Rennes-le-Château
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| Rennes-le-Château | ||
Tour Magdala |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Aude | |
| Arrondissement | Limoux | |
| Canton | Couiza | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Couiza | |
| Maire Mandat |
Alexandre Painco 2008-2014 |
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| Code postal | 11190 | |
| Code commune | 11309 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
82 hab. (2009) | |
| Densité | 5,5 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 435 m (min. : 272 m) (max. : 568 m) | |
| Superficie | 14,95 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Rennes-le-Château (Rènnas del Castèl en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.
Rennes-le-Château a notamment été rendu célèbre par l'un de ses curés, l'abbé Saunière, qui y aurait trouvé un trésor en 1885.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Rennes-le-Château est situé dans le sud du département de l'Aude à quelques kilomètres de Couiza. Le village est juché sur un piton rocheux dominant la région naturelle du Razès, ancien comté rattaché au comté de Carcassonne.
Communes limitrophes [modifier]
Protohistoire [modifier]
Les origines de Rennes ne sont pas précisément connues mais alimentent depuis longtemps bien des phantasmes et des spéculations pour le moins hasardeuses, à commencer par celles formulées par l'érudit couizanais Louis Fédié, auteur d'une très populaire Histoire du Razès à la fin du XIXe siècle, dont les nombreuses élucubrations fantaisistes ont malheureusement été depuis largement diffusées et amplifiées par toutes sortes de charlatans, illuminés ou intéressés, attirés par la forte médiatisation et la fascination exercée par le "Mystère de Rennes-le-Château".
L'absence de véritable programme d'étude archéologique sur le site même n'autorise à formuler aucune conclusion. Il ne fait toutefois aucun doute que le plateau occupé par le village a fait l'objet d'une occupation importante à la fin du Néolithique, ainsi que le démontre la découverte de plusieurs stations chasséennes (4200-3500 av. J.-C). Quand à l'oppidum de Rennes, tout porte à croire que sa fondation remonterait au début de l'âge du Fer (VIIIe-VIIe siècle avant J.-C). Il est possible que ce soit la tribu celte des Volques Tectosages, dont le foyer se situe dans le Toulousain, qui soit à l'origine de sa fondation, qui lui donna le nom de Redae et en fit la capitale politique du territoire qui devait devenir le pagus Redensis ou Pays de Razès. Plusieurs facteurs ont vraisemblablement déterminé l'implantation d'une agglomération protohistorique sur ce site, à commencer par son emplacement géographique remarquable contrôlant l'important carrefour naturel formé par la confluence de l'Aude et de la Sals, sa position de belvédère offrant un panorama découvert sur 360 ° et la présence d'importants gisements métallifères (cuivre et fer) dans les proches environs (Cardou, Blanchefort) et, sans doute aussi, par l'exploitation des sources salées de la Sals. Comme la plupart des oppida, le site a également été choisi en raison de critères topographiques : hauteur sommitale relativement plane pourvue de défenses naturelles.
Moyen Âge [modifier]
Le rôle politique de la cité de Redae à l'époque de Charlemagne est attesté par un poème de l’évêque d’Orléans Théodulfe, issu d'une famille de l'aristocratie gothique. En 798, ce dernier fut envoyé en Septimanie par Charlemagne comme missus dominicus avec Leydrade, futur archevêque de Lyon, cite ce bourg parmi les chefs-lieux des pagi audois (Paranaensis ad judices. Pat. Lat., t. CV, col. 286 : Mox sedes Narbona tuas urbemque decoram ...Inde revisentes te Carcassona Redasque Moenibus inferimus nos cito Narbo tuis). Rennes n'était toutefois qu'une modeste agglomération dont l'importance relevait essentiellement de sa situation stratégique.
Au IXe siècle, le comté est divisé au profit de puissances locales.
En 1062, le comté de Rhedae ou Razès est réuni à celui de Carcassonne. Mais le système féodal, avec ses suzerains et ses vassaux vont générer de nombreux conflits privés armés entre les seigneurs locaux. Rhedae et le comté du Razès vont être convoités et disputés de manière violente et sans ménagement entre achats, ventes, luttes, successions, et trahisons.
En 1170, Rhedae appartient au comté de Carcassonne, mais le roi d'Aragon qui revendique le Razès, lance une offensive et détruit en partie la ville et ses fortifications.
En 1207, la croisade contre les Albigeois débute et Rhédae, au cœur du pays Cathare, voit la région s'embraser. C'est à cette époque que Simon de Montfort prend et détruit le château de Coustaussa, mais ne semble pas s’intéresser à Rhédae. Les vainqueurs de la croisade se partagent les domaines des seigneurs vaincus et le comté du Razès est attribué en partie à Pierre de Voisins.
En 1293, Pierre II de Voisins, va remettre en état les fortifications de Rhédae, la ville compte quelques centaines d'habitants et reste encore de taille importante pour l'époque. Commence alors une période de prospérité. La ville se développe, le commerce et la population augmentent.
La famille De Voisins restera maître de Rhédae jusqu'en 1362.
