Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez

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Élan béarnais
Logo du club
Généralités
Nom complet Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez
Surnom(s) Pau-Orthez
Nom(s) précédent(s) Élan béarnais Orthez (1931-1989)
Élan béarnais Pau-Orthez (1989-2008)
Date de fondation 1908 (club omnisports)
1931 (section Basket)
Couleurs vert et blanc
Salle Palais des sports de Pau
(7 813 places)
Siège Avenue Suzanne Bacarisse
64000 Pau
Président Drapeau : France Maher Abid[1]
Entraîneur Drapeau : France Claude Bergeaud
Site web elan-bearnais.fr
Palmarès
National[2] Championnat de France (9)
Coupe de France (3)
Tournoi des As (3)
Semaine des As (1)
Championnat de France Espoirs (5)
International[2] Coupe Korać 1984
Maillots
 
Domicile jersey
Domicile jersey
 
Domicile shorts
 
Domicile
 
Extérieur jersey
Extérieur jersey
 
Extérieur shorts
 
Extérieur
Actualités
Basketball current event.svg
Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France de basket-ball de Pro A 2014-2015
France location map-Regions and departements.svg
Localisation de la ville
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Le club est basé à Pau.

L’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez (ÉBPLO) est un club professionnel de basket-ball basé à Pau.

Le club accède à l'élite en 1973 et remporte un titre européen en 1984 avec la Coupe Korać. L'ÉBPLO se retrouve en concurrence avec le Limoges CSP qui devient son plus grand rival. Les deux clubs, souvent à la lutte pour les titres, changent radicalement le visage du basket français dans les années 1980-1990. Le "classico", ainsi surnommé, attire les foules et déchaine les passions.

Pau-Orthez remporte son premier Championnat de France en 1986 et domine les débats durant la fin des années 1990 et le début des années 2000.

En 2008, le club fait face à une crise financière dans un premier temps, puis en 2009 c'est une crise sportive qui le fait retomber en Pro B. L'élan béarnais retrouve rapidement la Pro A mais ne parvint pas à se stabiliser. Il est de nouveau relégué en 2012 puis remonte en Pro A en 2013.

Le palmarès de l'ÉBPLO figure parmi les plus prestigieux du basket français avec 9 titres de champion de France et 3 coupes de France. Il a été champion de France deux fois consécutives à deux reprises de 1998 à 1999 puis de 2003 à 2004.

L'élan évolue au Palais des sports de Pau depuis 1991. Le club a retiré le maillot du numéro 10, Didier Gadou.

Historique[modifier | modifier le code]

Origines et installation dans l'élite (1931-1978)[modifier | modifier le code]

L'Élan béarnais fondé en 1931 évolue alors dans la ville d’Orthez. Le club de basket-ball n'est alors qu'une section du patronage omnisports créé en 1908. Comme c'est le cas pour son grand rival, le CSP Limoges, il ne s'agit pas d'un club au sens moderne, mais d'un patronage, créé par des ecclésiastiques dont l'abbé Jules Seillant pour permettre aux jeunes de la ville d’Orthez de faire du sport. Les "laïcs" de leur côté rejoignent l’Union Sportive Orthez. En 1967, Pierre SEILLANT, fils de Jules SEILLANT qui fut l'un des premiers licenciés du club en 1908, prend la tête de l'Elan Béarnais.

Après avoir atteint la nationale 2 en 1970, le club accède à la première division lors de la saison 1972-1973 avec une équipe qui possède dans ses rangs des joueurs qui figurent aujourd'hui dans l'histoire du club, tels Alain Larrouquis et Mathieu Bisséni, qui sera encore présent lors de la conquête du premier titre du club. Le club redescend aussitôt pour être champion de France de deuxième division, et remonter la saison suivante.

En 1976, le club parvient à se maintenir dans l'élite en terminant à la 9e place. Les orthéziens se stabilisent en Nationale 1 avec déjà de bons résultats.

L'Europe et les premiers trophées (1978-1986)[modifier | modifier le code]

Le club obtient une qualification européenne pour la Coupe d'Europe, la Coupe Korac, en terminant 5e de la saison 1977-1978.
Pendant trente années consécutives, le club sera toujours européen, un record en France et en Europe.

Entre 1978 et 1984, le club se classe régulièrement parmi les 6 premiers du championnat de France avec des joueurs comme Dennis Still et Paul Henderson.

