Olmèques

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Tête colossale no 1 de San Lorenzo Tenochtitlan.

Les Olmèques sont un ancien peuple précolombien de Mésoamérique s'étant épanoui de 1200 av. J.-C. jusqu'à 500 av. J.-C. sur la côte du golfe du Mexique, dans le bassin de Mexico, et le long de la côte Pacifique (États du Guerrero, Oaxaca et Chiapas) jusqu’au sud du Costa Rica. Issu du terme nahuatl olmeca, qui signifie « les gens du pays du caoutchouc », ce mot est lié à la découverte de la première tête colossale olmèque, en 1862. Le terme « olmèque » a été officialisé en 1942 par les olmécologues.

Historiographie[modifier | modifier le code]

La culture olmèque demeure inconnue jusqu’à la deuxième moitié du XIXe siècle. Les spécialistes s’accordent pour fixer les débuts de l’olmécologie en 1862 avec la découverte fortuite de la première tête colossale (Monument A) à Hueyapan, sur le site de Tres Zapotes (Veracruz), rapportée par José María Melgar y Serrano. Ce dernier écrit à propos de la sculpture :

« […] Ce qui m'a le plus étonné, c'est le type éthiopien qu'elle représente. J'ai pensé qu'il y avait eu sans doute des Noirs dans ce pays, et cela aux premiers âges du monde. »[1]


En 1925, l'archéologue Frans Blom et l'ethnologue Olivier La Farge entreprirent d'explorer le Sud-Est du Mexique à la recherche de ruines mayas. En parcourant la région de Los Tuxtlas et le bassin du Rio Tonala, ils localisèrent de nombreuses sculptures olmèques, notamment à La Venta, où ils découvrirent la deuxième tête colossale. Dans l'ouvrage qu'ils écrivirent à la suite de leur expédition, «Tribes and Temples» (1926), la fascination que les Mayas exerçaient à l'époque leur fit tirer de leurs observations une conclusion erronée:

« […] Nous inclinons à attribuer ces ruines à la civilisation maya. »[2]

L'olmécologie n'était donc pas encore née.

L'ouvrage attira néanmoins l'attention de l'archéologue Hermann Beyer, qui porta le mot « olmèque » sur les fonts baptismaux dans ses écrits[3]. Il s'inspira des mots « Olman » et « Olmeca », que les Aztèques employaient au XVIe siècle pour désigner la côte du Golfe du Mexique et ses habitants. Le mot fut repris par Marshall H. Saville et George Vaillant, qui commencèrent à établir des liens entre les artéfacts découverts jusqu'alors (haches, monolithes…) et à les grouper sous la dénomination de « style olmèque ». Le choix de cette étiquette était malheureux[4], d'abord parce qu'il induisait une confusion entre les créateurs des monuments qui venaient d'être découverts et les Olmèques du XVIe siècle[5], mais aussi parce qu'il ancra de manière durable dans les esprits une identification entre un « style » et une aire géographique, que l'on appela le « cœur » de la civilisation olmèque (« heartland », dans la littérature anglo-saxonne), et que l'archéologue Ignacio Bernal baptisa plus tard « zone métropolitaine olmèque »[6]. Dès lors qu'au cours des années 1930, on découvrit de plus en plus d'artéfacts de style olmèque en dehors de cette zone, notamment à Tlatilco, dans le bassin de Mexico, se posa la question toujours ouverte de sa primauté sur les autres.

À la fin des années 1930 et au début des années 1940, l'archéologue Matthew Stirling mena sur les sites de Tres Zapotes, La Venta, San Lorenzo des fouilles spectaculaires financées par la National Geographic Society et publia dans le National Geographic une série d'articles qui firent connaître largement la culture olmèque au grand public. En 1939, Stirling découvrit à Tres Zapotes une stèle[7] portant une date incomplète de ce que l'on appelle le Compte long de la civilisation maya classique. En concluant qu'elle datait de 31 av. J.-C., Stirling ouvrit le débat sur l'ancienneté de la culture olmèque. Cette datation provoqua une véritable tempête dans les monde des américanistes, les mayanistes se refusant à admettre que la culture olmèque puisse être plus ancienne que la civilisation maya classique[8].

