbourg. En 1751, la ville est rattaché aux États de Bourgogne. À la mort de Charles de Bourbon (1700-1760). Ce Comtes de Charolais qui s'était rendu odieux par ses frasques, et demeurait, un temps, à Charolles, son fief. La ville retiendra qu'il s'amusait à tirer sur les couvreurs qui réparaient les toits. À la suite d'un meurtre sans raison apparente, commis au pistolet. Louis XV de France par son tuteur Le Régent lui accorda sa grace en ces termes:"Mon cousin je vous accorde votre grâce, en même temps que je signe celle, de celui qui vous tuera." À sa mort, le comté passait à sa sœur, fille de Louis III de Bourbon-Condé. En 1771, Louis XV achète le comté à Mlle de Charolais et le réunit définitivement à la couronne[7].

Charolles était, à la veille de la Révolution, la 14e ville de la grande roue des États de Bourgogne, siège du bailliage royal de Charolles, de la maréchaussée et prévôté, du grenier à sel et de la subdélégation de Charolles. Elle comprenait en outre une église collégiale (l’église Saint-Nizier, composée théoriquement d’un Primicier-curé, d’un sacristain et de dix chanoines (en fait de trois chanoines), le prieuré de la Madeleine, un couvent de Picpus, de Clarisses et de Visitandines, un collège et un hôpital général.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la ville connaît une grande prospérité (forges, faïencerie, commerce de vins, de bois et de bestiaux). En 1896, Charolles fusionne avec la commune de Saint-Symphorien-lès-Charolles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Charolles (forme dialectale : Tsarolles[8]) est attesté sous sa forme romane à partir de 1277 : Chastiau de Charroles. Auparavant, et cela jusqu'à la fin du XIIIe siècle, on relève les formes latinisées Kadrela vico en 924, in agro Cadredelense en 950, Apud Carellae Monasterium en 1096-1106, castrum Quadrile, castrum Quadrilense, Cadrella au XIe siècle, Quadrella en 1232, Kadrellum en 1264, Kadrellis en 1270, Charellam en 1280/1281, Quadrellis en 1284, Kadrelas en 1293[9].

L'étymologie de ce toponyme divise les spécialistes; mais la plupart d'entre eux y voient un dérivé du latin quadrum « carré », avec des acceptions diverses.

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, il s'agit d'un type toponymique roman basé sur les éléments quadrum « carré », pris au sens de « motte » ayant subi l'attraction tardive du mot char, et du suffixe diminutif -ella[10], d'où le sens global déduit de « petite motte féodale ». Il est également possible qu'il s'agisse du latin quadra « bloc de pierre » ou du bas latin quadrus (lapis) « pierre de taille », proprement « (pierre) carrée », suivi du suffixe -olas localisant au pluriel (qui explique parfaitement la finale -olles), avec pour sens global « lieu où il y a des blocs de pierre » ou « carrière »[11].

Pour Ernest Nègre, Charolles repose sur le latin quadrella « domaine agricole de forme carrée », avec changement postérieur de suffixe, -olles s'étant substitué à -elle(s) à l'époque romane[12]. Cette vision des choses est proche de la dernière analyse en date, celle de Pierre-Henri Billy[13]. Ce dernier postule lui aussi un étymon gallo-roman °QUADRELLA, de création suffisamment tardive (époque impériale) pour qu'il se fixe sous la forme °CADRELLA, permettant ainsi la palatalisation de [k] devant [a]. Le type régulier Carrelles < °QUADRELLAS est fréquent en Bourgogne, où il désigne de petits champs, sens retenu par l'auteur pour Charolles. Enfin, il note également l'évolution °-ELLA > -ole dans certaines zones du domaine linguistique bourguignon, expliquant la forme -olles de la finale, plutôt que la substitution de suffixe suggérée par Ernest Nègre.

Mario Rossi avance l'idée que ce nom désigne plutôt un carrefour : le bas latin quadrellas, qui génère la forme gallo-romane *CADROLLAS après délabialisation et évolution locale du suffixe. Ce carrefour serait celui de la voie d'Autun à Lyon et celle de la Loire à Saint-Bonnet-de-Joux et Chalon[14].

Seul Gérard Taverdet voit dans Charolles un toponyme reposant sur le type *pons carratus, « pont permettant le charroi », qui a abouti à Pont-Charas à Saint-Léger-sous-la-Bussière. La forme Charas, affectée d'un suffixe diminutif, aurait pu donner Charolles[15],[14]. L'auteur modifie partiellement la formulation de cette analyse quelques années plus tard, en envisageant simplement un dérivé de l'appellatif français char[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Charolles

Blasonnement : de gueules, au lion à la tête contournée, d'or, armé et lampassé d'azur.

