Église du Saint-Sépulcre (Jérusalem)

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Église du Saint-Sépulcre
Basilique du Saint-Sépulcre
Présentation
Culte Catholicisme et orthodoxie
Type Basilique mineure
Début de la construction IVe siècle
Géographie
Pays Drapeau d’Israël Israël
Ville Jérusalem
Coordonnées 31° 46′ 42.5″ N 35° 13′ 47.1″ E / 31.778472, 35.22975 ()31° 46′ 42.5″ Nord 35° 13′ 47.1″ Est / 31.778472, 35.22975 ()  

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Église du Saint-Sépulcre

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Église du Saint-Sépulcre

L’église du Saint-Sépulcre ou basilique du Saint-Sépulcre, également appelée basilique de la Résurrection (en grec : Ναός της Αναστάσεως, Naos tis Anastaseos ; en géorgien : აღდგომის ტაძარი, Agdgomis Tadzari ; en arabe : كنيسة القيامة, Kanīsat al-Qiyāma ; en arménien : Սուրբ Յարութիւն, Sourp Haroutyoun) ou Agia Anastasis (« Sainte Résurrection ») par les chrétiens d'Orient, est une église chrétienne située dans la Vieille ville de Jérusalem. Cette basilique est vénérée par une grande partie des chrétiens qui y vont nombreux en pèlerinage depuis le IVe siècle, dépassant au début du XXIe siècle le million de pèlerins par an sur les 3,5 millions de visiteurs qu'accueille Israël[1]. Il s’agit d'un sanctuaire englobant le lieu de la crucifixion (le Golgotha, ainsi que la grotte où le corps du Christ fut déposé après sa mort (le Saint-Sépulcre ou tombeau de Jésus). Par inférence, c'est là qu'aurait eu lieu la résurrection (Anastasis, en grec « Résurrection »).

Enjeu symbolique fort, l'église accueille les cultes de plusieurs confessions chrétiennes différentes. Toutes ces communautés y sont protégées par le statu quo sur les lieux saints (en). Elle est également un des sièges du patriarcat arménien et orthodoxe de Jérusalem.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site[modifier | modifier le code]

Le monolithe (A) dans la chapelle du Golgotha de l'Église du Saint-Sépulcre.
L'église est désormais à l'intérieur de Jérusalem, dans son quartier chrétien.

L'Église du Saint-Sépulcre est construite sur les lieux présumés du Calvaire, le Mont Golgotha, qui servait de carrière de pierre « malaki » depuis le VIIIe siècle av. J.-C.. Par la suite, au Ier siècle av. J.-C., les cavités d'extraction furent recouvertes de terre et le lieu fut transformé en jardin. Dans le même temps, tout un réseau de grottes sépulcrales fut édifié à l'ouest de la carrière, dans ses parties abandonnées. À 35 m de ce cimetière juif, un gros monolithe calcaire, probablement inutilisable pour la pierre de taille, avait été isolé au milieu des carrières. À l'époque du Christ, ce monolithe était en partie recouvert par les débris des carrières et par la terre apportée naturellement par l'activité érosive, il servait selon la tradition chrétienne de lieu d'exécution[2].

Le Mont Golgotha est initialement à l'extérieur des remparts de Jérusalem construits par le roi Ézéchias à la fin du -VIIIe siècle puis par les Asmonéens dans la deuxième moitié du -IIe siècle mais est finalement à l'intérieur de la cité fortifiée lorsque le troisième rempart est érigé en partie par Agrippa Ier vers 44[3].

Selon la tradition chrétienne, ce site est le lieu de la crucifixion du Christ (le rocher du Calvaire) mais aussi son tombeau qui est d'après les Évangiles fermé par une pierre roulante (4 Mc 16, 4) et est constitué d'un vestibule, d'une chambre funéraire à hauteur d'homme avec un arcosolium surmontant son lit funéraire, ce dernier pouvant avoir à sa tête une sorte de coussinet et à ses pieds un exhaussement (5 Mc 16, 5, 12 Jn 20, 12)[4]. Selon l'évangile selon Matthieu, c'est Joseph d'Arimathie qui aurait offert son propre tombeau pour Jésus (60 Mt 27, 60).

Le souvenir de l'emplacement de la crucifixion et de la tombe aurait été présent dans la communauté chrétienne au IIe siècle, comme le suggère le graffiti retrouvé en 1971 par des archéologues arméniens travaillant sur la chapelle Saint-Vartan et daté de cette époque (la datation n'étant pas précise au siècle près pour être affirmatif) : il représente un navire marchand romain accompagné de l'inscription latine en encre noire Domine ivimus (« Seigneur, nous devons partir »)[5].

Église constantinienne[modifier | modifier le code]

Plan du site au IVe siècle, avec en bleu la basilique de Constantin

Eusèbe de Césarée décrit dans sa Vie de Constantin (Vita Constantini)[6] comment le site du Saint Sépulcre, devenu un lieu de dévotion pour la communauté chrétienne à Jérusalem, fut recouvert par la suite de terre sur laquelle on édifia un temple païen dédié à la triade Capitoline (la statue de Vénus étant à l'emplacement du calvaire) et celle de Jupiter à l'emplacement du lieu de la résurrection du Christ). Bien qu'Eusèbe de Césarée n’en dise pas beaucoup, il s'agit d’une partie de la Jérusalem reconstruite par Hadrien en 135 et rebaptisée Ælia Capitolina, après la répression de la Révolte juive de 70 et la Révolte de Bar Kokhba de 132-135, l'empereur romain faisant raser jusqu'au roc le site puis le nivelant et le remblayant. Il éleva un forum[7] sur l'emplacement de la tombe de Jésus et érigea à côté un capitole sur le modèle de celui de Rome et dont fait partie le temple de Vénus[8]. Cependant Eusèbe de Césarée ne parle que d’antron (« grotte ») et évoque le tombeau du Christ, c'est-à dire du personnage construit par les dogmes chrétiens et non celui du « Jésus terrestre »[9]. Alors que la quête identitaire des juifs se manifestait par le développement du culte synagogal par les pharisiens, les judéo-chrétiens parallèlement mirent en place la tradition du Golgotha, lieu où Adam est né, a péché et où son corps est enfoui, et lieu de crucifixion du Christ, le Nouvel Adam[10]. Cependant, aucun lieu de culte chrétien, pas même le Golgotha, n'est attesté à Jérusalem avant le IVe siècle[11].

Après les travaux d'arasement d'Hadrien, le souvenir de l'emplacement du Golgotha et du Sépulcre fut perdu, les récits de pèlerinage de Jérusalem qui datent de cette période (tel l'Anonyme de Bordeaux) ne les mentionnant pas[12].

L'empereur Constantin ordonna vers 325/326 que le site antique soit découvert. Selon la tradition, l'évêque Macaire de Jérusalem lui révéla lors du premier concile de Nicée l'emplacement où fut crucifié et enterré le Christ[13]. Eusèbe de Césarée raconte le recouvrement miraculeux du tombeau du Christ lors des excavations[14]. L'empereur put alors confier à l'architecte Zénobie la construction d'un vaste complexe chrétien : bâti sous Constantin et ses successeurs de 330 à 1009 ap. J.C., le premier sanctuaire couvrira alors deux hectares.
Les pèlerins de Bordeaux (Itinerarium Burdigalense) rapportèrent les faits suivants en 333 : « Là, à présent, sur l’ordre de l'empereur Constantin, a été construit une basilique, c'est-à-dire une église de beauté merveilleuse, ayant à ses côtés des réservoirs d’où l’on tire de l’eau et un bassin à l’arrière, où les petits enfants sont baptisés »[15].
Socrate le Scolastique (né vers 380), dans son « Histoire Ecclésiastique », donne une description précise de la découverte (reprise plus tard par Sozomène et par Théodoret). Il souligne le rôle important qu’ont joué les fouilles, la redécouverte de la Vraie Croix par la mère de Constantin, Sainte-Hélène dont l'empereur donna la tâche de construire des églises sur les différents sites qui commémoraient la vie de Jésus-Christ : l'Église du Saint Sépulcre, la basilique de l'Éléona et l'Église de la Nativité à Bethléem. Elle fit aussi construire une église à l'entrée d'Hébron[16].