En 1942, à la IIe Mesa Redonda de la Sociedad Mexicana de Antropología, «Mayas y Olmecas», qui se tint à Tuxtla Gutiérrez au Mexique, les américanistes firent un premier point de la question. La dénomination «Olmèque» fut officialisée, mais les mayanistes, dont le très influent Eric Thompson, qui soutenaient l'antériorité de la civilisation maya[9], se heurtèrent violemment à ceux qui, comme Alfonso Caso ou Miguel Covarrubias considéraient les Olmèques comme une «culture-mère». Les participants à la conférence se séparèrent sur un constat de désaccord et le problème ne fut tranché qu'en 1955[10] grâce à la datation par le carbone 14[11]. Il s'avéra alors que les sites olmèques étaient encore bien plus anciens que Stirling lui-même ne l'avait pensé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Quelques sites olmèques.

Aujourd’hui, selon l’école française promue par Christine Niederberger et reprise notamment par Caterina Magni, la culture olmèque apparaît comme un ensemble multi-ethnique et pluri-linguistique qui s’étend à partir de 1200 avant J.-C. jusqu’à 500 avant J.-C. sur une vaste partie de la Méso-Amérique.

Sa présence est attestée à des niveaux d’occupation anciens sur la Côte du Golfe, dans le bassin de Mexico et le long de la côte Pacifique, dans les États mexicains du Guerrero, Oaxaca et Chiapas. Au-delà des frontières mexicaines, on recense des vestiges olmèques au Guatemala et jusqu’au sud du Costa Rica. Ce territoire se présente comme un véritable dédale de cours d'eau divaguant dans des marécages inaccessibles; l'humidité ambiante et la chaleur font de ces terres basses, parsemées d'îles instables, un "enfer vert" que parcourent de nombreux rios, et où éclôt, plutôt paradoxalement, une civilisation considérable, celle des Olmèques, ou "hommes du pays du caoutchouc", qui reste très mystérieuse, pourtant la "culture mère" du Mexique.

Parmi les sites majeurs, on peut citer : San Lorenzo (Veracruz), La Venta (Tabasco), Chalcatzingo (Morelos), Teopantecuanitlán (Guerrero), et au Guatemala le site d’Abaj Takalik (ou Takalik Abaj).

Déjà à Las Bocas apparaissent des effigies en terre cuite de "gros bébés", des poteries noires incisées de motifs abstraits, et des objets zoomorphes. Le milieu n'était malheureusement pas propice à leur conservation, de sorte que les meilleurs exemplaires de céramique proviennent surtout des hautes terres où s'est propagée la culture olmèque ainsi que son style si caractéristique.

Sur le site de La Venta, légèrement plus récent, Stirling arrache au sol alluvionnaire une série de monolithes, des stèles, des autels de sacrifice, de lourdes statues de personnages accroupis ou assis, des figurines en diorite ou en serpentine polies, des haches, des reliefs, etc., puis découvre, au centre de l'île, outre des tumuli, des terre-pleins, des enceintes, des tombes, des terrasses, un terrain de jeu de balle et des traces d'un urbanisme rigoureux, un monticule conique: la première pyramide mexicaine, datant de 1 000 ans avant notre ère. Tous ces éléments convergent vers la constitution d'un centre cultuel qui voit déjà apparaître l'architecture, la sculpture, le bas-relief et le sport sacré du jeu de balle.

De nombreux amateurs d’histoire mystérieuse ont cependant voulu attribuer à la civilisation olmèque des origines diverses[12]. Une littérature relativement importante existe à ce sujet, mais, pour les spécialistes des civilisations précolombiennes, l’origine indigène des Olmèques ne fait aucun doute.

Société[modifier | modifier le code]

Écriture et calendrier[modifier | modifier le code]

Caterina Magni[13] évoque l'existence de glyphes, notamment sur la Stèle 13 de La Venta. Elle signale l'existence d'un cylindre-sceau provenant de Tlatilco remontant à 650 avant J.C. témoignant déjà selon certains scientifiques de l'existence d'une forme d'écriture[14]. Puis avec la découverte de la Stèle de Cascajal on peut penser que les spécialistes vont s'accorder à reconnaître que l'écriture est enfin identifiable dans la culture olmèque. Même si certains archéologues, à l'instar de David Grove et Christopher Pool[15] ou Max Schvoerer[16], restent sceptiques sur l'authenticité de la stèle. En outre, la stèle C de Tres Zapotes, une des plus anciennes qui soient connues à ce jour, recourt à une graphie analogue à celle qu'adopteront plus tard les Mayas pour les chiffres (un point = 1, et une barre = 5). L'inscription évoquerait une date correspondante à 425, ou 432, av. J.-C.

