Quentin Metsys

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Quentin Metsys

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Quentin Metsys, gravure de Joachim von Sandrart pour son Teutsche Akademie.

Naissance 1466
Louvain (Belgique)
Décès 14 septembre 1530
Anvers
Nationalité Flag of the Duchy of Burgundy.svg  Pays-Bas bourguignons
puis
Flag - Low Countries - XVth Century.png  Pays-Bas des Habsbourg
(correspondant à
l'actuelle Drapeau de la Belgique Belgique,
en Drapeau de la Région flamande Région flamande)
Activités Peintre
Formation À Louvain (jusqu'en 1491)
Maîtres Dirk Bouts ?
Élèves Joachim Patinir
Mouvement artistique Primitifs flamands, Renaissance
Influença Jan van Eyck, Rogier van der Weyden, Léonard de Vinci, Albrecht Dürer, Hans Holbein

Œuvres réputées

Le Prêteur et sa femme

Quentin Metsys (né en 1466 à Louvain, mort en 1530 à Anvers le 14 septembre) est un peintre flamand du mouvement artistique des primitifs flamands, fondateur de l'école d'Anvers. Son prénom et son nom sont orthographiés de plusieurs manières : Quinten ou Kwinten, Massys, Metsys ou encore Matsijs. Quentin Metsys peut être considéré comme le dernier grand peintre de l’école primitive flamande.
Il eut comme maître Dirk Bouts et comme élève Joachim Patinir.

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Louvain de Joost Massys, un forgeron, et de Katharina van Kinckem, il suivit une formation de forgeron auprès de son père. Près de la cathédrale Notre-Dame d'Anvers se trouve un puits en fer forgé, le « puits de Quinten Matsys », que l'on attribue traditionnellement au peintre.

La légende raconte que Metsys, alors forgeron à Louvain, tomba amoureux de la fille d'un peintre. En se tournant vers la peinture, il pensait pouvoir conquérir son amour. Une version plus vraisemblable qui explique comment Metsys décida de changer de carrière repose sur son père, Josse Metsys, un horloger et un architecte de la municipalité de Louvain[réf. nécessaire]. Josse arrivait à un âge où la question de sa succession devenait importante et lequel de ses deux fils (Quentin ou Josse) allait reprendre les activités paternelles. C'est finalement Jossé qui se consacra à l'horlogerie tandis que Quentin se tournait vers la peinture. Son père mourut quand il avait 17 ans, et il est probable que son frère finit son éducation.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Quentin Metsys, Le Prêteur et sa femme (1514)

Louvain était alors une cité médiévale du Duché de Brabant, réputée pour son université et sa richesse culturelle. Au XVe siècle, la peinture avait connu justement sa Renaissance en Italie et dans les Flandres, le Brabant et le Hainaut, à partir des années 1420, sous l'impulsion des pionniers de la Renaissance, les primitifs flamands, comme Jan Van Eyck, Rogier van der Weyden et Robert Campin (le Maitre de Flémalle), notamment à Tournai, Bruges, Gand et Bruxelles. À partir de la seconde moitié du XVIe siècle, Louvain devint une centre secondaire actif de la Renaissance avec la famille Bouts.

Formation[modifier | modifier le code]

À ce jour, on ne sait pas qui exactement a enseigné la peinture à Metsys, mais son style semble dériver des techniques de Dirk Bouts qui apporta à Louvain l'influence de Memling et Rogier van der Weyden. Quand Metsys s'installa à Anvers à l'âge de 25 ans, son propre style contribua de manière significative au renouveau de l'art flamand dans la lignée de van Eyck ou van der Weyden. Anvers était déjà réputée dans la 2e moitié du XVe siècle pour être un centre artistique grâce à Goswin van der Weyden, petit-fils de Rogier, et Jérôme Bosch.

Son style[modifier | modifier le code]

Vierge à l’Enfant entourée d’anges
La Vierge (1513)
Oil on panel, 110 x 87 cm
National Museum, Poznań.