Le complexe de Constantin se déployait sur une longueur de 138 mètres et une largeur variant de 38 à 45 mètres. Il reliait trois églises érigées sur les trois différents sites saints, incluant[17] :

  • Une rotonde de 36.5 mètres de diamètre, appelée Anastasis (« la Résurrection »), érigée vers 350, surmontée d'un dôme avec un oculus (son modèle est le Panthéon romain) et dans laquelle se trouvait une grotte (affleurement rocheux quadrangulaire dans lequel fut taillé une chambre sépulcrale) identifiée par Hélène et Macaire de Jérusalem comme étant le lieu de sépulture de Jésus
  • Une grande basilique (le Martyrium avec 5 ailes, visité par la religieuse Égérie vers 380), faisant 56 mètres de longueur sur 40 mètres de largeur
  • Un atrium oriental construit autour du traditionnel rocher du calvaire, entouré de colonnes et s'ouvrant à l'est sur le cardo maximus par trois grands portails, les propylées, qui donnaient sur le forum
Représentation de l'Édicule de Constantin sur une ampoule de pèlerinage.

Après avoir arasé la dénivellation rocheuse dans laquelle la grotte sépulcrale se trouvait, le Tombeau mis ainsi à découvert, fut abrité au centre de la rotonde par une structure appelée Kouvouklion (en grec : chambrette) ou Édicule (ædiculum en latin, petit bâtiment). La rotonde et le Martyrium furent reliés par une cour (appelé parfois le « Saint-Jardin » ou atrium occidental) à ciel ouvert et à double colonnade sur trois côtés qui formait un triportique, englobant en son sein le rocher du Calvaire. Le dôme de la rotonde fut construit vers la fin du IVe siècle[18].

À l'occasion des Tricennalia (trentième anniversaire de règne) de Constantin, la dédicace du Martyrium eut lieu le 13 septembre 335[19] alors que la rotonde n'était pas encore terminée, vu l'énormité du rocher à tailler[20]. Depuis, le pèlerinage vers le symbole ce complexe (l’Hagios Taphos, le « lieu saint ») le plus éminent de la Chrétienté se développa : les itinéraires vers la Terre Sainte constituèrent alors le pèlerinage auquel les occidentaux attachèrent le plus d'importance. La durée d'un pèlerinage de Jérusalem pouvait durer de quelques mois à quelques années, et les innombrables dangers faisait qu'un pèlerin sur deux n'en revenait pas[réf. nécessaire].

Le Concile de Chalcédoine en 451 fit de Jérusalem un patriarcat autonome, confirmant la renommée de cette la province de Palestine qui gagne le nom de Terre sainte[16].

L'église du Saint Sépulcre au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plan de l'église du Saint-Sépulcre tel qu'il existait au moment de l'arrivée des croisés. En examinant ce plan de A en B, il y a des traces de l'abside constantinienne, seuls restes de cette construction primitive. Ce mur absidal est pris aux dépens du rocher, le terrain ayant été déblayé pour faire ressortir le bloc de pierre renfermant le tombeau de Jésus-Christ, en E. Après la destruction de la basilique de Constantin, sous Chosroès II, Modeste s'était contenté de circonscrire l'édifice, en fermant toute la partie antérieure de G en H, de manière à composer une rotonde. Les chapelles I, K, L, M, furent ajoutées plus tard. Sur le Golgotha, en O, avait été élevée une nouvelle chapelle, puis en P une petite basilique à côté de la piscine S, où le bois de la croix avait été trouvé. La partie R était un des restes de la basilique de Constantin.

La splendeur des édifices constantiniens sur le terrain du jardin du Golgotha dura de 335 à 614.

L’édifice fut touché par un incendie en 614 lorsque les troupes Perses de Khosro II, conduites par le Général Romizane (surnommé Schahr-Barâz, le sanglier royal), envahirent Jérusalem et s’emparèrent de la Vraie Croix. Le patriarche d'Alexandrie Eutychès écrit dans ses annales : « L'empereur Chosroes II envoya son général Schahrbaraz…Il détruit les églises de Constantin, celle du Calvaire et celle du Saint Sépulcre et il détruisit une grande partie de la ville ». En 630, l'Empereur Héraclius, ayant vaincu les Perses, marcha triomphalement dans Jérusalem et restitua la Vraie Croix à l'église rebâtie du Saint Sépulcre. La première construction put être réparée parce que les édifices, tout en étant gravement endommagés, étaient cependant restés debout. Le patriarche Modeste réutilisa les matériaux de l’église pour construire un monument moins imposant vers 650, se concentrant surtout sur la Rotonde. Parmi les nouveautés de la restauration de Modeste il convient d'indiquer la couverture du Calvaire par une voûte à croisillons[21].

Le pèlerin chrétien Arculfe a réalisé des schémas à partir de tablettes de cire. Grâce à son travail, on a une description de l’édifice de 680 et un plan[22].

Sous la dynastie abbasside (638-969)[modifier | modifier le code]

En 638 l'arrivée des conquérants arabes n'entraîna pas de modifications particulières dans le sanctuaire.

Sous la domination musulmane elle resta une église chrétienne. Les premières lois Musulmanes protégeaient les différents sites chrétiens de la ville et en particulier le Saint Sépulcre. Elles interdisaient notamment leur destruction et leur utilisation comme lieu d’habitation.

Voici comment Eutychius, patriarche d'Alexandrie, décrit les événements relatifs à la conquête arabe : « Omar ibn al-Khattab et ses généraux partirent de la Syrie vers Jérusalem pour assiéger la Ville. Le Patriarche de Jerusalem Sophronius se rendit auprès d'Omar ibn al-Khattab, lequel accorda sa protection aux habitants de la Ville au terme d'une lettre remise à ce patriarche. Omar ibn al-Khattab garantit la sauvegarde des sites chrétiens et donna ordre à ses hommes de ne pas détruire ces sites ni de les utiliser comme habitations. »

Le récit d'Eutychius rapporte qu'Omar ibn al-Khattab visita l'église de la Résurrection et s'arrêta pour s'asseoir sous son porche; mais, au moment de la prière, il s'éloigna de l'église et fit sa prière en dehors. Il craignait que les générations futures interprètent ce geste, le prenant comme prétexte pour transformer l'église en mosquée. Eutychius ajouta qu'Omar ibn al-Khattab avait écrit un décret interdisant aux musulmans de se réunir en ce lieu pour y prier.

La seconde église fut détruite par un tremblement de terre en 746.

Au début du IXe siècle un violent séisme abîma la coupole de l'Anastasis. Les dommages furent restaurés en 810 par le Patriarche Thomas.

En 841, l'église subit un incendie.

En 935 les chrétiens réussirent à éviter qu'une mosquée ne soit construite en un lieu juxtaposé à la Basilique.

En 938 Nouvel incendie. Le feu s'engouffra dans la Basilique, dans l'aprotique et même dans l'Anastasis.

En 966, en raison d'une défaite des armées musulmanes en Syrie une émeute éclata et fut suivie de représailles. La Basilique fut encore une fois incendiée. Les portes et le toit brûlèrent, le patriarche fut assassiné. Mais tous ces désastres abîmèrent surtout les structures en bois. Les dommages purent être réparés au prix de grands sacrifices de la part de la communauté chrétienne, plongeant cette dernière dans le dénuement.

