Sud Ouest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Sud-Ouest (journal))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sud-Ouest.
Sud Ouest
Image illustrative de l'article Sud Ouest

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Presse régionale
Diffusion 343 292 (sources OJD) ex. (2010)
Date de fondation 1944
Ville d’édition Bordeaux

Rédacteur en chef Patrick Venries
ISSN 0299-0288
Site web Sud Ouest

Sud Ouest est un quotidien régional français, dont le siège est à Bordeaux (Gironde). De par sa diffusion, c'est le deuxième quotidien régional français avec une diffusion totale de 299.000 exemplaires, derrière Ouest-France qui diffuse 780.000 exemplaires[1]. Il appartient au Groupe Sud Ouest. Les 21 éditions du journal sont diffusées dans huit départements du sud-ouest de la France (Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques).

Historique[modifier | modifier le code]

En 1944, Jacques Lemoîne créé Sud Ouest, qui succède à La Petite Gironde, celle-ci devant être dissolue en conséquence aux ordonnances de 1944 sur la liberté de la presse. Le numéro 1, diffusé uniquement à Bordeaux, est tiré à 76 000 exemplaires. En 1947, Sud Ouest monte sa première campagne promotionnelle avec l'affiche La Semeuse de Paul Colin. En 1948, des journalistes et photographes professionnels vont peu à peu renforcer sur place le réseau de correspondants locaux, créant ainsi les premières agences départementales. En 1949, Sud Ouest Dimanche est commence sa diffusion. Le numéro 1 est tiré à 49 500 exemplaires. L'objectif de Jacques Lemoîne : offrir aux lecteurs un journal du septième jour, monoédition, apportant un souffle journalistique différent, plus magazine que quotidien.

En 1956, Agen devient la première agence départementale dont le responsable a autorité sur tous les journalistes et correspondants en poste dans sa zone d'édition.

Années 1960[modifier | modifier le code]

En 1962, Sud Ouest effectue sa première expérience de décentralisation de saisie des textes à Auch, par bandes perforées. En 1963, Sud Ouest entre dans le capital de La France-La Nouvelle République de Bordeaux et du Sud Ouest. Ce quotidien bordelais diffuse alors 110 370 exemplaires et emploie 350 personnes.

En 1966, Henri Amouroux succède à Paul Counord comme rédacteur en chef.

Le 27 septembre 1967, Pierre Dumas décède, reporter-journaliste à Sud Ouest durant de nombreuses années, ancien rédacteur à La Petite Gironde.

En 1968, Jacques Lemoîne décède à son tour. Son épouse, Eliette, devient président-directeur général. Les éditions du Tarn, du Lot et des Hautes-Pyrénées sont supprimées. Dans le même temps, La Dépêche du Midi se retire des Pyrénées-Atlantiques, des Landes et de la zone ouest du département de Lot-et-Garonne.

En 1969, édition par édition, les secrétaires d'édition sont transférés du siège dans les départements. Le mouvement amorcé à Pau pour l'édition du Béarn s'achèvera... dix ans plus tard à Angoulême pour l'édition de la Charente.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Le 18 février 1972, débute d'une grève de 26 jours à l'imprimerie de Sud Ouest. En mai, le prix Albert-Londres est décerné à Jean-Claude Guillebaud, grand reporter à Sud Ouest. Ce prix international récompense le meilleur reportage ou article publié par l'ensemble de la presse française.

En 1974, après le départ d'Henri Amouroux, Jean-François Lemoîne devient directeur général de la SAPESO et Francis Piganeau est nommé rédacteur en chef.

En 1975, le "Cahier sports" du lundi est créé.

En 1976, le prix Albert-Londres est décerné à Pierre Veilletet, grand reporter à Sud Ouest.

En 1977, les éditions Tarn-et-Garonne et Haute-Garonne sont supprimées.

En 1978, deux rotatives WIFAG sont mises en production. Passage à l'offset le soir même du premier tour des élections législatives. C'est peu à peu la fin de la composition chaude et du plomb.

En 1979, Sud Ouest Dimanche passe au format tabloïd.

Années 1980[modifier | modifier le code]

En 1982, Jean Ladoire est nommé rédacteur en chef. La même année, la première opération de publi-promotion est réalisée.

En 1983, les services de Publicité s'installent rue Margaux à Bordeaux. Création de "Sud Ouest Solidarité".

