Edward Hopper

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Edward Hopper

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Autoportrait (1906).

Naissance 22 juillet 1882
Nyack, État de New York
Décès 15 mai 1967 (à 84 ans)
New York
Nationalité américaine
Activités Peintre, graveur
Formation New York School of Art
Maîtres Robert Henri
Mouvement artistique Réalisme et scène américaine

Œuvres réputées

Soir bleu (1914)
Maison au bord de la voie ferrée (1925)
Automate (1927)
Chop Suey (1929)
Room in New York (1932)
Les Noctambules (Nighthawks) (1942)
Conference at night (1949)
Bureau d'une petite ville (1953)

Edward Hopper, né le 22 juillet 1882 à Nyack dans l’État de New York et mort le 15 mai 1967 à New York, est un peintre et graveur américain.

Exerçant essentiellement son art à New York, où il avait son atelier, il est considéré comme l’un des représentants du naturalisme ou de la scène américaine, parce qu’il peignait la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il a représenté des scènes parisiennes avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produisit beaucoup d’huiles sur toile, mais travailla également l'affiche, la gravure (eau-forte) et l'aquarelle.

Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et voyages en Europe[modifier | modifier le code]

Edward Hopper naît à Nyack, ville de l'État de New York, au sein d’une famille modeste de commerçants qui vendent des articles de mercerie. Il reçoit une éducation baptiste[1] et fréquente une école privée, puis le lycée de sa ville natale. Il s’installe ensuite à New York, où il se forme au métier d’illustrateur dans la New York School of Illustrating[2]. Il entre à la New York School of Art en 1900[3]. Il y rencontre George Bellows, Guy Pène du Bois, Patrick Henry Bruce, Walter Pach, Rockwell Kent et Norman Raeben dont certains furent assimilés à l’Ash Can School. Parmi ses professeurs, Robert Henri (1865-1929) lui enseigne à représenter des scènes réalistes de la vie urbaine.

Afin de compléter sa formation, Edward Hopper effectue trois séjours à Paris, entre 1906 et 1910[4]. Il visite plusieurs pays d’Europe : les Pays-Bas (Amsterdam et Haarlem), le Royaume-Uni (Londres), l’Espagne (Madrid, Tolède), l’Allemagne (Berlin), la Slovaquie (Bratislava) et la Belgique (Bruxelles)[5]. Il se familiarise avec les œuvres des grands maîtres du Vieux Continent et produit une trentaine d’œuvres[6], essentiellement à Paris. C’est également dans cette ville qu’il côtoie d’autres jeunes artistes américains et s’intéresse à la photographie avec Eugène Atget.

Il tombe sous le charme de la culture française et restera francophile tout au long de sa vie : revenu aux États-Unis, il continue de lire des ouvrages en français et d’écrire dans cette langue[7]. Il était capable de réciter du Verlaine[8].

Premières expositions[modifier | modifier le code]

Washington Square North. C’est dans cette rue de New York qu’Edward Hopper aménagea son atelier.

En 1908, Edward Hopper s’installe définitivement à New York où il travaille comme dessinateur publicitaire puis comme illustrateur, un métier qu’il n’apprécie pas[9]. À cette époque, il ne peint que rarement, la plupart du temps en été. Il participe à plusieurs expositions collectives à New York : en 1908, à l’Harmonie Club et, en 1912, au Mac Dowell Club. L’année suivante, il vend sa première œuvre et s’établit dans un studio sur Washington Square dans le quartier de Greenwich Village[10]. En 1915, il réalise ses premières eaux-fortes et se fait connaître par les critiques d’art dans une exposition au Mac Dowell Club. Mais c’est dans l’entre-deux-guerres qu’il commence à être vraiment reconnu, avec sa première exposition personnelle au Whitney Studio Club (1920)[11].

En 1924, il se marie avec Josephine Verstille Nivison. Surnommée « Jo » par son époux, elle a suivi comme lui les cours de Robert Henri et elle est devenue peintre. En 1933, le couple achète une propriété au Cap Cod où il construit une maison et installe un atelier[10]. Hopper fut malheureux avec elle ; épouse nerveuse, tempétueuse, terre à terre, jalouse, elle fut son unique modèle au corps toujours froid (Morning Sun, 1952)[12].

Consécration[modifier | modifier le code]

En 1925, Edward Hopper achève sa célèbre Maison au bord de la voie ferrée (The House by the Railroad), qui est considérée comme l’un de ses meilleurs tableaux. L’œuvre entre dans les collections du Museum of Modern Art dès 1930, grâce à un don du millionnaire Stephen Clark[8]. La même année, le Whitney Museum of American Art acquiert le tableau Tôt un dimanche matin (Early Sunday Morning) pour une somme importante.

L'année 1933 est marquée par la première rétrospective de l’œuvre de Hopper au Museum of Modern Art de New York. En 1939, le peintre fait partie du jury du Carnegie Institute, avant d’être élu membre du National Institute of Arts and Letters en 1945. En 1952, il expose à la Biennale de Venise aux côtés de deux autres concitoyens. L’année suivante, il reçoit le titre de « Doctor of Fine Arts » de l’Art Institute of Chicago.