Sous la dynastie fatimide (969-1099)[modifier | modifier le code]

Lorsque les califes égyptiens Fatimides prirent Jérusalem en 969, la situation des chrétiens devint plus précaire.

Au début du règne de la dynastie fatimide, notamment sous le règne du calife Al-Aziz, on leur donnait encore une assez grande liberté.

Mais le 18 octobre 1009, le bâtiment originel du Saint-Sépulcre fut complètement détruit par le calife Fatimide et chiite Al-Hakim bi-Amr Allah.

L'Édicule, les murs est et ouest ainsi que le toit du tombeau abrité et taillé dans la roche furent détruits ou détériorés (les versions contemporaines varient), mais les murs nord et sud furent heureusement protégés grâce aux débris occasionnés par l’ampleur des dommages.

L'historien arabe Yahia Ibn Sa'id décrit cet événement ainsi :

« Ils s'emparèrent de tous les meubles qui se trouvaient dans l'église et les détruisirent complètement; ils ne laissèrent que ce dont la destruction était très difficile. Ils détruisirent aussi le Calvaire et l'église de Saint Constantin et tout ce qui se trouvait à proximité, et ils tentèrent d'éliminer les vestiges sacrés. Cette destruction commença le Mardi cinquième jour avant la fin du mois de Saffar (15 août 1009). »

Appelé aussi le « calife fou », Al-Hakim bi-Amr Allah persécuta les chrétiens et durant plus de onze années proscrit les pèlerinages ; il fut interdit aux chrétiens de prier dans les ruines. P.J. Vatikiotis explique que cette attitude hostile prise par al-Hâakim pouvait être expliquée par le contexte historique où la vie économique et sociale s’était détériorée (notamment la période critique de 999 à 1005 où une grande famine sévissait). Au milieu de cette situation préoccupante, plusieurs membres de la population étaient extrêmement perturbés par la prospérité croissante des Ahl al-Kitâb (Juifs et Chrétiens) et leur puissance démesurée dans l'État.

La destruction du Saint-Sépulcre provoqua de vives réactions, souvent irrationnelles en Europe. Par exemple, le moine de l'Abbaye de Cluny, Raoul Glaber, accusa les Juifs d’être la cause de ces malheurs. Il en résulta que les Juifs furent chassés de Limoges et de nombreuses autres villes françaises. Finalement, cette destruction est une des causes des croisades à venir et notamment celle dont se sert le pape Urbain II en 1095 pour appeler les chrétiens à libérer le Saint-Sépulcre. Enfin, cette destruction entraîna une vague de construction d'églises du Saint-Sépulcre, sur le modèle de celle de Jérusalem, dans tout l'occident chrétien[23].

Ce ne fut seulement que plusieurs années après que les chrétiens eurent la permission de reconstruire le sanctuaire. Ce fut le résultat d'un traité de paix entre l'empereur byzantin Romain III Argyre et le successeur d'Al-Hakim. Après la mort d'Al-Hakim, les pèlerinages reprirent. On reconstruisit le Saint-Sépulcre et nombre d’églises. Des groupes de pèlerins vinrent régulièrement d’Europe. La reconstruction eut sans doute eu lieu entre 1030 et 1048. Les travaux commencèrent sous le règne de l'empereur Constantin IX Monomaque, du fait de ses bonnes relations avec les Fatimides.

Une série de petites chapelles fut érigée sur le site en 1048, mais suivant des conditions strictes imposées par le califat.

Les architectes de l'Empire, dès leur arrivée à Jérusalem, déterminèrent l'impossibilité de restaurer tout ce qui fut construit par Constantin.

Les architectes byzantins sauvèrent la rotonde au-dessus du Sépulcre mais ils ne reconstruisirent pas l’immense basilique de Constantin le Grand, qui allait du Calvaire à la grande rue du marché. Ils décidèrent de conserver seulement l'Anastasis, en lui adjoignant une grande abside à l'Est et plusieurs chapelles sur le terrain de la place du jardin et au lieu du Martyrium. Une galerie supérieure fut ajoutée dans la rotonde. Les travaux furent achevés entre 1042 et 1048. Au cours de cette reconstruction le Porche oriental, le Martyrium et le Portique du jardin disparurent.

Malgré ces changements, la nouvelle architecture présentait un style artistique de grande qualité. Des mosaïques recouvraient les parois et la coupole. L'Abbé russe Daniel, qui visita Jérusalem à cette époque, en donna une description :

« L'église de la Résurrection est de forme ronde et appuyée sur douze colonnes monolithes et six pilastres. Le pavement est fait de très belles dalles de marbre. Elle a six portes et des tribunes dotées de douze colonnes représentant les saints Prophètes; de belles mosaïques sont sous le plafond et sur les tribunes. »

L'autel est surmonté d'une Icône du Christ. Au-dessus de l'autel majeur, on remarque une mosaïque représentant l'exaltation d'Adam. L'Ascension du Christ est représenté dans l'abside. L'Annonciation sur les deux pilastres voisins de l'autel.

La coupole de l'église n'est pas clôturée par une voûte en pierre, mais par des poutres de bois, entrelacées entre elles. L'église a une ouverture à son sommet. Le Saint Sépulcre est placé sous cette coupole ouverte.

Le voyageur musulman Nasir-I Khusraw décrivit aussi le Saint-Sépulcre en 1047 : « L’église actuelle est une très grande construction qui peut contenir 8 000 personnes. L’édifice est très habilement construit de marbres colorés, avec une ornementation et des sculptures. À l’intérieur, l’église est partout ornée de broderie byzantine travaillée avec de l’or et de tableaux. Et ils ont représenté Jésus – que la paix soit avec lui – qui est parfois montré montant un âne. Il existe aussi des tableaux représentant d’autres prophètes, Abraham, par exemple, et Ismaël et Isaac, et Jacob avec son fils – que la paix soit avec eux tous... Dans l’église on trouve une peinture divisée en deux parties représentant le Ciel et l’Enfer. Une partie montre les sauvés au Paradis, alors que l’autre décrit les damnés en Enfer, avec tout ce qu’il y a là-bas. Assurément il n’existe pas d’autre lieu au monde avec une peinture semblable. Dans l’église sont assis un grand nombre de prêtres et de moines qui lisent l’Évangile et disent des prières, jour et nuit ils sont occupés de cette façon. »[24]

Durant la période croisée (1099-1187)[modifier | modifier le code]

La prise de Jérusalem par les croisés le 15 juillet 1099-Emil Signol, XIXe siècle, Chateau de Versailles,
1. Le Saint-Sépulcre
2. Le Dôme du Rocher
3. Les remparts

La Première Croisade était perçue comme un pèlerinage armé car aucun croisé ne pouvait considérer son voyage complet s’il n’avait pas effectué une prière au Saint-Sépulcre. En effet depuis 1090, les Turcs, qui avaient pris possession des lieux, persécutaient les chrétiens et leur en interdisaient l'accès. Pierre l'Ermite témoin d'actes de barbaries et d'atrocités à l'encontre des pèlerins chrétiens, revint au pays bien décidé à inviter l'Europe à se « croiser » pour rétablir la paix dans ces lieux saints profanés. En 1096 eut lieu la Croisade des « gueux » qui fut un échec. Il fallut attendre l'arrivée des Croisés Chevaliers qui reprirent le site lors de la Première Croisade le 15 juillet 1099. Ils entreprirent ensuite sa reconstruction.

