John Constable

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John Constable

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Autoportrait, 1806, crayon sur papier, Tate Gallery, Londres.

Naissance 11 juin 1776
Suffolk, Angleterre
Décès 31 mars 1837 (à 60 ans)
Hampstead, Londres, Angleterre
Nationalité BritanniqueDrapeau de la Grande-Bretagne
Activités Artiste peintre
Mouvement artistique Romantisme

Œuvres réputées

La Charrette de foin (1821), Cottage à East Bergholt (1833)

John Constable (11 juin 1776 à East Bergholt, dans le Suffolk, en Angleterre - 31 mars 1837 à Hampstead, Londres, en Angleterre) était un peintre paysagiste britannique du XIXe siècle.

Il fut également professeur à l'université de Cambridge.

Biographie[modifier | modifier le code]

La région de Dedham Vale dans le Suffolk est encore connue comme le « Pays de Constable ». Flatford Mill, le sujet de l'une de ses œuvres la plus connue était à son père, un brasseur aux affaires florissantes.

Fils d'un riche meunier du Suffolk, il est d'abord destiné à l'état ecclésiastique, puis à prendre la succession paternelle. En 1795, sur les instances de Sir Georges Beaumont, il est envoyé à Londres étudier à la Royal Academy où il travaille avec Farrington et Reinagh produisant quelques sujets historiques et quelques portraits, mais son véritable maître est la nature. Il l'étudie avec passion et il sait en traduire le charme dès ses premières aquarelles ou esquisses à l'huile sur nature. Il fait son premier envoi à la Royal Academy en 1802[1].

Il tombe amoureux d'une femme des environs, Maria Bicknell, et fait la connaissance de son père, un proche du roi de Grande-Bretagne, qui ne trouve pas Constable assez doué. Après cinq ans, il donne enfin son consentement à leur union et la noce a lieu en 1816. Après avoir donné naissance à sept enfants : Jean, Pierre, Adèle, Astrid et William. Maria meurt de la tuberculose, ce qui bouleverse durablement son époux.

Peu de temps avant la mort de son épouse, le père de celle-ci décède leur léguant 20 000 £. Constable va se ruiner en de mauvais investissements, notamment en commandant des gravures noires de ses œuvres[2].

Ses ciels sont particulièrement vibrants et en font un précurseur de l'impressionnisme.

Spécialiste des ciels, il les étudie comme « le plus insaisissable des phénomènes du monde » et cherche à « déterminer l'informe ». Selon lui, « La peinture est une science, et elle devrait être une constante recherche des lois de la nature. Et pourquoi ne pas considérer la peinture des paysages comme une des branches de la philosophie de la nature, dont les expériences ne seraient autres que des tableaux ? ». Nous appellerions aujourd'hui « physique » ce qu'il nomme « philosophie de la nature », mais cette citation montre bien l'optique dans laquelle se trouvait Constable : il a créé avec d'autres une tradition artistique qui considère l'histoire du développement artistique comme représentant un progrès continu dans le sens de l'exactitude de la vision.

Sa méthode est simple : il part en balade pour peindre la nature elle-même. Et bien qu'il ait reçu une formation importante par l'étude de l'art pictural et ses techniques, il considère cela comme une vérité de seconde main : « Chaque fois que je me prépare à faire une esquisse d'après nature, je m'efforce d'oublier que j'aie jamais pu voir un tableau ».

Il prétend ainsi faire des découvertes techniques par l'observation et l'expérimentation continuelle. Selon lui, peindre est une transposition, pas une copie, et doit préserver les rapports d'ensembles. Ainsi Constable s'est détaché des sujets classiques en allant peindre la nature elle-même dans son souci expérimental : le souci du développement technique modifie le but de l'art, et progressivement le modèle de la description va remplacer celui de la narration en peinture.

Les peintres flamands de l'époque, comme les peintres britanniques, vont contribuer eux aussi à ce bouleversement : la vision n'est qu'une duplication du monde. La naissance de cette esthétique est contemporaine des travaux d'optique des physiciens Huygens et Kepler, de l'invention de la camera obscura : le principe formulé est que les objets projettent d'eux-mêmes leur image sur une surface, de même qu'ils la projettent sur la rétine.

En 1824, le salon de Paris exposa quelques-unes des œuvres de Constable. C'est ainsi que Constable influença Millet et les peintres de l'école de Barbizon et de l'école de Crozant.

Il a été élu membre de la Royal Academy le 10 février 1829[3].

La cathédrale de Salisbury, 1823, huile sur toile, Victoria and Albert Museum, Londres

Œuvres[modifier | modifier le code]

Non daté:

Marché de l'art[modifier | modifier le code]

  • L'écluse 1824, vendu aux enchères en juillet 2012 chez Christie's, Londres pour 22 400 000 GBP soit 27 900 000 euros est l’œuvre du peintre la plus chère à cette date.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 3, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2-7000-3013-3), p. 835-837
  • Pierre Wat, Constable, Paris, Hazan,‎ 2002

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)Dictionnaire Bénézit 1999, p. 835
  2. Mayor, A. Hyatt (1980), Prints & People: A Social History of Printed Pictures, Princeton, N. J.: Princeton University Press, ISBN 0-691-00326-2 .
  3. (en) Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]