Hopper meurt le 15 mai 1967, dans son atelier près de Washington Square, à New York. Sa femme, le peintre Josephine Nivison, qui meurt dix mois plus tard, lègue son œuvre au Whitney Museum of American Art. D’autres œuvres importantes se trouvent au MoMA de New York et à l’Art Institute de Chicago.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Caractéristiques et évolution d’un style[modifier | modifier le code]

Port de Gloucester, 1912.

Les premiers tableaux d’Edward Hopper représentent des vues de Paris, en particulier de la Seine et du Louvre (Le Pont des Arts, 1907 ; Après-midi de juin, 1907 ; Le Louvre pendant un orage, 1909 ; Le Pavillon de Flore, 1909, etc.). Cette période parisienne, qui correspond aux séjours de l’artiste dans la capitale française (1906-1910), se poursuit alors qu’il est rentré définitivement aux États-Unis (Soir bleu, sa plus grande toile, 1914 ; caricatures parisiennes dans les années 1920). Hopper est en effet marqué par les paysages et la peinture du Vieux Continent au point qu’il dira plus tard : « Tout m’a paru atrocement cru et grossier à mon retour [en Amérique]. Il m’a fallu des années pour me remettre de l’Europe[13]. »

« Ce que les tableaux de la première phase de Hopper ébauchent et que ceux de la phase médiane développent en différents complexes picturaux est poursuivi par ceux de sa maturité. Ceci vaut également pour leur ordre narratif: les scènes de civilisation et les portraits humains renvoient constamment à des espaces intermédiaires qui ne peuvent être reproduits. Ils éclairent le fait que les espaces picturaux de Hopper relatent des exclusions et des tensions et ils font que le silence exprimé par beaucoup de situations picturales et de figurations humaines devient le mouvement même des tableaux[14]. »

À Paris, il visite les musées et les expositions ; il s’intéresse aux impressionnistes (par l’intermédiaire de Patrick Henry Bruce) mais aussi aux maîtres néerlandais (Vermeer, Rembrandt) : lors de son voyage aux Pays-Bas, il est notamment très impressionné par La Ronde de nuit de Rembrandt[8]. Son séjour en France ne fait que confirmer son admiration pour Edgar Degas. Cependant, Hopper ne suit pas ses contemporains dans leurs expériences cubistes et préfère l’idéalisme des artistes réalistes (Gustave Courbet, Honoré Daumier, Jean-François Millet), dont l’influence est perceptible dans ses premières œuvres. Par exemple, Le Pavillon de Flore (1909, Whitney Museum of American Art, New York), pose quelques principes que l’on pourra retrouver dans toute son œuvre : une composition basée sur quelques formes géométriques simples, de larges aplats de couleur, et l’utilisation d’éléments architecturaux dont les verticales, horizontales et diagonales fortes vont structurer le tableau.

Après son retour en Amérique, Edward Hopper produit des eaux-fortes (1915-1923), des affiches, des gravures (jusqu’en 1928) ainsi que des aquarelles, sous l’impulsion de sa femme. Il abandonne progressivement les thèmes parisiens pour se consacrer aux paysages américains et aux maisons de la Nouvelle-Angleterre. Dans les années 1920, il affirme un style personnel en peignant des vues aux couleurs sombres, brunes et tranchées (The City, 1927, Fenêtres, la nuit, 1928 ; Tôt un dimanche matin, 1930). Il s’éloigne ainsi de l’impressionnisme pour privilégier les grands à-plats de couleurs et les contrastes. Les portraits sont alors peu nombreux, à part un autoportrait (1925-1930) et des croquis représentant sa femme Josephine, la présence humaine est réduite à néant.

Les figures humaines réapparaissent à la fin des années 1920 : Chop Suey, 1929, Tables pour dames (1930) et Chambre d’hôtel (1931) représentent des femmes. Les personnages se généralisent à partir de 1938 pour devenir de véritables acteurs des tableaux (Compartiment C, voiture 293, 1938 ; Soir au cap Cod, 1939 ; Noctambules (Nighthawks) 1942, etc.).

Dans les années 1950-1965, le peintre donne aux individus davantage de profondeur psychologique[15] et les met en scène dans leurs relations avec les autres (Soir d’été, 1947 ; Route à quatre voies, 1956). On assiste alors à l’accentuation progressive de la frontière entre espace intérieur et espace extérieur, séparés par des lignes fortes. Enfin, les toiles représentant des pièces sont de plus en plus épurées, vidées de tout mobilier : dans Chambres au bord de la mer (1951), les meubles sont cachés par un mur. Dans Soleil du matin (1952), le seul objet de la chambre est le lit. Pourtant, c’est la période pendant laquelle Hopper rejette la peinture abstraite qui connaît un succès croissant en Amérique.

