La Mort de Socrate (David)

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La Mort de Socrate
Image illustrative de l'article La Mort de Socrate (David)
Artiste Jacques-Louis David
Date 1787
Type Peinture d'histoire
Technique peinture à l'huile
Dimensions (H × L) 130 × 196 cm
Localisation Metropolitan Museum of Art, New York

La Mort de Socrate est un tableau, réalisé par le peintre français Jacques-Louis David, en 1787. Il représente la mort du philosophe grec Socrate, condamné par les Athéniens à boire la ciguë pour avoir perverti la jeunesse. Alors que ses amis lui conseillent de s'enfuir, Socrate préfère la mort, pour faire la preuve que, même dans ces circonstances extrêmes où il est frappé par l'injustice, il reste fidèle aux lois de sa cité, comme il l'a toujours été.

Le tableau avait été commandé à David par Charles-Michel Trudaine de la Sablière. Il est actuellement conservé au Metropolitan Museum of Art, à New York[1]. David exécuta plusieurs études préparatoires à la pierre noire, qu'on peut voir à Bayonne, Dijon, Tours, New York. Une étude, provenant d'une collection particulière, a été exposée à l'exposition David organisée à Paris à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française.

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans ce tableau, on peut voir :

  • Socrate, l'index pointé vers le ciel, comme Platon sur le tableau de Raphaël (L'école d'Athènes) en référence à sa doctrine idéaliste, qui dialogue avec ses disciples sur l'immortalité de l'âme (dialogue du Phédon de Platon).
  • On aperçoit à gauche, drapé assis et immobile, tournant le dos à Socrate, Platon qui, d'après les textes, n'aurait pas assisté à sa mort.

Dessin préparatoire[modifier | modifier le code]

Un dessin préparatoire a été acheté par le Metropolitan Museum of Art en janvier 2013. Voir le site La Tribune de l'art [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du musée

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-1 [lire en ligne]
  • Antoine Schnapper et Arlette Sérullaz, David, Paris, RMN, 1989, n°76, p. 178