Organisation sociopolitique[modifier | modifier le code]

La société olmèque est encore très mal connue ce qui explique peut-être les divergences d’opinions. Avis qui concordent sur un seul point : l’existence d’une période cruciale située entre 1000 et 900 avant J.C., marquée par des changements importants attribuables à plusieurs facteurs : l’introduction de nouvelles techniques agricoles permettant une meilleure alimentation et conséquemment une croissance démographique, l’intensification des échanges commerciaux, une urbanisation importante accompagnée d’une forte stratification sociale, d’une centralisation des pouvoirs politiques, d’une religion institutionnalisée, et de manière générale d’une spécialisation des activités. Au cours de cette période on enregistre une intensification des travaux d’architecture et de sculpture. Des sculptures monumentales rythment les centres cérémoniels et en accentuent la majesté. Faut-il déjà parler en termes d’État ou plus prudemment, d’évolution avec le passage d’une société segmentaire de type Clanique à celle étatique ? Le débat reste ouvert. Au niveau de la nature du pouvoir, on se plaît à qualifier ce système de théocratique.

Iconographie olmèque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art olmèque.

La figure humaine constitue le thème principal de l’art olmèque. Le catalogue d’œuvres monumentales de Beatriz de La Fuente (1973) comporte 206 pièces, dont 110 sont des représentations anthropomorphes. Les œuvres animalières ne viennent qu’en troisième position, après les figures hybrides, parmi lesquelles l’homme-jaguar prédomine.

Religion[modifier | modifier le code]

Résumons l’état des connaissances relatives aux “ divinités ” olmèques. Leur nature et leur nombre font l’objet de controverses. Trois courants principaux peuvent être distingués.

Les partisans d’un panthéon[modifier | modifier le code]

Avec en tête Michael D. Coe et Peter D. Joralemon, qui, à la suite d’un travail analytique partant de la sculpture connue sous le nom de «Seigneur de Las Limas», identifie dix "divinités" principales au sein de l’univers sacré. Leur nombre est réduit, dans une publication postérieure, à six. Ce panthéon serait régi par une "divinité" transcendante majeure que l’auteur nomme "dragon", composée d’attributs empruntés à d'autres animaux, notamment au caïman, à l’aigle, au jaguar et au serpent[17].

Le culte du Jaguar[modifier | modifier le code]

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Monument de Las Limas
Hache en jade dite "Kunz" à l'effigie du Were-jaguar (ou bébé-jaguar)
Tête d'un Were-jaguar ; remarquez les sourcils en flammes et les lèvres retroussées.

Un des traits les plus marqués de l'art olmèque est l'omniprésence du jaguar. Il apparaît sous de nombreuses formes, plus ou moins anthropomorphisé ou stylisé, et l'ensemble de ses représentations semble constituer un système iconographique très complexe dont on retrouve de nombreux aspects dans l'iconographie mésoaméricaine des époque ultérieures, jusque chez les Aztèques. Mais ce que l'on sait de ce culte n'en est pas moins très réduit, et l'on ignore s'il s'agit d'un seul culte déployant de nombreuses manifestations et plusieurs niveaux d'interprétation, ou de plusieurs cultes axés sur divers aspects du jaguar.

Premièrement, le jaguar est déjà vraisemblablement associé au monde chtonien, trait qui perdurera dans les autres cultures mésoaméricaines : en effet, l'entrée du monde tellurique est symbolisée par les mâchoires du jaguar hors desquelles poussent quatre plantes ; par ailleurs, sur un certain type de représentation du jaguar, ses sourcils sont formés par une sorte de croix de Saint-André, qui est chez les Mayas comme chez les Nahuas le symbole de la Terre et des quatre points cardinaux. Par ailleurs, les Aztèques vénéreront plus tard un dieu jaguar du nom de Tepeyollotl, "Cœur de Montagne". Ce lien avec le monde tellurique le rapproche aussi de l'obscurité et de la nuit, et donc du Soleil nocturne, le Soleil qui traverse nuitamment le monde souterrain : cette association est également caractéristique du culte du jaguar dans la Mésoamérique de toutes les époques ultérieures. Elle permet aussi une autre association, entre le jaguar et le feu aussi bien cosmique (du fait de son lien avec le Soleil) que chtonien (celui des volcans). Ce lien est corroboré par la récurrence dans l'iconographie de la torche, qui lui est souvent associée (à Tlacozotitlan par exemple), et des flammes qui forment parfois ses sourcils. De plus, dans certaines de ses représentations, il présente une curieuse fente en V au sommet du crâne et est souvent accroupi : ces deux caractéristiques tendent à le rapprocher du dieu du feu aztèque, Xiuhtecuhtli, qui porte une coiffe pareillement fendue, est souvent accroupi et possède des crocs de jaguar ; par ailleurs, Xiuhtecuhtli est aussi connu sous le nom de Nappatecutli, "le Seigneur des quatre directions", dont le symbole est la croix de Saint-André citée précédemment, ce qui renforce encore la filiation entre le jaguar, le feu et la Terre. Enfin, sa dimension prédatrice et nocturne le rapproche de la mort. Ainsi, le jaguar, du fait de ses liens avec le monde chtonien, le feu, la nuit, le soleil nocturne et la mort s'inscrit dans le système de la Dualité Terre-Ciel, Feu-Eau, Femme-Homme, Nuit-Jour, Neuf-Treize, Jaguar-Aigle, Mort-Vie, qui est un des principes fondamentaux de la pensée nahua et mésoaméricaine en général : ce principe existerait donc déjà à l'époque olmèque et serait aussi vieux que les civilisations mésoaméricaines même.

