Roy Lichtenstein

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Roy Lichtenstein

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Roy Lichtenstein (1967)

Nom de naissance Roy Fox Lichtenstein
Naissance 27 octobre 1923
New York, NY (États-Unis)
Décès 29 septembre 1997 (à 73 ans)
New York, NY
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Activités Artiste-peintre
Formation Université d'État de l'Ohio
Mouvement artistique Pop art

Roy Fox Lichtenstein, né le 27 octobre 1923 à Manhattan (New York)[1] et mort le 29 septembre 1997 à Manhattan, est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » (bandes-dessinées). Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible ».

Les débuts[modifier | modifier le code]

Roy est né le 27 octobre 1923 au Flower Hospital de Manhattan[1], d'une famille juive aisée de la classe moyenne supérieure new-yorkaise. Sa mère, Beatrice, une pianiste douée, née à la Nouvelle-Orléans, était femme au foyer. Son père Milton, né en 1893 à Brooklyn, était agent immobilier[1].

Il fréquente l'école publique jusqu'à l'âge de douze ans, puis entre à la Franklin School for Boys de Manhattan pour y suivre des études secondaires. Son école ne propose pas de cours d'art et c'est pendant ses loisirs qu'il commence à s'intéresser à l'art et au design. Fan inconditionnel de jazz, il assiste souvent aux concerts donnés à l'Apollo Theater de Harlem, où il fait le portrait des musiciens pendant leurs performances. En 1939, à l'issue de sa dernière année de lycée, il s'inscrit aux cours d'été de la Art Students League of New York, dirigés par le professeur Reginald Marsh (en). En septembre 1940, Lichtenstein quitte New York pour s’inscrire à l’université d'État de l'Ohio (OSU), qui propose des cours en atelier et un diplôme de beaux-arts. Il doit interrompre ses études pendant trois ans pour servir dans l’armée pendant et après la Seconde Guerre mondiale, de 1943 à 1946. Envoyé en Angleterre en décembre 1944, il en profite pour voir des expositions à Londres. Il arrive en France en janvier 1945 et passera avec son unité par la Belgique, l'Allemagne et le Luxembourg. Il continue à peindre et à dessiner durant cette période.

En octobre 1945 il revient à Paris et étudie le français. En décembre, il est rapatrié aux États-Unis où son père est gravement malade. Celui-ci meurt début janvier 1946 et Roy est alors libéré de ses obligations militaires et bénéficie de la G.I. Bill, qui finance ses études universitaires. Il reprend ses études à l'Université de l'Ohio. Il est généralement admis que l’un de ses professeurs de l’époque, Hoyt L. Sherman, a exercé une grande influence sur son œuvre future (ainsi, Lichtenstein a baptisé Hoyt L. Sherman Studio Art Center un atelier qu’il a fondé au sein de l’OSU en 1995).

Le 12 juin 1949 il se marie avec Isabel Wilson. La même année, après avoir obtenu son diplôme, Lichtenstein est engagé comme professeur, poste qu’il occupera épisodiquement pendant dix ans. La première exposition à lui être exclusivement consacrée a lieu au Canada en 1951.

Il déménage à Cleveland en 1951, où il habite pendant six ans, mais il se rend encore fréquemment à New York. Entre deux périodes de production artistique, il exerce alors des métiers variés, de dessinateur à décorateur de vitrines. À cette époque, son travail oscille entre cubisme et expressionnisme. En 1954 naît son premier fils, David Hoyt Lichtenstein, puis son deuxième, Mitchell Lichtenstein, en 1956.

En 1957, il déménage dans le nord de l'État de New York où il recommence à enseigner à l’université d’État de New York à Oswego. C’est à cette époque qu’il s'intéresse à l’expressionnisme abstrait, style qu’il a mis du temps à apprécier.

Vers la célébrité[modifier | modifier le code]

Brushstroke (1996), sculpture de Roy Lichtenstein, au musée Reina Sofía de Madrid.
Barcelona Head, (1991-1992), sculpture, Barcelone.

En 1960, il commence à enseigner à l’Université Rutgers, dans le New Jersey où il s'installe, il y est très influencé par Allan Kaprow, qui y enseigne lui aussi. C’est dans cet environnement qu’il s’intéresse à nouveau à l’imagerie proto-pop. En 1961, il fait ses premiers tableaux pop en reprenant des images de dessins animés et avec des techniques inspirées par l’aspect qu’ont les publicités commerciales. Cette phase, pendant laquelle il réutilise l’imagerie commerciale suggérant le consumérisme et le fait-maison. dure jusqu’en 1965.

Sa première œuvre de grande taille représentant un personnage aux contours soulignés et utilisant les points de trame est Look Mickey (1961, National Gallery of Art, Washington, D.C.), qui résulte d’un défi lancé par un de ses fils qui feuilletait un album de Mickey et aurait dit ; « Je parie que tu n'es pas capable de peindre aussi bien que ça, hein, papa? » La même année, il réalise six autres tableaux mettant en scène des personnages d’emballages de chewing gums et de comics[2]. En 1961, Leo Castelli commence à exposer ses œuvres dans sa galerie à New York, et Lichtenstein a droit à sa première exposition individuelle en 1962. Tous les tableaux sont achetés par des collectionneurs influents avant même qu’elle ne soit inaugurée[3]. Castelli refuse par ailleurs le travail d’un contemporain de Lichtenstein, Andy Warhol. En 1962, Roy commence à utiliser une peinture acrylique qui se dilue à la térébenthine (Magna), et continue à utiliser l'huile pour les points de trame.