En 1362, Henri de Trastamare : Henri II de Castille, à la tête d'une bande de pillards surnommés les routiers aragonais, ravage et pille le Razès. Les pillards mettent le siège devant Rhèdae, qu'ils prennent et détruisent ne laissant derrière eux que des ruines. C'est à cette date que la ville disparait. Sur le plateau, seules restent quelques bâtisses épargnées et la structure du château qui a résisté à la destruction. La ville ne retrouvera jamais son importance et, dépourvu de fortifications, le lieu va laisser place à un village.
Le comté de Razès passe en 1422 à la maison d'Hautpoul, originaire d'Aussillon près de Mazamet, par le mariage de Pierre-Raymond d'Hautpoul avec Blanche de Castille, fille de Jeanne de Voisins, descendante de Pierre II de Voisins à qui le Razès avait été inféodé en 1230[1].
Époque moderne et contemporaine [modifier]
François d'Hautpoul (1689-1753) releva le titre de marquis de Blanchefort tombé en désuétude, que lui apporta en dot son épouse Marie de Nègre d'Ables (1714-1781), dame de Niort, de Roquefeuil et de Blanchefort.
L'abbé Saunière arrive au village de Rennes-le-Château en 1885. Le village est pauvre, isolé, et ne compte que 200 habitants. L'église est délabrée, la toiture est percée, la pluie a fait des ravages à l'intérieur et le presbytère est invivable.
En 1886, suite à de nombreux dons, l'abbé entame une série de rénovations les plus urgentes dont la toiture de l'église du village afin de ne plus être incommodé par les intempéries lors des offices.
En 1887, il décide le remplacement de l'autel. Lorsque les ouvriers déplacent la pierre de l'autel très ancienne, ils découvrent une cache sur l'un des piliers contenant des rouleaux de bois scellés à la cire, qui contiennent des parchemins. L'ensemble est remis au curé, qui va tenter de les déchiffrer. Il existe quelques variantes concernant cette découverte, pour certains ces parchemins sont découverts dans la cache d'un balustre en bois, pour d'autres dans un des deux piliers de l'autel. Il y avait deux piliers : un de pierre brut, et le second gravé de symboles mérovingiens ou carolingiens. C'est dans ce dernier que les parchemins auraient été découverts. Ce pilier peut être admiré au musée du village. Pour ce qui concerne les parchemins la mairie réclama des copies, que l'abbé leur transmis. Personne ne sait aujourd'hui, ou n'a la preuve de ce que contenaient concrètement ces parchemins.
Peu après cette découverte, l'abbé Saunière veut changer le dallage de l'église et surtout celui devant l'autel. Les ouvriers soulèvent la dalle principale et découvrent sur la face contre le sol un bas-relief magnifique représentant des chevaliers : c'est la dalle des chevaliers. En dessous de cette dalle, une cavité est mise à jour. Les ouvriers remarquent alors des pièces de monnaies "en or?" dans un récipient. Le prêtre les congédie immédiatement, invoquant que ce ne sont que des médailles de Lourdes sans valeur et qu'ils doivent se restaurer pour reprendre les travaux dans l’après midi. Lorsque les ouvriers reviennent, Béranger leur stipule qu'il n'a plus besoin d'eux. Le curé restera enfermé dans son église toute la journée et les jours suivants.
L'attitude de l'abbé change, il entreprit seul les excavations de l'église. Il s'absenta de nombreux mois, la version officielle serait : un voyage à Paris, financé par l’évêque Monseigneur Billard, dans le but de traduire les parchemins.
A son retour, l'abbé Saunière a une attitude toujours étrange. Les villageois le voient partir tôt le matin avec une hotte sur le dos vide et revenir le soir chargé de cailloux. De plus, certains le voient fouiller tard la nuit dans le cimetière, déplaçant des pierres tombales, et s'acharnant à effacer certains épitaphes dont celle de Marie de Negri d’Able épouse de François d'Hautpoul dernier seigneur de Rennes le Château. Une plainte est même déposée par la mairie.
En 1891, dans les carnets personnels de l'abbé Saunière est écrit "découverte d'un tombeau". C'est durant cette même année qu'il commence les aménagements extérieurs de l’église en dessinant lui-même le parc que l'on peut encore découvrir aujourd'hui malgré les nombreuses destructions qu'il a subies.
Il construit aussi la villa Béthanie, la Tour Magdala, une galerie, une tour de verre et des jardins. Une rumeur court sur la découverte d'un trésor par l'abbé Saunière. Depuis, et en particulier après la publication du roman Da Vinci Code, qui reprend des éléments de la rumeur de Rennes-le-Château, le village voit le passage fréquent de curieux ou de soi-disant « spécialistes » qui tentent de percer le mystère de l'abbé. La municipalité a d'ailleurs été contrainte de prendre un arrêté dans les années 1960, interdisant les fouilles sur son territoire.
En mars 1981, alors candidat à l’élection présidentielle, François Mitterrand visite le village dont la tour et l’église[2]
Mystères et énigmes [modifier]
Le mystère de Rennes est avant tout la recherche d'une explication sur les revenus considérables de l'abbé Saunière, qui lui ont permis de mener la grande vie et de financer tous les travaux sur son domaine.