Deuxièmement, le jaguar est systématiquement représenté avec des commissures aux lèvres, comme un bébé en pleurs. Or le bébé est également un thème récurrent dans l'iconographie olmèque, et on en compte deux types de représentation : un dit "baby-face", où il est pleinement humain, chauve, dodu et asexué, souvent en position assise, et un autre dit des "bébés-jaguars", des hybrides de bébé et de félin, comme celui que tient le fameux Seigneur de Las Limas ; ils ont la lèvre fortement retroussée, une fente en V, et semblent pleurer. Par ailleurs, le jaguar semble aussi lié à la fécondité : certains auteurs, comme Covarrubias, voient dans le jaguar olmèque une préfiguration de Tlaloc, le dieu de la pluie déjà vénéré à Teotihuacan. Cependant, ce lien demeure incertain, car la pluie dans le système de la Dualité est plutôt liée au monde céleste et diurne, et Tlaloc est rarement représenté avec les attributs du jaguar. Toutefois, le culte de Tlaloc était le seul chez les Aztèques (et peut-être chez les Nahua en général) à impliquer des sacrifices de bébés, de sexe indifférent et non sevrés, selon Sahagùn ; et le fait que les bébés pleurent était capital dans l'exécution du sacrifice, car les larmes sont liées à la pluie. En rapprochant ces données de ce que montre l'iconographie olmèque, on peut penser que les bébés constituaient un symbole de fertilité et l'offrande par excellence aux dieux de la pluie et de la fertilité, et que les bébés jaguars symbolisaient l'aspect fertile et aquatique du monde chtonien, que l'on retrouve chez les autres cultures mésoaméricaines. Le jaguar serait donc aussi associé à la fertilité.

Troisièmement, l'homme félin récurrent dans l'art olmèque est peut-être une manifestation du Nahualli (Way en Maya), c'est-à-dire du double animal que possède tout être humain. À l'époque aztèque, le jaguar était un nahualli du plus haut rang, propre à une classe sociale particulière, celle des Guerriers-Jaguars, qui forme l'élite guerrière avec celle des Guerriers-Aigles, ou encore celle des prêtres de Tezcatlipoca, qui possède lui-même les attributs aztèques du jaguar. Il serait donc dès l'époque olmèque également un symbole du pouvoir. Le jaguar revêt donc de nombreux aspects, tous de grande importance ; certains y ont même vu le dieu central du panthéon olmèque. Il en est en tout cas la principale caractéristique. Si ses représentations sont beaucoup moins nombreuses dans les civilisations ultérieures, il n'en garde pas moins sa place primordiale dans la symbolique nahua, maya et mésoaméricaine en général[18].

Les « fétiches » anthropomorphes[modifier | modifier le code]

Selon Caterina Magni[17], certains auteurs vont jusqu'à réfuter le phénomène de la divinisation. En fait :

« […] ils ne croient pas à l’existence de divinités formalisées. C’est le cas de Pohorilenko qui voit dans l’art olmèque une composition d’éléments nécessitant une lecture, une sorte de communication visuelle à l’aide de signes spécifiques ».