En 1963, Lichtenstein demande un congé de son poste au Douglass College de Rutgers. Lui et sa femme Isabel se séparent et il se réinstalle à New York pour être au cœur de la scène artistique. Ces œuvres font l'objet de nombreuses expositions et il commence à être très connu, non seulement aux États-Unis mais dans le monde entier. Il commence une série de toiles inspirée de bandes dessinées de DC Comics comme Girls’ Romances et Secret Hearts (dont fait partie une de ses toiles les plus célèbres, Drowning Girl, inspirée de Run for Love! - MoMA, New York[4]). Les traits sont épais, les couleurs franches et Roy met au point une technique de masque pour produire les points de trame qui font sa « marque » de façon presque mécanique et engage un assistant pour ce faire.

Lichtenstein ne se prendra jamais vraiment au sérieux, il dit ; « Je pense que mon travail est différent de la bande dessinée, mais je n'appellerais pas ça une « transformation » ; quoi qu'il signifie, je ne pense pas que ce soit important pour l'art »[5]. Quand ses premières œuvres sont présentées, nombreux sont les critiques d'art qui contestent l'originalité de son travail. Lichtenstein répond « Plus mon travail est fidèle à l'original, plus il est critique et lourd de sens »

Sa toile la plus célèbre est peut-être Whaam! (1963, Tate Modern, Londres), inspirée d'une BD de DC Comics, All-American Men of War. La peinture de grande taille (1,7 m × 4 m) présente un avion de combat tirant une roquette sur un avion ennemi, dans une explosion jaune et rouge marquée par l'onomatopée « Whaam! ».

En 1968, il peint Châssis, qui représente l'arrière du tableau lui-même, début d'une série.

En 1973, Lichtenstein commence une série de natures mortes en trompe-l'œil de style cubiste, puis à l'automne, il commence la série Artist’s Studio, des compositions dans lesquelles il incorpore des éléments de son travail passé des années 1960. Artist's Studio, Look Mickey (1973, Walker Art Center, Minneapolis)[6] en est l'exemple le plus notable, avec un rappel de cinq de ses œuvres.

Roy Lichtenstein a aussi créé des sculptures, en métal et en plastique, dont quelques-unes sont installées sur la voie publique comme Lamp (1978, St. Marys, Géorgie)[7] ou Barcelona Head, une sculpture inspirée par Gaudí[8], réalisée pour les Jeux olympiques d'été de 1992 de Barcelone.

En 1989, sa toile Torpedo...Los! est vendue par Christie's pour 5,5 millions de dollars, un record à l'époque pour un artiste vivant.

En 1996, Lichtenstein crée le logo de DreamWorks Records et un logo pour Pro-Choice[1].

Il meurt à la suite d'une pneumonie en 1997 au New York University Medical Center. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1923 : Ten Dollar Bill, collection privée.
  • 1961 :
  • 1962 :
    • Takka-Takka, au Musée Ludwig, à Cologne.
    • Eddie Diptych, collection privée.
    • Art, collection privée.
    • Masterpiece, huile sur toile, 137,2 x 137,2 cm, collection privée.
  • 1963 :
  • 1964 : As I Opened Fire, triptyque, au Stedelijk Museum, à Amsterdam.
  • 1965 :
  • 1966 : Yellow and Green Brushstrokes, au Museum für Moderne Kunst, à Francfort-sur-le-Main.
  • 1968 : Study for Preparedness, au Musée Ludwig, à Cologne.
  • 1969 : Red Barn II, au Musée Ludwig, à Cologne.
  • 1972 : Still Life with Goldfish, (Nature morte aux poissons rouges), huile et magna sur toile, 132,1 x 106,7 cm, collection particulière.
  • 1973 :
    • Trompe l'œil with Léger Head and Paintbrush, collection privée.
    • Artist's studio, Look Mickey (Atelier d'artiste, regarde, Mickey), huile et magna sur toile 243,8 cm x 325,10 cm, Walker Art Center, Minneapolis.
  • 1980 : Landscape with Figures and Rainbow, au Musée Ludwig, à Cologne.
  • 1996 : Landscape with Philosopher (Paysage avec philosophe), huile et magna sur toile, 264,2 x 121,3 cm, collection particulière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Roy Lichtenstein Chronology - The Roy Lichtenstein Foundation
  2. Lobel, Michael (2002). Image Duplicator, p. 33
  3. Clare Bell. The Roy Lichtenstein Foundation - Chronology
  4. (en) Roy Lichtenstein. Drowning Girl. 1963 - MoMA
  5. John Coplans, Roy Lichtenstein,‎ 1972, p. 54
  6. (en) Artist's Studio No. 1 (Look Mickey) - Walker Art Center
  7. Sculpture Lamp - The Roy Lichtenstein Foundation
  8. (en) Barcelona Head by Roy Lichtenstein - Mary Ann Sullivan, Bluffton University
  9. Catalogue de l'exposition Roy Lichtenstein au Centre Pompidou, 3 juillet - 4 novembre 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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