C'est lors de la saison 1983-1984 que le club remporte son premier titre. Orthez dispute la Coupe Korac, compétition européenne dont le double tenant du titre est le CSP Limoges, club qui évolue cette même saison dans la compétition majeure en Europe, la coupe des clubs champions. Lors de la compétition, le club est proche de l'élimination en quart de finale lorsque le club de KK Zadar mène de douze points à quatre secondes du terme avec deux lancers-francs à suivre, alors que les Béarnais l'avaient emportés de treize points à l'aller. Mais aucun des deux lancers ne sera marqué et Orthez se qualifie pour affronter un autre club français en demi-finale, Antibes. La confrontation est remportée par Orthez, 75 à 68 et 69 à 71. La finale, disputée à Paris dans la salle Pierre-de-Coubertin voit les Français l'emporter face à l'Étoile rouge de Belgrade[3].

La rivalité avec le CSP (1986-1996)[modifier | modifier le code]

Une rivalité sans précédent grandit entre l'Élan béarnais et le Limoges CSP. Ce "Classico" va animer la Pro A durant deux décénies, les deux clubs se disputant souvent le titre. Le premier titre national vient en 1986. Le club, entraîné par l'Américain George Fisher depuis 1979, met fin à une série de trois titres consécutifs du CSP Limoges. L'année suivante, pour sa première saison en coupe des clubs champions, le club béarnais réalise de nombreux exploits, dont une victoire 95 à 87 à Madrid, et termine à la troisième place de la poule de six, à seulement un point des deux finalistes, le Maccabi Tel-Aviv et Milan. Plus tard dans la saison, les Béarnais conservent le titre de champion de France en battant en match d'appui le CSP Limoges 82 à 81 grâce à deux lancers-francs de Freddy Hufnagel à quatre secondes de la fin[4].

Freddy Fauthoux, alias "Le Petitou" a joué au club entre 1990 et 2007.

Les deux équipes se retrouvent en finale lors de la seconde année de la ligue nationale de basket-ball en 1989. De nouveau, ce sont les Limougeauds qui remportent le titre grâce à deux victoires 108 à 97 à Limoges puis 102 à 96 en Béarn.

Avec le passage au professionnalisme, les joueurs de la salle de la Moutète ont dû s'adapter[5]. Le club devient en 1989 Élan béarnais Pau-Orthez et joue donc désormais dans la ville de Pau, après l'inauguration du Palais des sports de Pau en 1991.

Ce rapprochement avec la préfecture du département est avant tout la volonté de deux hommes, Pierre Seillant et André Labarrère. Pierre Seillant, alors président de la section Basket, est élu municipal à Orthez, André Labarrère est maire de Pau, les deux hommes sont dans le camp politique opposé mais veulent conserver le club en Béarn. Pierre Seillant décide du « déménagement » pour Pau, plutôt que pour Bordeaux (qui fut un temps envisagé). Quant à André Labarrère, il décide de la construction du Palais des sports de Pau.

Les saisons 1989-1990 et 1990-1991 sont 2 années sans titre pour les béarnais qui ne parviennent pas à revenir en finale du championnat et ne passent pas le 1er tour de la coupe Korać .

Lors de la saison 1991-1992, Limoges et Pau se retrouvent en finale. La première rencontre voit les Béarnais l'emporter 76 à 74 à Limoges grâce à un contre de Didier Gadou sur Richard Dacoury. Lors de la rencontre retour, le CSP est battu sur le score de 63 à 50. Pau redevient champion de France[6].

La saison suivante, Pau, qui accueille un roumain de 2,33 m Gheorghe Mureșan, remporte son troisième tournoi des As consécutif. En finale du championnat, les Béarnais sont opposés au nouveau club champion d'Europe, le CSP Limoges qui remporte cette finale en quatre manches, trois victoires à une[7]. En Europe, Les Palois, qui participent également à la Ligue des champions, échouent en quart de finale face au club grec du PAOK Salonique en deux manches, défaite 86 à 103 à Pau et 65 à 81 à Salonique. Pau revient en finale de Pro A lors de la saison 1995 mais perd face à Antibes.

La domination nationale (1996-2004)[modifier | modifier le code]

Laurent Foirest, champion de France en 1998, 1999 et 2004 avec Pau-Orthez.