Un chef cousu d'azur, chargé d'une fleur de lis d'or aurait été rajouté tardivement[17] (image de droite). S'il apparaît dans certains armoriaux[18], il semble peu usité[19].

blason

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Mairie

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Charolles est une sous-préfecture de Saône-et-Loire. Le conseil municipal est composé de 23 membres conformément à l’article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[20]. À l'issue des élections municipales de 2008, Jean Drevon a été réélu maire de Charolles.

Listes des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 en cours Jean Drevon UMP  
1925 1942 Charles Bouissoud AD Député
1919 1925 Paul Gerbe gauche démocratique Sénateur
Les données manquantes sont à compléter.

Canton et intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cette commune est le chef-lieu du canton de Charolles, comptant 6 609 habitants en 1999. En intercommunalité, elle fait partie de la Communauté de Communes du Canton de Charolles. Christian Bonnot est conseiller général de ce canton depuis 2008.

Instance judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, la commune dépend aussi de la commune de Mâcon qui possède un tribunal d'instance et de grande instance, d'un tribunal de commerce et d'un conseil des prud'hommes. Pour le deuxième degré de juridiction, elle dépend de la cour d'appel de Dijon et de la Cour administrative d'appel de Lyon[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 781 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 534 2 407 2 558 2 988 3 410 3 631 3 757 3 630 3 909
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 255 3 284 3 295 3 361 3 286 3 354 3 311 3 246 3 705
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 718 3 808 3 740 3 397 3 399 3 238 3 278 3 308 3 326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 204 3 813 3 858 3 392 3 048 3 027 2 864 2 781 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Charolles possède une école maternelle, une école primaire et une école maternelle-primaire (privé)[24]. Cette commune possède un collège[25] et deux lycées (un LEGTP et un lycée agricole)[26]. Elle possède également un collège privé[25].

Centre hospitalier

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre hospitalier[27]. Il y a quatre médecins généralistes[28], deux kinésithérapeutes[29], quatre infirmières[30], quatre dentistes[31] et deux pharmacies[32] sur la commune. Il y a également une résidence pour personnes âgées (Les prés fleuris)[33].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique dans l'église de la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède dix associations sportives (Football, Basket-ball, Tennis, Judo, Badminton...)[34].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Services administratifs[modifier | modifier le code]

Autres services[modifier | modifier le code]

La commune compte une caserne de pompier.

Économie[modifier | modifier le code]

Vache Charolaise

L'Agriculture avec la race Charolaise et sa viande en AOC (Bœuf de Charolles).

Il y a plusieurs manifestations par rapport à ce secteur :

  • Les foires et marchés à Charolles
    • Le marché forains a lieu le mercredi matin, en ville.
    • Un marché ovins tous les mercredis matins au Parc des Expositions (RN 79)
    • Le marché aux bovins a lieu le 2e mercredi de chaque mois (transactions à 9h) de janvier à mai au Parc des expositions.
    • Importante foire aux reproducteurs 4e jeudi d'octobre et le mercredi qui précède, et le mercredi qui suit la semaine du 11 novembre (transactions à 5h).
  • Concours reproducteurs en principe, vendredi et samedi de la semaine du 11 novembre - 800 bovins.
  • Festival du bœuf : concours bovins boucherie (600 bovins) et animations, le 1er week-end de décembre.

Elle compte, comme activité économique, une société coopérative agricole régionale (l'AC2B), une faïencerie artistique traditionnelle (la faïencerie Molin), des scieries (le groupe Ducerf). Elle a aussi un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire et de la Chambre d'agriculture de Saône-et-Loire.

La commune compte 33 commerces (Supermarchés, boulangerie-patisserie, bureaux de tabac, salons de coiffure, boucherie-charcuterie-traiteur...), 12 services (Banques, assureurs...), et 10 catégories d'artisans (Electricien, carreleur, menuisier...)[35]. En hébergement et restauration il y a des hôtels, des hôtels-restaurants, des restaurants, des bars-café et des gîtes[36].