Ses œuvres apparaissent comme des reconstructions, recompositions de souvenirs ou bien des mises en scène du peintre, plus qu’une représentation fidèle d’une réalité. Les effets fantastiques sont créés par la perspective dans Chambres au bord de la mer (1951), à la manière de René Magritte[16].

Thèmes récurrents[modifier | modifier le code]

Paysages ruraux[modifier | modifier le code]

Route dans le Maine, 1914.

Edward Hopper choisit des paysages ruraux principalement situés dans le nord-est des États-Unis : ses lieux de prédilection sont le Cap Cod, où il a sa propriété d’été, et d’une manière générale la Nouvelle-Angleterre dont il peint les phares (Le Phare de Squam, 1912 ; Colline avec phare, 1927, Le phare à deux éclats, 1929). Au cours de sa vie, l’artiste voyage au Canada (1923), à travers les États-Unis (1925-1927, 1941 dans l’Ouest), au Mexique (1943, 1946, 1951, 1952), mais il reste attaché aux paysages du littoral atlantique.

Le spectateur est frappé par l’absence d’êtres humains dans ces paysages qui sont comme désertés, mais traversés par une route (Route dans le Maine, 1914) ou une voie ferrée (Passage à niveau, 1922-1923 ; Coucher de soleil sur voie ferrée, 1929). Ces lignes évoquent le voyage, le temps qui passe ou encore marquent une séparation entre civilisation et nature.

Architecture[modifier | modifier le code]

Maison du cap Cod. Elle rappelle le Poste du garde-côte, une toile de 1927.

Hopper était passionné d’architecture[17] et réalisa de nombreux croquis de bâtiments lorsqu’il était à Paris. Dans les années 1920, il se fit connaître par ses aquarelles figurant de belles maisons mansardées du XIXe siècle. Ces bâtisses sont les symboles d’un passé révolu, menacées ou encerclées par une nature effrayante. Dans d’autres cas, c’est la maison elle-même qui semble effrayante : en 1925, Hopper peint House by the Railroad, qui marque le début de sa maturité artistique. C’est la première d’une série de scènes urbaines et rurales combinant lignes fines et larges, baignées d’une lumière crue et sans concession, dans laquelle les figures humaines, isolées, semblent être prises au piège.

Les toiles d’Edward Hopper prennent pour sujet les bâtiments et les maisons à différents moments de la journée, reprenant ainsi l’héritage impressionniste : ses moments préférés sont le matin (Tôt un dimanche matin, 1930 ; Soleil du matin, 1952) et le soir (Soir au cap Cod, 1939 ; Coucher de soleil sur voie ferrée, 1929), lorsque les ombres s’allongent et soulignent les contrastes. Les scènes nocturnes sont également présentes (Noctambules, 1942 ; Chambre pour touristes, 1945 ; Conférence nocturne, 1949).

Paysages urbains[modifier | modifier le code]

Le Train aérien, 1908.
Le Restaurant à New York, 1922.

Les paysages urbains qu’Edward Hopper affectionne sont ceux de New York, parce que c’est là qu’il a étudié et qu’il a son atelier (Restaurant à New York, 1922 ; Portiques à Manhattan, 1928). Mais il figure aussi des villes moyennes ou petites (Village américain, 1912 ; Bureau dans une petite ville, 1953). Ses tableaux illustrent toutes les fonctions de la ville moderne : lieu de passage (hôtel, voies ferrées, rues), de loisirs (Restaurant à New York, 1922 ; The Circle Theater, 1936 ; Cinéma à New York, 1939), de travail (Conférence nocturne, 1949), de commerce (Pharmacie, 1927) ou de rencontre (Chop Suey, 1929 ; Noctambules, 1942). Ces œuvres témoignent d’une Amérique moderne à partir des années 1930 et d’une économie tertiaire : aucun de ses tableaux ne prend les usines comme sujet.

Hopper se rapproche d’un de ses contemporains américains, Norman Rockwell. Mais, tandis que Rockwell glorifie l’imagerie des petites villes américaines, Hopper y dépeint la même solitude que dans ses scènes urbaines.

Le peintre de la société américaine[modifier | modifier le code]

Les œuvres d’Edward Hopper sont le reflet de la vie quotidienne des Américains, l’american way of life, qui transparaît dans des détails réalistes : enseignes publicitaires (Chop Suey, 1929), mobilier urbain (bouche à incendie dans Tôt un dimanche matin, 1930). Les stations service, motels, voies ferrées, rues désertes recréent une ambiance typique américaine. Dans Noctambules (1942, Art Institute of Chicago), son œuvre la plus connue, des clients esseulés sont assis au comptoir d’un diner dont les néons contrastent brutalement avec les ténèbres environnantes.

Les toiles d’Hopper témoignent d’une société en pleine mutation : elles dépeignent essentiellement le cadre de vie et l’existence des classes moyennes, en plein essor dans la première moitié du XXe siècle. Essence (1940) et Motel à l’Ouest (1957) montrent subtilement la naissance d’une société de l’automobile. Les routes, les voies ferrées et les ponts sont d’autres signes de la modernité, du voyage et de la maîtrise du territoire américain. La ferme abandonnée sur Grange de Cobb, South Truro, 1930-1933, offre une vision des effets de la Grande Dépression. Hopper nous montre la solitude dans les grandes villes et des personnages qui semblent regretter une certaine Amérique qui est en train de disparaître.