Le CSP, qui doit renouveler son effectif, s'endort et c'est Pau qui va prendre les commandes du championnat dès la saison 1995-1996 avec la « French Team » pour remporter son quatrième titre de champion de France. La « French Team » appelée ainsi car composée le plus souvent de joueurs uniquement français dont Laurent Foirest, Frédéric Fauthoux, Fabien Dubos et les frères Thierry et Didier Gadou , dirigée sur le banc par Michel Gomez et sur le parquet par Antoine Rigaudeau échoue en quart de finale de l'euroligue face au CSKA Moscou. Puis, malgré les blessures qui s'accumule sur ses renforts américains, Pau remporte la finale, la première à atteindre la cinquième et dernière rencontre, l'opposant à la « Green Team », l'ASVEL de Gregor Beugnot et Delaney Rudd. Après deux victoires de Pau, l'ASVEL égalise pour retourner à Pau. La dernière manche est remportée par les locaux sur le score de 78 à 72[8]. La saison suivante, les Palois terminent 1er de la saison régulière et sont éliminés en demi-finale par Paris qui vient de recruter l'ancienne gloire du CSP, Richard Dacoury. En 1998, c'est un entraîneur débutant, Claude Bergeaud, qui conduit Pau-Orthez à son cinquième titre. L'adversaire en finale est le CSP Limoges, dirigé par Jacques Monclar, limogé de Pau six mois auparavant. La rencontre aller, à Pau, est remportée 84 à 62 par les Béarnais qui remporte également la rencontre retour sur le score de 73 à 67. Bergeaud égale Alain Gilles, seul autre entraîneur à remporter le titre lors de sa première saison[8]. En 1999, Pau domine la saison régulière avec un bilan de 27 victoires pour seulement 3 défaites et atteint les quarts de finale de l'Euroligue face au Virtus Bologne (défaite en trois manches). Les Palois empêchent l'ASVEL et Delaney Rudd de devenir champion de France lors de leur troisième et ultime finale en quatre ans. Les deux clubs ont terminé leur saison européenne en quart de finale, Pau battu lors de la manche décisive par le Kinder Bologne. Pau remporte la première manche de la finale du championnat sur le score de 73 à 67 avant d'aller confirmer sa victoire en l'emportant à l'Astroballe sur le score de 74 à 64[9]. En 2000, l'Élan se classe 3e et éliminé en demi-finale de Pro A par Limoges. Le CSP réalise un triplé historique (Champion de France, Coupe Korać et Coupe de France) mais fait face à des affaires judiciaires qui l'amène à être rétrogradé en Pro B. Ainsi une nouvelle rivalité va apparaitre durant 3 saisons entre l'Élan béarnais Pau-Orthez et l'ASVEL.

Boris Diaw, debout, avec le maillot no 32 des Bobcats
Boris Diaw, champion de France en 2001 et 2003 avec Pau-Orthez
Portait de Florent Piétrus, avec deux joueurs de son équipe en arrière plan.
Florent Piétrus, champion de France en 2001, 2003 et 2004 avec Pau-Orthez

Lors de la saison 2000-2001, le « Projet Jeunes » est mis en place avec les deux futurs joueurs NBA Boris Diaw, première saison dans l'élite, et Mickaël Piétrus, accompagné de Florent Piétrus. Gheorghe Mureșan revient au club terminer sa carrière. Pau se classe 2e de Pro A derrière l'ASVEL, les deux équipes se retrouvent en finale de la coupe de France et du championnat. L'ASVEL s'impose en coupe et Pau remporte le titre de Pro A, le septième du club[10]. L'ASVEL prend sa revanche la saison suivante en l'emportant deux manches. Les béarnais battent à leur tour les villeurbannais en finale de la coupe de France. Lors de la saison 2002-2003, le président historique Pierre Seillant, qui occupe le poste depuis 1967, laisse sa place de président en janvier 2003 pour devenir directeur exécutif. Pau échoue dans sa tentative de qualification pour le Top 16 au point-average. En 2003, le club remporte sa seconde coupe de France successive, puis remporte la Semaine des As. La finale du championnat 2002-2003 oppose pour la troisième saison consécutive Pau à l'ASVEL. Après une victoire de Pau 95 à 73 au palais des sports, l'ASVEL inflige une sévère défaite aux Béarnais en gagnant 102 à 78. La rencontre décisive se déroule de nouveau à Pau où l'Élan l'emporte 74 à 66. C'est également le dernier match de Mickaël Piétrus et Boris Diaw, draftés deux jours plus tôt[11]. Malgré une qualification pour le Top 16 de l'Euroligue, l'entraîneur Frédéric Sarre est remercié laissant place à une des grandes figures du club Didier Gadou. Pau revient en finale de la coupe de France mais cède au Mans. Le club parvient une nouvelle fois en finale du championnat 2004, opposé aux nordistes de Gravelines. Ceux-ci perdent à domicile 81 à 77 avant d'échouer à nouveau à Pau 89 à 58. Pau-Orthez s'offre une neuvième couronne nationale. Gadou, comme Claude Bergeaud et Alain Gilles vient de remporter son premier titre lors de sa première saison en tant qu'entraîneur[12]. En 4 années, l'élan béarnais Pau-Orthez vient de disputer 9 finales et remporter 6 titres.

