Pulsions

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dressed to Kill et Pulsions (psychanalyse).

Pulsions

Titre original Dressed to Kill
Réalisation Brian De Palma
Scénario Brian De Palma
Acteurs principaux
Sociétés de production Filmways Pictures
Cinema 77 Films
Warwick Associates
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Sortie 1980
Durée 105 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Pulsions (Dressed to Kill) est un film américain réalisé par Brian De Palma, sorti en 1980.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Kate Miller, la cinquantaine et frustrée sexuellement, suit une psychothérapie. Sentant la jeunesse lui échapper, elle va succomber à un inconnu rencontré au musée.

Cette rencontre lui sera fatale : en revenant chercher la bague qu'elle avait oubliée chez son amant, elle rencontrera la mort dans l'ascenseur. Liz Blake, prostituée, a vu la scène dans le miroir de la cabine : une blonde a lacéré Kate Miller avec un rasoir.

Cette blonde n'est pas encore une femme, mais "une femme dans un corps d'homme" à qui son psychothérapeute, le même que celui de Kate Miller, refuse l'agrément pour une opération de changement de sexe.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis : 25 juillet 1980 (version censurée)
Drapeau de la France France : 15 mars 1981 (version intégrale), 7 juin 2000 (ressortie), 25 juillet 2012 (ressortie en copie numérique stéréo)
  • Film interdit aux moins de 18 ans lors de sa sortie en France (16 ans, de nos jours)

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Brian Palma s'est inspiré de sa jeunesse pour des éléments du film : quand il était plus jeune il a surveillé son père, soupçonné d'adultère par sa mère[5]. Par ailleurs, dans les années 1970, il écrit un scénario sur des assassinats dans la communauté gay, inspiré d'un article de journal de Gerald Walker. Mais il ne peut obtenir les droits, qui ont été achetés pour le film de William Friedkin, La Chasse (The Cruising), qui sort en 1980[5]. De Palma conserve cependant quelques éléments et retravaille son script.

Avec ce film, le réalisateur voulait également rendre un nouvel hommage à Alfred Hitchcock et plus particulièrement à Psychose.

« Je voulais tourner un film dans lequel, à l'instar de Psychose, on s'attache à décrire soigneusement un personnage qu'on tue ensuite[6]. »

— Brian De Palma

Casting[modifier | modifier le code]

Brian De Palma souhaitait que le rôle de Kate Miller soit interprété par Liv Ullmann, mais l'actrice refusa la proposition[5]. Le cinéaste avait également proposé le rôle de Robert Elliott à Sean Connery, qui dut refuser à cause de précédents engagements[5].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a principalement lieu à New York, notamment à Manhattan[7]. Pour les scènes du musée, les extérieurs sont tournés à New York et les intérieurs au Philadelphia Museum of Art de Philadelphie[8].

Musique[modifier | modifier le code]

Dressed to Kill
Original motion picture soundtrack

Bande originale par Pino Donaggio
Durée 35:17[9]
Genre musique de film
Compositeur Pino Donaggio
Label Varèse Sarabande
Critique

Albums par Pino Donaggio

La musique du film est composée par Pino Donaggio. Ce avait déjà collaboré avec Brian De Palma pour Carrie au bal du diable (1976) et Home Movies (1980) et le fera à nouveau pour Blow Out (1981), Body Double (1984), L'Esprit de Caïn (1992) et enfin Passion (2012).

Liste des titres[9]
  1. The Shower - 4:13
  2. The Museum - 6:16
  3. The Note - 4:19
  4. Flight from Bobbi - 2:23
  5. Death in the Elevator - 2:18
  6. Liz and Peter / A Romantic Interlude - 1:49
  7. The Erotic Story - 2:42
  8. The Transformation / The Storm / The Revelation - 4:03
  9. Kate's Confession - 0:44
  10. The Forgotten Ring / The Murder - 3:24
  11. The Cab - 2:00
  12. The Asylum / The Nightmare - 4:15
  13. Finale - 2:33

Sortie[modifier | modifier le code]

Tout comme La Chasse (1980, William Friedkin), Pulsions a failli être « classé X » aux États-Unis par la MPAA[5], avant d'écoper d'une simple interdiction aux moins de 17 ans non accompagnés grâce à une version légèrement expurgée. En Europe, c'est la version intégrale qui a été exploitée.