Certaines œuvres évoquent indirectement la libération de la femme, en cours depuis la fin de la Première Guerre mondiale : Chop Suey (1929) montre des femmes exagérément fardées. Les robes deviennent courtes, les toilettes légères (Matin en Caroline du Sud, 1955 ; Été, 1943). La femme s’émancipe mais Hopper la représente souvent esseulée, encore fragile (Une femme au soleil, 1961). Hopper traite également le sujet du nu féminin (Eleven AM, 1926 ; Une femme au soleil, 1961) et de l’érotisme (Midi, 1945) ou du voyeurisme (Fenêtres la nuit, 1928 ; Matin dans une grande ville, 1944 ; Soleil du matin, 1952).

Les rapports homme/femme sont enfin représentés : dans Hall d’hôtel (1943), un couple âgé se retrouve, alors qu’une jeune fille est en train de lire sur la droite. Dans Hôtel près d’une voie ferrée (1952), l’homme regarde par la fenêtre en fumant une cigarette, alors que sa femme lit sans lui prêter attention. Dans Soir au cap Cod (1939), c’est un jeune couple qui discute dans une loggia. Dans Soleil dans une cafétéria, un homme regarde une jeune fille et s’apprête sûrement à l’aborder. Enfin, sur Route à quatre voies (1956), la femme semble disputer son mari qui reste impassible.

Le peintre de la solitude, de l’aliénation et de la mélancolie[modifier | modifier le code]

Intérieur en été, 1909.
Jeune Fille à la machine à coudre, 1921.

Hopper figure des personnages anonymes et archétypaux, dont le visage ne trahit aucune émotion, comme si le décor ou la situation le faisaient pour eux. Pourtant, de ses toiles se dégagent diverses impressions : le silence, la tension, l’exclusion, la mélancolie. Des rues désertes, des pièces aux dimensions exagérées mettent en valeur les personnages et suggèrent un effet d’aliénation. La lecture est dessinée comme dérivatif à leur solitude : Chambre d’hôtel (1931) ou Compartiment C, voiture 293 (1938) n’en sont que quelques exemples[18]. Ces personnages de Hopper semblent aussi en attente : dans Été (1943), une jeune fille se tient debout sur le pas d’une porte, la main contre une colonne. Elle semble attendre que quelqu’un vienne la chercher. La scène est immobile, le seul mouvement est rendu par l’air qui fait gonfler les rideaux au rez-de-chaussée de l’immeuble.

La frontière entre espace intérieur et espace extérieur est matérialisée par une fenêtre, une porte ou un contraste de lumière. Dans Chambre pour touristes (1945), les pièces éclairées de la maison s’opposent à l’extérieur sombre. L’entrée de l’air ou de la lumière à l’intérieur d’une pièce symbolise une introspection[19].

Inspiration[modifier | modifier le code]

La peinture d’Edward Hopper puise son inspiration dans les œuvres du XVIIe siècle (Vélasquez, Rembrandt, Vermeer), mais aussi parmi les maîtres du XIXe siècle : Goya, Daumier et Manet. L’artiste américain apprécie tout particulièrement le travail d’Edgar Degas, notamment dans le rendu de l’espace et l’usage de lignes obliques dans la composition[20].

Hopper s’intéresse également aux poèmes de Ralph Waldo Emerson[21] ainsi qu’aux théories de Carl Gustav Jung et de Sigmund Freud[22]. Ses peintures ont souvent été comparées aux pièces réalistes d’Henrik Ibsen (1828-1906)[2]. Pour Noctambules (1942), où, derrière la baie vitrée d'un bar de nuit, deux hommes et une femme sont assis au comptoir, chacun absorbé dans ses pensées, Hopper dit s’être inspiré d’une nouvelle d’Hemingway, Les Tueurs[23].

Hopper aimait aller au cinéma et le septième art exerça une certaine influence sur son œuvre[24]. Sa peinture possède en outre un « caractère éminemment photographique[23] ». Les vues en hauteur (Bureau dans une petite ville, 1953), en plongée (Village américain, 1912 ; La Ville, 1927) ou en contre-plongée (Maison au bord de la voie ferrée, 1925 ; Deux Comédiens, 1965) en témoignent, de même que les cadrages, les effets d’éclairage et la mise en scène de ses tableaux.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1919 : premier prix du concours national de l’United States Shipping Board Emergency Fleet pour une affiche[5]
  • 1923 : Logen Prize par la Chicago Society of Etchers
  • 1955 : médaille d’or pour la peinture du National Institute of Arts and Letters
  • 1960 : distinction de l’Art in America

Influence d'Hopper[modifier | modifier le code]

Les toiles d’Edward Hopper ont été une source d’inspiration pour les cinéastes : Alfred Hitchcock a utilisé La Maison près de la voie ferrée (1925) comme modèle pour la demeure de Psychose (1960)[17], l'édifice plongé dans l'ombre dégageant un sentiment de mystère. La scène du tableau Fenêtres la nuit (1928), montrant la façade d'un appartement où l'on aperçoit une femme en petite tenue, évoque Fenêtre sur cour (1954) et Pas de printemps pour Marnie (1964), Bureau la nuit (1940), où l'on voit une secrétaire classant ses dossiers près de son patron qui lit son journal sans regards ni paroles échangées — sur le thème de l'incommunicabilité.