Patrimoine local et culturel[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une station paléolithique est localisée à Brèche et aux Tyrs.
  • Les vestiges de l'ancien château-fort des comtes de Charolais, avec notamment la tour circulaire de Charles le Téméraire du XIVe siècle, la tour des Diamants du XIVe siècle, la porte fortifiée et les restes des murs d'enceinte, aujourd'hui aménagés en jardin public, sont visibles.
  • Dans les salons de l'Hôtel de ville un panneau de faïence représentant l'entrée du duc de Bourgogne dans la ville.
  • La demeure des sires de La Magdeleine : façade XVe siècle, fenêtres à meneaux, inscription médiévale. Cette demeure a abrité une faïencerie au XIXe siècle.
  • Sous-préfecture, demeure XVIIIe siècle de Claude Fricaud, député du bailliage de Charolles en 1789.
  • Lycée, Palais de Justice : ancien couvent des Visitandines XVIIe siècle : galerie à arcades.
  • Centre hospitalier, construit entre 1843 et 1845[37]
  • Ancien couvent des Clarisses XVIe siècle, où vécut sainte Marguerite-Marie Alacoque, rue Baudinot : façade à fenêtres à meneaux, escalier à vis, chemin de ronde ; charpente en carène de bateau ; cloîtres, galerie de bois de la cour intérieure.
  • Ancien couvent des ursulines, place des Halles.
  • Ancien prieuré bénédictin de La Madeleine XVe siècle[38] : tour octogonale XVe siècle, façade avec fenêtres à meneaux, salle capitulaire ; grande salle du rez-de-chaussée ; collection de chapiteaux XIIe siècle de l'ancienne chapelle du prieuré.
  • Cadran solaire XIXe siècle vers l'ancien couvent des visitandines.
  • Pont XIXe siècle sur l'Arconce : traces de deux tours d'accès.
  • Moulin restauré.
  • Ancienne maison forte de Corcelles XIVe siècle/XVIIe siècle, remaniée XVIIIe siècle : 2 tours carrées et portail d'entrée.
  • Anciennes fermes fortifiées dans les environs.
  • Église du Sacré-Cœur néo-romane XIXe siècle.
  • Chapelle Saint-Roch 1600.
  • La Faïencerie de Charolles fondée en 1844 par Hippolyte Prost, est toujours en activité.
  • Chapelle du Gros Bon-Dieu XVIIIe siècle, vieil escalier d'accès de 38 marches.
  • De nombreuses belles maisons anciennes, des ponts et des passerelles sont encore à découvrir.
  • Pont de Maupré : pont à tablier mixte acier-béton réalisé, en 1987, par l'entreprise Campenon-Bernard pour le contournement de Charolles par la RCEA/RN79. La particularité de cet ouvrage vient de la réalisation des âmes en panneaux en tôles plissées. Le tablier a été mis en place par lançage[39]. Longueur du pont : 325 m - Portées : 53 m.

Autour de Charolles, à visiter[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La Semence à Charolles, en 1904
  • Musée du Prieuré, dans l'ancien prieuré bénédictin Sainte-Madeleine, qui présente :
    • -Une collection de faïences de Charolles (de 1844 à nos jours) ;
    • -La salle capitulaire de l'ancien prieuré (XVe siècle) restaurée en 2003 et classée Monument Historique ;
    • -Les œuvres de Jean Laronze, peintre charolais du XIXe siècle ;
    • -Les œuvres de Paul-Louis Nigaud, peintre de l'avallonnais du XXe siècle ;
    • -Les œuvres du sculpteur charollais René Davoine du XXe siècle ;
    • -Une zone archéologique sur l'architecture de l'ancien Prieuré, Chapiteaux clunisiens du XIIe siècle classés Monuments historiques ;
    • -Tous les étés, une exposition temporaire de céramique design ou contemporaine.

Associations et manifestations[modifier | modifier le code]

La fête patronale de la sainte Madeleine est le 22 juillet. La Fête du Tir à l'Oiseau, d'origine ancienne, avait lieu le lundi après la sainte Madeleine, en juillet jusqu'en 2005. Depuis cette année-là, cette fête se déroule le dimanche en lieu et place du lundi. L'Été musical, festival de musique de chambre a lieu en juillet. Une biennale de folklore international est organisé le 1er dimanche d'août, les années impaires. Le Concours hippique national a lieu en juillet.

La ville est le siège d'une station de monte des haras nationaux, d'un camping, de sociétés sportives (le club de football a fêté son centenaire en 2008) et musicales (Harmonie de Charolles, chorale Vocalise, groupe folklorique Les gars du Tsarollais, groupe de pirate métal Hades), du Groupement archéologique du Charolais et de la Confrérie des chevaliers du Papegault.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Charolles est une Ville fleurie (trois fleurs). La ville est agrémentée de jardins publics, tel le square Bouissoud ou la promenade Saint-Nicolas (avec ses marronniers séculaires) et est au cœur des pâturages du Charollais, berceau de la race bovine Charollaise et de la race ovine Charolaise.

