Duccio di Buoninsegna

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Duccio di Buoninsegna

Naissance vers 1255-1260
Sienne
Décès vers 1318-1319
Sienne
Activités Peinture
Maîtres Cimabue
Mouvement artistique Gothique

Œuvres réputées

'Madone Rucellai au musée des Offices de Florence.
Partie centrale sans sa prédelle du recto de la Maestà (1308-1311), peinture sur bois, 214 × 412 cm au Museo dell'Opera del Duomo (Sienne)

Duccio di Buoninsegna (Sienne vers 1255-1260 - vers 1318-1319) fut en son temps le plus grand peintre siennois ; son importance se mesure même à l'échelle européenne. On considère généralement que son influence fut déterminante dans l'évolution du style gothique international ; elle s'exerça en particulier sur Simone Martini et les deux frères Ambrogio et Pietro Lorenzetti.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son maître est Cimabue, premier des grands florentins, fondateur de la nouvelle peinture, inspiré par des exemples byzantins, évidemment, mais avec déjà une personnalité très forte. Il a beaucoup regardé les oeuvres de Pisano qui travaillait au Dôme de Sienne. Ce sculpteur fut un des véhicules du grand art gothique français en Italie, qui était transmis par des ivoires que les souverains envoyaient en guise de cadeaux dans les trésors comme celui d’Assise. Cet accent gothique se retrouve à travers un goût prononcé pour la souplesse des draperies, l’arabesque, ce qui n’exclut pas la force plastique. Il s’impose dès 1275 et était déjà considéré à Sienne comme un très grand artiste. Il était très bien payé, avec des élèves, et ses œuvres étaient même recherchées par la ville de Florence qui lui commanda sa première grande œuvre la Madone Rucellai, à présent aux Musée des Offices. Son travail le plus important c’est la grande Maesta que tout le monde pouvait admirer au cœur de la cathédrale, immense retable à deux versants qui est un monde à lui tout seul. Elle raconte l’histoire de la passion, la vie du Christ et de la Vierge avec des dizaines de compositions différentes sur les prédelles et le parties supérieures. Un grand panneau montre également la Vierge en majesté avec des saints et des anges, un thème qui sera repris pendant plusieurs générations. [1]

Œuvres majeures[modifier | modifier le code]

Son œuvre comprend notamment, outre une Madone peinte sur bois vers 1300[2], deux pièces très célèbres :

  • la Madone Rucellai datant de 1285 - peinte pour l'église Santa Maria Novella et actuellement au musée des Offices de Florence.
  • la fameuse Maestà (1308-1311), détrempe sur bois de 214 × 412 cm, peinte pour la cathédrale de Sienne et visible dans l'exposition permanente qui lui est consacrée au musée de l'Œuvre (ainsi que son Noli me tangere).
    Initialement, elle était portée en procession dans les rues de Sienne lors de cérémonies religieuses. La Maestà est une composition grandiose peinte des deux côtés, que les vicissitudes historiques ont privée de son cadre et de quelques parties secondaires. Ce remarquable polyptyque, salué comme un chef-d'œuvre et comme le symbole même de la cité de Sienne, constitue un jalon essentiel dans l'évolution de la peinture, issue de la tradition byzantine, vers un art visuel plus descriptif. Ci-dessus un détail de la scène principale.

Autres oeuvres conservées à Florence

  • La Madonne des Franciscains, Pinacoteca de Sienne[3]

Dans les musées internationaux

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Giorgio Vasari le cite et décrit sa biographie dans Le Vite :
Page ?? - édition 1568
022 le vite, duccio di buoninsegna.jpg

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview de Michel Laclotte, « Sienne à l’origine de la peinture », Connaissance des Arts, no 607,‎ juillet-août 2003, p.65
  2. Cette Madone (Vierge à l'enfant) peinte sur bois vers l'an 1300, fut acquise en novembre 2004 par le Metropolitan Museum of Art de New York pour plus de 45 millions de dollars, somme la plus importante jamais payée par ce musée pour l'acquisition d'un tableau.
  3. Interview de Michel Laclotte, « Sienne à l’origine de la peinture », Connaissance des Arts, no 607,‎ juillet-août 2003, p.64
  4. (en) Bernice Davidson, Paintings from the Frick Collection, Harry N. Abrams, Incorporated, New York,‎ 1990, p. 13
  5. Erika Langmuir, National Gallery : Le Guide, Flammarion,‎ 1997 (ISBN 2-08-012451-X), p. 41
  6. (en) 1939.1.141 « Notice NGA n° 1939.1.141 », sur le site de la National Gallery of Art
  7. (en) 1937.1.8 « Notice NGA n° 1937.1.8 », sur le site de la National Gallery of Art