D’autres réalisateurs de films ont rendu hommage aux toiles d'Hopper : George Stevens (Géant, 1956), Terrence Malick, Sam Mendes, Wim Wenders (Paris, Texas, 1984 ; Lisbon Story, 1994 ; La Fin de la violence, 1997 ; Don't Come Knocking, 2005), Tim Burton (Sleepy Hollow, 1999), Alan Rudolph (Choose me, 1984), Peter Greenaway (Le Cuisinier, 1989), Warren Beatty (Dick Tracy, 1990), les Frères Coen (Barton Fink, 1991) ou Woody Allen (Accords et Désaccords, 1999[25]), Dario Argento (Les Frissons de l'angoisse, 1975).

David Lynch ne cache pas que ses peintres préférés sont Pollock, Bacon et Hopper[24] et Wim Wenders a dit qu'« on a toujours l'impression chez Hopper que quelque chose de terrible vient de se passer ou va se passer. »

L'œuvre de Hopper a également intéressé certains photographes. La néerlandaise Laetitia Molenaar a par exemple reproduit les tableaux d'Edward Hopper en photographies[26].

Œuvres d’Edward Hopper[modifier | modifier le code]

Principaux tableaux (huiles sur toile) :

Titre français Titre anglais Date Lieu de conservation Thèmes Photos
Le peintre et son modèle Painter and Model 1902-1904 Whitney Museum of American Art peintre, femme, nu, tableau [1]
Pont à Paris Bridge in Paris 1906 Whitney Museum of American Art Paris, pont [2]
Le Pont des Arts 1907 Whitney Museum of American Art Seine, pont, Louvre [3]
Après-midi de juin 1907 Whitney Museum of American Art Louvre, Seine, pont [4]
Les Lavoirs à Pont Royal 1907 Whitney Museum of American Art Seine, lavoir, pont [5]
Le Louvre, embarcadère Louvre and Boat Landing 1907 Whitney Museum of American Art Louvre, Seine, embarcadère [6]
Le Train aérien The El Station 1908 Whitney Museum of American Art station, voie ferrée [7]
Intérieur en été Summer Interior 1909 Whitney Museum of American Art femme, chambre, lit, nu [8]
Le Louvre pendant un orage The Louvre in a
Thunderstorm
1909 Whitney Museum of American Art Louvre, Seine, pont, bateaux [9]
Le Pont Royal 1909 Whitney Museum of American Art Louvre, Seine, pont [10]
Le Quai des Grands Augustins 1909 Whitney Museum of American Art pont, rue, immeuble [11]
Le Pavillon de Flore 1909 Whitney Museum of American Art Louvre, Seine [12]
Le Bistro The Wine Shop 1909 Whitney Museum of American Art bistro, pont, couple [13]
Village américain American Village 1912 Whitney Museum of American Art rue, maison, voitures [14]
Le Phare de Squam Squam Light 1912 phare, maisons, barques [15]
Queensborough Bridge Queensborough Bridge 1913 Whitney Museum of American Art New York, pont [16]
Soir bleu 1914 Whitney Museum of American Art clown, couple, femme, cigarettes File:Soir Bleu by Edward Hopper.jpg
Route dans le Maine Road in Maine 1914 Whitney Museum of American Art Maine, nature, route [17]
Blackhead, Monhegan 1916-1919 Whitney Museum of American Art Maine, paysage, mer [18]
L’Escalier Stairways 1919 Whitney Museum of American Art escalier, porte, bois [19]
Jeune Fille à la machine à coudre Girl at Sewing Machine 1921 Fondation Thyssen-Bornemisza femme http://www.museothyssen.org/en/thyssen/zoom_obra/1059
Restaurant à New York The New York Restaurant 1922 Muskegon Art Museum
Michigan
restaurant, couple, femme File:New york restaurant by edward hopper.jpg
Passage à niveau Railroad Crossing 1922-1923 Whitney Museum of American Art voie ferrée, route,
maison, bois
[20]
Appartements Appartment Houses 1923
Maison au bord de la voie ferrée House by the Railroad 1925 Museum of Modern Art voie ferrée, maison [21]
Autoportrait Self-Portrait 1925-1930 Whitney Museum of American Art autoportrait [22]
11h du Matin Eleven A.M. 1926
Dimanche Sunday 1926 Collection Phillips
Washington DC
homme, rue, immeubles [23]
Pharmacie Drug Store 1927 Museum of Fine Arts, Boston Pharmacie, nuit, rue [24]
Colline avec phare Lighthouse Hill 1927 Dallas Museum of Art phare, maison, colline [25]
Poste du garde-côte Coast Guard Station 1927 Montclair Art Museum maison [26]
Automate Automat 1927 Des Moines Art Center femme, café, fenêtre,
nuit, fruit, radiateur
[27]
La Ville The City 1927 University of Arizona Museum of Art ville, rues, immeubles [28]
Fenêtres la nuit Night Windows 1928 Museum of Modern Art nuit, fenêtre,
femme, immeuble
[29]
Portiques à Manhattan Manhattan Bridge Loop 1928 Addison Gallery of
American Art
New York, voie ferrée, réverbère [30]
Coucher de soleil sur voie ferrée Railroad Sunset 1929 Whitney Museum of American Art voie ferrée, paysage, crépuscule [31]
Le Phare à Two Lights The Lighthouse at Two Lights 1929 Metropolitan Museum of Art phare, maison [32]
Chop Suey Chop Suey 1929 Collection particulière café, femmes, couple,
fenêtres, enseigne
[33]
Tôt un dimanche matin Early Sunday Morning 1930 Whitney Museum of American Art rue, immeubles,
mobilier urbain
[34]
Tables pour dames Tables for Ladies 1930 Metropolitan Museum of Art restaurant, femmes,
couple, fruits
[35]
Corn Hill
(Truro, Cape Cod)
1930 McNay Art Institute,
San Antonio
maisons, collines [36]
