Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem

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Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem
La basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem.
La basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem.
Présentation
Nom local Basilica di Santa Croce in Gerusalemme
Culte Catholique romain
Rattachement Archidiocèse de Rome (siège)
Début de la construction IVe siècle
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Latium
Commune Rome
Coordonnées 41° 53′ 16″ N 12° 30′ 59″ E / 41.887778, 12.51638941° 53′ 16″ Nord 12° 30′ 59″ Est / 41.887778, 12.516389  

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La basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem (en latin : Basilica Sanctae Crucis in Hierusalem, en italien : Basilica di Santa Croce in Gerusalemme) est une basilique catholique de Rome. C'est l'une des sept églises de pèlerinage de Rome.

Selon la tradition, la basilique a été consacrée vers 325 comme maison des reliques de la Passion ramenées de Terre Sainte par sainte Hélène de Constantinople, mère de l'Empereur romain Constantin Ier. À cette époque, le sol de la basilique est couvert de terre venant de Jérusalem, acquérant ainsi le titre en Hierusalem.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église est construite autour d'une pièce du palais impérial d'Hélène, le palais du Sessorium, qu'elle avait transformée en chapelle vers l'an 320. Quelques décennies plus tard, la chapelle est transformée en une véritable basilique, appelé Heleniana ou Sessoriana. Après son effondrement dû à la négligence, l'église est restaurée par le pape Lucius II (1144-1145). À cette occasion, elle reçoit une apparence romane, avec trois nefs, un clocher et un porche.

L'église est modifiée au XVIe siècle, mais elle reçoit son aspect baroque actuel sous le pape Benoît XIV (1740-1758), qui avait été le titulaire de la basilique avant son élévation à la papauté. De nouvelles rues sont ouvertes pour relier l'église aux deux autres basiliques romaines liées à Jésus, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure.

La façade de Sainte-Croix est conçue par Pietro Passalacqua et Domenico Gregorini.

Le pape Sylvestre II y meurt le 12 mai 1003, pris d'un malaise, alors qu'il célèbre un office[1].

Reliques de la Passion[modifier | modifier le code]

La chapelle des reliques

Les célèbres reliques, dont l'authenticité est contestée, sont maintenant conservées dans une chapelle (la Cappella delle Reliquie), construite en 1930 par l'architecte Florestano di Fausto.

Elles comprennent : Un tiers de l'Elogium ou Titulus Crucis, c'est-à-dire le panneau pendu à la Croix du Christ : découvert dans l'église en 1492, le fragment montre le mot "Nazaréen" écrit en hébreu, en latin et en grec ; deux épines de la Sainte Couronne, un clou incomplet, un grand fragment de la croix du bon larron et trois petites pièces de bois de la Vraie Croix elle-même[2]. Un morceau beaucoup plus grand de la Sainte-Croix a été transféré de Sainte-Croix-de-Jérusalem jusqu'à la basilique Saint-Pierre sur instruction du pape Urbain VIII au cours de l'année 1629. Elle est conservée près de la statue de sainte-Hélène, achevée en 1639 par Andrea Bolgi.

À Sainte-Croix, il y a également un doigt de saint Thomas (os de son index qu'il aurait placé dans les plaies du Christ ressuscité) et des fragments de la grotte de Bethléem.

Chapelle de Sainte-Hélène[modifier | modifier le code]

Les reliques étaient autrefois dans l'ancienne chapelle Sainte-Hélène, qui est en partie en sous sol. Le fondateur de l'église y avait dispersé un peu de terre du Calvaire, d'où le nom de Hierusalem de la basilique. Dans la voûte, se trouve une mosaïque conçue par Melozzo de Forlì (avant 1485), représentant Jésus bénissant entouré des évangélistes. Une ancienne statue de Junon découverte à Ostie, transformée en statue de Sainte-Hélène, trône sur l'autel.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

L'abside de l'église comporte des fresques racontant les légendes de la Vraie Croix, attribuée à Melozzo de Forlì, à Antoniazzo Romano et Marco Palmezzano.

Le musée de la basilique abrite une icône mosaïque du XIVe siècle, faite, selon la légende, après une vision du Christ du pape Grégoire Ier (Messe de Saint Grégoire).

Le tombeau du cardinal Francisco de los Ángeles Quiñones a été réalisé par Jacopo Sansovino (1536).

Pierre Paul Rubens, arrivé à Rome en passant par Mantoue en 1601, est commandité par l'archiduc Albert d'Autriche pour peindre un retable à trois panneaux de la chapelle Sainte-Hélène. Deux de ces peintures, Sainte Hélène et la Vraie Croix et Raillerie du Christ, sont désormais à Grasse, en France. La troisième, l'élévation de la Croix, est perdue. L'archiduc avait été fait cardinal dans cette église en 1577.

Jardin et église rattachée[modifier | modifier le code]

L'amphithéâtre Castrense, construit vers le IIe ou IIIe siècle, est utilisé comme jardin annexe de la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem.

La basilique administre également directement l'église Santa Maria del Buonaiuto, qui constitue depuis 1476 un oratoire attenant et adossé au mur d'Aurélien prolongeant l'amphithéâtre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historia numéro 806, février 2014, page 96.
  2. Un reliquaire contenant comme petits morceaux : du pilier de la flagellation, du Saint-Sépulcre (tombeau du Christ) et de la crèche de Jésus.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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