Angelica Kauffmann

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Angelica Kauffmann

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Autoportrait (1785), Nouvelle Pinacothèque de Munich.

Naissance 30 octobre 1741
Coire, Suisse
Décès 5 novembre 1807
Rome (États pontificaux)
Nationalité suisse
Activités Peintre
Mouvement artistique Néoclassicisme

Angelica Kauffmann, née le 30 octobre 1741 à Coire (canton des Grisons, Suisse) et morte le 5 novembre 1807 à Rome, est l'une des femmes peintres et portraitistes les plus fameuses du XVIIIe siècle.

Son style est à mi-chemin entre classicisme et Empfindsamkeit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Autoportrait supposé, mais contesté (entre 1780 et 1785), 76,5 x 63 cm, musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.

Fille d'un peintre autrichien installé à Coire, nommé Johann Joseph Kauffmann, qui à l'époque était peintre de la cour de l'évêque de Coire, elle s'exerça fort jeune à la peinture.

En 1752, sa famille s'installa à Côme, où le père devint peintre du comte de Salis, d'une noble famille d'origine suisse. Elle développa ses talents d'enfant prodige et apprit son art au bord du lac de Côme et à Milan, où elle se spécialisa dans les portraits et s'instruisit en musique. C'est son père qui se chargeait de son éducation et sa mère de l'allemand et de l'italien et plus tard du français. Elle peignit son premier autoportrait en 1753, à l'âge de douze ans. De 1754 à 1757, la famille voyagea en Italie et la famille s'arrêta à Milan chez un gouverneur-général autrichien (Milan appartenait alors à l'Empire d'Autriche) et au palais du duc de Modène d'Este.

Lorsque sa mère mourut à Milan en 1757[1], la jeune fille s'installa au pays natal de son père dans la Forêt de Brégence, près de Schwarzenberg. C'est son père qui décora tout l'intérieur de l'église, endommagée après un incendie. De cette époque datent plusieurs tableaux de jeunesse de la jeune fille et c'est elle également que son père chargea de peindre à l'église les personnages des apôtres, d'après Piazzetta. C'est son unique travail de fresque. Une fois cette tâche accomplie, Angelica Kauffmann partit entre 1757 et 1759 pour Meersburg et Tettnang, afin entre autres portraits de faire ceux du prince-évêque de Constance, le cardinal von Rodt, et des membres de la famille du comte de Montfort. Elle retourna en Italie avec son père en 1760, afin de mieux étudier les antiques et l'art de la Renaissance. Ils vinrent à Milan, Modène et Parme, et le 9 juin 1762 arrivèrent à Florence. Le 5 octobre 1762, elle fut nommée à Bologne membre d'honneur de l'Accademia Clementina di Bologna et, cinq jours, plus tard, obtint le diplôme de l'Accademia di Disegno. De janvier 1763 à 1766, le père et sa fille se fixèrent à Rome. Elle y fit de nombreux portraits dont celui du fameux Winckelmann qui habitaient alors à Rome. Entretemps, elle fit un voyage à Naples et à Ischia entre le 6 juillet 1763 et le 12 avril 1764. Elle fit plusieurs copies au Palazzo Capodimonte et remercia le roi de Naples, encore enfant, par un portrait. Elle fut lancée à Naples par les nombreux Anglais qui s'y trouvaient. Elle fit le portrait de l'acteur David Garrick en séjour à Naples qui fut tellement satisfait du tableau qu'il permit au père d'Angelica Kauffmann de l'envoyer à Londres à l'exposition de la Society of Artists. Ce tableau fit le début de sa renommée à Londres.

Le 5 mai 1765, Angelica Kauffmann fut acceptée comme membre de l'Accademia di San Luca de Rome. Le 1er juillet 1765, elle se rendit à Venise en passant par Bologne.

C'est à l'invitation de Lady Wentworth que son père et elle se rendirent à Londres, où ils arrivèrent le 22 juin 1766, et disposèrent d'un appartement donnant sur la Suffolk Street à Charing Cross. Elle rendit visite à Reynolds à son atelier le 30 juin suivant. Les deux artistes se firent mutuellement leurs portraits par la suite. Elle acquit une grande réputation, mais elle eut le malheur de se laisser abuser par un intrigant suédois qui prenait le titre de comte de Horn, et qu'elle épousa. Il s'enfuit quelques mois plus tard avec la fortune de sa femme. Le mariage fut invalidé par un jugement de l'Église anglicane du 10 février 1768.

Elle fut un des membres fondateurs de la Royal Academy en 1768[2].

Elle épousa en juillet 1781 (à Londres) le peintre vénitien Antonio Zucchi (1726-1795) qui, comme elle, avait connu le succès en Angleterre avant de se retirer dans les États pontificaux. Elle repassa après son mariage à Schwarzenberg, dans les Flandres, à Padoue, à Vérone et à Venise et mit le sceau en Italie à sa réputation par plusieurs ouvrages très remarqués. Son père meurt en janvier 1782.

En novembre 1782, Angelica Kauffmann et son mari achètent un atelier à Rome près de la Trinité-des-Monts. L'ancienne maison du peintre Raphaël Mengs au 72 de la Via Sistina devient le lieu de rencontre des artistes de la Ville éternelle et également celui de leurs commanditaires issus de la haute aristocratie. L'empereur Joseph II est venu en invité d'honneur, ainsi que le prince héritier de Bavière, la duchesse de Saxe-Weimar (l'un des esprits les plus éclairés de son temps), Goethe (en 1787), ou encore Herder (en 1788 et 1789). Ce dernier qualifie Angelica Kauffmann de « femme la plus cultivée d'Europe. » Une amitié étroite la lie jusqu'à la mort avec Johann Friedrich Reiffenstein (1719-1793), acheteur d'art pour les grands collectionneurs.

C'est en 1792 qu'elle peint un autoportrait magistral où elle se représente à la croisée des chemins entre la Musique et la Peinture. Cette œuvre se trouve aujourd'hui au musée Pouchkine de Moscou. Son mari Antonio Zucchi meurt en 1795 et ensuite elle vit retirée, peignant de plus en plus de toiles à sujets religieux. Gravement malade depuis 1802, elle meurt le 5 novembre 1807.

Elle est enterrée à l'église Sant'Andrea delle Frate.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

La Beauté guidée par la Prudence et couronnée par la Perfection (1780), musée d'art d'Estonie.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Retrospektive Angelika Kauffmann (270 works, c. 450 ill. ), Düsseldorf, Kunstmuseum (Nov. 15th 1998 - Jan. 24th 1999); München, Haus der Kunst (Febr. 5th - April 18th 1999); Chur, Bündner Kunstmuseum (May 8th - July 11th 1999)

Sources[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bettina Baumgärtel (ed.): Retrospective Angelika Kauffmann, Exh. Cat. Dusseldorf, Kunstmuseum; Munich, Haus der Kunst, Chur, Bündner Kunstmuseum, Ostfildern, Hatje 1998, ISBN 3-7757-0756-5.
  • Angelica Kauffman Research Project: Forthcoming catalogue raisonné by Bettina Baumgärtel.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]