Grange de Cobb, South Truro Cobb's Barns, South Truro 1930-1933 Whitney Museum of American Art grange, paysage, collines [37]
New York, New Haven
et Hartford
New York, New Haven
and Hartford
1931 Indianapolis Museum of Art voie ferrée, maisons, arbres [38]
Chambre d’hôtel Hotel Room 1931 Fondation Thyssen-Bornemisza hôtel, chambre, lit,
femme, lecture
[39]
Maison Dauphinée Dauphinée House 1932 ACA Galleries voie ferrée, maison [40]
Chambre à New York Room in New York 1932 Sheldon Museum of Art
and Sculpture Garden
hôtel, couple, lecture [41]
Macomb’s Dam Bridge 1935 Brooklyn Museum pont, rivière,
ville, immeubles
[42]
The Circle Theater 1936 Collection particulière théâtre, rue, immeuble
mobilier urbain
[43]
Après-midi au cap Cod Cape Cod Afternoon 1936 Museum of Art,
Carnegie Institute
Cap Cod, maisons [44]
Compartiment C,
voiture 293
Compartiment C,
Car 293
1938 Collection IBM Corporation train, femme, lecture, pont [45]
Cinéma à New York New York Movie 1939 Museum of Modern Art New York, cinéma,
femme, escalier
[46]
Soir au cap Cod Cape Cod Evening 1939 National Gallery of Art,
Washington DC
Cap Cod, couple, chien, maison, bois [47]
La Houle Ground Swell 1939 Corcoran Gallery of Art bateau, mer, houle,
femme, hommes
[48]
Essence Gas 1940 Museum of Modern Art station, homme, bois, route [49]
La Nuit au bureau Office at Night 1940 Walker Art Center (Minneapolis) bureau, femme, homme, fenêtre [50]
Show féminin Girlie Show 1941 femme, nue, scène [51]
Noctambules Nighthawks 1942 Art Institute of Chicago bar, femme, hommes,
nuit, rue
[52]
L’Aube, Pennsylvania Dawn in Pennsylvania Terra Museum of
American Art
voie ferrée, train, immeubles [53]
Hall d’hôtel Hotel Lobby 1943 Indianapolis Museum of Art hôtel, couple, femme, lecture [54]
Été Summer 1943 Delaware Art Museum femme, immeuble, fenêtres [55]
Solitude Solitude 1944 Collection privée maison, bois, route [56]
Matin dans une grande ville Morning in a City 1944 Williams College Museum of Art femme, nu, chambre,
lit, fenêtre, ville
[57]
Chambre pour touristes Rooms for Tourists 1945 Yale University Art Gallery maison, nuit [58]
La Ville au mois d'août August in the City 1945 Norton Gallery of Art
West Palm Beach
maison, bois [59]
Soir d'été Summer Evening 1947 Collection privée couple, nuit, maison [60]
Ville minière de Pennsylvanie Pennsylvania Coal Town 1947 Butler Institute of
American Art, Youngstown OH.
maison, escalier, homme [61]
Sept heures du matin Seven AM 1948 Whitney Museum of American Art matin, bois, maison [62]
Midi Noon 1949 Dayton Art Institute maison, femme [63]
Conférence nocturne Conference at Night 1949 Wichita Art Museum femme, hommes,
fenêtre, nuit
[64]
Matin au cap Cod Cape Cod Morning 1950 National Museum of American Art Cap Cod, femme, maison, bois [65]
Portrait d'Orléans Portrait of Orleans 1950 Fine Arts Museums of San Francisco village, rue, maison, station [66]
Chambres au bord de la mer Rooms by the Sea 1951 Yale University Art Gallery chambres, mer, porte [67]
Soleil du matin Morning Sun 1952 Columbus Museum of Art femme, chambre, lit,
fenêtre, ville
[68]
Hôtel près d’une
voie ferrée
Hotel by a Railroad 1952 Hirshhorn Museum and Sculpture Garden chambre, couple, fenêtre,
ville, lecture
[69]
Vue sur la mer Sea Watchers 1952 Collection privée couple, mer, maison, vent [70]
Bureau dans une
petite ville
Office in a Small City 1953 Metropolitan Museum of Art bureau, homme, fenêtre, immeubles [71]
Matin en Caroline du Sud South Carolina Morning 1955 Whitney Museum of American Art femme, maison [72]
Fenêtre d’hôtel Hotel Window 1956 Collection The Forbes Magazine hôtel, fenêtre, femme, ville [73]
Route à quatre voies Four Lane Road 1956 Collection privée couple, station, route,
bois, fauteuil
[74]
Motel à l’Ouest Western Motel 1957 Yale University Art Gallery hôtel, voiture,
paysage, femme
[75]
Soleil dans une caféteria Sunlight in a Cafeteria 1958 Yale University Art Gallery café, femme, homme,
fenêtre, rue
[76]
Excursion into Philosophy 1959 Collection privée couple, chambre
fenêtre, livre
[77]
Deuxième étage dans
la lumière du soleil
Second Story Sunlight 1960 Whitney Museum of American Art couple, lecture, maison, bois [78]
Gens au soleil People in the Sun 1960 National Museum of American Art
Washington DC
paysage, lecture, hommes,
femmes, route, soleil
[79]
Une femme au soleil A Woman in the Sun 1961 Whitney Museum of American Art femme, nu, fenêtre,
lit, paysage
[80]
Bureau à New York New York Office 1962 Montgomery Museum of Fine Arts New York, bureau, femme, fenêtre [81]
Pause Intermission 1963 Collection privée femme, fauteuil [82]
Soleil dans une chambre vide Sun in an Empty Room 1963 Collection privée chambre, fenêtre, bois [83]
Voiture-salon[27] Chair Car 1965 Collection privée femme, lecture [84]
Deux Comédiens Two Comedians 1965 Collection privée couple, costume, théâtre [85]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Soir bleu, 1914.

