Antonio Pollaiuolo

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Portrait de jeune femme, 1470
Gemaldegalerie, Berlin
Hercule et l'Hydre, 1470
Musée des Offices

Antonio Pollaiolo (Florence, 17 janvier 1431 - Rome, 4 février 1496)[1] ou Antonio del Pollaiolo, aussi connu sous les noms de Antonio di Jacopo Pollaiuolo ou Antonio Pollaiolo[2], né Antonio Benci, est un peintre, sculpteur, graveur et orfèvre italien de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antonio Pollaiuolo formé comme orfèvre avec Lorenzo Ghiberti, se consacra ensuite à la sculpture avec Donatello, apprend la peinture avec Paolo Ucello, et, dans une moindre mesure, se consacra à l'architecture. C'est aussi un graveur italien.

En 1457, il reçut avec Miliano Dei et Betto Betti, la commande de La Croix d'argent pour le baptistère Saint-Jean.

Trois ans plus tard, en collaboration avec son frère Piero Pollaiuolo, il peignit les trois toiles des Travaux d'Hercule pour le palais médicéen de Via Larga, trilogie monumentale aujourd'hui disparue.

À la tête d'un atelier d'orfèvre actif et affirmé, situé via Vacchereccia, il réalisait en même temps de nombreuses peintures, utilisant parfois l'aide de son frère qui était moins apprécié que lui de son temps[3]. Leurs travaux montrent à la fois leur intérêt pour les influences classiques et pour l'anatomie et ils pratiquent la dissection pour accroître leurs connaissances et acquérir une représentation réaliste du mouvement, de la lutte et de la tension.

Toujours pour le baptistère florentin, entre 1466 et 1483, il a exécuté vingt-sept dessins de broderies pour le parement de saint Jean.

Enfin vers 1484, il fut appelé à Rome pour réaliser le Monument funéraire d'Innocent VIII auquel il travailla durant les dernières années de sa vie[4].

Il est enterré près de son frère Piero, dans la Basilique Saint Pierre aux Liens.

Œuvres[modifier | modifier le code]

En collaboration avec Piero Pollaiuolo[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aldo Galli, Les Pollaiolo, Éditions 5 Continents (2005) (ISBN 88-7439-148-X)
  • (en) L. D. Ettlinger, Antonio and Pietro Pollaiuolo, Phaidon, Oxford, 1978, 183 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lieu de naissance et de mort identiques à ceux de son frère Piero.
  2. Son nom, comme celui de son frère Piero, est dû au métier de leur père, vendeur de poulets (pollo signifie « poulet » en italien).
  3. Anne Teffo, Toscane, Ombrie, Marches, p. 149 Lire en ligne
  4. Nicoletta Pons, « Notices biographiques », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires,‎ 2000, p. 662
  5. Manuel Magnard première S/L/ES Programme 2011 page 80
  6. Stefano Zuffi, Le Portrait, Gallimard,‎ 2001 (ISBN 2-07-011700-6), p.34
  7. San Vincenzo, San Giacomo, Sant'Eustachio (Pala del Cardinale del Portogallo) inventaire 1890, no 1617 du site officiel des Offices
  8. Erika Langmuir, National Gallery : Le Guide, Flammarion,‎ 1997 (ISBN 2-08-012451-X), p. 85

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Giorgio Vasari le cite et décrit sa biographie dans Le Vite :
et les nomme Piero e Antonio Pollaiuoli, page ?? - édition 1568
072 le vite, antonio pollaiuolo.jpg

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