Domenico Ghirlandaio

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Domenico Ghirlandaio

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Autoportrait dans l’Adoration des mages.

Naissance 1449
Florence,
Drapeau de la République florentine République florentine
Décès 11 janvier 1494
Florence,
Drapeau de la République florentine République florentine
Activités Peintre
Maîtres Alesso Baldovinetti
Élèves Michel-Ange

Domenico di Tommaso Curradi di Doffo Bigordi, appelé couramment Domenico Bigordi dit Domenico Ghirlandaio, né le 11 janvier 1449 à Florence, mort le 14 janvier 1494 à Florence, est un peintre de l'école florentine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Domenico Ghirlandaio naît en 1449 à Florence. Son père, Tommaso di Currado Bigordi, est présenté par Vasari, comme « un orfèvre plus que correct[1] ». Le surnom de Domenico, Ghirlandaio, viendrait, d'après Vasari, d'une parure en forme de guirlande inventée par son père. Toutefois, dans les relevés cadastraux de 1457, 1470 et 1480, ce dernier est inscrit comme courtier, et non comme orfèvre, ce qui permet de douter de l'anecdote de Vasari.

Ghirlandaio entre dans l'atelier du peintre Alesso Baldovinetti et, plus tard, avec l'aide de ses frères, il crée son propre atelier dans lequel étudieront Michel-Ange et Francesco Granacci. L'atelier est repris à sa mort par son frère Davide Ghirlandaio. Bien que très attaché aux exigences de son métier, il sait y ajouter une part de sensibilité qui rend son art unique.

La fresque de l'église Sant'Andrea, à Cercina, Saint Jérôme, sainte Barbe et saint Antoine abbé est considérée comme la première œuvre de Domenico Ghirlandaio. Murée en 1660, la fresque a été redécouverte en 1923[2]. Cependant, les premières peintures citées par Vasari sont celles de la chapelle Vespucci de l'église d'Ognissanti de Florence.

En 1475, Domenico Ghirlandaio est appelé une première fois à Rome. Il est choisi, avec son frère David, pour peindre à fresque les lunettes de la bibliothèque de Sixte IV, au Palais du Vatican. Il y peint douze figures de philosophes antiques (Aristote, Antisthène, Cléobule, Diogène, Platon et Socrate) et de Pères de l'église (saint Ambroise, saint Augustin, saint Bonaventure, saint Grégoire, saint Jérôme et saint Thomas d'Aquin).

En 1481, Domenico Ghirlandaio, Sandro Botticelli, Cosimo Rosselli et le Pérugin sont choisis par Sixte IV pour mener à bien la décoration de la chapelle Sixtine. Domenico y peint l'Appel de saint Pierre et de saint André. La chapelle est inaugurée le 15 août 1483.

De 1482 à 1484, Domenico travaille à la décoration de la salle des Lys du Palazzo Vecchio à Florence[3]. Il peint ensuite les fresques de la chapelle familiale des Sasseti à Santa Trinita de Florence[4] et du chœur de Santa Maria Novella (1485-1490).

Il peint vers 1490, son Portrait d'un vieillard et d'un jeune garçon (conservé au musée du Louvre), connu pour son illustration, incroyable de réalisme, d'un rhinophyma[5].
Lorenzio Tornabuoni lui commande en 1491 un retable représentant la Visitation pour une des chapelles de l’église Santa Maria Maddalena dei Pazzi, à Florence. Le tableau est aujourd’hui au musée du Louvre à Paris.
En 1492, Domenico peint deux retables pour l’abbaye des camaldules de San Giusto, près de Volterra. Un d'entre eux, un Christ en gloire, est conservé à la Pinacoteca communale de Volterra. L’autre est perdu.

Domenico Ghirlandaio meurt brutalement le 11 janvier 1494, emporté en cinq jours par la peste, selon Vasari.

Son fils Ridolfo del Ghirlandaio a été également portraitiste.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Fresques[modifier | modifier le code]


Tableaux[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vasari, Le Vite de' più eccellenti pittori, scultori e architettori, 1550 puis 1568 (édition française sous la direction d’André Chastel, Berger-Levrault, 1981-1989).
  2. Ronald G. Kechs : Domenico Ghirlandaio : l'œuvre peint, traduit de l'italien par Denis-Armand Canal, Paris : Éditions du Félin, Collection L'Europe des peintres, 1996, p. 97 (ISBN 2-86645-224-0)
  3. Fresques de la salle des Lys, Palazzo Vecchio, Florence
  4. Fresques de Santa Trinita, Florence
  5. [1] Site officiel du Louvre : une analyse du tableau.
  6. Trois Saints, Eglise Sant'Andrea
  7. Cène de Passignano
  8. Cène d'Ognissanti
  9. Cène Couvent San Marco
  10. Madone, Washington
  11. Vierge en majesté,Lucques
  12. Sainte Conversation Monticelli, Offices
  13. Sainte Conversation, Offices
  14. Couronnement de la Vierge, Castello
  15. Adoration des mages, Hôpital des Innocents
  16. « Notice no 06770000157 », base Joconde, ministère français de la Culture
  17. Adoration, Château de Wawel
  18. Visitation, Musée du Louvre
  19. Volterra
  20. Saints, Accademia, Florence

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Giorgio Vasari le cite et décrit sa biographie dans Le Vite :
p. 474–488 - édition 1568
071 le vite, domenico ghirlandaio.jpg

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