(Sauf précision contraire, elles ont lieu dans la ville de New York.)

Posthumes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Gail Levin (trad. Marie-Hélène Agüeros), Edward Hopper, Paris, Flammarion,‎ 1985, 98 p. (ISBN 2-08-012041-7)
  • Heinz Liexbrock, Edward Hopper. Quarante Chefs-d’œuvre, Munich, Schirmer/Mosel, 1988
  • Laurence Debecque-Michel, Hopper : les chefs-d’œuvre, Paris, Hazan,‎ 1992, 144 p. (ISBN 2-85025-291-3)
  • Jean-Paul Hameury, Edward Hopper, Paris, éditions Folle Avoine, 1992
  • Ivo Kranzfelder (trad. Annie Berthold), Hopper 1882- 1967 : Vision de la réalité, Köln, Benedikt Taschen,‎ 1995, 200 p. (ISBN 3-8228-9270-X)
  • Martin Melkonian, Edward Hopper luttant contre la cécité, Paris, éditions d'écarts, 2005
  • Carter E. Foster (dir.), Edward Hopper, Milan, Skira - Fondation de l'Hermitage - Lausanne,‎ 2010, 278 p. (ISBN 978-88-572-0284-6)
  • Avis Berman (trad. Laurent Laget), Edward Hopper à New York, Éditions Soline, septembre 2012 (ISBN 978-2876775206)
  • Deborah Lyons, Brian O’Doherty, Edward Hopper : De l'œuvre au croquis, Éditions Prisma, octobre 2012 (ISBN 978-2-8104-0251-9)
  • Éric Darragon, Richard R. Brettell, Edward Hopper. Les années parisiennes 1906-1910, Paris, Le Passage (ISBN 2847420517)
  • Jean Foubert, « Edward Hopper, David Lynch : mises en perspectives » in colloque « Vous avez dit Hopper ? » organisé par Jean-Loup Bourget (ENS) et Elizabeth Glassman (TFA, MAAG)
  • Karin Müller, Lever de rideau sur Edward Hopper, éditions Guéna-Barley, 2012 (ISBN 9782919058044)