La fin d'une époque et la relégation en Pro B (2004-2009)[modifier | modifier le code]

Si son rival historique, le Limoges CSP, connait une période de grande désillusion, l'Élan béarnais rencontre également ses premiers soucis. La saison 2004-2005 s'avère compliqué pour les champions en titre qui terminent à la 6e place de Pro A et se font éliminer dès les 1/4 de finale face Strasbourg. Un an après, Pau-Orthez relève la tête avec une 1re place en saison régulière et une demi-finale perdue face au futur champion Le Mans Sarthe Basket en 2006.

Antonio Graves, a joué au club en 2008.

Lors de la saison 2006-2007, l'Elan Béarnais, avec Gordon Herbert comme entraîneur, réussit une très belle saison sur la scène européenne sanctionnée par une qualification pour le Top 16 de l'Euroligue. L'Elan Béarnais reste par ailleurs la dernière équipe française à avoir atteint ce stade de la compétition. Cependant malgré un effectif de qualité (Ricardo Greer, Michael Wright, Aaron Miles…) les résultats ne suivent pas en Pro A : le club finit 9e de la saison régulière et ne se qualifie pas pour les play-offs. Les joueurs atténueront un peu cette déception en remportant la Coupe de France. Après 18 ans passé au club, Frédéric Fauthoux met un terme à sa carrière.

La saison 2007-2008 est aussi compliquée. Le club se classe à nouveau à la 9e place de Pro A malgré les bonnes performances d'Antonio Graves (20pts en moyenne par match). Le 6 mai 2008, Pierre Seillant voit son club triompher 89 à 69 face à Gravelines au Palais des sports pour sa dernière rencontre à la tête de l'Élan[13]. Quelques semaines plus tard, le club traverse une crise financière sérieuse, un déficit de 400 000 euros étant révélé[14]. Très critique à l'égard de la gestion de Pierre Seillant, Martine Lignières-Cassou, maire de Pau, affirme en juin 2008 qu'il est « question de vie ou de mort du club »[14].

La crise est finalement résolue grâce à l'entrée de nouveaux actionnaires au capital du club, en premier lieu la Communauté de communes de Lacq. Boris Diaw et Mickaël Piétrus font également partie du tour de table[15]. Le club devient alors l’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez. Claude Bergeaud, ancien entraîneur de l'équipe, en est le nouveau directeur exécutif et Didier Gadou prend le poste de président. Mais cette nouvelle direction ne peut empêcher la relégation en Pro B en mai 2009, après 33 ans en première division.

Le retour, en deux temps, en Pro A (2009-2013)[modifier | modifier le code]

Laurent Sciarra, recrue phare de Pau-Lacq-Orthez en 2011.

Le club ne passe qu'une saison en Pro B, terminant en tête de la phase régulière en 2010 devant le Limoges CSP et validant ainsi son retour en Pro A. C'est le retour du Classico, Limoges et Pau se retrouve pour la première fois depuis 5 ans. Alors que les deux équipes se disputent la première place, la rivalité renait de ses cendres et le match de la phase retour à Beaublanc se déroule dans une ambiance surréaliste comme rarement en Europe[16]. Pau fini par distancer largement les limougeauds au classement avec 5 points d'avance. Lors des play-offs de Pro B, le club confirme en atteignant la finale. Il y retrouve, le Limoges CSP, ce qui permet également à ce dernier de retrouver l'élite. Près de 500 supporters béarnais rejoignent Paris en train à l'occasion de la rencontre[17]. Pau remporte la partie 78 à 62, et remporte ainsi son second titre de Champion de France de Pro B, après celui de 1975.