Ce qui caractérise la peinture de Metsys est la piété de ses œuvres, un héritage des écoles précédentes. Ce sentiment est renforcé par un réalisme qui parfois favorisait le grotesque comme dans la Vieille Femme grotesque aussi connue sous le nom de « Portrait d'une vieille femme ». Ce portrait a été probablement conçu sans réelle ressemblance avec une personne vivante bien que certains affirment qu'il s'agirait du portrait de Margarete Maultasch, comtesse du Tirol. Cette femme a par ailleurs inspiré Lewis Carroll et son illustrateur John Tenniel pour le personnage de la duchesse dans Alice au pays des merveilles [1].

Les visages des paysans présents dans les tableaux de Jan Steen ou d'Ostade reprendront plus tard les traits difformes des personnages de Metsys. Celui-ci tira des œuvres de van der Weyden la rigueur des contours et le soin pour le détail. De Van Eyck et de Memling, Metsys reprit les techniques basées sur la richesse des pigments transparents ainsi que les effets d'optique. Dans Le Prêteur et sa femme, il place un miroir semblable à celui des Époux Arnolfini de Van Eyck.

Arrivée à Anvers[modifier | modifier le code]

Metsys quitta Louvain en 1491 et devint un maître au sein de la guilde des peintres d'Anvers. Ses peintures reposent parfois sur la caricature et les oppositions. Il accentue la mélancolie des saints, la tendresse de la Vierge vis-à-vis de son enfant, et en contrepartie les mimiques brutales et les grimaces des geôliers et des bourreaux. Il voue une attention particulière à l'expression des personnages.

On suppose qu'il connaissait le travail de Léonard de Vinci sous la forme de reproductions circulant dans les rangs des écoles nordiques. Particulièrement habile en tant que portraitiste, Metsys réalisa entre autres des œuvres à l'effigie de l'empereur Maximilien Ier du Saint-Empire, de l'évêque Stephen Gardiner ainsi que de Paracelse. Il fut influencé dans cet art par ses contemporains Lucas van Leyden et Jan Mabuse. On pense qu'il entretenait des liens avec les peintres allemands dont Holbein. Dürer se déplaça à Anvers pour le rencontrer en 1520. Metsys s'occupa des enfants du peintre Joachim Patenier (mort en 1524) qui a probablement contribué à certains des paysages présents dans les toiles de Metsys.

Sa mort[modifier | modifier le code]

Quentin Metsys (attribution), Vieille Femme grotesque (1525-30). Huile sur bois, 64 × 45,5 cm National Gallery (Londres)
John Tenniel, La duchesse Natricia dans Alice au pays des merveilles (1865), inspiré par Matsys

Metsys est mort à Anvers en 1530. La foi qu'il avait su transmettre au travers de ses peintures fut fatale à ses proches. En 1543, à Louvain, sa sœur Catherine fut enterrée vivante près de la cathédrale et son mari fut décapité pour avoir lu la Bible, une offense en cette époque trouble. Le fils de Quentin Metsys, Jan Matsys (1510-1575)[2], hérita des techniques de son père sans toutefois l'égaler. Ses travaux les plus anciens remontent à 1537 avec notamment une toile intitulée Saint Jérôme. La dernière de ses œuvres, La Guérison de Tobias en 1564, montre son évolution et les tentatives pour se détacher du style paternel. Un autre fils de Metsys, Cornelis, fut également peintre[3].

Sa famille[modifier | modifier le code]

  1. Vers 1492, il se maria avec Alyt van Tuylt (morte en 1507) de laquelle il eut 3 enfants :
    • Quinten I
    • Pawel
    • Katelijne I
  2. En 1508, il se maria avec Catherina Heyns, de laquelle il eut 10 autres enfants :
    • Jan (1509-75), peintre
    • Cornelis (1510-56), peintre
    • Quinten II
    • Maria
    • Hubrecht
    • Abraham
    • Peternella
    • Katelijne II
    • Sara
    • Susannah

Œuvres[modifier | modifier le code]

attribuée à Quentin Metsys

Divers[modifier | modifier le code]

L'astéroïde (9569) Quintenmatsijs a été nommé en son honneur.

On retrouve son effigie dans Les Effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.

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Références[modifier | modifier le code]

  1. La Boîte à images : La duchesse d'Alice
  2. Biography
  3. Biography

Liens externes[modifier | modifier le code]