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Avis Berman, Edward Hopper's New York, Pomegranate Communications, 2005 (ISBN 0764931547)
  • Edward Hopper, Deborah Lyons, Brian O’Doherty, Edward Hopper : A Journal of His Work, W. W. Norton & Company, 1997 (ISBN 0393313301)
  • Gail Levin, Edward Hopper: The Art and the Artist, W. W. Norton & Company, 1996 (ISBN 0393315770)
  • Gail Levin, Edward Hopper: An Intimate Biography, Rizzoli, Upd Exp edition, 2007 (ISBN 0847829308)
  • Edward Lucie-Smith, Lives of the Great 20th-Century Artists, Thames & Hudson, 1999 (ISBN 0500237395)
  • Virginia M. Mecklenburg, Edward Hopper: The Watercolors, W. W. Norton & Company, 1999 (ISBN 0393048497)
  • Gerry Souter, Edward Hopper, Parkstone, 2007 (ISBN 9781859954485)
  • Carol Troyen, Judith Barter, Elliot Davis, Edward Hopper, Boston, Museum of Fine Arts Publications, 2007 (ISBN 0878467122)
  • Walter Wells, Silent Theater: The Art of Edward Hopper, Phaidon Press, 2007 (ISBN 0714845418)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Cet article a été rédigé à partir des ouvrages suivants :

  • Daniel Royot, Jean-Loup Bourget, Jean-Pierre Martin, Histoire de la culture américaine, Paris, PUF, 1re édition, 1993 (ISBN 2130454895)
  • Rolf Günter Renner, Edward Hopper, Cologne, Taschen, 2001 (ISBN 3822814377)
  • Collectif, Edward Hopper, ouvrage réalisé à l’occasion de l’exposition « Edward Hopper », 23 juin / 24 septembre 1989, musée Cantini, Marseille, éditions Adam Biro, Paris (ISBN 2876600498)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Collectif, Edward Hopper, 1989, p. 33.
  2. a et b (en) « Edward Hopper (1882-1967) », The Artchive (consulté le 06-07-2007).
  3. Collectif, Edward Hopper, 1989, p. 32.
  4. Premier séjour : octobre 1906 / août 1907 ; deuxième séjour : mars juillet 1909 ; troisième séjour : quelques semaines en 1910.
  5. a et b Collectif, Edward Hopper, 1989, p. 117.
  6. Collectif, Edward Hopper, 1989, p. 16.
  7. Collectif, Edward Hopper, 1989, p. 31.
  8. a, b et c (en) « Edward Hopper (1882-1967) », The Artchive (consulté le 06-07-2007)
  9. Collectif, Edward Hopper, 1989, p. 50.
  10. a et b R. G. Renner, Edward Hopper, 2001, p. 10.
  11. Pour les autres expositions de sa carrière, voir la liste figurant plus bas.
  12. Le Figaro du 14 octobre 2012, « La voix intérieure de Hopper ».
  13. [America] seemed awfully crude and raw when I got back. It took me ten years to get over Europe ; cité dans Brian O’Doherty, American Masters : The Voice and the Myth, New York, Random House, 1973, p.16
  14. Hopper, R.G. Renner, page 85, Köln: Taschen, 2000.
  15. R. G. Renner, Edward Hopper, 2001, p. 15.
  16. R. G. Renner, Edward Hopper, 2001, p. 60.
  17. a et b D. Royot, J.-L. Bourget, J.-P. Martin, Histoire de la culture américaine, 1993, p. 413.
  18. Le chanteur français Hubert-Félix Thiéfaine écrit une chanson portant le titre "Compartiment C, voiture 293" (album Suppléments de mensonge, 2011) en hommage au peintre, le texte essayant d'imaginer pourquoi cette femme est seule dans ce wagon de train.
  19. R. G. Renner, Edward Hopper, 2001, p. 8-9.
  20. R. G. Renner, Edward Hopper, 2001, p. 41.
  21. R. G. Renner, Edward Hopper, 2001, p. 28.
  22. Collectif, Edward Hopper, 1989, p. 62.
  23. a et b Collectif, L’Art des États-Unis, traduit de l’anglais par Christiane Thiollier, éditions Citadelles et Mazenod, Paris, 1992 (ISBN 2-85088-060-4), p. 250.
  24. a et b (fr) « Edward Hopper (1882-1967) », Ciné-club de Caen (consulté le 06-07-2007)
  25. Cf. blog La Boîte à Image, « Edward et Woody », 9 oct. 2006.
  26. Carole Boinet, « Les tableaux d’Edward Hopper reproduits en photos par Laetitia Molenaar », Les Inrockuptibles,‎ 11 janvier 2013 (lire en ligne)
  27. Chair Car (1965) fut vendu aux enchères en 2005, pour 10,865 millions d'euros
  28. L’exposition obtient le 2e record d’affluence de l’histoire de ce musée, avec 420 000 visiteurs en trois mois.
  29. Sous le titre « Les années parisiennes 1906-1910 », l'exposition présente des toiles qui, bien que pouvant s’apparenter à des œuvres de jeunesse, montrent déjà la maîtrise de la lumière qui sera la marque de fabrique de Hopper dans ses meilleures toiles.
  30. (en) « Edward Hopper », Boston Museum of Fine Arts (consulté le 05-07-2007).
  31. Voir sur le site de la fondation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sur Hopper et son œuvre[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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