Pour son retour en Pro A, le club conserve l'ossature de l'équipe championne de Pro B et engage le vétéran et ex-international Laurent Sciarra pour viser le maintien[18]. En raison d'une cascade de blessures, l'équipe réalise une préparation inquiétante. Elle perd les trois premières rencontres de la saison, dont une défaite 90 à 63 face au Limoges CSP lors de la troisième journée. Toutefois, l'équipe se reprend et occupe la septième place à l'issue de la 15e journée. Ce classement détermine les participants à la Semaine des As 2011 dont le club est automatiquement qualifié en tant que club organisateur. Pau élimine Cholet lors du premier tour mais s'incline ensuite face à Gravelines sur le score de 96 à 64 en demi-finale[19]. Pau termine finalement la saison régulière à la neuvième place, à un point du huitième et dernier qualifié pour les playoffs.

Au cours de la saison 2011-2012, Pau-Orthez fait face à des problèmes budgétaires et ne parvient pas à se maintenir en Pro A. Le club se classe 15e devant Hyères Toulon[20].

Pour reconstruire, l’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez fait appel à un entraîneur qui avait déjà dirigé l'équipe entre 1997 et 2002 : Claude Bergeaud. Le club réussit à conserver des joueurs comme Antoine Mendy, Rémi Lesca et fait signer Brian Boddicker, Sami Driss, David Denave et Charles Jackson. C'est donc une équipe expérimentée qui se présente en Pro B. La saison 2012-2013 débute avec une large victoire sur Hyères Toulon (88-67) dans un championnat de Pro B où les Béarnais font figure de grands favoris[21]. Le 16 janvier 2013, lors des 16e de finale de la Coupe de France, Pau-Orthez reçoit son éternel rival limougeaud. Face au CSP Limoges (Pro A), les Palois tiennent tête et s'inclinent sur le score de 80 à 82 dans un match à multiples rebondissements[22]. Le 30 avril 2013, Pau-Orthez termine à la première place de la saison régulière du championnat de Pro B et est assuré d'accéder de nouveau à la Pro A[23]. Le 23 mai 2013, l’Élan béarnais s'incline à Antibes après deux prolongations (79-83) et perd les demi-finales de playoffs sur le score de 2-0. Il n'y a donc pas de nouveau trophée de champion de France de Pro B à ajouter au palmarès. Heureusement l'essentiel est assuré avec la remontée immédiate en Pro A grâce à la 1re place obtenue en saison régulière.

Les nouvelles ambitions (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Les Palois retrouvent la Pro A. Le club engage des joueurs comme Bandja Sy (petit frère d'Amara Sy), Ahmad Nivins, Michael Thompson, Abdel Kader Sylla et Antoine Mendy[24]. Brian Boddicker quitte le club après une belle saison (15,4 points par match)[25]. La saison 2013-2014 commence par une cinglante défaite au Havre (79-106). Pau-Orthez se rassure avec une belle victoire à domicile contre l'ASVEL (89-77)[26]. La saison est pleinement réussie avec, en prime, une victoire à Beaublanc face au CSP (74-83). Les béarnais se classent 11ème de Pro A avec un bilan de 15 victoires et 15 défaites et manquent de peu une place en playoffs. Leur rival limougeaud vient d'empocher son 10ème titre de Pro A. Didier Gadou, le directeur exécutif de l'élan béarnais, déclare à la presse : "Le titre du Limoges CSP? C’est Limoges, donc ça nous hérisse un peu les poils mais quelque part, c’est motivant. Ils ont désormais dix titres, un de plus que l’Élan. Ca me donne envie de revenir à égalité avec ces gens-là."[27].

L'objectif pour la saison 2014-2015 est clairement affiché : atteindre les play-offs de Pro A. Pour cela, le club mise sur l'expérience en recrutant l'international Yannick Bokolo, Charles-Henri Bronchard, Morris Finley, Marko Simonović et Antywane Robinson qui avait déjà porté le maillot béarnais en 2008[28].

Le club est invité à participer à l'Appart City Cup, mais se fait éliminé par le Partizan Belgrade 57-71 le 20 septembre.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le club possède plus de 29 titres nationaux et internationaux

Trophée Radivoj Korać

Les titres internationaux sont :

Les titres nationaux sont :

Numéros retirés[modifier | modifier le code]

 Numéro porté par Didier Gadou
10

Bilan saison par saison[modifier | modifier le code]

Le club[modifier | modifier le code]

La société[modifier | modifier le code]

La salle[modifier | modifier le code]

Palais des Sports de Pau
Article détaillé : Palais des sports de Pau.

Orthez a longtemps évolué au sein de la Moutète, marché couvert d'Orthez, dont le sol était recouvert de moquette pour accueillir les basketteurs.

