Henri Fantin-Latour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fantin et Latour.

Henri Fantin-Latour

Description de cette image, également commentée ci-après

Autoportrait (1861)

Nom de naissance Ignace Henri Jean Théodore Fantin-Latour
Naissance
Grenoble, France
Décès (à 68 ans)
Buré, France
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre, lithographe
Autoportrait (1859), musée de Grenoble
Autoportrait (vers 1860), musée du Louvre, Paris

Ignace Henri Jean Théodore Fantin-Latour, connu comme Henri Fantin-Latour, né à Grenoble le et mort à Buré le (à 68 ans), est un peintre réaliste et intimiste, et lithographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Grenoble, il étudie avec son père Théodore Fantin-Latour (1805-1872), artiste, puis avec Horace Lecoq de Boisbaudran à la Petite École de dessin de Paris. Il entre à l'École des beaux-arts en 1854 et participe à l'éphémère expérience de Gustave Courbet en 1859. Il épouse la peintre Victoria Dubourg en 1876. Il passe ensuite ses étés dans la résidence de la famille de sa femme à Buré en Basse-Normandie.

Membre du groupe dit « de 1863 », puis du Cénacle des Batignolles d'où surgira l'Impressionnisme, il est un peu, remarquait Gustave Kahn, le chaînon qui unit les peintres d'aujourd'hui à la peinture romantique[1]. « On éprouvait toujours en l'abordant un petit sentiment de frayeur, à cause de ces façons rudes que les artistes de sa génération affectaient souvent comme inséparables d'une noble indépendance », dira Blanche, un ami peintre de la génération suivante[2].

Fantin rénove le portrait collectif avec de grands tableaux-manifestes : Hommage à Delacroix, 1864; Le Toast, hommage aux peintres réalistes 1865, fragment à la Freer Callery, Washington; L'Atelier des Batignolles, hommage à Manet; Un coin de table, hommage aux jeunes poètes parnassiens, 1872, dont Verlaine et Rimbaud ; Autour du piano, hommage aux musiciens et musicologues 1885. Ses natures mortes, fleurs ou fruits, ont souvent trouvé acquéreur ; ses scènes d'intérieur sont réalisées dans une gamme quasi monochrome de gris et de brun. C'est son ami Whistler qui a attiré en Angleterre l'attention sur Fantin, à une époque où la peinture impressionniste française était peu appréciée dans ce pays. Il l'a ainsi mis en relation avec son beau-frère Francis Seymour Haden et avec le graveur Edwin Edwards. Passionné de musique Berlioz, Schumann, Wagner, Fantin cherche à la transcrire par des peintures fluides exécutées en longues touches, Trois filles du Rhin, 1876, et lui consacre la plupart de ses lithographies. Ses portraits de sa femme Victoria Dubourg, ou de ses amis, Manet, Verlaine, ont un réalisme harmonieux et incisif.

Il est enterré au cimetière du Montparnasse.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Natures mortes[modifier | modifier le code]

Fleurs[modifier | modifier le code]

Portraits de groupe[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

Peintures allégoriques[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

France

Royaume-Uni

États-Unis

Autres

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fantin-Latour. Catalogue d'exposition. Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1982.
  • Léonce Bénédite: Catalogue des lithographies originales de Henri Fantin-Latour Exposition périodiques d'estampes, troisième exposition (1er juin 1899) Musée national du Luxembourg 1899
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 5, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 270003015x), p. 294-296
  • Adolphe Jullien, Richard Wagner, sa vie et ses œuvres, ouvrage orné de quatorze lithographies originales par M. Fantin-Latour, de quinze portraits de Richard Wagner et de quatre eaux-fortes et de 120 gravures, scènes d'opéras, caricatures, vues de théâtres, autographes, etc., Librairie de l'Art, 1886 ; livre sur IA
  • Gustave Kahn, Fantin-Latour, Paris, Rieder,‎ 1926, 63 p. + 40 f. de pl. p.
  • Roger Marx, « L'atelier de Fantin-Latour », dans Roger Marx, Maîtres d'hier et d'aujourd'hui, Paris, Calmann Lévy,‎ 1914 (lire en ligne)
  • Maurice Wantellet, Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, Grenoble, édité par l'auteur,‎ 1987, 269 p. (ISBN 2-950223-0-7)
  • Jacques-Émile Blanche, « Fantin-Latour », Revue de Paris,‎ juin 1906 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]