En 1984, la rubrique "Le piéton de Bordeaux" est créée. Sortie du Sud Ouest nouveau, issu d'une réforme rédactionnelle et graphique.

En 1985, La quadrichomie est désormais quotidiennement possible.

En 1986, Constitution de la Société du Groupe Sud Ouest, société de management du groupe. Rajeunissement de la présentation de Sud Ouest Dimanche.

En 1987, un nouveau découpage en cinq éditions de la zone de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB).

En 1988, la caravane fait son apparition. Pendant plusieurs années, elle sillonnera les différents quartiers de Bordeaux et son agglomération.

En 1989, Sud Ouest passe le cap des 400 000 exemplaires et devient le deuxième quotidien régional français.

Années 1990[modifier | modifier le code]

En 1990, Prix Albert-Londres est décerné à Yves Harté, grand reporter à Sud Ouest. Fin de la Dilitho : les éditions de la Dordogne sont les dernières à être tirées en offset.

En 1991, l'accord "Nouvelles Techniques" avec les syndicats SNJ et CFDT des journalistes est signé. Jean-François Lemoîne, devenu président-directeur général, est blessé dans un accident de la route. Sud Ouest Dimanche diffuse le supplément TV Hebdo, édité par Hachette.

En 1992, Lancement de "Kaspa Ta Vie".

En 1993, Pierre Jeantet est nommé directeur général de Sud Ouest. Joël Aubert devient directeur de la rédaction.

En 1994, Sud Ouest ferme pendant cinq jours, suite à la décision prise par la direction générale alors en conflit avec la FILPAC-CGT. Les quotidiens et les hebdomadaires du Groupe Sud Ouest célèbrent leurs cinquante ans, la même année. Le 29 août, "l'album du futur" est publié. Les journaux du groupe sont mis sous film plastique pour les abonnés.

En 1995, le supplément "Sport Sud Ouest" est départementalisé chaque lundi.

En 1996, la totalité de la mise en page de Sud Ouest est désormais effectuée sur écran. Passage à deux éditions (Nord et Sud) de Sud Ouest Dimanche. Le site web du journal est créé.

En 1997, Regroupement de la 22e C et D (Bordeaux Rive Gauche Sud) et création de la 21e M (Médoc). Lancement le 1er avril du supplément économique "Sud Ouest Eco", mensuel diffusé sur la Gironde.

Le 11 octobre 1998, le supplément Fémina, réalisé en collaboration avec Hachette et vendu avec Sud Ouest Dimanche et TV Hebdo, est lancée.

En 1999, le conseil d'administration de la SAPESO décide à l'unanimité le 22 janvier le lancement du projet d'un nouveau centre d'impression. Le Conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux vote à l'unanimité la cession à Sud Ouest d'un terrain sur la rive droite, quai de Brazza, où sera bâti le nouveau centre d'impression. Joël Aubert est nommé directeur général adjoint et Jean-Paul Brunel directeur de la rédaction.

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2000, Jean-Paul Brunel est nommé Directeur de la Rédaction, Patrick Venries est nommé rédacteur en chef de Sud Ouest et Yves Harté rédacteur en chef de Sud Ouest Dimanche. Le 24 février, Jean-François Lemoîne pose la première pierre du futur centre d'impression, en présence de Georges Peyronne, préfet de la région Aquitaine, Alain Juppé, député-maire de Bordeaux, Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine et Philippe Madrelle, président du Conseil général de la Gironde. Le 30 septembre , un cahier hebdomadaire de petites annonces est lancé.

En 2001, Jean-François Lemoîne décède le 15 février. Le 22 février, Pierre Jeantet devient président-directeur général de Sud Ouest. Le 5 septembre, débute la production sur une rotative située quai de Brazza. En 22 octobre, une deuxième rotative au nouveau Centre d'impression est mise en route. Le 14 décembre, les rotatives de la rue de Cheverus fonctionnent pour la dernière fois. Le lendemain, l'ensemble de la production est désormais assuré quai de Brazza, rive droite à Bordeaux.