Par ailleurs, les deux films provoquent de vives réactions des associations de défense des droits des homosexuels qui s'opposent à leur sortie. Plusieurs évènements ont lieu autour des cinémas qui projetaient ces œuvres, qui donnaient selon ces associations une mauvaise image de la communauté gay[5],[10].

Critiques[modifier | modifier le code]

Les critiques sont assez partagées envers le film, certains reprochant à De Palma de notamment se servir du sexe pour provoquer la censure et pour faire du bruit autour de son film[11].

À l'occasion de la ressortie du film en salles en 2012, un journaliste des Inrockuptibles écrit que cette « relecture de Psychose » est surtout un « thriller hypermaniériste où le suspense (sous la douche, dans l’ascenseur), millimétré comme des préliminaires au lit, exsude le plaisir constant de filmer »[12].

Box-office[modifier | modifier le code]

Malgré des critiques mitigées à sa sortie, le film rapporte tout de même 31 899 000 de dollars aux États-Unis pour un budget de 6,5 millions de budget[2],[3]. En France, il totalise 1 147 059 entrées[13], malgré une interdiction aux moins de 18 ans (aujourd'hui, aux moins de 16 ans).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[14]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Si ce film est inspiré par le cinéma d'Alfred Hitchcock, Brian De Palma utilise différemment cette influence que dans l'un de ces précédents films, Obsession. Ce reprenait en effet la structure scénaristique de Sueurs froides, tandis qu'ici le cinéaste s'inspire de « scènes-clé » du cinéma d'Hitchcock, venues de Sueurs froides et de Psychose' à partir desquelles il effectue des prolongements et des variations[18]. La scène du musée est ainsi une reprise de celle où Madeleine venait regarder le portrait de Carlotta dans Sueurs froides, mais De Palma s'autorise le plan qu'Hitchcock ne réalisait pas : celui du plan de face sur le visage de la femme qui regarde le tableau, « [s']introdui[sant] symboliquement dans la scène d'Hitchcock[19]. » Le meurtre reprend l'idée de Psychose, tuant une actrice connue qui incarne le personnage principal (ici Angie Dickinson, chez Hitchcock Janet Leigh) tôt dans le film, à un moment où le spectateur ne s'y attend pas[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)
  • Luc Lagier, Les Mille Yeux de Brian de Palma, Cahiers du cinéma,‎ 2008, 199 p. (ISBN 978-2-86642-499-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dressed to Kill est une expression anglaise signifiant « être tiré à quatre épingles, être sur son trente et un » mais qui signifie littéralement « habillé pour tuer », définition qui prend tout son sens dans le film...
  2. a et b (en) Box office - Box Office Mojo
  3. a et b Business - Internet Movie Database
  4. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  5. a, b, c, d, e et f (en) Anecdotes - Internet Movie Database
  6. Secret de tournage - AlloCiné
  7. Lieux de tournage - Internet Movie Database
  8. « Section « Lieux de tournage » », imdb
  9. a, b et c (en) « Pino Donaggio Dressed to Kill », sur Allmusic.com (consulté le 8 août 2014).
  10. (en) Ron Jeremy on Brian De Palma's Dressed To Kill - Some Came Running.com
  11. Analyse et critique - DevilDead.com
  12. « Critique Pulsions », sur Les Inrockuptibles,‎ 27 juillet 2012 (consulté le 8 août 2014).
  13. « Pulsion », sur JP's box-office (consulté le 8 août 2014).
  14. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  15. Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur, « Site officiel des Saturn Awards »
  16. Golden Globe award, « Site officiel »
  17. « Site officiel des Razzie Awards »
  18. Lagier, p. 56
  19. Lagier, p. 60
  20. Lagier, p. 62