Avec l'émergence du professionnalisme, l'Elan Béarnais s'associe avec la ville voisine de Pau qui construit un nouveau palais des sports[29]. Celui-ci est inauguré le 12 janvier 1991 avec une victoire sur le grand rival français, le CSP Limoges. La salle, d'une capacité de 7 707 places assises, est toujours en 2013 la plus grande de France.

Le blason, les couleurs[modifier | modifier le code]

Mascotte[modifier | modifier le code]

La mascotte du club se nomme "Paula", une ourse. Paula est vêtue d'un maillot blanc et vert et porte le numéro 64[30].

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

[1]

  Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez  v · d · m 
Joueurs Entraîneurs
P. # Nat. Nom Taille Naissance
1/2 7 Drapeau : États-Unis Morris Finley 1m80 2 août 1981
2/1 21 Drapeau : France Yannick Bokolo 1m86 19 juin 1985
2/1 9 Drapeau : France David Denave 1m93 25 octobre 1985
2 5 Drapeau : France Corentin Carne 1m96 18 juin 1996
2/3/1 51 Drapeau : France Sami Driss 1m90 10 avril 1982
2/3 12 Drapeau : France Lucas Dussoulier 2m03 27 juillet 1996
3 19 Drapeau : Serbie Marko Simonović 2m02 30 mai 1986
3 4 Drapeau : France Léopold Cavaliere 2m01 12 juillet 1984
4/3 19 Drapeau : États-Unis Antywane Robinson 2m00 12 juillet 1984
4/5 14 Drapeau : France Charles-Henri Bronchard 2m00 15 novembre 1982
4 24 Drapeau : France Alpha Kaba 2m05 29 septembre 1996
5/4 30 Drapeau : États-Unis Tyler Cain 2m03 30 juin 1988
5 13 Drapeau : Seychelles Abdel Kader Sylla 2m05 10 avril 1990
5 8 Drapeau : Brésil Felipe Braga (E) 2m14 11 juillet 1994
Entraîneur
Assistants

Légende 
  • P. : Poste
  • # : Numéro de maillot
  • Nat. : Nationalité
  • Capitaine : Capitaine
  • Blessure : joueur blessé actuellement
  • (E) : Espoir (centre de formation)

Effectifs successifs[modifier | modifier le code]

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Entraîneurs successifs[modifier | modifier le code]

Les entraîneurs
Nom Période
Jean Luent 1972 - 1979
Claude Lamarque 1979
George Fisher 1979 - 1989
Robert Bialé 1989 - 1990
Michel Gomez 1990 - 1996
Jacques Monclar 1996 -1997
Claude Bergeaud 1997 - 2002
Frédéric Sarre 2002 - 2004
Didier Gadou 2004 - 2006
Gordon Herbert 2006 - 2007
Olivier Cousin 2007
Laurent Mopsus 2007 - 2008
Jean-Aimé Toupane 2008
Laurent Mopsus 2008 - 2009
Didier Dobbels 2009 - novembre 2011
Laurent Vila novembre 2011 - 2012
Claude Bergeaud Dep. 2012

Trois entraîneurs obtiennent le titre d'entraîneur de l'année lorsqu'ils officient à la tête du club de Pau-Ortez : Michel Gomez, lors de sa première saison au club, en 1990-1991, puis Claude Bergeaud, lors de la saison 1998-1999, et Frédéric Sarre en 2002-2003[31]. Didier Dobbels obtient le titre de meilleur entraîneur de Pro B en 2009-2010.

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Gheorghe Muresan, joueur de Pau-Orthez en 1993, 1995 et en 2001

Le club s'est souvent tourné vers la formation et un recrutement régional pour alimenter ses équipes. Les frères Didier et Thierry Gadou sont la parfaite démonstration de cette politique. Venu du Vieux-Boucau, ils rejoignent Orthez pour jouer dans les équipes de jeunes avant de rejoindre l'équipe A, à laquelle ils sont restés fidèles de nombreuses années. L'aîné, Didier, a participé sur le terrain ou sur le banc à tous les titres obtenus par son club, le titre de nationale 2 mis à part[Note 1]. Thierry Gadou a pour sa part évolué en équipe première depuis la saison 1988-1989 jusqu'en 2002, puis est revenu au club en 2004, jouant deux saisons de plus, jusqu'en 2006, avant de mettre un terme à sa carrière. Alain Larrouquis a longtemps été le favori des habitués de la Moutète. Le natif d'Orthez fait partie de l'équipe qui fait accéder le club à l'élite. Le pivot Mathieu Bisséni, arrivé au club en 1971, reste quinze saisons au club. Il figure parmi l'équipe de la montée dans l'élite puis des victoires en Korac et du premier titre de champion de France. Frédéric Fauthoux marque également l'histoire du club par son attachement au club (il y fait tout sa carrière professionnelle), sa hargne et son abnégation envers le maillot vert.