Voici le récit de la prise de Jérusalem par Raymond d'Aguilers, qui, avec les exagérations d'usage dans une chronique de ce genre, témoigne de l'importance du site pour les croisés : « Après la prise de la ville, il était beau de voir la dévotion des pèlerins devant le Sépulcre du Seigneur et de quelle façon se manifestait leur joie en chantant à Dieu un chant nouveau. Et leur cœur offrait à Dieu vainqueur et triomphant des louanges inexprimables en paroles… »[25].

Tombe de Godefroy de Bouillon dans le Saint-Sépulcre

Le chef des croisés, Godefroy de Bouillon, devint le premier monarque latin de Jérusalem mais décida de ne pas utiliser le titre de « roi » durant sa vie, se déclarant simplement : Advocatus Sancti Sepulchri (« Avoué (Protecteur ou Défenseur) du Saint Sépulcre »). Il prit alors le titre de baron. Il ne voulait pas porter une couronne d’or sur le lieu où le Christ avait porté une couronne d’épines. De plus, les clercs estimaient que le Lieu saint appartenait à l’Église et qu’ils devaient constituer une sorte de seigneurie ecclésiastique dont les croisés n'étaient que les défenseurs laïques.

En 1100, Albert d'Aix écrivait à propos de Godefroy de Bouillon lors de la prise de Jérusalem en juin 1099 : « Tandis que tout le peuple chrétien […] faisait un affreux ravage des Sarrasins, le duc Godefroy, s'abstenant de tout massacre, […] dépouilla sa cuirasse et, s'enveloppant d'un vêtement de laine, sortit pieds nus hors des murailles et, suivant l'enceinte extérieure de la ville en toute humilité, rentrant ensuite par la porte qui fait face à la montagne des Oliviers, il alla se présenter devant le sépulcre de notre seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu vivant, versant des larmes, prononçant des prières, chantant des louanges de Dieu et lui rendant grâces pour avoir été jugé digne de voir ce qu'il avait toujours si ardemment désiré. »

Dès son installation dans Jérusalem, il s'attacha à structurer autour du Tombeau du Christ, une communauté mixte, composée de chanoines séculiers et de chevaliers, des croisés restés en Terre sainte. Ces derniers constituaient un groupe appelé milites sancti Sepulcri (« chevaliers du Saint-Sépulcre »). L'Ordre du Saint-Sépulcre fut ainsi créé. Ces chevaliers avaient pour mission de protéger la sépulture sacrée et ses biens. Parmi les 115 chevaliers, on trouvait un seigneur du nom de Hugues de Payns qui deviendra en 1129 le premier maître d'un nouvel ordre religieux, l'ordre du Temple.

L’Higoumène Daniel visita la ville en 1106 et rapporta la description suivante : « L’église de la Résurrection est de forme circulaire ; elle comprend douze colonnes monolithiques et six piliers, et elle est pavée de très belles dalles de marbre. Il existe six entrées et galeries avec soixante colonnes. Sous les plafonds, au-dessus des galeries, les saints prophètes sont représentés en mosaïque comme s’ils étaient vivants ; l’autel est surmonté d’un portrait du Christ en mosaïque. Le dôme de l’église n’est pas fermé par une voûte de pierre, mais il est formé d’une structure de poutres en bois, de façon que l’église soit ouverte dans sa partie supérieure. Le Saint Sépulcre est sous ce dôme ouvert. »[26]

Le chroniqueur Guillaume de Tyr rapporte la reconstruction du Saint-Sépulcre (cf. Schéma) au milieu du XIIe siècle. Les croisés rénovèrent l'église, agrandissant le modeste édifice antérieur pour en faire une vaste basilique de style romano-gothique et y ajoutèrent un clocher mais ils se contentèrent surtout de consolider la restauration fort réduite entreprise entre 1030 et 1048.

Ils restaurèrent le dôme de l’église byzantine et la crypte Sainte-Hélène. En 1144, la cour intérieure fut fondue dans un monument de style roman composé d’une basilique surmontée d’un dôme, entre l’église Sainte-Hélène et la Rotonde. Depuis cette période, l’église du Saint-Sépulcre possédait deux dômes, et les cinq sites les plus sacrés du christianisme étaient abrités. Le Saint-Sépulcre fut reconstruit suivant le plan de la Croix. Le 15 juillet 1149 fut consacré le chœur des croisés, qui remplaçait l'ancienne cour à ciel ouvert reliant la rotonde à l'église de Constantin. La rotonde abritant la tombe du Christ et les chapelles au-dessus du rocher du calvaire (auxquelles on accéda par la chapelle des Francs) étaient désormais abritées sous le même édifice. Une partie du Triple portique constantinien fut préservé dans l'aile nord : ces « Arches de la Vierge » correspondaient selon la tradition à la voie qu'emprunta la Mère du Seigneur pour se rendre au Sépulcre de son Fils[27].

Pour l'inauguration de la nouvelle basilique on grava des inscriptions en lettres d'or sur la porte de bronze. On pouvait y lire : « Ce Lieu saint a été consacré par le sang du Christ, notre propre consécration ne peut donc rien ajouter à sa sainteté. Mais l'édifice élevé autour de ce sanctuaire et au-dessus a été consacré le 15 juillet par le patriarche Foucher dans la quatrième année de son patriarcat et par d'autres prélats et pour le cinquième anniversaire de la prise de la ville qui à cette époque resplendissait autant que l'or très pur. C'était en l'an 1149 de la naissance de Notre Seigneur. » L'inauguration eut ainsi lieu le 15 juillet 1149, date symbolique de la prise de Jérusalem par les croisés 50 ans plus tôt.

Les rénovations unifièrent ainsi les différents lieux saints. Ces dernières furent réalisées durant le règne de la reine Mélisende en 1149.

La plupart des rois de Jérusalem furent ensevelis dans l'église du Saint-Sépulcre. C’est durant cette période que de nombreuses traditions chrétiennes liées à la vie de Jésus sont instituées, notamment celle de la Via Dolorosa.

Aucune reconstruction majeure n’a été entreprise depuis.

L'église est devenue le siège du premier Patriarche latin et le lieu du scriptorium du royaume[28].

Sous la période ayyoubide[modifier | modifier le code]

L'église et le reste de la ville furent perdus pour les Croisés avec Saladin. L’historien Imad al-Din écrit d'ailleurs à ce sujet que les Francs envisagèrent un martyre collectif dans l’église du Saint-Sépulcre.

À partir de ce moment, les Chrétiens se voient interdits de séjour, à l’exception des Chrétiens orientaux, qui sont chargés de l’entretien du Saint-Sépulcre. Néanmoins, un traité établi après la Troisième croisade tolérait la visite du site pour les pèlerins chrétiens.

Alors qu’il était excommunié, l'empereur Frédéric II récupéra la ville et l'église suite à un traité signé au XIIIe siècle. Cette situation eut pour résultat curieux de frapper l’église la plus sainte de la Chrétienté d’interdit.

En 1244, les Turcs Khwarezmiens pillèrent Jérusalem, massacrèrent les Chrétiens et dévastèrent le Saint-Sépulcre.

Libération pacifique de la basilique et rénovation[modifier | modifier le code]

Par négociations pacifiques entre 1333 et 1335, le roi Robert d'Anjou et la reine consort de Naples Sancia de Majorque obtinrent du sultan d'Égypte la réouverture au culte chrétien des quatre principaux sanctuaires de Terre Sainte, en premier lieu celui du Saint-Sépulcre. L’Ordre franciscain s'installa au couvent du Mont Sion et dans l’église du Saint Sépulcre et y prit progressivement l'ascendant sur les communautés géorgiennes, syrienne, grecque, arménienne, jacobite et abyssinienne[29].

Les pèlerins arrachant des morceaux de la tombe du Christ, la banquettte de pierre de l'arcosolium fut recouverte d'une cuve de marbre en 1345[30]..