Depuis le décès de l'abbé Saunière, les rumeurs concernant la découverte d'un trésor par l'abbé persistent dans le village et les environs. En 1946, Noel Corbu achète le domaine en viager à Marie Denarnaud, et le transforme en restaurant. Pour faire venir les clients, il va alors raconter l'aventure de l'abbé Saunière, ses travaux et surtout l'origine inconnue des ressources financières pour un pauvre curé de campagne. Une évidence déjà tenace depuis de nombreuses décennies mène à la conclusion suivante : celle de la découverte d'un trésor.
En mai 1961, la télévision s'intéresse au mystère, ce qui va provoquer un afflux de chercheurs de trésors, déjà nombreux sur les lieux.
Gérard De Sède, en 1967, popularise le mystère par son best-seller L'Or de Rennes.
Héraldique [modifier]
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Son blasonnement est : D'azur à la bordure d'or. |
Administration[3] [modifier]
Clercs [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 72 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Patrimoine religieux [modifier]
La petite commune était nantie de deux églises. Une seule est conservée : l'église Sainte-Marie-Madeleine, édifice de style roman remanié, entre autres par l'abbé Saunière qui l'a dotée à la fin du XIXe siècle d'une décoration sulpicienne.
L’association Le cercle du 17 janvier[6] œuvre pour la restauration bénévole des monuments autour de Rennes-le-Château depuis la fin des années 1990. À ce jour, elle a restauré la tombe de l’abbé Antoine Gélis de Coustaussa face à Rennes-le-Château et la tombe du curé Jean Vié de Rennes-les-Bains. Elle a aussi à son actif la remise en place du calvaire Pierre Delmas à Rennes-les-Bains.
Autres [modifier]
Le jeu vidéo Gabriel Knight : Énigme en pays cathare, troisième opus de la série Gabriel Knight, est consacré au mystère de Rennes-le-Château et de l'abbé Saunière. Le jeu se déroule à Rennes-le-Château et ses alentours et reconstitue plusieurs lieux réels de la région.
Galerie Photos [modifier]
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Tombe de Bérenger Saunière à Rennes-le-Château
Références [modifier]
- www.renneslechateau-fr.com
- http://www.rennes-le-chateau.org/pdf/mitterand.pdf
- Source : Évêché de Narbonne via la mairie de Rennes-le-Château
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Le cercle du 17 janvier
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean-Jacques Bedu, Rennes-le-Château, autopsie d'un mythe, éd. Loubatières, 1990.
- Jean-Jacques Bedu, Les sources secrètes du Da Vinci Code, éd. du Rocher, 2005.
- Steve Berry, L'héritage des Templiers, éd. Le Cherche Midi, 2007.
- Germain Blanc-Delmas, Chronique sur Rennes-le-Château.
- Laurent Buchholtzer (Octonovo), Rennes-le-château, une affaire paradoxale, éd. ODS, 2008.
- Jean-Paul Bourre,"L'Elu du Serpent Rouge",Les Belles Lettres,2004.(Roman)
- Arnaud de l'Estoile, Le véritable secret des rois de France, éditions Pardès, 2009.
- collectif, Encyclopédie de Rennes-le-Château, éd. Arqa.
- Frank Daffos, Rennes-le-Château, le puzzle reconstitué, éd. Pégase, 2007.
- Christian Doumergue, Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château, éd. Lacour, 2000
- Christian Doumergue, L'Affaire de Rennes-le-Château, éd. Arqa, 2007.
- Michel Esnault, Tramontane, 2008.
- Jean-Pierre Garcia, Rennes-le-Château, le secret dans l'art ou L'art du secret, éd. Pégase, 2008
- Axel Graisely, Un autre regard sur Rennes-le-Château, éd. Daric, 2006.
- Jean-Pierre Monteils, Nouveaux trésors à Rennes-le-Château, éd. Le treizième arcane, 1974, réédité chez Bélisane en 1998 (épuisé).
- Jean-Pierre Monteils, Les mystères de Rennes-le-Château, éd. du rayon vert, Nice, 1977.
- Jean-Pierre Monteils, Le dossier secret de Rennes-le-Château, éd. P. Belfond, 1981.
- Jean-Pierre Monteils, La rivière au bois dormant : évocation de la vallée de la Sals et de l'ancien comté du Razés, éd. Salicorne, ECLA, Rennes-les-Bains
- Serge Pagenelle, Rennes-le-Château et son histoire.
- Catherine Pierdat, L'Île Sacrée, éd. RDM, Villeurbanne, 2011.
- Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : mon village à l'heure du Da Vinci Code, éd. Sud Ouest, 2006
- Jean-Louis Socquet-Juglard et Jean-Pierre Monteils, Ombres et lumières sur Rennes-le-Château, livre de 168 photos sur l'histoire de l'abbé et le pays de Couiza, éd. ARQA, Marseille, 2011, 170p.
- Jean Broutin. Dans la Main de l'Anonyme. Editions Sud Ouest 2009.
- Jean-Marc Couchet, Ernest Valero, L’Énigme Résolue, des Bergers d'Arcadie au mystère de Rennes-le-Château, éd. Trajectoires, 2009.