Charolles est une "ville fleurie 3 fleurs", c'est une "Station Verte", un "Site remarquable du goût" et depuis peu un "village étape" animé par son Office du tourisme.

Des promenades sont possibles le long des canaux, dans la Forêt domaniale de Charolles, au bois de Boulay, dans la Vallée de l'Arconce ou encore à son confluent avec la Semence, mais également au Site du Tir à l'Oiseau : une clairière à l'entrée de la forêt de Charolles.

On peut pratiquer à Charolles les activités suivantes : pêche, chasse, cyclotourisme, équitation, randonnées pédestres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Denizeau, Histoire de Charolles - Charolles en vingt-quatre heures; 1900; réédité en 1992 par 'Le Livre d'histoire' [Monographies des villes et villages de France (collection dirigée par M.-G. Micberth)].
  • La Saône-et-Loire. Les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 pages, (ISBN 2-915907-23-4)
  • Fernand Laurent, L'aventure européenne du Charolais; Charolles, Arconce Éditions, 2014; 224 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pour les différences d'usage entre Charollais et Charolais, voir ici.
  2. D'après Commune française#Superficie
  3. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990)
  4. Base de données météo et observations temps réelle parMéteociel et Météo France
  5. http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?ID=s0002973
  6. Données d'après Viamichelin.fr, de centre-ville à centre-ville, en novembre 2009
  7. a, b, c, d et e La Saône-et-Loire ; les 573 communes, Charolles, p. 55
  8. Lexique de patois Charolais par Émile Bonnot[précision nécessaire]
  9. Dictionnaire topographique de la France, CTHS, Paris 2009.
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 175b
  11. Marie-Thérèse Morlet, in Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., réédition Guénégaud, s.d., Supplément, p. Va.
  12. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 386, § 5982.
  13. Pierre-Henri Billy, Dictionnaire des noms de lieux de la France, Errance, Paris, 2011, p. 176.
  14. a et b Mario Rossi, Les Noms de lieux du Brionnais-Charolais : témoins de l'histoire du peuplement et du paysage, EPU, 2009, p. 272-273.
  15. Gérard Taverdet, Les Patois de Saône-et-Loire : géographie phonétique de la Bourgogne du Sud, Association Bourguignonne de Dialectologie et d'Onomastique, 1980.
  16. Gérard Taverdet, Les noms de lieux de la Bourgogne, Bonneton, Paris, 1994, p. 205.
  17. Site de Brian Timms
  18. Louis, R. : Armoiries des villes de France. Blasons des préfectures et des sous-préfectures. Paris, 1949, 92 p. (cité sur International Civic Heraldy)
  19. Voir l'écusson de la ville
  20. « nombre des membres du conseil municipal des communes », sur Legifrance (consulté le 4 septembre 2011)
  21. « Annuaire des juridictions », sur le site du ministère de la justice (consulté le 25 octobre 2011)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  24. Site de la commune de Charolles, page sur les écoles maternelles et primaires, consulté le 28 mars 2012
  25. a et b Site de la commune de Charolles, page sur les collèges, consulté le 28 mars 2012
  26. Site de la commune de Charolles, page sur les lycées, consulté le 28 mars 2012
  27. Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Hôpitaux, p.  334.
  28. Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Médecin : médecine générale, p.  428.
  29. Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Kinésithérapeutes, p.  370.
  30. Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Infirmiers, p.  348.
  31. Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Dentistes, p.  237.
  32. Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Pharmacies, p.  494.
  33. Annuaire Pages Jaunes de Saône-et-Loire 2011, Maisons de retraites, foyers logement : établissements publics, p.  406.
  34. Site de la commune de Charolles, page sur les associations sportives, consulté le 28 mars 2012
  35. Site de la commune de Charolles, page sur les commerces, services et artisans, consulté le 28 mars 2012
  36. Site de la commune de Charolles, page sur l'hébergement et la restauration, consulté le 28 mars 2012
  37. Base Mérimée : hôpital, actuellement centre hospitalier
  38. Fédération des sites clunisiens : Charolles - prieuré Sainte-Marie-Madeleine
  39. Jacques Combault - Viaduc du vallon de Maupré, à Charolles (Saône-et-Loire), dans la revue Travaux, octobre 1988, no 636