Au XVe siècle, durant la période ottomane, les conflits entre musulmans et chrétiens firent leur apparition. Le Saint-Sépulcre fut une fois de plus dévasté. À partir du XVIe siècle, la prééminence revient à la « Confrérie du Saint Sépulcre », Hagiotaphites qui appartiennent à l'Organisation de l'Église orthodoxe en Grèce puis les souverains se battirent à coup de firmans pour rétablir tour à tour la primauté des pays latins ou orthodoxes[31].

Malgré l’augmentation constante des pèlerins depuis le Moyen Âge et durant l'époque moderne, à l'instar de Jérusalem, le site n'était plus entretenu et se dégradait. Félix Fabri, un frère dominicain allemand, y fait allusion après avoir effectué deux pèlerinages en Terre Sainte, le premier en 1480 et le second en 1483 : « La ville est dans un grand état de désolation. De nombreux bâtiments sont détruits [...] la malheureuse Jérusalem a souffert, souffre encore et souffrira plus tard de plus de sièges, dégradations, destructions et terreurs qu’aucune autre ville au monde[32]. »

Aussi, les moines franciscains apportèrent des améliorations en rénovant en 1555 le Saint-Sépulcre. On rénova notamment les plaques de marbre recouvrant le Tombeau. En 1648, le dôme fut restauré. Menacé à nouveau d'effondrement en 1719, il fut consolidé. La mosaïque qui le couvrait fut fragmentée en de petits morceaux qui furent vendus comme souvenirs.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le Saint-Sépulcre entre 1895 et 1905, avec notamment les arcatures des fenêtres dégradées par l'incendie.

Un incendie détériora à nouveau sérieusement la structure en 1808 et provoqua l’effondrement du dôme qui brisa les décorations extérieures de l'Edicule. Le feu n'atteint pas l'intérieur de l'édicule et les décorations en marbre du Tombeau. La Rotonde et l'extérieur de l'Édicule furent reconstruits suivant un style architectural ottoman baroque entre 1809 et 1810 sous la supervision de l'architecte Nikolaos Komnenos, architecte grec natif de Mytilène[9].

La pluie et la neige ont progressivement endommagé l'édicule, notamment les crampons de fer qui retenaient les pierres. En 1868, le dôme a été reconstruit et l'oculus du dôme protégé par un couvercle, évitant ainsi les intempéries. Depuis 1947 l'édicule, dont le revêtement de marbre rouge plaqué de Komnenos se détache sous son propre poids de la structure sous-jacente, est maintenu en place grâce à une structure extérieure métallique installée par les britanniques, les poutres portant l'inscription Burn Steel India Scob (nom d'un acier de la Compagnie anglaise des Indes orientales). Aucun projet n'est envisagé pour sa rénovation en raison des rivalités dues au statu quo[9].

Le dôme actuel fut construit entre 1863 et 1868 grâce aux aides financières des gouvernements français, russe et ottoman.

Les rénovations modernes les plus importantes ont commencé en 1959[33]. Des travaux de restauration du dôme ont été effectués entre 1994 et 1997.

Dans les années 1960, le Père Virgilio Canio Corbo, franciscain et professeur en archéologie, mène des fouilles qui amènent à la découverte de complexes funéraires derrière la chapelle des Jacobites, telle la « Tombe de Joseph d'Arimathée ». Ces tombes de type kokhim remontent probablement au Ier siècle[34].

Aujourd'hui, la foule des fidèles, pèlerins et touristes qui visite ce sanctuaire peut être déconcertée par son architecture mal définie, fruit d'une longue histoire, et par son atmosphère moite, bruyante et étouffante peu propice au recueillement ou à une expérience mystique[35].

Statu quo[modifier | modifier le code]

Depuis la rénovation de 1555, le contrôle de l'église a été confié alternativement aux Franciscains et aux Orthodoxes. Sous l’empire ottoman, chaque communauté pouvait obtenir, sur fond de corruption, un firman accordé provisoirement par la « Sublime Porte », ce qui causait régulièrement des affrontements violents.

En 1767, las des querelles, la « Sublime Porte » édita un firman qui partagea l'église entre les revendicateurs. Ce fut confirmé en 1852 par un autre firman qui prit des dispositions permanentes par l’intermédiaire d’un statu quo établissant une division territoriale entre les communautés et reconnaissant de facto le prééminence du Patriarcat orthodoxe sur les autres communautés[36].

Les premiers gardiens sont l’Église orthodoxe grecque, l’Église catholique romaine et l'Église apostolique arménienne. Au XIXe siècle, les Coptes orthodoxes, les Éthiopiens orthodoxes et les Syriaques orthodoxes obtinrent des responsabilités moins importantes associées à des hauts lieux ainsi qu'à certaines structures dans le Saint Sépulcre et autour. En plus de cette répartition spatiale (avec des espaces propres ou communs), le partage inclut aussi une répartition des heures de prière et de procession. Ces droits de propriété et d'utilisation protégés par le Statu quo sur les lieux saints sont garantis par l'article LXII du traité de Berlin (1878) mais tous les détails n'ont pas été pris en compte, laissant subsister des flous et rendant la cohabitation parfois tumultueuse. Ces droits sont également régis par le waqf, loi musulmane qui stipule qu'une communauté perd un droit si elle n'en fait pas usage et qu'un empiétement de ses voisins devient légal si l'on ne s'y oppose pas, d'où les multiples revendications et conflits entre ces communautés[37].

À l'intérieur de l'édifice, les différentes chapelles et lieux saints sont meublés et décorés selon les coutumes et les rites de la communauté religieuse qui en détient la possession.

L'échelle inamovible. Ci-dessus, détail d'une photographie de l'entrée principale prise en 2005.
Une foule de pèlerins qui s'engouffre dans l'entrée principale, 1898.

L'établissement du statu quo n'a pas stoppé les vieilles velléités. Par une chaude journée d'été 2002, un moine copte qui était posté sur un toit déclara au territoire éthiopien qu’on avait déplacé sa chaise de l’endroit ombragé où elle se trouvait. Ce fut considéré comme une attitude hostile par les Éthiopiens. Onze personnes furent hospitalisées suite à l'altercation. Cet exemple est révélateur du conflit perpétuel, entretenu par les autorités[Lesquelles ?][réf. nécessaire], entre les orthodoxes coptes et éthiopiens concernant les titres de propriété de la chapelle des Éthiopiens (située sur le toit de la chapelle de Sainte-Hélène). Depuis le début du conflit, le gouvernement (en tant qu'autorité politique) a choisi de ne pas intervenir, conservant l'espoir que les deux communautés résoudront la question entre elles.

Un autre incident eut lieu en 2004 lorsque lors des célébrations orthodoxes de l'Exaltation de la Sainte-Croix, une porte de la chapelle franciscaine fut laissée ouverte. Cela fut pris comme un signe d'irrespect de la part des Orthodoxes et un pugilat éclata. Certains individus furent arrêtés mais personne ne fut sérieusement blessé. En 2008, des rixes éclatèrent entre paroissiens arméniens et grecs-orthodoxes. Des popes grecs orthodoxes et des prêtres arméniens en sont venus aux mains, le 9 novembre 2008, dans la basilique du Saint-Sépulcre. La police israélienne est intervenue pour séparer les deux camps. Certains des prêtres ont utilisé des cierges comme gourdins tandis que d'autres tentaient d'arracher les soutanes de leurs rivaux.

Conformément au statu quo, aucune partie désignée comme territoire commun ne peut être rénovée sans le consentement de toutes les communautés. Lorsque les communautés n’arrivent pas à s’entendre, l’édifice ne peut bénéficier des réparations dont il aurait pourtant grandement besoin.