Par conséquent on ne parle plus de divinités, mais de « fétiches » anthropomorphes. Ces derniers :

« […] renferment des esprits, des pouvoirs de la nature. Il s’agirait donc de maîtres invisibles et non pas de dieux »[17].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cité dans : Jacques Soustelle, Les Olmèques, Arthaud, 1979, p. 17
  2. Cité dans : Jacques Soustelle, op. cit., 1979, p. 21
  3. Christian Duverger, La Méso-Amérique, Flammarion, 1999, p. 136
  4. Mary E. Pye & John E. Clark, Introducing olmec Archaeology in : John E. Clark & Mary E. Pye (sous la direction de), Olmec Art and Archaeology in Mesoamerica, Yale University Press, 2000, p. 12
  5. « Miguel Covarrubias, dans son ouvrage de 1957 Indian Art of Mexico and Central America, note avec pertinence que le terme olmeca recouvre indistinctement deux réalités différentes : les créateurs de l'art de La Venta et les Olmèques qui habitaient la Côte du Golfe au moment de la Conquête » (Magni 2003, p. 36).
  6. « Depuis El Viejón au Nord jusqu'à La Venta au Sud-Est, la région qu'on définit souvent comme le « cœur » (heartland) de cette civilisation et qu'Ignacio Bernal appelle la « zone métropolitaine olmèque » s'étend approximativement sur 18 000 kilomètres carrés. », Soustelle, 1979, p. 30.
  7. la Stèle C, dont on sait maintenant qu'elle n'était pas olmèque mais épi-olmèque
  8. Ignacio Bernal, The olmec World, University of California Press, 1969, p. 31
  9. « En effet, les mayanistes, Eric Thompson en chef de file, considèrent les Olmèques comme une culture tardive à la position chronologique incertaine au sein de l’histoire mexicaine. En somme, ils revendiquent l’antériorité des Mayas » (Magni 2003, p. 38).
  10. Soustelle, 1979, p. 28
  11. Magni 2003, p. 40.
  12. Trois théories se distinguent :
    1. L’hypothèse Jaredite, défendue par certains membres de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours pour qui les Olmèques seraient les descendants des Jaredites, peuple du Livre de Mormon.
    2. L’hypothèse africaine, qui trouve son origine dans l’interprétation de similitudes physiques et religieuses entre les Olmèques, tels que l’archéologie les connaît, et les Mandingues.
    3. L’hypothèse chinoise, qui défend l’idée selon laquelle l’origine des Olmèques remonterait à la Dynastie Shang.
    Ces hypothèses n’ont jamais trouvé d’écho et de crédibilité au sein de la communauté scientifique.
  13. Magni 2003, p. 142.
  14. Magni 2003, p. 141.
  15. Oldest Writing in New World Discovered, Scientists Say, in National Geographic News, Sept. 14, 2006
  16. Débat autour de la découverte d'une stèle olmèque, dans Le Monde, édition datée du 17 septembre 2006
  17. a, b et c Caterina Magni, Archéologie du Mexique. Les Olmèques, Éditions Art'com, 1999, pp.59-60.
  18. Voir Christian Duverger, La Méso-Amérique, Flammarion, 1999

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'art olmèque. Source des arts classiques du Mexique, In Catalogue d'exposition, Musée Rodin, Paris, 1972
  • Christine Niederberger, Paléopaysages et archéologie pré-urbaine du Bassin de Mexico, Coll. Études Mésoaméricaines, Tomes I et II, CEMCA, Mexico, 1987
  • Christian Duverger, La Méso-Amérique, Flammarion, 1999, ISBN 2-08-012253-3, 478 p.
  • John E. Clark & Mary E. Pye (sous la direction de) (préface de Henry A. Milton), Olmec Art and Archaeology in Mesoamerica, National Gallery of Art, 2000, ISBN 0-300-08522-2, 342 p.
  • Christine Niederberger, La Méso-Amérique: genèse et premiers développements, In Histoire de l'Humanité 2, Unesco, Paris, 2001
  • Caterina Magni, Les Olmèques : Des origines au mythe, Seuil,‎ 2003, 432 p. (ISBN 2-02-054991-3).
  • Caterina Magni, Les Olmèques. La genèse de l'écriture en Méso-Amérique, Paris, Errance, 2014, 368 p., ill.
  • (en) Karl Taube, Olmec Art at Dumbarton Oaks, Dumbarton Oaks Research Library,‎ 2004.
  • Richard A. Diehl, The Olmecs : America's First Civilization, Thames & Hudson,‎ 2005, 208 p. (ISBN 0-500-02119-8).
  • Jean-Philippe Noël, Olmèques. Ils défient plus que jamais les archéologues, Science & Vie, no 1060, Paris, 2006, pp. 94-99
  • Stierlin, Henri, MEXICA : Climats, peuples et civilisations du Mexique précolombien, Italie, Éditions de l'Imprimerie nationale,‎ 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]