Dans le début des années 2000, le club assure la formation au haut niveau des frères Florent et Mickaël Piétrus et de Boris Diaw, ces deux derniers franchissant ensuite l'Atlantique pour rejoindre la National Basketball Association (NBA). Johan Petro et Ian Mahinmi passent également par le club béarnais avant de rejoindre la NBA.

Ce passage par Pau-Orthèz a auparavant été utilisé par d'autres joueurs français pour franchir un cap dans leur carrière: Antoine Rigaudeau joue deux saisons sous le maillot vert avant de rejoindre la Virtus Bologne. Laurent Foirest fait une première carrière de trois ans à Pau avant de rejoindre le Tau Vitoria puis revient au club pour trois nouvelles saisons après sa carrière espagnole.

Chez les étrangers, Paul Henderson a porté douze saisons le maillot vert et conserve encore le record de point, avec 7 269 points pour un joueur du club. Un autre américain a marqué le club, Howard Carter. Sélectionné en quinzième position de la draft NBA 1983, il rejoint Orthez en 1985, contribuant beaucoup à l'obtention du premier titre de champion de France. Un roumain de 2,31 m a également marqué les esprits. Gheorghe Mureșan, sous la direction de Michel Gomez, apprend rapidement les fondamentaux du basket-ball ce qui le conduit à une saison ponctuée de 18,7 points et 10,3 rebonds. Il est sélectionné dès la fin de saison en trentième position lors de la draft NBA. Lors de la saison 1995-1996, il revient faire une pige de huit matchs lors du lock-out de la NBA.

Quelques joueurs sont récompensés à titre individuels lors de leur passage dans le club : Freddy Hufnagel en 1987, Antoine Rigaudeau en 1996, Laurent Foirest en 1999 sont nommés MVP français. Chez les étrangers, l'Espagnol Roger Esteller est désigné MVP en 2002 et le Serbe Dragan Lukovski en 2003[32]. Didier Gadou en 1987, Fabien Dubos en 1996, Boris Diaw en 2002 et Thomas Heurtel en 2009 reçoivent le titre de Meilleur espoir.

Dirigeants célèbres[modifier | modifier le code]

Le club est dirigé pendant quarante et un ans par Pierre Seillant qui prend la direction en 1967 d'un club que son grand-père Jules a créé en 1908. Il est déjà présent lorsque le club accède à l'élite.

En juin 2008, Claude Bergeaud reprend le poste de directeur. L'ancien entraîneur du club plaide la cause de son ancien joueur et ancien entraîneur du club Didier Gadou[33]. Celui-ci est officiellement élu président directeur général du club de basket béarnais[34].

Les supporters[modifier | modifier le code]

Deux clubs de supporters encouragent l'Élan béarnais en compagnie des fidèles du palais des sports :

  • Les peones :

Le club de supporters de l'Élan béarnais Los Peones fut créé à Orthez le 9 janvier 1990 et suit l'Élan lorsque celui-ci déménage à Pau. Le nombre de ses adhérents est estimé autour de 160. L'activité principale est, bien sûr, d'encourager les joueurs aussi bien à domicile que lors des déplacements, en France et en Europe (Espagne, Belgique, Italie notamment).

  • Les lumps :

Le club de supporters les lumps fut créé en 2003 (juin), pour soutenir l'Élan béarnais et donner un souffle jeune au palais des sports. Il a été dissous en septembre 2007.

Rivalités[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1980, une énorme rivalité est née. Le CSP Limoges et l'Élan béarnais se disputent, durant deux décennies, presque tous les titres nationaux. Ces duels deviennent très vite des évènements de la saison et les match se déroulent dans une ambiance inédite en France. Les joueurs de l'équipe de France sont alors issus de ces deux clubs. Cette grande rivalité a dynamisé, pendant longtemps, le basket-ball français.

Lors de la saison 2009-2010, les deux clubs se retrouvent en Pro B et sont à la lutte pour la première place. Le 29 janvier 2010 a lieu le match retour des deux équipes. Le match, qui se déroule à Limoges, a des allures de Pro A et l'ambiance est toujours bien là pour ce grand rendez-vous. le CSP Limoges et l'Élan béarnais se retrouvent en finale du championnat et accèdent, tous les deux, à la Pro A.