Après le séisme de 1927, l'autorité politique en place (conformément aux dispositions du Statu quo) dut intervenir pour entreprendre des réparations urgentes. Pourtant, un simple petit désaccord retarde certaines rénovations urgentes notamment celle de l'Édicule. Il faudrait modifier le Statu Quo mais un simple changement serait préjudiciable à certaines communautés qui refusent de renoncer à leurs privilèges.

Le rebord de la fenêtre de l'entrée de l'église est un signe mineur mais non moins ridicule de cette situation. Une échelle en bois fut placée à cet endroit autrefois avant 1852, au moment où le statu quo incluait les portes et les rebords de fenêtres dans la gestion commune. L'échelle est encore présente à ce jour et dans la même position où elle se trouvait les siècles passés, en attestent la photo et la gravure ci-dessus.

Aucune des communautés ne contrôle l'entrée principale. En 637, le calife Omar confia la garde de la porte à la famille Nusseibeh. En 1192, Saladin partagea cette responsabilité à deux familles musulmanes voisines, pour éviter les conflits entre communautés chrétiennes. On a confié aux Joudeh la garde de la clé et les Nusseibeh ont eu pour tâche de garder la porte. Ces fonctions sont encore en vigueur aujourd’hui. Deux fois par jour, un membre de la famille Joudeh apporte la clé à un Nusseibeh qui ouvre et ferme la porte.

Les querelles laissent parfois place à l'unité, ainsi en 1963, les trois communautés présentes au Sépulcre ont élu le Père Corbo archéologue des travaux effectués dans les zones communes, une tâche qui l’a occupé pendant 17 ans où il suivait matin et soir le chantier.

Régie par le Waqf islamique de Jérusalem (en), loi musulmane concernant les biens religieux. Selon cette règle, on perd un droit si l'on n'en fait pas usage, et un empiétement de ses voisins devient légal si l'on ne s'y oppose pas. Ce qui explique en partie pourquoi les différentes Églises sont si jalouses de leurs prérogatives au Saint-Sépulcre.

Description[modifier | modifier le code]

Le sacristain de la communauté grecque a donné, à travers la petite fenêtre, une échelle qui permet au « gardien musulman » venu avec ses clés, de monter à hauteur de la serrure.
Entrée avec ses deux portes au fond du parvis.
Position de la tombe du Christ et le Golgotha au sein de l'église
La Pierre de l'Onction qui est selon la tradition l'endroit où le corps de Jésus fut préparé avant son ensevelissement. C'est le lieu de la 13e station du Chemin de croix.

Les différentes parties[modifier | modifier le code]

La basilique actuelle est celle laissée par les Croisés en dépit de nombreuses réparations aux XIXe et XXe siècles.

On atteint le parvis de l'Église du Saint-Sépulcre en suivant la Via Dolorosa de la Vieille ville de Jérusalem, marquée par neuf des quatorze Stations du chemin de croix, les cinq dernières stations étant à l'intérieur de la basilique qui est à quelques pas du Muristan. Les côtés du parvis sont constellés d'entrées de chapelles greco-orthodoxe, arménienne et éthiopienne, ainsi que le monastère grec qui s'étend sur le côté oriental. La façade dégradée de l'église, divisée en deux par une corniche, dispose d'une porte double située au niveau du transept sud mais seule celle sous l'arche gauche reste ouverte, celle sous l'arche droite ayant été murée au XIIe siècle par Saladin qui la considérait comme superflue pour le petit nombre de Chrétiens à cette époque[38]. Depuis le XIIIe siècle, la garde de la clé de cette porte est confiée à deux familles musulmanes (Judeh et Nuseibeh, appelés les « gardiens musulmans », la première étant la propriétaire des clés et la seconde étant chargée d'ouvrir la porte[39]) qui, pour l'ouvrir, faisaient payer aux chrétiens une taxe individuelle qui a varié selon les époques, taxe abolie en 1832 par Ibrahim Pacha, à l'exception des communautés religieuses qui doivent toujours s'en acquitter. Il existe aujourd'hui un rituel très complexe entre ces « gardiens musulmans » et les trois grandes communautés (Franciscains, grecs et arméniens) pour l'ouverture et la fermeture des portes[40], rituel qui peut être à l'origine de rixes[41]. Le chemin d’accès étroit de cette porte s’est avéré être parfois dangereux pour une si grande structure. En effet, à l’occasion d’un incendie qui éclate en 1840, une douzaine de pèlerins sont piétinés à mort. En 1999, les différentes communautés se mettent d’accord pour installer une nouvelle porte de sortie dans l'église, mais il n'y a jamais de rapport effectué pour la réalisation de cette dernière[38].

À gauche de la porte d'entrée, le clocher révèle la grandeur du projet de restauration des Croisés car un séisme au XVIe siècle et les réparations qui s'en sont suivies ont réduit sa hauteur de moitié. Le parvis de la Basilique est balayé par les Grecs tandis que les Latins nettoient les marches de l'escalier adossé à la façade[41] qui conduit à droite à la Chapelle Notre Dame des Sept douleurs, dite chapelle des Francs. Cette chapelle permettait aux pèlerins d'accéder à la chapelle du Calvaire et de toucher le rocher du Golgotha, d’y accomplir leurs vœux et d’obtenir les indulgences même si la basilique était fermée ou s’ils ne pouvaient payer la taxe d’entrée. En dessous se situe un oratoire dédié à sainte Marie l'Égyptienne[42].

Plan de l'église du Saint-Sépulcre
Édicule abritant la Tombe du Christ avec au-dessus le dôme de la rotonde visible.
Catholicon.

Actuellement, le Saint-Sépulcre se divise en cinq grandes sections : le Golgotha, la Tombe, la Basilique, le Corridor et la Crypte de la Croix.
Six groupes religieux chrétiens se partagent son espace :

À l’intérieur, proche de l’entrée, se trouve la Pierre de l’Onction, dite aussi Pierre de l’Embaumement dont la tradition en fait l’endroit où le corps de Jésus fut préparé par Nicodème et Joseph d'Arimathie avant d’être inhumé[43]. Une légende veut qu'elle soit du même rocher, à savoir un gros monolithe calcaire, que celui du mont Golgotha. Cette pierre est recouverte d'une dalle de marbre rose installée en 1810 car de nombreux pélerins tentaient d'en prélever des morceaux. Elle est entourée de six chandeliers avec leurs cierges qui sont, deux à deux, la propriété de chacune des trois grandes communauté qui en ont la charge (Catholiques romains, Grecs orthodoxes et Arméniens apostoliques) et est surmontée de huit lampes suspendues qui brûlent continuellement, quatre appartenant aux Grecs, deux aux Arméniens, une aux Latins et une aux Coptes. Les pélerins la touchent de la main, l'embrassent et frottent cette relique de contact avec des objets personnels, ce type de vénération se reproduisant pour chaque relique et lieu sacré de la basilique[44]. C'est sous cette pierre que selon la tradition[45] seraient enterrés plusieurs rois de Jérusalem dont Godefroy de Bouillon et Baudouin II[46].