En 2002, Sud Ouest voie sa formule éditoriale renouvelée, avec un format réduit (42X28,9 cm), son graphisme modifié, son offre de lecture plus complète et plus variée, avec une pagination plus souple, et une meilleure qualité d'impression. Le 3 juin, le groupe Sud Ouest et Sud Ouest remportent le Grand prix des médias de l'année et le prix du meilleur quotidien régional, décernés par un jury de professionnel des médias et de la communication réuni par l'hebdomadaire CB News. Pierre Jeantet et Jean-Paul Brunel reçoivent les trophées lors d'une réception à Paris. En juin 2002, Sud Ouest offre à ses lecteurs 22 éditions quotidiennes.

En 2003, Catherine Dubourg est nommée directeur général de Sud Ouest.

Le 2 mai 2004, une cinquième édition de Sud Ouest Dimanche est lancée. Le 1er octobre, une 23e édition de Sud Ouest : Haute Gironde est créée.

En 2006, les premiers blogs de la rédaction sont créés, avec le blog du Piéton de Bordeaux et le blog de l'emploi. La deuxième version de l'Annuaire des Associations Sud Ouest, service gratuit pour les associations, est créé. En juin : le président directeur général du groupe, Pierre Jeantet, est remplacé par Olivier Faguet et Jean-Claude Bonnaud.

En juin 2007, Sud Ouest lance une plateforme de blogs gratuits développée avec Wordpress MU.

Le 24 septembre 2008, la troisième version du site internet du journal est lancée. En 14 novembre 2008, la formule éditoriale est renouvelée, son format réduit, son graphisme modifié, son offre de lecture améliorée, etc. La même année, Bruno Franceschi est nommé président du Directoire de Sud Ouest et Pierre Jeantet président du conseil de surveillance.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2011, Olivier Gérolami est nommé président du directoir de GSO à la place de Pierre Jeantet et président du conseil de surveillance de Sud Ouest. Il a pour mission d'orienter le groupe vers le numérique afin de faire face à la chute de la diffusion de la version papier.

En 2012, Olivier Gérolami succède à Bruno Franceschi à la tête de Sud Ouest. Sud Ouest lance Le Mag, magazine hebdomadaire sur l'art de vivre dans la région. Le Mag est vendu avec Sud Ouest le samedi.

En 2013, le site web est refondu graphiquement pour une cinquième fois, la refonte intègre des offres d'abonnements digitales et du responsive design. Sur ce dernier point, Sud Ouest est le premier site de la presse quotidienne régionale française a être conçu intégralement en Responsive Design.

En dépit d'une subvention en 2011 de 6 707 844 euros, plusieurs plans de licenciements sont décidés en 2012 et 2013. Jean de Szolnok, président du conseil de surveillance de Sud-Ouest, annonce une possible faillite du groupe : « Nous serons à court de trésorerie d’ici l’été prochain, et nous ne pourrons que constater fin 2014 ou début 2015 l’arrêt de deux journaux emblématiques de la presse quotidienne régionale (Midi-Libre et Sud-Ouest) »[2].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

La devise du journal est : "Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres".

Sud-Ouest, en plus de sa propre force rédactionnelle, dispose des services de l'Agence France-Presse. Il ne fait pas partie des entreprises de presse ayant déclaré formellement appliquer la charte de Munich, mais ses journalistes sont réputés pour leur attachement à la Déontologie du journalisme.[réf. souhaitée]


Les éditions locales[modifier | modifier le code]

33 Gironde

16 Charente

  • Charente

17 Charente-Maritime

24 Dordogne

32 Gers

  • Gers

40 Landes

47 Lot-et-Garonne

  • Lot-et-Garonne

64 Pyrénées-Atlantiques

Condamnation judiciaire[modifier | modifier le code]

Sud Ouest est condamné le 24 juin 2011, puis le 12 septembre 2012, à une amende de 2000€ et un versement de 1000€ à chacune des parties civiles (l'Association populaire d'enseignement Saint-Projet et sept enseignants du collège éponyme) pour délit de diffamation[3].

Controverses[modifier | modifier le code]

L'association de critique des médias "Acrimed" a consacré un article à Sud Ouest en 2004 au sujet de la condamnation d'Alain Juppé[4], et en août 2004 concernant la traitement de l'information du journal au sujet de « l'affaire du RER D » (prétendue agression à caractère antisémite), ayant eu lieu en juillet 2004 sur la ligne D du RER d'Île-de-France[5].

Le journal est un des médias pris pour exemples par le documentaire Juppé, forcément (1995).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]