Affluences[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, les supporters de l’Élan béarnais se retrouvait dans le marché couvert de la Moutète. Il n'était pas rare de voir une assistance atteignant les 4000 spectateurs. Avec la construction du Palais des sports de Pau, l’Élan béarnais enregistre alors les plus grosses affluences de la Pro A. Régulièrement, le Palais des sports de Pau reçoit plus de 7000 à 8000 spectateurs.

Ci-dessous, ce tableau présente l'affluence moyenne au Palais des sports de Pau:

Affluence moyenne au Palais des sports de Pau
saison Affluence moyenne
1991-1992 5 038[35]
1992-1993 6 071[35]
1993-1994 5 440[35]
1994-1995 6 347[35]
1995-1996
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002
2002-2003 5 251[36]
2003-2004
2004-2005
2005-2006
2006-2007
2007-2008 4 825[37]
2008-2009
2009-2010 4 592[38]
2010-2011
2011-2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Didier Gadou remporte la coupe Korać et sept titres de champion de France en tant que joueur. Lors du titre du championnat 2002-2003, il est assistant Frédéric Sarre. Lors de la saison suivante, il prend en cours de saison la succession de celui-ci pour remporter le titre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Pau : Maher Abid est 'amoureux de l'Elan' », Catch and shoot,‎ 1er juin 2011 (consulté le 2 juin 2011)
  2. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  3. (Thomas, p. 124-125)
  4. (Thomas, p. 126)
  5. Le parquet de la Moutète vendu au profit du Téléthon
  6. (LNB, p. 81-83)
  7. (LNB, p. 87-89)
  8. a et b (LNB, p. 105-107)
  9. (LNB, p. 123-125)
  10. (LNB, p. 135-137)
  11. (LNB, p. 147-149)
  12. (LNB, p. 153-155)
  13. 6 mai 2008: La der du Prési par le Prési, Basket News numéro 395 du 15 mai 2008
  14. a et b Seillant contre-attaque Article de Sud-Ouest
  15. Pau-Orthez : Gadou président ? Article de sport.fr
  16. http://www.basketsession.com/actu/duel-de-geants-pour-le-classico-25376/
  17. Elan Béarnais: la finale à Paris avec les supporters La République des Pyrénées
  18. « Sciarra débarque dans le Béarn », L'Equipe,‎ 9 juillet 2010 (consulté le 11 juillet 2010)
  19. « Gravelines vitesse grand V », sur lequipe.fr,‎ 12 février 2011 (consulté le 15 mai 2011)
  20. BASKET Pro A : Pau/Orthez battu et relégué
  21. Pro B: Pau-Lacq-Orthez frappe d’entrée
  22. Coupe de France (16es de finale) : le CSP vainqueur contre Pau-Orthez 82-80
  23. L'Elan Béarnais revient en Pro A
  24. http://www.alvinet.com/actualite/?start=20&id=17906402
  25. http://www.lequipe.fr/Basket/BasketFicheJoueur12000000000003605.html
  26. http://www.lequipe.fr/Basket/BasketFicheClub9.html
  27. http://www.parlons-basket.com/2014/06/16/pro-a-elan-bearnais-didier-gadou-veut-relever-le-defi-et-de-rattraper-limoges/
  28. http://www.elan-bearnais.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=136&Itemid=215
  29. (LNB, p. 76)
  30. http://www.airball.fr/Marketing-sportif/mascotte-basket.html
  31. « Soirée des Trophées : Meilleur Entraîneur de Pro A », sur lnb.fr
  32. Roger Esteller est désigné MVP par le magazine Maxi-Basket tandis que Dragan Lukovski l'est par l'Équipe. Toutefois, ces deux classements sont officiellement reconnu par la Ligue nationale de basket
  33. « Bergeaud plaide pour Gadou », sur www.lequipe.fr,‎ 16 juin 2008 (consulté le 26 janvier 2010)
  34. « Pau-Orthez : Gadou président », sur www.sport.fr,‎ 30 juillet 2008 (consulté le 24 janvier 2010)
  35. a, b, c et d Maxi-Basket no 151, avril 1996, p.  13
  36. http://www.sport.fr/basket/29644.shtm
  37. http://msb.fr/attachments/dp_proa_2009_11.pdf
  38. http://www.airball.fr/Nancy/affluence-basket-pro-a.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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