La Rotonde d’Anastasis se trouve sur la gauche de l’entrée du Saint-Sépulcre juste en dessous du plus grand des deux dômes de l'église. Elle est formée au sol de l'alternance de groupes de trois colonnes et de paires de piliers carrés en marbre (ces supports, emprisonnés dans de larges blocs carrés pour résister aux séismes, sont décorés par des chapiteaux modernes sculptés dans le style byzantin). Ces supports soutiennent à l'étage une galerie de 16 colonnes et de 17 arcades (cet étage abrite une tribune au-dessus du déambulatoire et qui est réservée aux Arméniens et aux Latins), puis un niveau de fenêtres murées, enfin des niches correspondantes aux arcades s'élèvent au-dessus de la frise de la dernière galerie. Sur l'arc de ces niches prend naissance le dôme décoré en 1997 d'une étoile à 12 branches symbolisent les 12 apôtres. La restauration de la Rotonde achevée dans les années 1990 a montré que ces supports étaient initialement beaucoup plus élevés et que les Croisés ont réduit leur hauteur de moitié, les deux colonnes près de l’autel de sainte Marie-Madeleine étant probablement les deux parties d’une seule et même colonne appartenant au premier complexe constantinien ou au temple d’Hadrien[47]. Son diamètre est de 20,9 m et la coupole culmine à 21,5 m du sol. À sa périphérie, le déambulatoire qui permettait aux pèlerins de tourner autour du sanctuaire, est désormais réservé aux sacristies grecque, arménienne et copte. En son centre se trouve l'Édicule du Saint-Sépulcre qui a été réalisé par les Grecs Orthodoxes après l'incendie de 1808, remplaçant celui des franciscains du XVIe siècle. Il abrite la Tombe de Jésus, constituée de la Chapelle de l’Ange (de la Résurrection) et de la chambre funéraire. L'entrée de l'édicule est attribuée aux Grecs orthodoxes[44], un moine pressant la foule pour écouler le flot ininterrompu des visiteurs[35].

Le statu quo donne des droits aux Orthodoxes, aux Catholiques ainsi qu’à l’Église Apostolique arménienne à l'intérieur du tombeau. Les trois communautés peuvent y célébrer la Divine Liturgie ou la Messe tous les jours. Il est aussi utilisé dans le cadre d'autres cérémonies pour des occasions spéciales, notamment la cérémonie du Samedi saint ou bien encore la cérémonie orthodoxe du feu sacré célébrée par le Patriarche Orthodoxe grec de Jérusalem.

Une chapelle copte, sur le bas-côté occidental de l'édicule et protégée par un treillage en fer, abrite un fragment de pierre demi-circulaire taillé dans un ancien monument visible sous l’autel qui est utilisé par les coptes orthodoxes[44].

Derrière la Rotonde se trouve une chapelle taillée très irrégulièrement à la main et qui devait probablement être le tombeau de Joseph d'Arimathie. C’est dans cette chapelle que les Orthodoxes syriaques célèbrent leur liturgie chaque dimanche[44].

À la droite du Sépulcre, sur la partie sud-est de la Rotonde on peut voir la Chapelle de l'Apparition réservée aux Catholiques.

L’arche byzantine relie la Rotonde, construction du VIe siècle, à l’ouest et l’église croisée, du XIIe siècle, à l’est. Sur le côté est, face à la Rotonde, se trouvait jadis le Chœur des Chanoines de la basilique des Croisés et qui correspond aujourd'hui au catholicon grec orthodoxe au centre de la basilique, ce vaste espace au sol de marbre entouré d'un mur étant la plupart du temps fermé au public[44]. Il abrite l'autel principal de l'église, la liturgie y est assurée en majeure partie par des moines Grecs-Orthodoxes et présidée par le Patriarche Grec-Orthodoxe de Jérusalem. Il est surmonté d'une coupole à tambour, recouverte d'une récente mosaïque de style byzantin représentant le Christ Pantocrator entouré par les évêques et les patriarches de Jérusalem, ses pendentifs représentant les évangélistes. Lors des fouilles de 1967 et 1968, l'architecte Grec Athanasios Economopoulos a trouvé sous le sol, à hauteur de l'abside croisée, l’abside de l'église des Martyrion construite par les architectes de Constantin. L’abside de l’église, orientée vers l’est, fut restaurée en 1850, puis rénovée à nouveau dans les années 1980. Le centre de l’église est marqué d’une pierre ronde, qui représente l’Omphalos Mundi, le nombril du monde pour les Chrétiens, de la même manière que le Rocher de la Fondation sur le Mont du Temple symbolise le centre du monde pour les Juifs. À l'est on peut voir un grand iconostase qui délimite le sanctuaire Orthodoxe grec et qui était auparavant le trône patriarcal ainsi que le trône pour les célébrations épiscopales[48].

À l'Est du catholicon se succèdent les chapelles de la Sainte prison (se référant à la nuit de détention que Jésus passa après son arrestation à Gethsémani), de Saint Longinus, du Partage des Vêtements de Jésus et de la Colonne des Injures[49].

Sur le côté sud, on accède, via le déambulatoire, à un escalier dont les marches sont recouvertes de plaques de marbre pour éviter les dégradations et qui mène à la Chapelle du Calvaire (ou du Golgotha). C’est le lieu de la crucifixion de Jésus selon la tradition. Partie la plus luxueusement décorée de l'église, l'autel principal appartient aux Orthodoxes grecs alors les Catholiques ont un autel juste à côté[44]. À l'est, dans le déambulatoire il y a un escalier qui descend à la Chapelle Sainte-Hélène et qui appartient aux Arméniens. De là, treize marches conduisent à la Chapelle de l'Invention de la Vraie Croix, qui est une cave dégagée des ruines par les Croisés au XIe siècle et dans laquelle la Croix de Jésus et celles des deux larrons auraient été retrouvées par sainte Hélène selon la tradition. Point le plus bas de la basilique, cette chapelle rupestre[50] a des murs recouverts de fresques du XIIe siècle peu visibles. Des découpes par blocs de l’ancienne carrière de pierre marquent le plafond[51].

Notons que la partie sud, se divise en plusieurs parties : les portails principaux, le dôme du Golgotha et le clocher. Les portails principaux sont rehaussés d’archivoltes sculptées de feuilles d'acanthe et de médaillons. À droite des portails, le dôme du Golgotha surmonte les deux étages du bâtiment. À gauche des portails, les six étages originels du clocher sont aujourd'hui au nombre de quatre. On y vénère le Saint-Sépulcre et le Christ.

Plan[modifier | modifier le code]

Plan de l'église du Saint-Sépulcre
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1 white, red rounded rectangle.svg Édicule du Saint-Sépulcre (tombeau du Christ)
2 white, red rounded rectangle.svg Catholicon
3 white, red rounded rectangle.svg Rotonde d’Anastasis
4 white, red rounded rectangle.svg Pierre de l’Onction
5 white, red rounded rectangle.svg Chapelle jacobite
6 white, red rounded rectangle.svg Tombe de Joseph d'Arimathie
7 white, red rounded rectangle.svg Chapelle copte
8 white, red rounded rectangle.svg Chœur latin
9 white, red rounded rectangle.svg Autel de Sainte-Marie-Madeleine
10 white, red rounded rectangle.svg Chapelle franciscaine de l'Apparition de Jésus ressuscité à sa mère
11 white, red rounded rectangle.svg Gardiens musulmans
12 white, red rounded rectangle.svg Façade : entrée de la basilique
13 white, red rounded rectangle.svg Chapelle franciscaine de Notre-Dame des Sept Douleurs – dite des Francs –
14 white, red rounded rectangle.svg Chapelle latine de la Crucifixion
15 white, red rounded rectangle.svg Chapelle grecque du Calvaire
16 white, red rounded rectangle.svg Autel du Calvaire
17 white, red rounded rectangle.svg Autel du Stabat Mater
18 white, red rounded rectangle.svg Autel de la Crucifixion
19 white, red rounded rectangle.svg Chœur grec
20 white, red rounded rectangle.svg Arches de la Vierge Marie
21 white, red rounded rectangle.svg Chapelle de la Sainte prison
22 white, red rounded rectangle.svg Chapelle grecque de Saint Longinus
23 white, red rounded rectangle.svg Chapelle arménienne du Partage des Vêtements de Jésus
24 white, red rounded rectangle.svg Chapelle de la Colonne des Injures
25 white, red rounded rectangle.svg Chapelle de Sainte Hélène
26 white, red rounded rectangle.svg Chapelle de l'Invention de la Vraie Croix
27 white, red rounded rectangle.svg Chapelle de Saint Vardan
28 white, red rounded rectangle.svg Carrière antique

Répliques[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux répliques du Saint-Sépulcre de Jérusalem, qui ont été bâtis au monde occidental depuis le Moyen Âge. Ces dites copies du Saint-Sépulcre souvent présentent des degrés de similitude très différentes par rapport à l'original[52]. On trouve des exemples en France (l'abbatiale Saint-Sauveur de Charroux ou l'église du Saint-Sépulcre d'Angers), en Allemagne (dans la cathédrale Notre-Dame de Constance ou à Görlitz) et même une aux États-UnisWashington).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Nogo Collins-Kreiner, Christian tourism to the Holy Land : pilgrimage during security crisis, Ashgate Publishing,‎ 2006, p. 10
  2. La Basilique Antique du Saint Sépulcre et son architecture
  3. Guy Couturier, « Le Saint-Sépulcre ou le tombeau de Jésus », revue Parabole, septembre-octobre 1997, vol. XX, n° 1
  4. Estelle Villeneuve, Jean Radermakers, Jean Vervier, La découverte du tombeau de Jésus, Éditions Fidélité,‎ 2007, p. 87
  5. (en) Eva Marie Everson, Reflections of God's Holy Land : A Personal Journey Through Israel, Thomas Nelson Inc,‎ 2008 (lire en ligne), p. 235
  6. Eusèbe de Césarée, Vita Constantini, III, 25.
  7. Les travaux de restauration de l'église du Saint-Sépulcre ont notamment mis en évidence le mur de cette esplanade, le téménos.
  8. Nicole Belayche, « Du Mont du Temple au Golgotha : le Capitole de la colonie d’Ælia Capitolina », Revue d’Histoire des Religions, vol. 214,‎ 1997, p. 387-413
  9. a, b et c (en) Martin Biddle, The tomb of Christ, Sutton Pub,‎ 1999, 172 p.
  10. (en) Yaron Z. Eliav, God's Mountain : The Temple Mount in Time, Place, and Memory, The Johns Hopkins University Press,‎ 2005, 392 p.
  11. (en) Joan E. Taylor, Christians and the Holy Places : The Myth of Jewish-Christian Origins, Clarendon Press,‎ 1993, 406 p.
  12. Guy Couturier, « Un tombeau enseveli », revue Parabole, septembre-octobre 1997, vol. XX, n° 2
  13. (en) Peter Walker, « Jerusalem in the Early Christian Centuries » P.W.L.Walker ed., Jerusalem Past and Present in the Purposes of God, Tyndale House, 1992, p. 83
  14. Eusèbe, Vie de Constantin, III, 26
  15. L’Anonyme de Bordeaux, 333, page 594, il s'agit de la plus ancienne description d’un pèlerinage en Terre sainte par un chrétien d’Occident et qui remonte au début du IVe siècle
  16. a et b (en) Margaret Barker, « Jerusalem the Golden : Vision and Memory of the Church », International Journal for the Study of the Christian Church, vol. 5, no 1,‎ 2005, p. 1-10
  17. (en) Gregory T. Armstrong, « Constantine's Churches : Symbol and Structure », Journal of the Society of Architectural, vol. 33, no 1,‎ mars 1974, p. 15-17
  18. (en) Peter J. Leithart, Defending Constantine : The Twilight of an Empire and the Dawn of Christendom, InterVarsity Press,‎ 2010, p. 138-139
  19. Le 14 septembre marque depuis la fête de l'Exaltation de la Sainte-Croix.
  20. Jacques Rossel, Aux Racines de L'Europe Occidentale, L'âge d'homme,‎ 1998, p. 341
  21. Guy Couturier, « Achèvement et ruines », revue Parabole, mai-juin 1998, vol. XXI, n° 1
  22. Arculfe I, 2-3, 6, 7-8. Cité dans: Peters (F.E.). Jerusalem. Princeton University Press, 1985, p. 204-206.
  23. (en) Justin E. A. Kroesen, The Sepulchrum Domini Through the Ages : Its Form and Function, Peeters Publishers,‎ 2000, p. 19
  24. Nasir-I Khusraw. Diary of a Journey Through Syria and Palestine. Palestine Pilgrims Text Society, volume 4, 1893. Reprint: New York, AMS Press, 1971, p. 60.
  25. Raymond d'Aguilers, Historia Francorum qui ceperunt Jerusalem (Histoire des Francs qui s'emparèrent de Jérusalem), chronique rédigée latin
  26. The Pilgrimage of the Russian Abbot Daniel in the Holy Land. Palestine Pilgrims Text Society, volume 4, 1895. Reprint: New York, AMS Press, 1971, p. 11-15
  27. Arches de la Vierge
  28. (en) Adrian Boas, Jerusalem in the Time of the Crusades : Society, Landscape, and Art in the Holy City Under Frankish Rule, Routledge,‎ 2001, 272 p.
  29. Sabino de Sandoli, La libération pacifique des lieux saints au XIVe siècle, The Franciscan Centre of Christian Oriental Studies,‎ 1990, 159 p.
  30. Guy Couturier, « La tombe de Jésus », revue Parabole, 2001, vol. XXIII, n° 3, p. 16
  31. Bernard Heyberger, Les chrétiens du Proche-Orient au temps de la réforme catholique, École Française de Rome,‎ 1993, 712 p.
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  34. (it) Virgilio Canio Corbo, Il Santo Sepolcro di Gerusalemme : aspetti archeologici dalle origini al periodo crociato, Franciscan Print. Press,‎ 1981
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  37. (en) Jerome Murphy-O'Connor, Keys to Jerusalem, Oxford University Press,‎ 2012, p. 210
  38. a et b (en) The New Pilgrim’s Guide, The Holy Sepulchre, ATS Pro Terra Sancta,‎ 2011, p. 8
  39. (en) Saul P. Colbi, A History of the Christian Presence in the Holy Land, University Press of America,‎ 1988, p. 52
  40. « Ouverture » du St Sépulcre, sur saintsepulcre.custodia.org
  41. a et b Le minutage des cérémonies au Saint-Sépulcre
  42. Chapelle des Francs, sur saintsepulcre.custodia.org
  43. Pierre de l’Onction sur www.saintsepulcre.custodia.org
  44. a, b, c, d, e et f « Église du Saint-Sépulcre », reportage de Frédéric Jacovlev dans la série Voyage en terre Sainte pour la chaîne KTO, 2012
  45. Une autre tradition les place sous les deux bancs attenant à la chapelle d'Adam sous le calvaire.
  46. Vincent Meylan, « L'énigme des tombeauxdes Rois des Croisades », Point de Vue,‎ novembre 2011, p. 64
  47. Rotonde ou Anastasis sur www.saintsepulcre.custodia.org
  48. Catholicon
  49. (en) Augustin Calmet, Charles Taylor, Calmet's dictionary of the Holy Bible : with the Biblical fragments, Holdsworth and Ball,‎ 1830, p. 231
  50. Il s'agit d'une ancienne citerne comme le montrent les murs recouverts d’un mortier hydraulique riche en cendres, sainte Hélène ayant selon la tradition retrouvé la croix dans une citerne.
  51. Chapelle de l’invention de la Croix
  52. Richard Krautheimer, "Introduction to an 'Iconography of Mediaeval Architecture'", Journal of the Warburg and Courtauld Institutes 5 (1942), pp. 1-33.

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